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06/11/2016

De Camp David à Oslo : comment le faux-messianisme de la paix s'est imposé en Israël, Pierre Lurçat

(Extrait de mon livre La trahison des clercs d'Israël, qui vient de paraître chez La Maison d'Edition)

"la trahison des clercs d'israël",osloLe soir fatidique du samedi 4 novembre 1995, des millions d’Israéliens ont entendu la voix grave d’Eytan Haber, directeur du cabinet de Rabin, déclarant dramatiquement à la radio : « Memshelet Israël modia be-tadema…» (« Le gouvernement israélien annonce avec stupéfaction…»). Le pays traversait alors des semaines d’angoisse et de colère, marquées par des attentats presque quotidiens et par le sentiment, partagé par de nombreux Israéliens, que le gouvernement d’Itshak Rabin et de Shimon Pérès était insensible aux victimes juives, civils innocents qui étaient comme sacrifiés sur l’autel de la « paix », devenue une sorte de Moloch exigeant chaque semaine son tribut sanglant.

 

Cette période est déjà lointaine, et un narratif bien différent s’est imposé dans les médias français et internationaux et aussi, dans une certaine mesure, en Israël même, en vertu duquel on entend présenter les accords d’Oslo comme une occasion manquée pour la paix au Moyen-Orient, qui aurait été perdue lorsque les balles de l’assassin de Rabin ont « tué le processus de paix ». Ce narratif est mensonger parce que le processus d’Oslo n’est pas mort à Tel Aviv. Non seulement il s’est poursuivi après l’assassinat de Rabin, mais il a même perduré bien au-delà, aucun Premier ministre, y compris Benjamin Nétanyahou, n’ayant eu le courage de dire une fois pour toutes qu’Oslo était mort et que les accords cent fois violés par la partie palestinienne étaient nuls et abrogés.

 

Le souci de vérité et d’exactitude oblige toutefois à reconnaître que le « processus de paix » - avec son cortège de morts, de mensonges et la réécriture concomitante de l’histoire en adoptant le point de vue palestinien, pour mieux faire accepter l’intronisation d’Arafat, puis de Mahmoud Abbas en « chefs d’État » – n’est pas né à Oslo. Yossi Beilin a certes été l’architecte des accords d’Oslo, avec son mentor Shimon Pérès et quelques autres, qui ont manipulé l’opinion publique israélienne, en faisant fi de l’opposition interne au parti travailliste et de la volonté du Premier ministre Rabin lui-même, demeuré jusqu’à son dernier souffle hostile aux conceptions de son rival historique.

 

 

Mais le socle idéologique et psychologique sur lequel reposent les accords n’est pas apparu du jour au lendemain, comme la création ex nihilo d’une poignée d’universitaires et d’idéologues coupés des réalités du Moyen-Orient. En vérité, force est de reconnaître que le faux messianisme de la paix qui a triomphé à Oslo était déjà en germe dans la société israélienne et dans l’esprit de ses dirigeants depuis longtemps, et notamment depuis la guerre de Kippour. Les choix fatidiques de 1993 sont en grande partie la suite logique des événements dramatiques de l’automne 1973, et c’est le traumatisme de Kippour qui a mené à celui d’Oslo et à ses suites.

"la trahison des clercs d'israël",oslo

 

Le premier à avoir compris, dans le camp arabe, la transformation qu’avait subie l’État d’Israël au lendemain de la « guerre d’octobre » fut Anouar Al-Sadate. Un certain discours le présente aujourd’hui, à l’instar de Rabin, comme un « faucon devenu colombe ». Mais ce raccourci journalistique est faux et trompeur, pour l’un comme pour l’autre. Il faut relire le dernier discours de Rabin à la Knesset pour comprendre qu’il n’a jamais renié son passé ; et il faut relire le discours de Sadate à Jérusalem , pour comprendre qu’il est lui aussi resté fidèle à ses engagements et à sa vision, conforme à la doctrine politique de l’Égypte établie depuis la Révolution des officiers libres en 1952. Le plus farouche ennemi d’Israël, admirateur d’Hitler dans sa jeunesse , ne s’est pas transformé du jour au lendemain en ami des Juifs : il a tout simplement compris que la meilleure façon de vaincre Israël était de se servir de la paix comme d’un cheval de Troie pour affaiblir et diviser l’opinion israélienne, et pour obtenir par la négociation ce que les armées arabes n’avaient pu remporter sur les champs de bataille.

 

Commentaires

la paix comme cheval de Troie ...

Qui peut sérieusement croire qu'une cordiale entente est envisageable avec des individus formatés dès leur plus jeune âge à la haine anti juive mahométane :
"LES JUIFS FILS DE CHIENS ET DE PORCS" (Coran Sourate 5: 2)

Comme contre Hitler et l'Allemagne conquérante nazie, nous devons durcir nos coeurs comme l'airain et nous résigner à une guerre interminable contre les adorateurs de la mort !

L'Europe et surtout la France sont judéophobes et arabophiles, je n'attend aucun soutien moral de ces idiots utiles de l'islam ...

Écrit par : jjames | 06/11/2016

la haine d'israel chez les palestiniens ainsi que dans tous les pays alentou
prenons l'egypt qui a signé la paix avec israel la haine des juifs et d'israel est aussi grande que celle des palestiniens . c'est pourquoi et malgré l'autonomie qui leur a ete accorde par oslo la haine est reste intact voir meme attise par abbas la seul et unique solution pour regler la question palestinienne c'est que la jordanie reprenne la palestine dans son royaume comme avant 67 et tous les problèmes seraient résoluts d'un coup

Écrit par : afota | 06/11/2016

LES JUIFS FILS DE CHIENS ET DE PORCS" (Coran Sourate 5: 2)

N'est pas écrit dans le Coran
faut pas dire n'importe koi

une chose est sûr : 'la PAIX" est le grand ennemi d'Israël
Si il ya la paix c'est la fin

Écrit par : Luc | 06/11/2016

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