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09/11/2007

Depardieu et Ardant tournent en Israël

Depuis lundi 5 novembre, le centre d'intégration de l'Agence juive de Mevasseret Sion près de Jérusalem est le cadre du tournage du nouveau film de Graham Guit (Le Ciel est à nous, Les Kidnappeurs, Le Pacte du silence) avec les acteurs français Gérard Depardieu et Fanny Ardant et les Israéliens Lior Ashkénazi, Sasson Gabaï et Dana Ivgi.

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Dans le film, Alain (joué par Depardieu) et sa femme Giselle (Ardant) décident de quitter la France et de s'installer en Israël suite à la décision de leur fils d'épouser une Française catholique. Arrivés au centre d'intégration de Mevasseret Sion, le couple découvre les réalités de la vie israélienne aux côtés des nouveaux immigrants éthiopiens. Alain, qui n'arrive pas à faire face aux difficultés de la bureaucratie israélienne, ne réussit pas à s'intégrer et décide de rentrer en France. Giselle décide de rester et entame une liaison avec un rabbin réformiste (joué par Lior Ashkénazi).

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Lior Askenazi 


"C'est un endroit extraordinaire", s'est exclamé Depardieu au sujet du centre d'intégration. "Je suis heureux de voir les nouveaux immigrants d'Ethiopie [qui représentent la majorité des résidents du centre], ils sont la partie la plus importante du film".

Hello Goodbye sortira sur les écrans français en 2008.

© Jerusalem Post édition française

14:13 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

22/10/2007

5767, UNE ANNEE FASTE POUR LE CINEMA ISRAELIEN

Une année faste pour le cinéma israélien

 

L’année 5767 qui vient de s’achever a été faste pour le cinéma israélien, avec de nombreuses sorties et plusieurs films de très bonne qualité, dont certains ont reçu des prix prestigieux à l’étranger. Retour sur une année cinématographique particulièrement riche.

 

Sorti en juin dernier, « Les secrets » d’Avi Nesher (réalisateur du succès commercial de 2004, « Au bout du monde à gauche »), raconte l’histoire de deux amies dans un internat pour filles religieuses, dans le cadre magique de la ville des kabbalistes, Tsefat. Aux côtés des acteurs israéliens Adi Miller et Mihal Shtamler, on note la présence très remarquée de l’actrice française Fanny Ardant, qui incarne avec talent une femme venue chercher le pardon de D.ieu dans la ville sainte.

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Sorti en mars, le film « Beaufort » de Joseph Cedar (Ours d’argent du meilleur réalisateur au festival de Berlin), inspiré du roman de Ron Leshem, Im yesh gan eden (« Si le paradis existe »), a été salué par la critique, tant en Israël et à l’étranger, et qualifié par certains de « premier grand film de guerre israélien ». Il raconte l’histoire d’un groupe de soldats retranchés à l’intérieur du château de Beaufort, position stratégique au sommet d’une montagne qui domine la plaine de la Bekaa au Sud-Liban, pendant les dernières semaines précédant le retrait israélien en mai 2000.

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L’action se déroule entièrement à l’intérieur du château du Beaufort (reconstitué dans le cadre grandiose de la forteresse de Nimrod sur le Golan), dans une ambiance oppressante qui évoque parfois celle du « Désert des Tartares » de Buzzati : un ennemi invisible bombarde régulièrement la position israélienne, causant des pertes d’autant plus cruellement ressenties que les soldats de Tsahal savent qu’ils vont évacuer leur position d’un jour à l’autre.

Le film de Cedar, réalisateur de deux précédents longs-métrages - dont le remarqué « Feu de camp », critique sociale du monde sioniste-religieux - est servi par une excellente interprétation. Le personnage du jeune commandant, Liraz Liberti (Oshri Cohen) est criant de vérité, et tout à fait représentatif des jeunes soldats et officiers de Tsahal qui, âgés d’à peine vingt ans, font preuve d’une maturité et d’un courage à toute épreuve.

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Dans un autre genre, le film « Noodle », salué lui aussi par la critique en Israël, marque le retour de la réalisatrice Ayelet Menahemi après de nombreuses années d’absence. Miri (Mili Avital), hôtesse de l’air et sa sœur Gila (Anat Wachsman) découvrent soudain que leur femme de ménage chinoise a disparu, leur laissant son fils qui ne parle pas un mot d’hébreu, et dont elles ne connaissent même pas le prénom. Elles finissent par comprendre que la mère, travailleuse clandestine, a été interpellée par la police de l’immigration et renvoyée en Chine…

L’autre visage du cinéma israélien

Parmi les autres films de l’année 5767, il faut citer « La visite de la fanfare », d’Eran Kolirin, projeté à Cannes en sélection officielle. A l’opposé d’un certain cinéma israélien – et de certains réalisateurs dont toute la carrière se fait à l’étranger et qui doivent leur succès à leur attitude critique immodérée envers leur pays – les films évoqués ci-dessus montrent un autre visage du cinéma israélien : le visage d’un cinéma arrivé à maturité, après soixante ans de recherche, qui aborde des thèmes très divers, sans tabou et avec talent. Les films de l’année 5767 sont, à l’image de notre pays, très variés et riches en émotions, mêlant réalisme (« Beaufort »), fiction (« Les secrets »), ou critique sociale (« Noodle »). Souhaitons que l’année 5768 qui commence soit aussi fructueuse, pour le bonheur de tous les amateurs du septième art !

Pierre Lurçat

18:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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