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19/03/2013

Lior Ashkénazi, l'Israélien au cœur tendre, par Pierre Itshak Lurçat

Lior Ashkenazi.jpgLior Ashkénazi a présidé hier la cérémonie de remise des prix du Festival du Film israélien NICE ISRAEL. Occasion de découvrir cet acteur talentueux encore mal connu du public francophone. Portrait. P.I.L

 

On pouvait le voir récemment au théâtre Beit Lessin, à Tel-Aviv, où il joue le Docteur Astrov dans la pièce classique de Tchekhov, Oncle Vania. Aux yeux de beaucoup d'Israéliens – et aussi de francophones – Lior Ashkénazi est connu comme un acteur de cinéma et de télévision populaire, mais en réalité, il est avant tout un acteur de théâtre. Cela fait deux ans qu'il est en effet revenu à ses premières amours – les planches – et qu'il refuse tout autre rôle, même si on a pu le voir au cinéma dans "Ilai ou Ben", film tourné en 2008. Portrait d'un artiste israélien talentueux.


Lior Ashkénazi est né à Ramat Gan, en 1969, de parents juifs d'origine turque. Son père travaillait dans une imprimerie et sa mère s'occupait d'enfants, et tous deux parlaient ladino à la maison. Comme beaucoup d'enfants israéliens, le jeune Luis avait honte de l'accent de ses parents, qui parlaient mal hébreu et travaillaient dur. A une certaine période de sa jeunesse, celui qui incarne aujourd'hui l'Israélien-type, le "macho au cœur tendre", a même coupé les ponts avec sa famille. Il est parti vivre au kibboutz, à l'âge de 16 ans, avec un "Garin" d'un mouvement de jeunesse. Ensuite, c'est le service militaire, dans l'unité de parachutistes du Nahal. C'est après l'armée qu'il commence à apprendre le métier d'acteur, à l'école Beit Zvi, équivalent israélien du cours Florent. Il en sort en 1994 et depuis cette date, il n'a jamais abandonné le théâtre, d'abord au théâtre Habima de Tel-Aviv, puis au théâtre de Béer Shéva, et enfin à Beit Lessin, où on peut le voir actuellement.

 

lior ashkénaziDécalage. Lior Ashkénazi, nous l'avons dit, est connu du grand public en tant qu'acteur de cinéma et de télévision. Lui-même refuse l'image de "sex symbol" qui lui colle à la peau – surtout depuis son rôle dans Mariage tardif – et se considère avant tout comme acteur de théâtre, sa première passion, qui ne l'a jamais quitté. La raison de ce décalage est simple : en Israël, comme ailleurs, et sans doute plus encore, le fossé s'est creusé depuis plusieurs décennies entre la culture "noble" – théâtre, opéra, etc, - et une culture populaire incarnée par la télévision et le cinéma. La plupart des Israéliens ne vont presque jamais au théâtre, et ceux qui ne lisent pas les suppléments culturels ignorent tout de la carrière théâtrale d'Ashkénazi, sans parler de son rôle dans Oncle Vania...

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20:50 Publié dans CINEMA | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : lior ashkénazi

19/12/2012

Entre rire et larmes, un cinéma israélien talentueux et original

 

cinéma, IsraëlDeux films récents illustrent les nouvelles tendances du cinéma israélien, et attestent de la vitalité et de l’originalité du septième art dans notre pays. « Ha-Olam Mats’hik » (« Le monde est drôle ») est une tragi-comédie réalisée par Shemi Zarhin, à qui on doit déjà deux beaux films : Aviva ahouvati et Ha-Kohavim shel Shlomi.

Comme Aviva Ahouvati, Ha-Olam mats’hik se déroule entièrement à Tibériade, qui est filmée avec amour et talent par Zarhin, originaire de cette ville où il est né en 1961. Ce film original nous fait découvrir une pléiade de personnages, parmi lesquels Nessi, adolescent qui se réveille après neuf ans de coma consécutif à un accident ; Yardena (incarnée par la talentueuse Assi Lévi qui jouait aussi dans Aviva Ahouvati) qui – après s’être séparée de son mari à la suite du décès tragique de leur fille soldate – se retrouve enceinte sans savoir qui est le père ; ou Golan (Eli Finish, acteur connu surtout pour ses rôles dans des séries populaires), qui tente de sauver son amie atteinte du cancer, en persuadant l’acteur mythique Shaiké Levi (des Gashashim) de venir jouer pour elle.

 

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Affiche du film "Aviva Ahouvati"

A travers l’histoire mouvementée de ces personnages, le réalisateur dresse un portrait plein d’empathie et d’humour de la ville périphérique de Tibériade, et parvient à exprimer la quintessence de la philosophie de la vie israélienne, illustrée par le titre du film, citation des légendaires Gashashim : « Le monde est drôle, donc rions » (ce qui me fait penser à une expression en yiddish de mon grand-père, que ma mère m’a souvent répétée : « Leib un Lach ! » - « Vis et ris ! »).

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Photo extraite du film "Fill the Void"


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