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07/03/2009

C'est le monde a l'envers : l'Iran saisit Interpol contre Israel

 
Une information digne de Pourim :
L'Iran demande a Interpol de lancer des mandats d'arret contre des "criminels de guerre israeliens"!!!
 
En lisant cette information incroyable sur le site antijuif EUROPALESTINE on se dit que, comme dans la Meguilat Esther que nous lirons cette semaine, Hachem va renverser les projets de nos ennemis et que ce sont les dirigeants iraniens (et palestiniens) qui finiront devant la justice ou pendus haut et court, amen!
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"VE NA'AFOH' OU"
 
GAZA : UNE PREMIERE LISTE DE 15 CRIMINELS DE GUERRE ISRAELIENS 

Publié le 6-03-2009

Le procureur de Téhéran Saïd Mortazavi a établi une première liste de quinze criminels de guerre israéliens, pour lesquels l’Iran a demandé à l’organisation internationale de police criminelle (Interpol) de lancer des mandats d’arrêt.

La procédure a été initiée par des plaintes de Palestiniens de Gaza victimes des crimes de l’armée israélienne, transmises aux autorités judiciaires iraniennes, indique la chaîne iranienne PressTV.

Tous sont soupçonnés, sur le fondement des témoignages recueillis, d’avoir grossièrement violé le droit international et humanitaire, en particulier les Conventions de Genève.

Voici la liste de ces individus :

- Ehud Olmert (Premier Ministre)
- Ehud Barak (ministre de la Défense)
- Tzipi Livni (ministre des Affaires étrangères)
- Gabi Ashkenazi (général, chef d’Etat-major des armées)
- Ido Nehoshtan (général, chef de l’armée de l’air)
- Yoav Galant (général, chef de l’opération « Plomb durci »)
- Amos Yadlin (général, chef du renseignement militaire)
- Oren Cohen (lieutenant-colonel, brigade Golani)
- Ron Ashrov (colonel, brigade Givati)
- Hertzi Halevy (colonel, Brigade parachutiste)
- Yigal Slovik (colonel, Brigade blindée 401)
- Avi Blot (lieutenant-colonel, Brigade parachutiste)
- Yoav Mordechai (lieutenant-colonel, Brigade Golani)
- Tomer Tsiter (colonel, brigade Givati)
- Avi Peled (colonel, 51ème Bataillon)

CAPJPO-EuroPalestine

Pour en savoir plus sur l'organisation antisemite CAPJPO, lire La CAPJPO, une organisation propalestinienne radicale

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18:36 Publié dans Fetes juives | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : pourim, iran, israel

10/02/2009

Nature et miracle dans la pensée juive

 

Qu'est-ce que le miracle ?

Qu'est-ce que le miracle, pour le judaïsme ? Est-il seulement une intervention divine dans le cours naturel des choses, qui vient suspendre le fonctionnement normal des éléments naturels ? Cette définition restrictive correspond bien, à première vue, aux "miracles" dont est parsemé le récit biblique, comme celui de l'ouverture de la Mer Rouge et celui relaté au livre de Josué, lorsque ce dernier fait appel à Dieu pour lui demander d'arrêter la course du soleil. "Et le soleil, immobile au milieu du ciel, différa son coucher de près d'un jour entier. Pareille journée ne s'est vue ni avant ni depuis lors, où l'Eternel ait obéi à la voix d'un mortel" (Josué X, 13-14).

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Mais une lecture attentive du texte précité montre que le miracle ne réside pas tant dans l'interruption de la course du soleil, que dans le fait que Dieu obéisse à la demande pressante de Josué. Le miracle n'est donc pas tant l'événement qui interrompt le cours naturel des choses et la course des astres, que la relation instaurée entre l'Eternel et sa créature et la capacité de l'homme de demander à Dieu de modifier l'ordre de la création.

 

Car en réalité, la définition du miracle comme un événement "surnaturel" - c'est-à-dire qui échappe aux lois de la nature - est étrangère au judaïsme, pour qui la nature elle-même relève du miracle. En effet, la conception juive d'un Dieu qui se manifeste à la fois dans la Création et dans l'Histoire, ne permet pas d'envisager une nature qui échapperait à l'emprise divine, et qui serait le pur fruit de "lois naturelles" ou physiques sur lesquelles Dieu n'aurait pas de prise... Opposer nature et miracle, nous allons le voir, relève ainsi d'une dichotomie étrangère au judaïsme, qu'elle soit philosophique ou scientifique.

 

 

La nature est l'œuvre miraculeuse de Dieu

Le récit biblique est celui d'une intervention permanente de Dieu, qui ne se contente pas de créer le monde, pour l'abandonner ensuite, mais qui le dirige à chaque instant. Un épisode essentiel pour comprendre la philosophie de la nature et la cosmologie juive est celui du Déluge, au cours duquel Dieu décide d'effacer toutes les créatures : "J'effacerai l'homme que j'ai créé de dessus la face de la terre ; depuis l'homme jusqu'à l'animal, jusqu'à l'insecte, jusqu'à l'oiseau du ciel, car je regrette de les avoir faits" (Berechit, VI-7).

 

Mais "Noé trouva grâce aux yeux de l'Eternel" : Dieu décide donc de sauver Noé et sa famille pour établir Son alliance avec lui. Cette alliance est proclamée après que Noé et sa famille soient sortis de l'arche, accompagnés de tous les animaux qui se trouvaient dans l'arche. Lorsque Noé offre un sacrifice à Dieu, immédiatement après avoir posé le pied sur la terre ferme, Dieu "respire l'odeur délectable" du sacrifice de Noé et dit en lui-même : "Désormais, je ne maudirai plus la terre à cause de l'homme... Désormais, je ne frapperai plus tous les vivants... Plus jamais, tant que durera la terre, semailles et récoltes, froid et chaleur, été et hiver, jour et nuit, ne seront interrompus" (Noah VIII, 21-22).

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Cette promesse que Dieu se fait à lui-même signifie que la nature elle-même, et ses cycles apparemment immuables, manifestent la volonté divine. Dieu est présent dans la Nature, et l'ensemble de la Création célèbre la puissance de l'Eternel, comme ne cesse de le dire le Roi David à travers les Psaumes. C'est une habitude, où plutôt une déformation de la pensée, qui nous fait croire que la stabilité apparente de l'univers relève du "naturel" et non du miraculeux... En réalité, le fait que le monde se perpétue et continue d'exister est un témoignage de la clémence divine, comme il est dit "L'Eternel règne! Il est revêtu de majesté... Aussi par lui, l'univers est stable et ne vacille point" (Psaume 93).

 

Le monde est un cadeau de Dieu renouvelé chaque matin

La stabilité de l'univers est donc, tout autant que sa création, la manifestation de la volonté divine, et cela traduit l'idée fondamentale selon laquelle Dieu juge le monde à chaque instant, comme nous le proclamons solennellement dans le rituel de Rosh Hashana, où nous appelons Dieu "Juge de toute la terre".

 

Rien n'est plus étranger au judaïsme que l'idée d'un monde régi par des lois naturelles immuables, qui continuerait d'exister indéfiniment, mû par sa propre inertie. Car le Juif sait bien, au plus profond de lui, que le monde est un cadeau que Dieu lui fait et qu'Il renouvelle chaque matin. Comme l'explique l'auteur du "Déguel Mahané Efraim" 1, l'homme doit se considérer chaque matin comme une créature nouvelle, placée dans un monde qui est lui aussi une création nouvelle...

 

La nature n'est donc pas un simple "mécanisme", selon la conception scientiste mécaniste qui porte sur les phénomènes naturels le regard analytique et froid de l'observateur extérieur... La nature est plutôt, comme le dit un poète, ce "Temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles". Voir le miracle, dans cette perspective, consiste pour l'homme à entendre et à interpréter ces paroles confuses. Il est d'ailleurs tout à fait significatif que les poètes soient souvent, en Occident, ceux qui aient le mieux perçu, à l'époque contemporaine, ce langage de la nature que la conception scientifique désincarnée nous a appris à regarder comme un simple "décor" purement géométrique... 2

 

Selon la Kabbale, expliquée par le rabbin Alexandre Safran, la "nature" n'existe pas véritablement ; ce qui existe vraiment, c'est la "hiyout", la vitalité qui anime la nature de l'intérieur. Le but de l'homme dans le monde est de découvrir la "pnimiout", l'intériorité des choses et leur sens véritable.

 

Restaurer l'unité fondamentale du monde

Le Rav Kook 3, dont la pensée ne porte pas seulement sur les thèmes "religieux" - comme une présentation édulcorée le fait parfois croire - mais se mesure à toutes les questions fondamentales de la philosophie, dans un dialogue permanent avec les plus grands penseurs occidentaux, se situait à mi-chemin entre les deux conceptions majeures de l'histoire de la philosophie et de la religion : le (mono)théisme pur et abstrait d'une part, et le panthéisme d'autre part.

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Le rav A. I. Kook

 

C'est entre ces deux pôles, de l'affirmation de l'existence d'un Dieu unique créateur, et de l'identification entre Dieu et le monde, que réside la vision juive authentique d'un Dieu créateur qui est toujours accessible et présent dans le monde. Comme l'explique un commentateur averti 4 de la pensée du Rav Kook, "la faute majeure de l'esprit profane consiste à ignorer l'unité du monde naturel et axiologique". Ce qui veut dire, en langage non philosophique, que la sainteté (kédousha), qui est l'idéal vers lequel tend toute l'existence juive, ne réside pas dans une séparation et un détachement du monde, mais au contraire dans un "effort pour surmonter la séparation" entre les différents domaines de la vie.

 

Tendre à surmonter cette séparation et à restaurer l'unité fondamentale qui est au cœur de la conception juive de l'existence, cela signifie aussi abolir cette dichotomie entre nature et miracle, étrangère à l'esprit du judaïsme, à laquelle nous avons été accoutumés par l'imprégnation de conceptions philosophiques d'origines diverses... Retrouver dans la nature - et pas seulement dans les phénomènes les plus spectaculaires des éléments naturels, mais jusque dans leur manifestation la plus banale et quotidienne - la vision du miracle de la vie et de la Création, voilà un idéal auquel nous invite la conception juive de la nature.

Itshak Lurçat

 

Notes

1. Cité par Alexandre Safran, Sagesse de la Kabbale, Stock 1986.

2. Sur cette question, voir François Lurçat, La science suicidaire, p.104, F.X. De Guibert 1999.

3. Abraham Itshak Hacohen Kook, grand rabbin de la Palestine mandataire, est un des principaux penseurs juifs du vingtième siècle. Son œuvre n'est pratiquement pas traduite en français, à l'exception de son livre "Orot ha-Teshuva", Les lumières du Retour, traduit par Benjamin Gross, Albin Michel 1992.

4. Yossef Ben Chlomo, Introduction à la pensée du Rav Kook, Cerf 1992.

(Article paru dans VISION D'ISRAEL, magazine culturel francophone israelien).

12/10/2008

Le « Birkat Cohanim » de Soukkot au Kottel - P.I. LURCAT

Une fois n'est pas coutume, je republie ce texte de l'an dernier, en l'honneur de Soukkot, que nous celebrons demain soir.

Le « Birkat Cohanim » - la « bénédiction pontificale » prononcée par les Cohanim lors de la répétition de la Amida – n’est pas seulement une bénédiction dite tous les jours dans toutes les synagogues du monde (lorsque des Cohanim sont présents bien entendu). C’est aussi une cérémonie particulière, empreinte de majesté, qui a lieu deux fois par ans au Kottel, au « mur occidental » du Temple de Jérusalem, à Soukkot et à Pessah.

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Nombreux sont les jours de foule et de liesse populaire au Kottel, mais aucun n’atteint le degré de celui du Birkat Cohanim de Soukkot. Ce jour-là, des milliers de Juifs – et aussi de non Juifs - affluent de tous les coins du pays, comme aux temps où le Temple était en place et où Soukkot était une des trois fêtes de pèlerinage. On y trouve une foule bigarrée et très diverse – Juifs orthodoxes en habit de fête, caftan de soie et « Streimel » peu adapté aux dernières chaleurs de l’année, Juifs ashkénazes et orientaux, familles éthiopiennes et marocaines, Juifs traditionalistes et Juifs peu observants attirés par le caractère particulier de cette cérémonie.

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A quelques mètres du Kottel, côté hommes et côté femmes, on distribue des verres d’eau minérale pour éviter tout incident, tant la foule est nombreuse et la chaleur intense. Un jeune Juif haredi fait réciter la bénédiction sur des herbes odoriférantes, comme à la sortie du shabbat dans certaines synagogues, et un peu plus loin, un autre fait réciter la bénédiction du Loulav, avec un Etrog de taille imposante qui doit peser facilement trois ou quatre kilos… Des Juifs orthodoxes sont en pleine conversation avec des policiers du « Yassam », l’unité anti-émeutes. Il règne une atmosphère spéciale, de fête religieuse mais aussi de rassemblement populaire, sans doute un peu comme l’atmosphère qui devait régner à l’époque du Temple.

 

Le « Birkat Cohanim », la bénédiction des prêtres, a lieu deux fois de suite, dans la répétition de la Amida de l’office du matin, puis dans celle du « Moussaf », la prière supplémentaire des jours de fête et de demi fête. La prière est dite dans un haut-parleur, puisque l’utilisation de l’électricité est permise à Hol Hamoed, et la voix qui retentit avec une prononciation ashkénaze est entendue sur toute l’esplanade et encore au-delà. Lorsqu’on arrive au moment attendu du Birkat Cohanim, la foule se tait et écoute dans un silence religieux la bénédiction dite par les prêtres… « Soit loué, Eternel, notre Dieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés par la sainteté d’Aaron et nous a ordonné de bénir Ton Peuple Israël avec amour.

Que l’Eternel te bénisse et te préserve !

Que l’Eternel t’éclaire de Sa face et te soit favorable !medium_SUKKOT_5768-5.JPG

Que l’Eternel tourne Sa Face vers toi et te donne la paix » !

 

J’écoute moi aussi, la tête inclinée, et je sens que cette bénédiction est différente de toutes les autres, prononcées à la synagogue. Nous ne sommes pas ici dans un lieu de culte, même si le Kottel peut être comparé à une immense synagogue en plein air, où les fidèles viennent prier chaque jour et sont certains de trouver « minyan » à toute heure de la journée. Les Juifs réunis aujourd’hui à Jérusalem ne constituent pas une simple assemblée de fidèles, car ils représentent le peuple Juif dans toutes ses composantes diverses et souvent opposées, réunies dans cette occasion rare et solennelle.

 

Chaque religion – se plaisait à dire le rabbin Léon Ashkénazi « Manitou » - parle de ce qui lui fait défaut : les chrétiens d’amour car ils en ont souvent été dépourvus, surtout à l’égard de leurs frères aînés ; les Musulmans de paix, car ils ont répandu leur foi à la pointe de l’épée ; et nous autres Juifs, parlons souvent d’unité, « ahdout », car notre peuple qui est un des plus modestes par sa dimension est aussi un des plus divisés. Mais cette division apparente et bien réelle (qu’on en juge par le nombre de partis à la Knesset, qui sont loin de représenter l’ensemble des opinions au sein du peuple d’Israël), ne saurait masquer l’unité profonde qui existe malgré tout, et que l’on ressent en certains occasions particulières. La bénédiction des Cohanim de Soukkot en est une.

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Dans ces rares moments où le « Klal Israël » - la collectivité d’Israël - est réuni par la prière ou par la liesse populaire, on ressent intensément le fait que le destin d’Israël est différent de celui des autres peuples, et qu’il échappe aux lois habituelles de l’histoire. En ce jour de Soukkot 5768, alors que les menaces existentielles se font toujours plus pressantes, les mots de la bénédiction des prêtres ne s’adressent pas seulement aux Juifs présents ici, à Jérusalem, ou à ceux auxquels les présents s’unissent par leurs pensées et leurs prières, mais à tout Israël, comme un seul homme, venu demander aux Cohanim de le bénir pour échapper aux dangers qui le guettent. Que l’Eternel te bénisse et te préserve ! Que l’Eternel t’éclaire de Sa face et te soit favorable ! Que l’Eternel tourne Sa Face vers toi et te donne la paix !

(Texte paru initialement sur le site www.upjf.org) PHOTOS ORIGINALES PIERRE ITSHAK LURCAT (C)

23:03 Publié dans Fetes juives | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : soukkot, jerusalem

 
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