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23/05/2014

Saint-Laurent-les-Tours. «Collections secrètes» du peintre Lurçat

387487336.jpgLe vernissage de l'exposition «Les peintures de Jean Lurçat, collections secrètes» s'est déroulé ce samedi 17 mai dans les salles de l'atelier-musée Jean-Lurçat. En présence de plusieurs élus (président du conseil général, sénateur, etc.), Isabelle Rooryck, conservateur en chef départemental des musées du Lot, a présenté cette remarquable exposition. De «Cote de Bretagne» à «Vision d'Espagne», quinze superbes toiles de la collection RLF Paris sont présentées. A cet ensemble, viennent se joindre des huiles, gouaches, esquisses ou ébauches du peintre qui permettent d'en dresser le panorama complet de son œuvre. Puis, cerise sur le gâteau, la tapisserie du maître «Chicago» réalisée en 1961, tissée aux ateliers Goubely, provenant des collections de l'abbaye d'En Calcat est présente toute la saison au musée.

La pleine carrière de peintre de Jean Lurçat court sur une période de vingt ans allant de 1919 à 1939. Cette période voit se succéder de grands mouvements picturaux et des bouleversements politiques. L'œuvre du peintre est nourrie de cet environnement bouillonnant – des partis cubistes aux sujets proches du réalisme socialiste – mais fait preuve d'une grande originalité dans le traitement de la matière, le langage des couleurs, la constante recherche de l'effet décoratif et de sa fantaisie par le rythme des compositions, perspectives et plages colorées. Se dessine déjà son évolution future qui donnera à ses tapisseries cette signature reconnaissable entre toutes, composition frontale, hiératisme appuyé des modèles, jeu de couleurs, dilution du réalisme pur dans une atmosphère très symbolique, thèmes cosmiques.

Le musée est ouvert du 1er avril au 30 septembre.

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(article paru dans La Dépêche du Midi)

10:11 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean lurçat

28/11/2013

« Ses chansons étaient des prières » : Arik Einstein et la culture israélienne par Pierre Itshak Lurçat

 A Rebecca, qui m’a suivi dans le désert, 1er décembre 1993 – 1er décembre 2013

 

images.jpgLors de mon premier séjour en Israël, à l’âge de 17 ans, un des tout premiers disques que j’ai achetés était celui d’Arik Einstein, « Yoshev al ha-guader » (« Sitting on the Fence » en anglais). A l’époque, je ne comprenais presque rien des paroles de ses chansons, mais elles me parlaient quand même et trouvaient une résonance intime en moi (de même que j’ai su que ce pays était le mien, bien avant d’avoir compris que j’étais sioniste…). Ce souvenir personnel, qui ressemble sans doute à ceux de beaucoup d’olim, traduit à mes yeux le secret de l’affection que je portais – que nous portons – au chanteur qui vient de s’éteindre : ses chansons exprimaient, avec tant d’autres et peut-être plus encore que les autres, la quintessence de l’être israélien. Quel était son secret, et quel est le secret de cet « être israélien » ?

Répondre à cette question, c’est tenter de définir ce qui constitue le cœur de la culture israélienne. Né à Tel-Aviv en 1939, Einstein appartient à la « génération de l’Etat », celle des sabras qui n’ont pas connu l’exil. Son père faisait partie du théâtre Ohel, troupe d’inspiration socialiste fondée en 1925 (dont un des plus grands succès fut l’interprétation du « Brave Soldat Schweik »). La carrière musicale d’Arik Einstein est impressionnante : sa discographie s’étend du début des années 1960 à la fin des années 2000, soit un demi-siècle de création et d’interprétation musicale (outre sa carrière d’acteur).

Il est souvent considéré comme le fondateur du rock israélien (avec Shalom Hanoch) et comme celui dont l’œuvre a fait le lien entre les chansons hébraïques de l’époque d’avant l’Etat et la musique israélienne contemporaine. Mais dire que ses chansons figurent parmi les plus connues, et les plus jouées à la radio – jusqu’à ce jour, ce qui est remarquable pour un artiste de sa génération – ne suffit pas à décrire l’apport d’Einstein à la vie musicale et culturelle israélienne, et à la vie israélienne tout court.

185418.jpgArik Einstein et Uri Zohar (avant sa téchouva)

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08/08/2013

Au musée du Luxembourg

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A la mémoire d'Alain Etchegoyen (1951-2007)

« Quel bonheur de voir ces tableaux ! », lui dit Julia en sortant de l’exposition Chagall, qui venait d’ouvrir ses portes au Musée du Luxembourg. « C’est comme la musique classique, cela fait du bien à l’âme ! Ne trouves-tu pas ? » Ces mots simples réveillèrent en lui le souvenir d’une autre exposition – celle de Matisse, au Grand Palais – qu’ils avaient visitée ensemble, plus de vingt ans auparavant, alors qu’ils étaient tous les deux étudiants à Paris.

L’exposition Chagall était disposée selon un ordre chronologique, qui permettait de suivre l’évolution de l’inspiration de l’artiste : ses débuts en Russie, son séjour parisien avant la Première Guerre mondiale, son retour au pays natal, puis ses pérégrinations jusqu’aux années de guerre et au-delà. Les tableaux – dont beaucoup lui étaient familiers, pour les avoir souvent vus en reproduction, dans des livres ou sur des cartes postales – avaient ravivé le goût des belles choses qui l’avait toujours habité, mais auquel la vie quotidienne laissait peu d’occasions de s’exprimer.

En sortant du musée, ils prirent un thé puis firent quelques pas dans les allées du jardin du Luxembourg. S’arrêtant devant la statue de Bourdelle, représentant un Beethoven au visage fermé et délavé par la pluie, dont la tristesse était encore accrue par le temps maussade, inhabituel pour un mois de juin à Paris, il se remémora une rencontre récente avec son amie Aude à Jérusalem. Lorsqu’il lui avait demandé si elle avait déjà assisté aux concerts classiques gratuits, au théâtre de Jérusalem, elle lui avait répondu qu’elle y avait été une seule fois, mais qu’elle avait été déçue.

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En effet, le violoniste qui interprétait le trio à cordes de Beethoven était un petit gros moustachu, alors qu’elle se l’était représenté, avant de se rendre au concert, sous les traits d’un beau jeune homme, mince et élancé… L’idée que le violoniste aurait dû être un bel homme, une sorte de Prince charmant, avait évidemment quelque chose de naïf et de presque enfantin ! Cela était d’autant plus surprenant dans la bouche d’Aude, que celle-ci manifestait en général une attitude très réservée, et quasiment pudibonde à l’endroit des choses de l’amour.

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