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26/05/2014

Lola Bensky, de Lily Brett : Un très beau roman autobiographique entre la Shoah et les Sixties

lily brettQuand j'ai reçu le livre de Lily Brett, Lola Bensky, j'ai d'abord pensé le ranger dans un tiroir pour le ressortir plus tard, quand j'aurai l'esprit plus libre... Au chevet de ma mère, je n'avais pas le cœur à lire une histoire de « jeune journaliste de rock un peu naïve qui, lorsqu’elle n’interviewe pas Mick Jagger ou Jimi Hendrix, pense au prochain régime alimentaire qu’elle va suivre... » (présentation de l'éditeur).

Mais il ne faut jamais juger un livre à l'aune de son descriptif, et rien ne remplace le fait de s'y plonger sans préjugés, en étant prêt à recevoir « un coup de hâche » rompant la mer gelée en nous, selon la fameuse définition de Kafka... C'est un peu ce que j'ai ressenti en lisant Lola Bensky.

L'auteur, Lily Brett, est née en Allemagne en 1946 dans un camp de personnes déplacées. Ses parents se marient dans le ghetto de Lodz (Pologne), puis sont ensuite séparés à leur arrivée dans le camp d’Auschwitz. Ils survivent à la Shoah et se retrouvent quelques mois après la fin de la guerre. En 1948, la famille émigre en Australie, à Melbourne, où Lily Brett grandit.

À l’âge de 19 ans, elle est embauchée par un magazine de rock australien et interviewe des dizaines de musiciens, y compris ceux qui deviendront des légendes du rock... Romancière et poète, elle est notamment l’auteur de six romans, dont le dernier, Lola Bensky, est sorti aux États-Unis en octobre 2013. Lily Brett vit aujourd’hui à New York.

Il y a plusieurs manières de lire son livre : la plupart des journalistes et des lecteurs seront sans doute sensibles avant tout aux portraits des grands noms du rock des Sixties – de Jimi Hendrix à Mick Jagger, en passant par Brian Jones et Janis Joplin – portraits talentueux, émouvants et souvent surprenants, que dresse l'auteur.

lily brett


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20:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lily brett

23/05/2014

Saint-Laurent-les-Tours. «Collections secrètes» du peintre Lurçat

387487336.jpgLe vernissage de l'exposition «Les peintures de Jean Lurçat, collections secrètes» s'est déroulé ce samedi 17 mai dans les salles de l'atelier-musée Jean-Lurçat. En présence de plusieurs élus (président du conseil général, sénateur, etc.), Isabelle Rooryck, conservateur en chef départemental des musées du Lot, a présenté cette remarquable exposition. De «Cote de Bretagne» à «Vision d'Espagne», quinze superbes toiles de la collection RLF Paris sont présentées. A cet ensemble, viennent se joindre des huiles, gouaches, esquisses ou ébauches du peintre qui permettent d'en dresser le panorama complet de son œuvre. Puis, cerise sur le gâteau, la tapisserie du maître «Chicago» réalisée en 1961, tissée aux ateliers Goubely, provenant des collections de l'abbaye d'En Calcat est présente toute la saison au musée.

La pleine carrière de peintre de Jean Lurçat court sur une période de vingt ans allant de 1919 à 1939. Cette période voit se succéder de grands mouvements picturaux et des bouleversements politiques. L'œuvre du peintre est nourrie de cet environnement bouillonnant – des partis cubistes aux sujets proches du réalisme socialiste – mais fait preuve d'une grande originalité dans le traitement de la matière, le langage des couleurs, la constante recherche de l'effet décoratif et de sa fantaisie par le rythme des compositions, perspectives et plages colorées. Se dessine déjà son évolution future qui donnera à ses tapisseries cette signature reconnaissable entre toutes, composition frontale, hiératisme appuyé des modèles, jeu de couleurs, dilution du réalisme pur dans une atmosphère très symbolique, thèmes cosmiques.

Le musée est ouvert du 1er avril au 30 septembre.

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(article paru dans La Dépêche du Midi)

10:11 Publié dans Art | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean lurçat

10/05/2014

L’idée du « Yovel » dans la pensée sociale de Zeev Jabotinsky

 « Vous sanctifierez cette cinquantième année, en proclamant dans le pays, la liberté pour tous ceux qui l’habitent : cette année sera pour vous le Jubilé » (Lévitique 25-10).

 

Dans la paracha que nous lirons samedi matin dans les synagogues figure le fameux verset du Lévitique qui définit l’institution du « Yovel », le Jubilé.

 

Jabotinsky.jpgLa redistribution égalitaire des terres lors de la cinquantième année est une des conceptions sociales les plus originales de la Bible hébraïque, devenue pour beaucoup de commentateurs un symbole de l’esprit de justice inhérent à la tradition juive. Paradoxalement, c’est un des plus grands penseurs du sionisme laïc, Vladimir Zeev Jabotinsky, qui a remis au goût du jour cette institution tombée en désuétude depuis l’époque biblique, dont il a fait la pierre angulaire de ses conceptions sociales et économiques.

 

Avant d’aborder succinctement la pensée économique et sociale de Jabotinsky, il convient de faire une remarque préliminaire concernant la place qu’occupe la Bible dans la pensée sioniste moderne. Beaucoup a été dit sur le caractère utopique de la société juive décrite par Herzl, le « Visionnaire de l’Etat », dans son ouvrage programmatique, L’Etat juif et dans son roman politique Altneuland. Homme du dix-neuvième siècle, Herzl croyait au progrès nécessaire de l’humanité, et son utopie est le fruit des conceptions de son époque (Paul Giniewski le compare judicieusement à Jules Verne, autre grand utopiste).

 

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