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  • En lisant la correspondance de Jabotinsky : 1937, année tumultueuse, par Pierre Itshak Lurçat

    jabotinky,afrique du sud,bétar,ben gourion,georges bensoussanL’institut Jabotinsky de Tel-Aviv vient de publier, en collaboration avec la bibliothèque sioniste de l’Organisation sioniste mondiale, le 12e volume de la correspondance de Zeev Jabotinsky, qui couvre la période allant de janvier 1937 à février 1938. Ce livre est un document historique exceptionnel, qui permettra au lecteur hébraïsant de découvrir non seulement l’activité politique du grand leader sioniste, mais aussi ses relations épistolaires étendues avec de très nombreuses personnes, et ses réflexions sur toutes sortes de sujets.

    Il n’est pas toujours facile de lire un recueil de lettres : souvent, les correspondances n’offrent qu’un éclairage partiel, et parfois anodin ou trivial, sur la personnalité et l’action de leur auteur. Disons d’emblée que ce n’est pas le cas de la correspondance de Jabotinsky, pour deux raisons principales. La première est que le sujet des lettres publiées est toujours en rapport avec l’activité sioniste de l’auteur, et que les préoccupations qui l’animent ne sont jamais futiles. La seconde est que Jabotinsky possède un monde intérieur tellement riche que ses réflexions, même les plus banales, sont toujours intéressantes.

    Jabotinsky, écrivais-je dans la postface à la traduction de son autobiographie, a commejabotinky,afrique du sud,bétar,ben gourion,georges bensoussan Herzl, « largement sacrifié sa vie privée et familiale à la cause pour laquelle il a œuvré jusqu’à son dernier jour (son fils, Eri, s’est livré au calcul du total des rares périodes durant lesquelles ses parents ont été réunis durant leur vie…). Jabotinsky, comme Herzl, a passé des semaines et des mois entiers en déplacement autour du monde, infatigable voyageur et globe-trotter de la cause sioniste, dormant quelques heures par nuit et négligeant sa santé (la maladie de cœur à laquelle il a fini par succomber, à l’âge de soixante ans, était un secret bien gardé, y compris pour ses proches) ».

    Sa correspondance est le reflet de ces déplacements perpétuels : les lettres réunies dans ce volume sont adressées à ses correspondants aux quatre coins du monde, et envoyées tantôt de Londres (centre de l’Union sioniste révisionniste depuis 1935), de Zürich, de Paris (qui a été son port d’attache entre 1924 et 1934), d’Alexandrie (où Jabotinsky se rend notamment pour rencontrer sa famille demeurant en Eretz-Israël, où il est interdit de séjour par la puissance mandataire) ou de Johannesburg, où il effectue un long séjour entre mars et juillet 1937.

     

     

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    Au milieu de Betarim à Capetown


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  • Un chaton maltraité par Liliane Lurçat

    Le soir tombe, ma vie s'éteint comme la clarté du ciel qui s'assombrit
    dans le silence solitaire de la maison déshabitée de son âme

    Je revois le regard pensif de cet enfant qu'on emmenait vers les camps
    pour le tuer,
    Et  je pense à la bestialité  sentimentale des nazis
    "Got mit uns"  inscrit sur leur ceinturon.  
    Croyants pour eux, assassins pour les autres

    Le sentimentalisme est l'envers de la bonté

    Un homme qui torturait un chaton
    est condamné à un an de prison:
    c'est le sentimentalisme à l'allemande:
    On peut crier "mort aux juifs" et pleurer
    sur un chaton maltraité

    Bestialité et sentimentalisme:
    décidément, ce présent a de terribles relents
    du passé
    qui n'en finit pas d'exister.

     

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  • Ariel Zilber, un chanteur israélien politiquement engagé du "mauvais côté", par Pierre Itshak Lurçat

    ariel zilber,rock israélien,pierre itshak lurçat[La polémique déclenchée par la décision scandaleuse de modifier le Prix qui devait être décerné au chanteur Ariel Zilber en raison de des opinions politiques - décision que notre ministre des Affaires étrangères qualifie justement de 'bolchévique" - est l'occasion pour moi de mettre en ligne de larges extraits de l'interview que Zilber m'avait accordée en 2009 dans ma rubrique "Rencontres israéliennes", pour Israël Magazine. Interview qui n'a rien perdu de son actualité. P.I.L]

     

    En Israël, où la politique est omniprésente, il est fréquent de voir des artistes et des écrivains proférer des opinions engagées, le plus souvent en faveur de la « paix », c’est-à-dire de concessions face à l’ennemi. Mais il est beaucoup plus rare de voir un artiste s’affirmer comme partisan du « camp national » et de la sauvegarde d’Eretz-Israël. Ceux qui le font prennent des risques, et s’exposent à être mis au ban par les médias, comme en atteste le cas d’Ariel Zilber. Chanteur très populaire depuis les années 1970, il s’est engagé politiquement au moment du retrait de Gaza et a même déménagé au Goush Katif, ce qui lui a valu beaucoup de déboires professionnel. Ses disques sont aujourd’hui boycottés par les grandes chaînes de magasins. Ariel Zilber, l’ancien rocker qui porte aujourd’hui la kippa, s’est confié à Israël Magazine.

    ariel zilber,rock israélien,pierre itshak lurçatAriel Zilber est né à Tel-Aviv en 1943, dans une famille de chanteurs et de musiciens. Sa mère, Bracha Zefira, était une chanteuse d’origine yéménite, très connue dans les années 1930 * (PHOTO ci-contre). Son père, Ben Ami Zilber, était violoniste. Après avoir étudié la musique et appris à jouer de la trompette, Zilber se met à écrire des chansons. Il voyage en Europe, tout d’abord en Angleterre, puis en France, où il atterrit en 1968, en pleine révolte étudiante.

    Son séjour en France se prolongera cinq ans, jusqu’à la guerre de Kippour. Pour gagner sa vie, il travaille au marché des Halles. A cette époque, Zilber est encore un débutant, mais il dispose d’un atout considérable, en la personne de sa mère. Celle-ci, décidée à promouvoir la carrière de son fils, envoie ses chansons au monde entier, avec une « Houtzpa » que seule une mère juive possède… C’est ainsi que les chansons d’Ariel parviennent aux oreilles de Ringo Star, et aussi à la chanteuse Esther Ofarim.

    C’est grâce à cette dernière que les portes vont s’ouvrir devant lui. Elle le met en contact avec plusieurs imprésarios juifs réputés, dont Alain Krief et les frères Marouani. En 1972, Ariel sort son premier disque. A la même époque, il chante aussi en première partie de Mike Brant, dont il se souvient comme d’un homme très seul et malheureux… De retour en Israël en 1973, il fait la connaissance de Matti Caspi, qui lui propose de constituer un groupe. C’est la naissance de « Tamouz », groupe très éphémère qui dure quelques mois à peine (que beaucoup considèrent jusqu’à aujourd’hui comme le plus grand groupe rock israélien de tous les temps).

     

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    Le groupe Tamouz, avec Chalom Hanoch, Meir Israel. Ariel Zilber est au centre


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