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30/12/2013

Israël 2014 : pour qui sonne le glas ? Nétanyahou et la prochaine guerre israélo-arabe

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And therefore never send to know for whom the bell tolls; It tolls for thee” (John Donne)

Je me trouvais hier soir devant la résidence du Premier ministre, Binyamin Nétanyahou, aux côtés d’une poignée de manifestants venus protester contre la décision du gouvernement israélien de libérer certains des terroristes auteurs d’attentats meurtriers les plus abjects commis au cours des 25 dernières années, pour « relancer le processus de paix… » Mise à part la satisfaction de retrouver Meir Indor, un homme remarquable qui dirige l’association Almagor, et celle d’écouter ma fille s’adresser aux médias – avec une ardeur et une fougue qui m’ont rappelé celles de mes vingt ans – il n’y avait rien de très réjouissant dans cette manifestation.

Le plus déprimant était sans doute de voir que nous étions si peu : quelques membres des familles endeuillées par le terrorisme, des étudiants de l’association Im Tirtsou, et quelques passants… L’indifférence et la résignation avec laquelle le peuple d’Israël accepte cette décision inique et immorale est tout aussi désolante que l’absence quasi-totale de protestation au sein du gouvernement, de la Knesset et des grands médias.

Si Itshak Rabin avait, en son temps, pris une telle décision, il aurait été qualifié de tous les noms et la droite toute entière, Nétanyahou en tête, serait descendue dans les rues pour le conspuer et pour protester contre la libération d’assassins de Juifs en Eretz-Israël… J’ai moi-même manifesté autrefois à de nombreuses reprises contre les accords d’Oslo et contre leurs instigateurs et je n’ai jamais eu la moindre sympathie pour Rabin et Pérès. Mais il faut reconnaître qu’Itshak Rabin avait au moins « l’excuse » de faire un pari, certes risqué et insensé, sur l’avenir… Nétanyahou n’a même pas cette excuse. Il a été le premier à dénoncer jadis les concessions faites au terrorisme, dans son livre sur le sujet, et il fait aujourd’hui exactement le contraire de ce qu’il écrivait et proclamait hier.

 

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Manifestation contre la libération de terroristes



On pourra toujours dire qu’il voit aujourd’hui les choses différemment, mais c’est un mensonge, car Bibi sait pertinemment que sa politique amènera le contraire de la paix : elle amènera de nouvelles effusions de sang. La libération de terroristes assassins n’est que la partie visible de l’iceberg… Derrière le rideau de fumée des « négociations » et du « processus de paix », Nétanyahou est en train d’accepter, contre la volonté de ses électeurs et de la majorité du peuple d’Israël, un accord de capitulation comportant la création d’un nouvel Etat arabe irrédentiste au cœur d’Eretz-Israël (en plus du Hamastan de Gaza), qui entraînera la destruction de dizaines de localités juives florissantes en Judée-Samarie et le déclenchement à terme d’une guerre totale contre l’Etat juif, réduit à la peau de chagrin…

Comment Israël a perdu la guerre psychologique contre le terrorisme

Meir Indor in Hague-300.jpgJ’avais interviewé en 2008 Meir Indor (photo ci-contre), lieutenant-colonel de réserve, fils de rescapés de la Shoah, fondateur de Sar-El et de l’association Almagor qui réunit les familles de victimes du terrorisme arabe. Indor est le gendre du rabbin Albert Hazan zatsal, bien connu du public francophone à Jérusalem et ailleurs. C’est un de ces Israéliens extraordinaires que j’ai interviewés pour Israël Magazine, dans ma rubrique « Rencontres israéliennes ». Lors de cet entretien, Meir Indor m’avait raconté comment Israël a perdu la guerre contre le terrorisme arabe.

 « Pour Meir Indor, l’événement décisif qui l’a amené à s’occuper des victimes du terrorisme remonte à 1986, lors de la fameuse « transaction Djibril » - l’échange de quelques soldats israéliens contre un millier de terroristes. Jusqu’alors, Israël n’avait jamais cédé aux exigences des terroristes, préférant lancer des opérations de sauvetage risquées, parfois au prix d’échecs retentissants comme celui de Maalot, plutôt que de négocier. Cette politique a pris fin avec l’affaire Djibril, qui a joué un rôle funeste dans le déclenchement de la première Intifada. Indor a compris, bien des années plus tard, que c’était la pression des familles des soldats qui avait brisé la détermination du gouvernement. Ahmed Djibril lui-même a relaté qu’il avait fait monter les enchères, lorsqu’il avait réalisé que l’opinion publique israélienne était prête à payer très cher pour le retour des soldats. Parmi les terroristes libérés figuraient plusieurs dirigeants, dont le cheikh Yassine, fondateur du Hamas.

Depuis cette date, les terroristes palestiniens ont compris qu’ils pouvaient faire plier Israël, en se servant de l’opinion et des médias israéliens pour faire pression sur le gouvernement. Curieusement, cet aspect fondamental de la guerre terroriste – faire peur, influencer et « terroriser » l’ennemi – est très peu présent dans le débat public en Israël aujourd’hui. C’est sans doute sur ce terrain essentiel que l’Etat juif, dont les unités de lutte antiterroriste comptent parmi les plus efficaces au monde, a perdu la guerre psychologique contre le Hamas et les autres organisations terroristes. « La société israélienne tout entière est devenue l’otage du Hamas », affirme Meir Indor, qui rappelle que la peur est l’arme principale des terroristes depuis toujours. C’est d’ailleurs précisément pour cela qu’il a nommé son organisation Almagor, qui veut dire « sans crainte ».

La double trahison de Binyamin Nétanyahou

Je n’ai rien à enlever de ces lignes écrites il y a plus de 5 ans. Le pronostic fait par Indor est 2399_001.jpghélas vérifié chaque jour : non seulement nous avons perdu la guerre contre le terrorisme, mais c’est Nétanyaou,  qui est devenu, comme je l’écrivais il y a quelques mois, l’exécuteur testamentaire des accords d’Oslo… Le fils du professeur Bentsion Nétanyahou (dont j’ai fait le portrait dans ces colonnes) et le frère de Yoni, mort à Entebbé, a capitulé ! Je n’ose pas imaginer ce que dirait son père s’il assistait à cette triste déchéance, et sans doute vaut-il mieux pour lui de n’être plus là pour voir ce spectacle désolant. Bibi, comme l’écrit ce matin Elyakim Haetsni, a « franchi le Rubicon » et a en fait adopté les positions de la gauche (tout comme Ariel Sharon, Tsippi Livni et Ehoud Olmert avant lui, parmi d’autres déserteurs du Likoud, la liste est longue…).

Ce faisant, Bibi Nétanyahou trahit non seulement l’idéologie qu’il a défendue autrefois, comme ambassadeur d’Israël à l’ONU, celle du Likoud et du grand Jabotinsky dont son père fut à la fois le « secrétaire », et le plus proche disciple. Bibi trahit aussi la famille des endeuillés, sa propre famille et la mémoire de son frère, et les valeurs les plus sacrées du sang versé pour que vive notre peuple ! Il est en train d’amener sur notre peuple une nouvelle catastrophe, une guerre plus terrible que les précédentes, sur trois ou quatre fronts simultanés, en comparaison de laquelle la Deuxième Guerre du Liban et les opérations à Gaza feront figure de promenades de santé… A ceux qui trouveraient ce jugement trop dur, et qui préfèrent enfouir la tête dans le sable plutôt que de regarder en face l’amère vérité, je répondrai en citant les vers du poète anglais John Donne : « Ne demande pas pour qui sonne le glas, car il sonne pour toi ! »

Pierre Itshak Lurçat

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Commentaires

L'analyse d'INDOR sur l'origine de la faille psychologique de la majorité des Israéliens est éclairante. Mais elle ramène toujours au même problème. Donc, les Israéliens sont d'un courage, d'une patience et d'une bravoure extraordinaires, pour endurer les conditions quotidiennes d’existence. Depuis 1948, ils ont prouvé au monde entier qu'ils savent se battre. Plus que la plupart des humains, ils n'aiment pas tuer. Ils n'aiment pas tuer même leurs ennemis, même à la guerre. Et c'est là, que la perversion "gauchiste" a introduit sont virus mortel. En effet, sous prétexte que les terroristes ne nous font pas une guerre "traditionnelle", avec déclaration en bonne et due forme, bataillons en ordre de bataille, défilé de blindés, etc. une majorité d'Israéliens et de Juifs, en réalité une majorité de faibles d'esprit, refuse obstinément d'éradiquer, non seulement ceux qui commettent l'acte final des attentats, mais aussi, et c'est le plus important, tout le lisier sur lequel pousse cette espèce antijuive nuisible. C'est ce que depuis plus de treize ans, j'appelle par dérision, les déchets collatéraux.

Une telle attitude devrait être un puissant facteur de division de notre peuple. En effet, comment accepter de cohabiter avec une majorité d'abrutis qui agissent, souvent inconsciemment pour la destruction de leur pays ? Pourquoi accepter pour soi-même, ses enfants et ses petits enfants, le service militaire et les milouïm, pourquoi assumer les dangers inhérents, quand les dirigeants soutenus par la majorité d'abrutis, rendent chaque jour le pays encore plus dangereux ? Par exemple, en interdisant les destructions de déchets nazislamistes ?

Cette question est le vrai cœur du problème.

Nous ne sommes pas idiots. Une écrasante majorité d'Israéliens et de Juifs exécuterait avec fougue et enthousiasme, l'ordre de destruction massive des déchets, si un jour béni, cet ordre était donné. Mais en attendant, en attendant quoi au juste ? En attendant le Oint, la majorité d'abrutis est bien contente que cet ordre libérateur n'arrive pas.

C'est en très grande partie, pour cette raison, que l'on comprend que l'existence présente d'Israël est un vrai miracle, exclusivement dû, à la Volonté de Celui qui a choisit ce peuple tordu. Car comme il est écrit dans Débarim, chapitre 9, versets 4 à 6 : "Ce n'est pas pour mes mérites que Hachem mon Dieu m'a fait entrer en possession de cette terre, c'est à cause de la perversité de ceux qui y étaient". L'ordre de chasser et au besoin d'exterminer les occupants, est répété plusieurs fois, tout au long de la Torah. Or d'évidence, beaucoup de ceux qui ont l'immense mérite de construire le pays d'Israël, le font pour eux, selon leur seul mérite. Beaucoup de ceux là sont disposés à cohabiter avec les nazislamistes qui ne veulent, ni ne supportent, la présence des Juifs respectant leur Loi. Cet antagonisme profond entre Israéliens, n'est que très rarement explicité. On peut constater que finalement, ceux qui reviennent sur la terre promise aux ancêtres, profitent des efforts de ceux qui y reviennent pour eux-mêmes. Ca aussi, c'est un grand miracle ! Mais la réciproque est vraie aussi bien sûr ! Harézim zé la zé, les Israéliens laïcs profitent des mérites de ceux qui ne le sont pas.

Bref, la place de chaque Juif est en Israël, et nulle part ailleurs. Il prépare l'arrivée du fameux Oint.

Accessoirement, nous pouvons dire "gam zo létova" à propos des rejets de déchets ensanglantés de victimes juives. En effet, une fois dans la nature, ces déchets sont en principe, plus faciles à détruire, vu qu'ils ne sont plus protégés par leurs complices, les collabos alterjuifs, quand ils sont stockés dans les prisons d'Israël. Mais pour ça aussi, si beaucoup d'Israéliens savent faire, très peu essayeront, à cause du fameux frein mental brillement décrit par Méir INDOR.

Écrit par : Charles DALGER | 31/12/2013

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Écrit par : mutuelle dentaire | 08/07/2014

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