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  • A François, fin de parcours, par Liliane Lurçat

    Dans ces lieux familiers où  nous avons passé des années fécondes et laborieuses
    je termine mon parcours sans ta chère présence
    Ma vie va s'arrêter dans ce pays  défait qui a déjà perdu son âme
    Dans ce cul de sac où meurent les illusions, je sens et je sais
    qu'il n'y a plus de place pour moi ,sauf celle qui m'est réservée dans notre caveau

    J'ai cru être chez moi, être d'ici, malgré la guerre et ses monstruosités
    qui m'ont appris à me méfier dès ma prime jeunesse: "être d'ici, mais demain n'est pas certain"
    telle fut ma philosophie tout au long de ma vie consciente

    quelle aridité dans ce pays qui se déshumanise, détruit de l'intérieur, par des repreneurs`
    barbares et destructeurs.
    L'impensable a pris corps, ici ne sera plus ici pour les autochtones
    L'éternité n'a plus de raison, les termites sont dans la maison
    Les mots pour nommer ce qui se passe ne sont plus prononcés

    Est-ce donc réellement la fin? Une fin imposée par des barbares?
    Le refus obstiné de voir la réalité en face a des causes:
    La destruction  de l'école, les insanités de la télévision,
    l'infâme démagogie, le cynisme ambiant

    Beaucoup voudraient comprendre et nommer ce qui se passe à présent
    Ils sont dépossédés de la possibilité de juger, car pour juger il faut être à même de penser:
    nommer les choses, les décrire, les conceptualiser
    afin de pouvoir les formuler. Disposer des moyens conceptuels pour décrire et comprendre

    Un monde détruit peut-il se penser lui-même si il ne dispose  plus des moyens conceptuels
    pour s'y atteler ?

     

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  • Yair Stern, le poète combattant du Lehi, par Pierre Itshak Lurçat

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    Le 25 Shevat marque le "Yarhzeit" d'Avraham Stern, dit "Yaïr", un des plus grands héros de la Renaissance nationale juive en Eretz-Israël, tombé sous les balles anglaises. Je remets en ligne ce compte-rendu publié l'an dernier du beau film réalisé par son fils. Le lecteur  francophone qui veut en savoir plus sur le LEHI ("groupe Stern") pourra lire le beau livre de Gerold Frank, "Le groupe Stern attaque", paru chez Robert Laffont en 1964. יהיה זכרו בּרוך Que la mémoire de ce grand combattant soit bénie! P.I.L

    A l’occasion du 70e anniversaire de la mort d’Avraham (Yair) Stern, assassiné par la police britannique à Tel-Aviv le 12 février 1942, la 1e chaîne de télévision israélienne a diffusé hier soir un documentaire exceptionnel sur la figure légendaire du combattant de l’ombre, fondateur et dirigeant du Lehi, réalisé par son fils. Ce dernier, qui porte le prénom de guerre de Yair, a voulu à travers ce film suivre les traces de ce père qu’il n’a pas connu. Ancien directeur général de la télévision israélienne, Stern est en effet né en 1942, quelques mois seulement après la disparition tragique du chef du Lehi. Cet élément confère à son film une dimension supplémentaire : plus qu’un documentaire historique, il s’agit d’un film initiatique relatant la recherche par un fils des traces de son père, illustre combattant qu’il n’a connu qu’à travers les témoignages de ceux qui l’ont côtoyé, et au premier plan, de sa mère, Roni.

     

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    Récépissé d'inscription de Yair Stern à l'université de Florence, 1934

    Le film nous emmène de Pologne en Eretz-Israël, puis en Italie, jusqu’au dénouement tragique, dans une petite rue du quartier de Florentine à Tel-Aviv. Né en Pologne en 1907, le jeune Avraham Stern monte en Israël à l’âge de 17 ans et étudie, d’abord au lycée Gymnasia Ivrit de Jérusalem, puis à l’université hébraïque (qui est à l’époque une institution encore modeste). Très vite, il se révèle un étudiant doué, passionné de littérature, de poésie et de lettres classiques. 

     

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  • Peut-on rester indifférent? par Liliane Lurçat

    Peut-on rester indifférent au déferlement antisémite
    quand on a vécu la Shoah?
    Dans ce pays qui stigmatisait les juifs
    longtemps avant son invasion par l'islam

    Personne à présent ne dit qui règne ici
    Personne ne fait allusion à la substitution progressive de  la population
    Ceux qui la subissent en sont les victimes assujetties

    Il y en a un qui le sait très bien, ce comique de  service, chargé d'amuser
     la galerie des eunuques, au  nom  la liberté d'expression, comme au temps de Radio Paris

    Les allemands ne vous ont pas loupés, après avoir fait de vous
    ce que vous êtes devenus
    La langue allemande a autant de charme à mes yeux  que la langue arabe

    Cette langue allemande a scellé votre destruction:
    dhimmis  des allemands avant d'être ceux des musulmans

    que ce monde est triste en ces périodes de finitude
    grisaille des âmes, grisaille des temps!


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