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Antisemitisme - Page 9

  • Eurabia et La fondation Anna Lindh

     Dans une interview qui date du 7 decembre, l’historienne  Bat Ye’or1 interrogée par Paul Landau parle de la fondation Anna Lindh. Une fondation au coeur du système d’islamisation de l’Europe qui ne manque pas de ressources puisqu’elle se vante sur son site Internet ici, d’être financée par plus de quarante États euro-méditerranéens. 

    Paul Landau : Une récente polémique a opposé “Riposte Laïque” à la journaliste militante Caroline Fourest, qui siège au Conseil de la Fondation Anna Lindh pour le “dialogue entre les cultures”. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est véritablement cette Fondation, pourquoi elle a été créée et quels sont ses objectifs ?

    Bat Ye’or : La Fondation Anna Lindh (FAL) appartient au système transnational de gouvernance mis en place par l’Union Européenne. Depuis 2004 ce système s’est beaucoup développé et compte parmi ses plus importantes réalisations l’Alliance des Civilisations. Comment décrire ces organisations monstrueuses qui formatent la pensée des Occidentaux, de la naissance à la mort et dans tous les secteurs ? Vladimir Boukovsky a désigné ce système par le nom d’« UERSS » (EUSSR en anglais).

    A l’instar du régime communiste, qui invoquait des objectifs humanitaires et pacifiques pour confisquer les libertés des peuples, ces systèmes de gouvernance transméditerranéenne et transnationale affichent des buts d’une haute tenue morale et d’une éthique politique irréprochable : état de droit, démocratie, droits de l’homme, établir la paix, l’amour et la compréhension entre les peuples, notamment entre Occidentaux et musulmans.

    Modifier les perceptions jugées racistes et intolérantes à l’égard de l’islam afin de préserver la paix et la sécurité en Méditerranée  

    Pour parvenir à ce but fort louable, la Fondation Anna Lindh développe une stratégie visant à culpabiliser les Européens, à modifier leurs perceptions jugées racistes et intolérantes à l’égard de l’islam afin de préserver la paix et la sécurité en Méditerranée par le maintien des flux migratoires, le métissage des populations, le multiculturalisme et le gommage des identités culturelles et nationales.

    La Fondation est donc au coeur du système d’Eurabia. Elle se définit comme un Réseau de réseaux et regroupe quarante Etats euroméditerranéens. Elle coordonne leurs réseaux nationaux et « fédère des centaines d’organisations civiles et institutionnelles », comme l’explique son site. Son Réseau compte des centaines d’ONG, d’universités, « associations, institutions publiques ou privées, de fondations sans but lucratif, de collectivités territoriales, toutes coordonnées par le chef de file de chaque réseau national ». Les Etats membres et la Commission Européenne assurent son financement.

    L’organe suprême qui gère les orientations de la politique stratégique de la Fondation est le Conseil consultatif dont les recommandations sont transmises au Conseil des Gouverneurs, au Directeur et aux réseaux nationaux. A la tête de cette hiérarchie de la pensée unique siège le Président de la Fondation. Caroline Fourest est l’un des membres élus du Conseil Consultatif.

    Les activités de la Fondation embrassent tous les secteurs culturels, artistiques, éducatifs, les programmes d’enseignement et les médias afin de conditionner, uniformiser et formater la pensée des Européens. La Fondation Anna Lindh est à l’origine de la pensée unique et du politiquement correct, qui emprisonnent la pensée et étouffent la critique dans ses myriades de réseaux. C’est elle qui fournit la nourriture intellectuelle qui alimente les peuples de l’Union européenne. Tout ce qui s’oppose à sa vision est éliminé par le boycott et le silence.

     

    Paul Landau : Pouvez-vous nous rappeler qui est Anna Lindh ?

    Bat Ye’or : Le nom pour une telle Fondation ne pouvait être mieux choisi, on le doit à Javier Solana, le grand concepteur de la politique méditerranéenne et de la gouvernance internationale de l’UE.

    Ce nom est celui du ministre des Affaires étrangères suédois dont la haine à l’égard d’Israël, selon les termes de l’ambassadeur d’Israël en Suède, Zvi Mazel « peut être seulement décrite comme pathologique. Sous son leadership, la Suède fut le pays de l’UE qui publia le plus grand nombre de condamnations unilatérales d’Israël ». Cette observation explique le choix du nom, de la personne, de la politique et de l’esprit de la FAL. Anna Lindh, comme Solana, nourrissait une admiration enthousiaste pour Arafat qui, comme on le sait, expérimenta sur les Israéliens toutes les formes de terrorisme aujourd’hui perpétrées en Occident et dans les pays musulmans.

    La Fondation Anna Lindh  travaille en synergie avec l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI, 56 pays musulmans)

    La FAL travaille en synergie avec l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI, 56 pays musulmans), et cette collaboration explique les modifications dans l’enseignement, la culture, les politiques et les orientations des médias dans l’UE. La FAL est un gouffre à milliards et bien que son siège soit à Alexandrie, elle n’a pas réussi à empêcher les attaques, les meurtres et les humiliations intolérables dont souffrent les Coptes, ainsi que les destructions de leurs biens et de leurs possessions dans divers villages d’Egypte.

    En Turquie - pays qui aime donner des leçons de tolérance et où on aurait pu croire que les pauvres résidus des populations chrétiennes pré-islamiques, pourraient enfin jouir d’un peu de paix après les charniers du XXe siècle - les chrétiens du Tour Abdin (Mardin, Turquie) se voient contester la possession de leur antique monastère (4e siècle). Dans tout le monde arabe et particulièrement en Egypte, la littérature haineuse, loin de diminuer, a augmenté. C’est sans doute la FAL qui a formaté toute la désinformation concernant la riposte israélienne d’autodéfense contre les missiles lancés de Gaza durant sept ans sur la population civile israélienne.

    Lire le reste de l’interview sur Riposte Laïque où elle parle notamment du vote suisse contre les minarets.

  • Humains, trop humains... Réflexions après le carnage d’Itamar

    En chaque homme juif se trouve profondément enfouie la tendance à interpréter un malheur qui le frappe comme l’expiation d’une faute commise”.

    Theodor Lessing

    victime-terrorisme-israel-boys_ap-300x216.jpgLe terrible attentat d’Itamar pose à nouveau, dans toute son horreur, la question ancienne et sans cesse récurrente de la haine d’Israël. Depuis 2000 ans et plus que nos ennemis nous tuent, depuis des siècles de massacres, de pogroms, de persécutions, de bûchers de l’Inquisition et de bains de sang, la même question revient toujours sur nos lèvres : “Pourquoi ?” Curieusement, le peuple Juif qui n’a jamais connu de répit dans son histoire bimillénaire et qui est sans doute le peuple le plus expérimenté au monde en matière de souffrance, reste toujours aussi surpris et étonné face à ses ennemis. Pourquoi nous haïssent-ils ?

    La réponse juive traditionnelle à cette question est que Esaü (et Ishmaël) nous détestent depuis les origines de notre histoire, parce que nous sommes le peuple élu par D.ieu, destinataire de sa Torah. Plus précisément, comme l’explique le Rav Ben Ishaï – dont la fille, le gendre et trois petits-enfants ont été assassinés à Itamar – ils nous haïssent parce qu’ils veulent s’attaquer à D.ieu lui-même. Mais cette explication s’est souvent accompagnée d’une autre interprétation, opposée, voulant faire de nos ennemis l’instrument de la colère divine : s’ils nous haïssent, c’est parce que nous sommes coupables !

    Rejetant ces explications théologiques, le sionisme politique a lui aussi voulu répondre à cette question. Sa réponse a pris la forme d’un constat lucide et désabusé : la haine des Juifs est éternelle. Il ne nous sert donc à rien de vouloir nous assimiler parmi les nations. Recouvrons notre indépendance et nous pourrons nous défendre contre nos ennemis. C’est ce pessimisme lucide et ce refus de la passivité juive traditionnelle qui ont été les moteurs essentiels du mouvement sioniste. Pourtant, l’idée que la haine d’Israël pouvait n’être que passagère et que nous en étions les principaux responsables n’a pas disparu. Elle est même revenue sur le devant de la scène avec le processus d’Olso.

    lapaixmaintenant.jpgLe plus grand mensonge du “processus de paix” réside en effet dans la croyance, totalement irrationnelle et sans cesse démentie par les faits – croyance qui relève du faux messianisme de “La Paix maintenant”, aussi dangereux que le fut en son temps le sabbatéisme – que nos ennemis sont en train de changer. Comme s’il suffisait d’être humains et généreux et de leur faire des “concessions douloureuses” pour qu’ils cessent de nous haïr et de nous tuer… Or le carnage d’Itamar montre une fois de plus – une fois de trop – que nos ennemis ne changeront pas. Leur haine ne disparaîtra jamais, quoi que nous fassions. Car elle est éternelle, comme l’avaient bien compris les pères fondateurs du sionisme politique, et comme le disait un des dirigeants les plus lucides d’Israël, Itshak Shamir, dans son style imagé : “la mer sera toujours la mer et les Arabes seront toujours les Arabes”.

    Cessons de nous comporter en agneaux dans un monde de loups !

    Nos ennemis ne changeront pas. C’est donc à nous de changer ! Cessons de nous comporter en modèles d’humanisme, en agneaux dans un monde de loups. Devenons une fois pour toutes, comme l’exigeait Jabotinsky, une ‘race fière et cruelle’. Cessons de vouloir faire de Tsahal l’armée “la plus morale du monde” * et contentons-nous d’en faire l’armée la plus efficace pour défendre notre pays contre ses ennemis ! Retirons à la Cour suprême la compétence exhorbitante (et illégale) que se sont arrogée les juges Aharon Barak (ami personnel du Juif renégat Richard Goldstone) et Dorit Beinich, de prétendre dire aux officiers de Tsahal ce qu’ils ont le droit de faire et de ne pas faire dans leur mission sacrée de défense d’Israël.

     

    Jabotinsky_gallery1_big.jpg

     

    [...]

    LIRE LA SUITE DANS LE DERNIER NUMERO D'ISRAEL MAGAZINE.

    * Voir notre article, “Tsahal, l’armée “la plus morale du monde”, Ashdod Aujourd’hui, février 2010.

  • Le boycott culturel d'Israël : un nouveau "Statut des Juifs"?, Pierre Itshak Lurçat

     

    JE REMETS EN LIGNE CET ARTICLE PARU IL Y A PLUSIEURS MOIS, EN GESTE DE SOUTIEN A L'ECRIVAIN YANN MOIX. P.I.L

    A CINQ HEURES.jpgDisons-le d'emblée : l'affaire de la déprogrammation du film israélien "A cinq heures de Paris" par le réseau Utopia est l'expression de l'antisionisme le plus abject et le plus délirant, qui fleurit aujourd'hui en France et en Europe. La décision de ce réseau indépendant a été justifiée par sa directrice, Anne-Marie Faucon, comme un geste de "protestation contre l'agression israélienne contre des navires pacifistes" [sic]… Mais il s'agit en réalité d'un boycott culturel, qui rappelle le sinistre Statut des Juifs de 1940. (LETTRES D'ISRAEL)

     

    Le plus affligeant dans cette affaire est que même ceux qui se sont élevés, à juste titre, contre ce boycott culturel du cinéma israélien, ont souvent cru bon d'ajouter que celui-ci était inutile puisque "les cineastes israéliens étaient majoritairement de gauche" (comme si cela changeait quelque chose…) et que leur protestation n'ôtait évidemment rien au caractère "criminel" du gouvernement israélien (terme employé par l'éditorial des Inrockuptibles). Les cinémas Utopia n'en sont pas à leur coup d'essai : ils avaient déjà défrayé la chronique cinématographique en publiant des textes virulents contre Israël, ce qui leur avait valu alors une réponse cinglante du critique Yann Moix, dont je reproduis un extrait.

    "Ce sont les Brasillach d’aujourd’hui. Ils ne se déguisent plus en officiers allemands, avec des bottes et des insignes ; ils portent des sandalettes et se parfument au patchouli, aiment la poterie et les bougies bio. Ils sont très à gauche mais de la manière dont, dans les années quarante, on était très à droite. Ils ont la haine des juifs parce que les juifs représentent à leurs yeux la force impériale dark-vadorienne universelle. Croyant défendre la cause palestienne, ils exacerbent en réalité la haine des Israéliens ; dans leur misérable shaker intellectuel, où leurs idéologies ressemblent à leurs fromages qui puent, ces alter-bobos-mondialistes utopisés, inventent chaque jour, avec un vieux Tee-shirt « Sauvons le Larzac » très délavé, le visage nouveau de l’antisémitisme contemporain : celui des babas cools inoffensifs et intellos, cinéphiles et idiots, qui en voulant défendre des victimes réelles, définissent une manière inédite de vouloir, une fois encore et comme d’habitude, en finir avec tout ce qui est juif dans l’économie du monde".

    Un film original et émouvant

    Rien que pour cela, il faut aller voir A cinq heures de Paris. Vous ne serez pas déçus ! Ce film original et sans prétention du réalisateur Leonid Prudovsky est un petit bijou de cinéma populaire et de qualité. Il raconte une histoire d'amour impossible entre un chauffeur de taxi israélien, Igal (Dror Keren) et une professeur de musique d'origine russe, Lina (Helena Yaralova). Avec beaucoup de tact et de finesse, Prudovsky décrit la rencontre entre ces deux cœurs solitaires et l'éclosion de leur amour, jusqu'au dénouement, sur fond de musique française (car c'est un film francophile…). Ce film appartient à la vague contemporaine du cinéma israélien, qui montre un visage différent et très humain de la société israélienne, à mille lieues des films "engagés" (et souvent mauvais) des cinéastes favoris de la critique européenne, comme Amos Gitaï. Parmi les autres films récents de la même veine, citons "Sumo" de Sharon Maymon, ou encore "Tout commence à la mer", d'Eytan Green. Ces films ont en commun de raconter avec talent des histoires simples et de ne pas aborder les sujets politiques. Merci Leonid Prudovsky !

    A cinq heures de Paris, film de Leonid Prudovsky avec Dorit Lev-Ari, Dror Keren, Vladimir Friedman. En salle en France le 23 juin.

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