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20/09/2015

Le cinéma israélien de Moshé Mizrahi au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme

Moshé_Mizrahi.jpgLe musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, en collaboration avec le Cinéma South Festival, le Sapir College et les cinémathèques de Tel-Aviv et de Jérusalem, a eu l’excellente idée de rendre hommage au cinéaste israélien Moshé Mizrahi (en photo ci-contre), à travers une rétrospective qui lui est consacrée ces jours-ci (20 et 21 septembre) à Paris. Si vous n’y avez pas encore été, courez voir demain (lundi) les films programmés au MAHJ : vous (re)découvrirez non seulement de très beaux films, mais aussi un des grands cinéastes d’Israël, réalisateur de nombreux films dont plusieurs sont devenus des classiques, enseignés dans les écoles de cinéma en Israël.

On pouvait ainsi voir cet après-midi le très beau film La maison de la rue Chelouche, qui raconte l’histoire d’une famille juive égyptienne installée à Tel-Aviv dans les années 1940, à la veille de la Guerre d’Indépendance. Ce film réalisé en 1973 est l’occasion de redécouvrir les deux grandes actrices israéliennes que sont Gila Almagor (qui incarne la mère du héros) et Mihal Bat-Adam, dont c’est le deuxième rôle après celui dans Rosa je t’aime, également réalisé par Moshé Mizrahi l’année précédente.

Gila Almagor, remarquable dans ce rôle de mère courage qui élève ses quatre enfants seule après la mort de son mari, est une des plus grandes actrices israéliennes, passée par le théâtre (Habima, Cameri, etc.) avant d’entamer une carrière cinématographique. Mihal Bat-Adam, elle aussi actrice aux théâtres Habima et Cameri, a commencé sa carrière au cinéma sous l’égide de celui qui devait devenir son mari, Moshé Mizrahi. Tous deux étaient venus assister à la rétrospective au MAHJ et le public a pu échanger quelques mots avec ces deux monuments du septième art israélien.

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1141973_edbhabayit17.full.jpgUne des questions du public porta sur le mélange des langues dans La maison de la rue Chelouche, où les personnages s’expriment tantôt en hébreu, en arabe, en ladino et en français. Mizrahi expliqua que ce multilinguisme était un des traits caractéristiques du judaïsme égyptien et alexandrin en particulier, qu’il avait voulu restituer dans ce film largement autobiographique. Un autre aspect intéressant du film était la reconstitution de l’époque de la fin des années 1940 à Tel-Aviv et du combat contre l’occupant anglais mené par l’Irgoun et le groupe Stern, dans lesquels de nombreux Juifs originaires des pays orientaux prirent une part active.

Parmi les films de Moshé Mizrahi, citons également La vie devant soi (adaptation du roman d’Emile Ajar) avec Simone Signoret, qui obtint l’Oscar du meilleur film étranger en 1978, ou encore Mangeclous ou Les filles à Papa. Le programme de cette rétrospective a été conçu par Ariel Schweitzer, historien du cinéma auteur de deux livres sur le cinéma israélien. Merci au MAHJ pour cette belle initiative qui réjouira tous les amoureux d’Israël et du septième art !

Pierre Lurçat

http://www.mahj.org/fr/index.php

 

22:26 Publié dans CINEMA, Film | Lien permanent | Commentaires (0)

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