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  • C’était la Gauche - Luc Rosenzweig

    Luc Rosenzweig, ancien journaliste au Monde, auteur de plusieurs livres, qui fut mon témoin dans le procès que j'ai gagné contre Enderlin et France 2 (avec Richard Landes), vient de publier un article fort intéressant, sur le sujet du déclin de la gauche. Il écrit notamment ceci :

    "Israël, toujours un peu en avance sur le mouvement, avait montré la voie: en moins d’un quart de siècle la gauche travailliste ne se trouva plus représenter que les nantis, les intellectuels, les artistes et les enseignants, alors que les défavorisés votent Likoud, Shas, ou Lieberman…"

    Le problème est malheureusement que la droite israélienne, majoritaire dans l'opinion et dans la nouvelle Knesset, est toujours prisonnière des idées catastrophiques de la gauche, et notamment du fameux slogan "Deux Etats pour deux peuples" hérité d'Oslo, qui nous a mené au retrait de Gaza, du Liban et de Samarie, avec les conséquences que l'on sait. La gauche israélienne est moribonde, mais il reste encore a enterrer ses idées...

    C’était la Gauche, Luc Rosenzweig

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    Le “Longtemps, je me suis couché de bonne heure” de bon nombre de Françaises et de Français à la recherche de leur temps perdu pourrait bientôt être : “Longtemps, j’ai voté à gauche…” Les plus talentueux pourront alors commencer à évoquer dans la forme artistique de leur choix un monde disparu, pour le plus grand plaisir esthétique des générations futures.

    La gauche est en train de sortir de l’Histoire, mais on la retrouvera, à coup sûr dans les romans, au cinéma, en BD, objet de mémoire et de thèses universitaires. Constater son décès n’est pas chose facile: son cœur a cessé de battre, son cerveau de fonctionner, ses poings de frapper, mais elle passe encore pour vivante dans les lieux où s’élaborent les représentations – instituts de sondages, IEP, services politiques des grands médias.

    Et pourtant, tout observateur un peu attentif de la vie politique et intellectuelle de l’Europe et de ses dépendances devrait s’apercevoir que nous sommes en train de changer de paradigme.

    La coïncidence du binôme sociologique dominant/dominé avec le binôme politique droite/gauche n’a certes jamais été totale, mais elle a tout de même permis, aussi imparfaite soit-elle, de structurer de manière plutôt satisfaisante la vie politique, et sociale et intellectuelle des démocraties au XXe siècle. Chacun la déclinait à sa manière, latine, scandinave ou britannique pour le plus grand bonheur des classes moyennes.

    On lui doit une prospérité sans précédent, le développement inégalé dans l’Histoire des libertés publiques et individuelles, la protection collective contre les aléas de la vie, et surtout la fin de la guerre civile intra-européenne.

    Ce modèle a néanmoins échoué à s’imposer à l’échelle mondiale : on serait bien en mal de distinguer où se situent la gauche et la droite, ou même le milieu, dans les régimes autoritaires et/ou corrompus qui sévissent dans la majorité des pays siégeant à l’ONU. Adversaire, puis régulatrice du capitalisme, la gauche n’est plus aujourd’hui que spectatrice d’un monde qu’elle a d’abord renoncé à changer, puis à comprendre.

    Les premiers à déserter la gauche, en France et dans les pays comparables, ont été les ouvriers: ce sont eux qui ont pris en pleine figure l’échec tragique et, n’en déplaise à Badiou, sans doute définitif, de l’utopie communiste. Non seulement ils n’ont pas rejoint en masse les rangs de la social-démocratie, mais ils ont constitué, pendant les deux dernières décennies, les gros bataillons du Front National, qui fut un temps le premier parti ouvrier de France. Partout en Europe on voit surgir des partis populistes faisant leur pelote sur les angoisses du petit peuple. SUITE...

  • Pour que Vive Israël, de Magdi Allam

    Je viens de découvrir avec retard (grâce à André Darmon et Israël Magazine) le livre extraordinaire de Magdi Allam, Pour que vive Israël, paru en octobre 2008 aux éditions du Rocher. Sous-titré "De l'idéologie de la mort à la civilisation : mon histoire", ce livre raconte le parcours hors du commun de l'auteur, né au Caire en 1952, puis installé en Italie où il est devenu journaliste au Corriere della Sera. Né musulman, Magdi Allam a fait la Une de l'actualité internationale en mars 2008, lorsqu'il s'est converti et a été baptisé par le pape Benoît XVI à Rome.

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    Si vous n'avez pas entendu parler de ce livre, rien d'étonnant : en Italie, où il a été publié sous le titre "Viva Israele" (chez Mondadori), Magdi Allam est un personnage connu, qui doit se protéger en raison des menaces de mort des islamistes. En France, les islamistes n'ont même pas besoin de proférer de menaces : aucun grand média n'a parlé du livre (à ma connaissance). Preuve supplémentaire, si besoin était, que la France est bien plus avancée dans le processus d'islamisation des esprits que la fière Italie, où on pouvait encore récemment voir plusieurs dizaines de députés défiler sous les drapeaux israéliens (à Paris, ceux du Hamas sont devenus un spectacle qui n'étonne même plus). Conclusion : courez acheter le livre de Magdi Allam! Et merci aux éditions du Rocher qui l'ont publié.

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    PRESENTATION DE L'EDITEUR

    De l’idéologie de la mort à la civilisation de la vie : mon histoire
    Magdi Allam

    Parcours atypique, contradictoire et conflictuel, en contrepoint des événements au Moyen-Orient : Islam traditionnel, influence chrétienne occidentale, sympathies pour la cause palestinienne, militantisme de gauche, découverte de la cause juive, défense d’Israël.
    Magdi Allam mène un effort de clarification, de compréhension, de conciliation grâce à son talent d’écrivain et de journaliste. Mais il suscite aussi des réactions de méfiance et d’hostilité de la part des parties intéressées.
    Thèmes du livre : Description d’une évolution personnelle sur fond de transformation des courants arabes, qui passent d’une idéologie panarabe travaillant à l’avènement d’une Nation arabe à celle d’un pan-islamisme engagé dans un terrorisme mondial.
    De l’idéologie de la mort dans l’Egypte de Nasser, exaltant le sacrifice des troupes engagées contre l’armée d’Israël, à l’idéologie de la mort des extrémistes. Ce qui élargit le conflit local en lui conférant une dimension planétaire d’idéologie de la mort du fait des terroristes islamistes.
    Un demi-siècle d’histoire du Moyen-Orient
    Dans une première partie, Magdi Allam décrit son enfance et son adolescence de Musulman issu d’un milieu modeste, enraciné dans la tradition de la famille étendue à l’échelle du quartier, dans le respect mutuel et une solidarité de tous les jours. Une tante l’élève, alors que sa mère devient gouvernante d’une princesse saoudienne victime de la poliomyélite. Sa mère confie l’éducation du jeune Magdi à des institutions catholiques italiennes.
    Grâce à sa tante, employée à l’ambassade d’Autriche au Caire, Magdi passe des vacances avec la famille du diplomate. A 15 ans, il tombe amoureux de la fille de l’ambassadeur, ce qui lui vaut la suspicion de la part des Services Secrets égyptiens, parce que la famille autrichienne est juive. Premiers contacts personnels avec le judaïsme. Étudiant à Rome, à la fin des années 70 et 80, il milite dans les milieux italiens de gauche et s’engage en particulier pour la cause palestinienne.
    Dans la seconde partie du livre, Magdi Allam, devenu journaliste après avoir obtenu un diplôme de sociologie, éprouve une forte déception à l’égard d’Arafat, dont les rodomontades sont contredites par la réalité de l’OLP. Il se rend compte d’avoir été manipulé et prend conscience de sa profonde ignorance de la cause juive.
    Foi de l’adulte qui défend le droit à l’existence d’Israël. Exaltation du respect de la vie et des droits du prochain. Condamnation du terrorisme mondial. Expérience douloureuse de la méfiance et de l’hostilité qu’il suscite. L’introduction et la conclusion sont un credo en même temps qu’une célébration : transformation des idéologies de la mort et du martyre, grâce à la prise de conscience que le droit à l’existence d’Israël est l’épitomé du respect de la vie de chacun.

     

  • Honte au gouvernement britannique, qui se couche devant les islamistes, en expulsant Geert Wilders !

    www.ripostelaique.com

    vendredi 13 février 2009, par Cyrano

    Ce qui vient de se passer en Grande-Bretagne est tellement significatif de la lâcheté des gouvernements occidentaux qu’on ne sait si on doit pleurer, ou éclater de rire ! Rappelons les faits.

    Un membre de la Chambre des Lords avait l’intention d’inviter ses collègues à une réunion privée dans une salle de conférence de la Chambre des Lords pour rencontrer Geert Wilders, un député du Parlement néerlandais, afin de regarder son film controversé Fitna (1), puis d’en discuter avec lui.

    A peine l’invitation avait-elle été envoyée à tous les membres de la Chambre, que Lord Ahmed soulevait une tempête (2). Il s’est dit prêt à mobiliser 10.000 musulmans pour empêcher M. Wilders de pénétrer dans la Chambre, et a menacé de poursuivre devant les tribunaux la collègue qui avait organisé l’événement. Le résultat est que l’événement, qui devait avoir lieu ce jeudi, a été annulé, dans un premier temps.

    Qui est ce lord Ahmed ? Il est originaire du Pakistan, et est le premier élu musulman à siéger à la Chambre des Lords. Il a été l’un des fondateurs du Forum mondial, une organisation vouée à « la promotion de la paix dans le monde au lendemain du 11 septembre, en jetant des ponts entre le monde musulman et l’Occident par la relance d’une tradition de dialogue entre les peuples, les cultures et les civilisations fondée sur la tolérance ».

    Au vu des attentats de Londres, le message n’a pas dû être compris par tout le monde !

    Là où cela devient cocasse, c’est que Geert Wilders a quand même décidé de répondre à l’invitation de son collègue britannique. C’est alors que le gouvernement travailliste, celui qui accepte depuis des années toutes les revendications communautaristes musulmanes, qui reconnaît les tribunaux islamistes (3), a décidé d’abord de l’arrêter, et de le faire reconduire manu militari dans son pays (4).

    En Grande-Bretagne, les islamistes ont donc le droit de multiplier les appels au meurtre contre tous ceux qui ne sont pas musulmans, les appels au jihad, les prêches haineuses dans les mosquées (5). Par contre, un élu n’a pas le droit d’inviter un député hollandais au Parlement, pour diffuser et commenter un film qui critique l’islam !

    Il y a une semaine, notre journal s’indignait, nouveau recul, que des policières anglaises puissent porter le voile islamique (6).

    Nous espérons que le talentueux et très irrespectueux Pat Condell (7) dénoncera, avec ses mots à lui, ce nouveau recul honteux montrant jusqu’ou un gouvernement travailliste est capable d’aller, dans la capitulation, pour ne pas froisser les musulmans.

    Rappelons que cette gauche britannique donnait des leçons à la France, lors de sa loi contre les signes religieux à l’école, en 2004, considérant notre pays comme liberticide. L’ancien maire de Londres, Ken Livingstone, avait comparé cette loi aux mesures prises contre les Juifs, lors de la période de Vichy (8).

    Dans un pays européen, on expulse donc Geert Wilders, mais on accepte sans problème que Hani Ramadan, celui qui justifie la lapidation des femmes, et explique que le sida est une punition divine, vienne prêcher pour l’application de la charia, dans toute l’Europe.

    Rappelons cette célèbre phrase de Winston Churchill, au lendemain de Munich, à l’encontre de Daladier et de Lord Chamberlain : "Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous aurez le déshonneur et vous aurez la guerre".

    Le dernier numéro de la "Raison Militante", journal de l’ADLPF, rappelle cette interview de Taslima Nasreen, en 2002, au Nouvel Observateur : "Il faut critiquer l’islam, c’est un acte utile pour ceux qui vivent dans ces pays. Sous l’islam, ni la démocratie, ni les droits de l’Homme, ni les droits de la femme, ni la liberté d’expression ne peuvent survivre. Ce dont les pays islamiques ont le plus besoin, c’est d’introduire la laïcité, d’abolir d’urgence les lois islamiques pour sauver les femmes. Si vous voulez réellement du bien aux pays islamiques, vous devez combattre l’islam". N’en déplaise aux bien-pensants laïques, Taslima, comme Ayaan Hirsi Ali, comme Geert Wilders, ne fait pas la différence entre islam et islamisme. Pourtant, les deux premières sont adorées par le camp laïque, l’autre est insulté !

    En capitulant devant les islamistes, les gouvernements français, anglais, hollandais, norvégiens, suédois, et bien d’autres, trahissent les idéaux universalistes. Les laïques qui salissent Wilders, et s’en désolidarisent, ne comprennent-ils pas que les enjeux sont les mêmes que lors de l’affaire des caricatures : liberté d’expression contre fascisme islamiste, Lumières contre obscurantisme ?

    Nous ne pouvons compter que sur la réaction des peuples, pour défendre des valeurs qui ne se négocient pas : la liberté de conscience, l’égalité hommes-femmes, la libre critique de tous les dogmes.

    Tout ce que l’islam ne peut accepter.

    Cyrano

    (1) http://pointdebasculecanada.ca/spip.php/IMG/pdf/local/cache-vignettes/L297xH270/IMG/pdf/spip.php ?article338

    (2) http://kabyles.net/+Lord-Ahmed-contre-Geert-Wilders+.html

    (3) http://www.bivouac-id.com/2009/02/12/alerte-le-depute-neerlandais-wilders-arrete-a-londres-va-etre-renvoye-aux-pays-bas/

    (4) http://www.ripostelaique.com/Campagne-contre-les-tribunaux-de.html

    (5) http://video.google.com/videoplay ?docid=2668560761490749816

    (6) http://www.ripostelaique.com/Les-policieres-anglaises.html

    (7) http://www.bivouac-id.com/2008/10/07/exclusif-bivouac-la-video-censuree-de-pat-condell-en-version-francaise-%C2%AB-bienvenue-en-grande-bretagne-saoudite-%C2%BB/

    (8) http://www.ripostelaique.com/Pourquoi-je-me-rejouis-de-la.html

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