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  • Redécouverte d'un des héros du sionisme: Vladimir Zeev Jabotinsky

    Je reproduis la belle recension de Nicolas Touboul dans le dernier numéro du Jerusalem Post en français. P.I.L.

    L'histoire de ma vie de Vladimir Zeev Jabotinsky, éditions Les Provinciales
    http://www.lesprovinciales.fr/

     

    jabotinski1903-jeune.jpg« Justice rendue. Redécouverte d'un des héros du sionisme relégué au second plan de l'histoire d'Israël et réduit à une étiquette inadaptée de fasciste» Par Nicolas Touboul, Jerusalem Post


    « Vladimir Zeev Jabotinsky est l'inconnu des pères fondateurs du sionisme. Certes, la plupart des villes d'Israël ont au moins une rue à son nom. Mais la figure proéminente du sionisme révisionniste, chronologiquement située entre Herzl et Ben Gourion, reste finalement à l'ombre de ces deux figures tutélaires. Une éclipse aussi due aux appellations de "fasciste" : il est vrai qu'écrire un livre intitulé Jeunes, apprenez à tirer ! n'est pas le meilleur moyen de passer pour un humaniste. Mais ce n'est qu'une raison de plus pour redécouvrir le personnage, en commençant par son autobiographie Histoire de ma vie. Une "histoire" qui dissipe tout d'abord quelques mythes au sujet de Jabotinsky. Notamment sur le fascisme justement : si l'homme était un nationaliste intransigeant, il est conceptuellement erroné́ de rattacher au mouvement mussolinien un homme auteur de ces lignes : "Je déteste à un point extrême, de manière organique, d'une haine qui échappe à toute justification, à la rationalité́ et à la réalité́ même, toute idée montrant une différence de valeur entre un homme et son prochain. [...] tout homme est un roi."
        
    Un fascisme qu'il critique d'ailleurs explicitement à la mention de son séjour de jeunesse à Rome : faisant l'éloge du libéralisme politique régnant dans le débat public local de ces premières années du XXe siècle, Jabotinsky l'oppose "à ce culte de la discipline qui s'exprima ensuite dans le fascisme", dont il tente ensuite de retracer les sources dans l'histoire italienne contemporaine. Individualiste et libéral donc, Jabotinsky, se méfiant des utopies, qualifie non sans ironie la sienne de "pan-basilisme".

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  • Edward Amiach: « La France se comporte avec Israël comme un pays colonisateur et paternaliste »

    EDWARD AMIACH A ITAMAR.jpgAu lendemain du débat qui a opposé les candidats aux élections de la 8e circonscription Edward Amiach, Valérie Hoffenberg et Gil Taieb à Jérusalem, nous avons rencontré le candidat Edward Amiach pour un tour d’horizon de la situation politique française, israélienne et internationale. Entretien avec un candidat qui ne pratique pas la langue de bois.

     

     

    Israël7 : Un premier débat public vous a opposé aux candidats Valérie Hoffenberg et Gil Taieb à Jérusalem, il y a 15 jours. Les candidats  Daphna Poznanski et Philippe Karsenty, de leur côté, ont refusé de participer au débat, arguant de divers prétextes. Que vous a inspiré cette attitude ?

    Edward Amiach : C’est une forme de lâcheté intellectuelle. La candidate de gauche a affirmé que cela ne serait pas un débat d’idées… Mais on aurait justement aimé la voir exposer ses idées. J’aurais aimé en particulier l’interroger sur l’orientation actuelle du Parti socialiste, avec la mainmise communautariste grandissante des Musulmans en France… Aurait-elle abordé les positions du PS sur le « Printemps arabe », c’est-à-dire l’islamisation grandissante des pays arabes ? Aurait-elle parlé des problèmes économiques rencontrés par les pays européens ? Daphna Poznanski aurait-elle montré clairement que le PS qu’elle représente n’est plus du tout celui auquel pensent ses amis en Israël ? La situation actuelle du PS concernant Israël est en effet dans la droite ligne de ce qu’avait préconisé Pascal Boniface il y a quelques années [N.d.R. Pascal Boniface avait recommandé dans une note interne au PS de se rapprocher des Musulmans et de tirer un trait sur l’électorat juif de France].

     

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    Quant à l’autre candidat, il est regrettable qu’il ait cru bon de justifier son absence en traitant le médiateur [Jacques Benillouche] de « gauchiste » il y a quelques semaines, et plus tard de « sympathisant lepéniste » ! J’ai le sentiment que c’est un homme qui refuse les débats, qui sait se présenter de manière avantageuse mais n’a pas de véritable programme politique… La seule chose que l’on sait de lui c’est son rôle dans l’affaire Al-Dura…

    Israël7 : Quelle est votre réaction au sujet de la libération du terroriste franco-palestinien Salah Hamouri et de ses déclarations, dans lesquelles il se glorifie de sa participation au projet d’attentat contre le grand rabbin Ovadia Yossef ?

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  • La guerre d’Israël contre le Hamas: trois ans plus tard...

    gaza,hamas,israelRelisant trois ans plus tard cette chronique de la guerre contre le Hamas, on ne peut s'empêcher de s'interroger : pourquoi Israël ne trouve un semblant d'unité que dans la guerre? Est-ce notre destin d'être sans cesse ballotés entre une guerre extérieure et les appels à la guerre civile? Sujet grave sur lequel je reviendrai très bientôt. P.I.L



    De plomb, des toupies et de l’héroïsme juif

    Pierre Itshak Lurçat


    Les opérations militaires déclenchées samedi dernier par Israël contre le Hamas ont reçu le nom d’opération « Oferet yetsouka », c’est-à-dire « plomb fondu ». Les médias étrangers ont tous repris cette dénomination, sans s’interroger généralement sur sa signification. « Oferet », le plomb en question, évoque en français celui dont sont faites les balles, ou encore les soldats de plomb… Mais en hébreu, l’expression « plomb fondu » fait référence à tout autre chose : il s’agit d’une allusion à une chanson écrite par le poète Bialik sur la fête de Hannoukah, dont une strophe dit : « mon oncle m’a offert une toupie, une toupie de plomb fondu ».

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    Haim Nahman BIALIK

    Certains commentateurs en Israël n’ont pas manqué d’ironiser sur le choix de ce nom donné aux opérations militaires. Une toupie, pour désigner une guerre meurtrière contre le Hamas ? Une chanson de Bialik, le « poète de la renaissance nationale juive », qui est enseigné aujourd’hui surtout aux enfants des écoles maternelles et primaires ? S’agit-il d’un trait d’humour mal placé de la part d’un membre de l’état-major ? La tendance israélienne à se moquer de tout - et surtout de soi-même – et la manie très actuelle de briser tous les mythes, même les plus beaux et les plus essentiels à notre survie en tant que nation, ne doivent pourtant pas masquer ce qu’il y a de vrai et de profond dans ce choix, qui exprime mieux que des longs discours l’attitude juive envers la guerre et envers l’héroïsme militaire.

    Israël uni dans la prière et dans la guerre

    Dan Margalit écrivait ce matin (dimanche) dans les colonnes du journal Israeli Hayom qu'il y avait des jours, en Israël, où chaque Juif était plongé dans la prière, qu'il soit pratiquant ou non, « dati » ou « hiloni ». En vérité, il n'existe pas de Juif 100 % « hiloni », de Juif qui soit totalement sourd au langage de la prière, qui est sans doute le plus beau cadeau que le peuple Juif a offert à l'humanité. Hier, à Jérusalem, au Kottel où je m'étais rendu pour demander à l'Eternel de protéger nos soldats, il n'y avait pas foule, en cette soirée de sortie du shabbat. Pourtant, on sentait confusément que le pays tout entier partageait cette prière.

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    Et le soir même, le porte-parole de l'armée, le général Avi Benayoun, déclara à la télévision que « tous les citoyens d'Israël étaient unis dans la prière pour le salut de nos soldats », mots qui n'étaient pas des paroles convenues, mais qui exprimaient véritablement la réalité intime du pays en cette heure grave. Le lendemain, tous les journaux publiaient en première page la photo des combattants de Tsahal lisant la prière spéciale rédigée par le rabbin de l'armée, avant de partir au combat. Le quotidien Maariv relatait l'émotion de ces jeunes soldats, au moment où ils recevaient la bénédiction du rabbin de Tsahal, venu les accompagner avant qu'ils entrent dans Gaza.

    Ce soir, alors que s'achève la première journée de combats terrestres, avec aussi, hélas, les premières victimes dans les rangs de nos soldats, ce sont les versets des Psaumes qui sont prononcés dans des milliers de maisons juives, dans tout Israël. Voici ce qu'écrivait le Roi David, et qui prend aujourd'hui un sens nouveau : « Ô Dieu, c'est toi qui me procures vengeance, qui fais tomber des peuples à mes pieds ; qui m'arraches à mes ennemis, me fais triompher de mes agresseurs, et échapper aux hommes de violence » (dans l'hébreu du Tanakh, violence se dit « Hamas »). Si vous n'avez pas encore lu un Psaume pour nos soldats, faites-le sans attendre !

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