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19/12/2012

Entre rire et larmes, un cinéma israélien talentueux et original

 

cinéma, IsraëlDeux films récents illustrent les nouvelles tendances du cinéma israélien, et attestent de la vitalité et de l’originalité du septième art dans notre pays. « Ha-Olam Mats’hik » (« Le monde est drôle ») est une tragi-comédie réalisée par Shemi Zarhin, à qui on doit déjà deux beaux films : Aviva ahouvati et Ha-Kohavim shel Shlomi.

Comme Aviva Ahouvati, Ha-Olam mats’hik se déroule entièrement à Tibériade, qui est filmée avec amour et talent par Zarhin, originaire de cette ville où il est né en 1961. Ce film original nous fait découvrir une pléiade de personnages, parmi lesquels Nessi, adolescent qui se réveille après neuf ans de coma consécutif à un accident ; Yardena (incarnée par la talentueuse Assi Lévi qui jouait aussi dans Aviva Ahouvati) qui – après s’être séparée de son mari à la suite du décès tragique de leur fille soldate – se retrouve enceinte sans savoir qui est le père ; ou Golan (Eli Finish, acteur connu surtout pour ses rôles dans des séries populaires), qui tente de sauver son amie atteinte du cancer, en persuadant l’acteur mythique Shaiké Levi (des Gashashim) de venir jouer pour elle.

 

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Affiche du film "Aviva Ahouvati"

A travers l’histoire mouvementée de ces personnages, le réalisateur dresse un portrait plein d’empathie et d’humour de la ville périphérique de Tibériade, et parvient à exprimer la quintessence de la philosophie de la vie israélienne, illustrée par le titre du film, citation des légendaires Gashashim : « Le monde est drôle, donc rions » (ce qui me fait penser à une expression en yiddish de mon grand-père, que ma mère m’a souvent répétée : « Leib un Lach ! » - « Vis et ris ! »).

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Photo extraite du film "Fill the Void"


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05/07/2010

Cinéma : Paam Aïti’, Autrefois j’étais

http://un-echo-israel.net/Cinema-Paam-Aiti-Autrefois-j-etais

Un film d’Avi Nesher. Israël, 2010.

Avec Adir Miller, Keren Dror, Maya Degan, Dov Navon, Elie Yitspan, Toval Sapir, Neta Porat, Yarden Bar Kochva, Bat-el Faafora, Kobi Frug, Yael Levaventel, Tam Gal, Eyal Shechter

Inspiré du livre d'Amir Gutfreund : ‘Pour elle les héros s’envolent’.

« Autrefois j’étais » (1) , en anglais ‘Once I was’ est le titre d’un album de Tim Buckley, sorti en 1968. Le choix n’a pas été laissé au hasard puisque c’est de l’été 68 dont il est question ici. La scène se passe à Haïfa entre les hauteurs du Mont Carmel et les quartiers populaires du bas de la ville. Mais dans la plus européenne des villes israéliennes, on ne trouve alors pas de révolution, pas de manifestation dans les rues, et pas de sit -in sur les campus. On n’est ni en Californie, ni sur les bancs de la Sorbonne. Israël n’est ni l’Amérique, ni la France.

Et pourtant malgré le souvenir de la toute proche guerre des Six jours un an plus tôt, la vie à Haïfa suit son cours. Une vie faite d’amour, de mystère et de souvenirs. Surtout pour Arik, ce jeune adolescent du Carmel qui se fait engager comme apprenti par Yenkelé Breid, un vieil ami de son père, directeur d’une agence matrimoniale. Aventure singulière pour lui que de descendre chaque jour des beaux quartiers pour retrouver le Haïfa des prostituées et des nécessiteux. Au milieu d’un environnement un peu particulier, le cinéma du quartier et sa caissière naine à la recherche de l’amour, les passants arabes et la jolie cousine des voisins qui lui tourne autour, le jeune garçon enquête sur de potentiels fiancés, amène de nouveaux clients et découvre les dessous d’un monde qu’il ne connaissait pas. Il grandit, il change, comme le monde, comme Haïfa.

En outre, avec l’amour et les relations humaines en son centre, le film fait aussi œuvre d’histoire. Une histoire curieusement un peu oubliée. Celle des difficultés vécues par les rescapés de la Shoah avant les années 70, marqués par la peur. Yenkélé est un homme mystérieux, comme l’est Clara, cette amie qu’il aime profondément et qu’il désire depuis tant d’années mais qui ne parvient plus à se donner à un homme depuis la guerre. Subtilement, le réalisateur nous suggère et nous laisse deviner ce que l’un comme l’autre ont pu subir sous le joug des nazis. D’autant que la société israélienne, elle aussi, a beaucoup de mal à les comprendre, à les accepter, à les intégrer. Alors que quarante ans plus tard, la question de la Shoah a pris une toute dimension, se déclinant en dans des domaines des plus divers et des plus étonnants dans une nouvelle idéologie du ‘Tout Shoah’ (voir à ce sujet notre étude : http://mishauzan.over-blog.com/arti... ) il est intéressant de rappeler que les choses n’en ont pas toujours été ainsi. Edifié autour de symboles d’héroïques pionniers, l’Etat d’Israël a longtemps perçu ces Juifs comme des gens qui se sont laissés abattre « comme des moutons », selon l’expression consacrée, tandis que nombre de rescapés étaient pris pour des traîtres ou des kapos. Les choses ont lentement évolué et le procès Eichmann en 1961 est considéré comme un premier tournant dans la compréhension de la Shoah (2), tournant par la suite accentué et approche du phénomène totalement transformée (voire inversée). Les choses sont restées néanmoins difficilement compréhensibles pour toute une génération. Sans être au centre de l’histoire, le film souligne avec émotion les réactions des uns et des autres.

Avec ‘Autrefois j’étais’, Avi Nesher nous plonge dans un monde qui n’est plus et nous raconte une belle histoire, une histoire triste, et une histoire d’amours. Un joli film qui nourrit un cinéma israélien toujours plus créatif et agréable à regarder.

Diplômé de Sciences Po et spécialisé en histoire contemporaine, l’auteur a notamment travaillé les questions de mémoire et les grandes questions de l’historiographie de la seconde moitié du vingtième siècle. Voir son blog : http://mishauzan.over-blog.com

12:39 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : avi nesher, amir gutfreund

26/01/2010

Demain sur les ecrans en France : le film israelien "Sumo"

Le film «Sumo» primé par le Festival de l'Alpe d'Huez

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A VOIR! CE FILM DROLE ET ORIGINAL TEMOIGNE DE LA VITALITE DU CINEMA ISRAELIEN.

(VOIR UN EXTRAIT ICI)

« Sumo » des Israéliens Sharon Maymon et Erez Tadmor a remporté le Grand prix du 13ème Festival international du Film de l'Alpe d'Huez. Cette comédie suit le quotidien de quatre jeunes obèses qui décident de se lancer dans une carrière de lutteurs de sumo. Le film sortira en France le 27 janvier 2010.

RESUME ANGLAIS

Four overweight friends from the Israeli city of Ramle are fed up of dieting and the dieting club they belong to.

When Herzl (155 kilos), the main protagonist, loses his job as a cook and starts working as a dishwasher in a Japanese restaurant in Ramle he discovers the world of Sumo where large people such as himself are honored and appreciated.

Through Kitano (60 kilos), the restaurant owner, a former Sumo coach in Japan (who is supposedly hiding from the Yakuza in Israel), he falls in love with a sport involving "two fatsos in diapers and girly hairdos". Herzl wants Kitano to be their coach but Kitano is reluctant - they first have to earn their spurs.

"A MATTER OF SIZE" is a comedy about a ‘coming out’ of a different kind - overweight people learning to accept themselves.

Co Production with K5 http://www.k5film.com/home

19:40 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : cinema israelien

 
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