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  • Rahel, la bergère du matin, par Zalman Shazar

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    Zalman Shazar (Roubashov), troisième président de l’Etat d’Israël, était aussi un écrivain talentueux, auteur d’un livre autobiographique dont certaines pages comptent sans doute parmi les plus belles descriptions de l’époque de la 2e alyah. Dans l’extrait * qui suit, il décrit sa rencontre avec la poétesse Rachel Blaustein, dite Rahel. P.I.L.

    « Quinze ans se sont passé depuis la nuit où l’on me téléphona de l’hôpital  Hadassah de Tel-Aviv pour m’annoncer que la poétesse Rahel venait de s’endormir de son dernier sommeil. Si, pendant ces quinze années, je ne m’étais pas fait à l’idée que véritablement Rahel n’était plus avec nous, j’aurais eu la certitude qu’elle est venue me voir cette nuit dans ma chambre de malade, qu’elle s’est assise ici dans le fauteuil à bascule près de mon lit et qu’elle m’a pris la main. Je dois faire un effort pour me convaincre que cette dernière rencontre tant souhaitée n’a eu lieu que dans mon imagination. Mais ma mémoire garde très clairement, dans ses moindres détails, le souvenir de notre première rencontre.

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    A l’époque, j’étais persuadé que toute l’attention de ce cœur ardent se portait sur les camarades réunis autour d’elle ce jour-là et qu’elle ne pouvait se tourner vers moi, jeune et nouveau venu, apparu la veille et disparu le lendemain. Je croyais alors qu’elle ne s’était même pas aperçue de ma présence, et j’en avais éprouvé quelque chagrin. Pourtant, ce n’était pas pour elle que j’étais allé à Kinnereth : j’ignorais tout d’elle en y allant. Mon intention était de rencontrer Berl 1. Je mettais beaucoup d’espoir alors dans cette première entrevue avec Berl Katznelson. Ce qu’elle m’apporta dépassa toutes mes espérances. Mais ce même vendredi, avant de rencontrer Berl, je rencontrai Rahel. Et quand, le lendemain, Berl m’emmena faire une promenade en barque sur le lac de Tibériade, pour me montrer les monts du Golan, Rahel se trouvait dans notre embarcation, et c’est en notre compagnie que ce samedi-là elle grimpa sur les antiques hauteurs dénudées ; c’est avec nous encore qu’elle revint à la ferme par cette nuit de pleine lune. Quelle ne fut pas mon émotion d’apprendre que Rahel se souvenait de la barque, des montagnes et de l’écho qu’elles renvoyaient ! Mais elle fut bien plus surprise encore quand elle sut que je l’avais vue avant cette promenade, avant de savoir qui elle était.

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  • George Orwell en Palestine, ou comment le mensonge du «processus de paix » a été imposé à Israël, par Pierre Itshak Lurçat

    Le-4-novembre-1995-Yithzak-Rabin-est-assassine.-Un-tremblement-de-terre-raconte-par-des-journalistes-presents-sur-place.-930620_scalewidth_630.jpgEn guise de préambule, un souvenir personnel, datant de l’hiver 1995-96. Quelques semaines après l’assassinat d’Itshak Rabin, alors que je me rendais au cabinet d’avocats de Jérusalem où je faisais mon stage, mon œil fut attiré par le titre en « Une » du journal Ha’aretz : « L’organe du Bétar de France accuse Mitterrand et Pérès de complicité dans l’assassinat de Rabin ». Fébrile, je montai quatre-à-quatre les marches jusqu’au bureau et pus enfin me rendre à l’évidence : le grand quotidien israélien avait traduit en première page l’article que j’avais rédigé quelques jours auparavant pour le Cactus, journal du Tagar, le mouvement des étudiants sionistes dont j’avais été le président avant mon alyah !

    Ce que le journal de la famille Shocken omettait de préciser, c’est que mon article était rédigé sur le mode satirique, dans le registre de la politique fiction, et que si j’avançais l’hypothèse d’une implication de Mitterrand (en rappelant l’affaire de l’Observatoire), c’était uniquement pour étayer la thèse que cet assassinat servirait en définitive les intérêts des partisans du processus de paix, et non ceux des « ennemis de la paix », comme les médias israéliens le martelaient à l’époque jour après jour…


    livrerabin.gifSi je rappelle cette anecdote (qui en dit long – soit dit en passant – sur la déontologie du quotidien Ha’aretz, ce qui n’étonnera personne), c’est parce que l’assassinat de Rabin demeure, 18 ans après les faits, entouré du même mystère qu’à l’époque. J’avais traduit en 1996 l’ouvrage de Barry Chamish, Qui a tué Itshak Rabin, parce que j’étais persuadé, comme beaucoup d’Israéliens, que la vérité était dissimulée au public *.


    « La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage… »

    Bien de l’eau a coulé sous les ponts du Jourdain depuis cette époque, et plus personne ne s’intéresse guère aux circonstances exactes de l’assassinat de Rabin, même si une fraction de la gauche et des médias israéliens s’obstine encore à le présenter comme une « conspiration » de la droite religieuse. Mais une chose demeure identique : le mensonge règne en maître dans le langage politique israélien qui, à de nombreux égards, est devenu conforme au slogan de 1984 d’Orwell : « La guerre c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage… »

     

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  • La mosquée d'Omar sur le mont du Temple: un "édifice provisoire"? (Eri Jabotinsky)

    mont du temple,jérusalem,jabotinskyLa campagne électorale est derrière nous, Barou'h Hachem! Un de ses aspects les plus déplaisants a été, comme je l'écrivais la semaine dernière, la guerre de propagande de Bibi contre Naftali Bennet et les membres de sa liste. Une des calomnies diffusées contre le parti "Habayit Hayehoudi" concernait le Mont du Temple et le discours de Jeremy Gimpel, accusé par plusieurs partis et par les médias de vouloir, D. nous préserve, reconstruire le Temple!

    Pour répondre à ces accusations, je remets en ligne cet extrait du beau livre d'Eri Jabotinsky consacré à son père, où l'on voit que Jabotinsky lui-même faisait partie de ces "fanatiques" qui veulent reconstruire le Temple... Contrairement à ce que veulent nous faire croire les médias israéliens, en effet, le Temple n'est pas l'apanage des Juifs religieux ou d'une poignée d'excités... Il est un élément essentiel du Retour du peuple Juif sur sa Terre, comme l'avaient bien compris les pères fondateurs du sionisme, de Herzl à Jabotinsky. P.I.L

     

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    Lors de la cérémonie qui s'est déroulée en novembre dernier à Jérusalem, devant la maison où a habité autrefois Jabotinsky, j'ai dit quelques mots en présence de ses petits-enfants, Zeev et Karni [photo ci-dessus], et j'ai notamment rappelé un passage éloquent du livre de leur père, Eri Jabotinsky, relatant une visite sur le Mont du Temple en 1919. L'extrait qu'on lira ci-dessous est une nouvelle preuve du fait que le clivage véritable en Israël n'est pas entre "laïcs" et "religieux" mais entre les Juifs attachés au Temple et aux autres symboles de notre souveraineté et les autres...  

     

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