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31/12/2012

Les années parisiennes de Vladimir Zeev Jabotinsky

 

Jabotinsky, Paris, sionisme, traductionOn connaît l'épisode fameux de la dégradation du capitaine Dreyfus, en 1895, et le rôle central qui lui est généralement attribué dans l'élaboration de la doctrine du fondateur du sionisme politique, Theodor Herzl, alors correspondant à Paris de la Neue Freie Presse. Beaucoup moins connu, en revanche, est le séjour parisien du célèbre dirigeant sioniste, Vladimir Jabotinsky. C'est en effet à Paris que celui-ci fonda l'Union sioniste révisionniste (Hatzohar) – ancêtre du Likoud – dans l'arrière-salle du café du Panthéon. Paris fut le siège de l'Union sioniste révisionniste entre 1925 et 1935, et la France occupa aussi une place centrale dans l'activité politique, journalistique et littéraire du dirigeant sioniste.

 Deux remarques préliminaires : la première est que Jabotinsky a passé presque toute sa vie à voyager, non pas pour son plaisir, mais pour son travail de journaliste, puis de dirigeant sioniste. Il était, observe Joseph Nedava, un "citoyen du monde" au plein sens du terme, parvenant à se sentir chez lui dans tous les pays qu'il visitait, notamment grâce à ses prodigieuses capacités linguistiques. Cette description doit être tempérée, en ajoutant que Jabotinsky ne se reconnaissait qu'une "patrie spirituelle" – l'Italie, pays où se forma sa conscience politique – et que ses regards furent toute sa vie tournés vers Sion, même s'il n'y vécut que quelques années. D'autre part, il avait appris le français dans sa jeunesse, grâce à un cousin, comme il le confie dans son autobiographie.

 

Dans quelles circonstances s'installe-t-il à Paris ? Les raisons sont à la fois politiques et familiales, comme on le comprend en lisant ses différents biographes (son Autobiographie, rédigée en hébreu, s'interrompt malheureusement après la Première Guerre mondiale, Jabotinsky n'ayant pas eu le loisir de l'achever, puisqu'il est décédé subitement aux États-Unis en 1940). Après son arrestation par les autorités britanniques, en raison de son rôle dans la défense du yichouv contre les pogromes arabes de 1920, il est emprisonné à la forteresse d'Acco. Mais la vague de protestations, en Eretz-Israël (où les prisonniers juifs reçoivent notamment le soutien du grand rabbin Abraham Itshak Hacohen Kook) et dans le monde, contraint les Anglais à libérer Jabotinsky, qui est expulsé d'Israël. Il décide alors de s'installer en Europe, avec sa femme et son fils Eri.

 

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27/12/2012

Ben Ari : « L’Alyah des Juifs de France est une priorité nationale»

Je reproduis l'article de mon confrère et ami Meir Ben-Hayoun sur un sujet essentiel. P.I.L

Ben Ari, Alyah, France, JuifsC’est une première sur la scène politique israélienne. Lors d’une réunion électorale à Ashdod le 26 décembre, un membre de la Knesset, le docteur Michaël Ben Ari, numéro 2 du parti Otzma LeIsraël, a déclaré que l’Alyah des Juifs de France est une priorité nationale. Il en a exposé les principes.

Le député Michaël Ben Ari, numéro 2 du parti Otzma LeIsraël, a rencontré le public, dont des Francophones, à Ashdod mercredi 26 décembre.

 Ben Ari a déploré l’abandon des principes du sionisme et a immédiatement enchainé sur la situation du judaïsme de France.

 « La Communauté juive de France est sur une poudrière, pas seulement les Juifs, mais la France toute entière est sur une poudrière ». L’assistance acquiesce, Olim comme sabras. Une des personnes présentes prononce le mot résumant tout cela : « Toulouse ».

 « Il faut revenir a nous-même et à ce que l’Etat d’Israël est censé être, le pays des Juifs qui les accueille et les intègre.» poursuit Michaël Ben Ari, « Les Juifs de France sont une communauté chaleureuse et dont beaucoup n’aspirent qu’à vive à Sion. Il faut les encourager à cela. Ils ont besoin de nous et nous avons besoin d’eux. C’est un jeu « win win » où tout le monde gagne, et l’Etat d’Israël, c’est-à-dire nous tous, et les Juifs de France. L’Alyah des 700 000 Juifs de France doit être une priorité nationale. On doit y consacrer réflexion à tous les niveaux, tous les efforts et tous les moyens. N’a-t-on pas consacré 14 milliards de shekels pour l’abandon de la Bande de Gaza et pour se retrouver  sous des pluies de missiles ? Et la solution qu’on vous a fourni ici à Ashdod, c’est d’aller vous cacher sous terre comme des rats ? Voilà à quoi ont servi ces 14 milliards ! Ces budgets phénoménaux, n’auraient-il pas mieux servi pour l’Alyah des Juifs de France ?»

 

 

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20:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ben ari, alyah, france, juifs

21/12/2012

Rencontre avec Arié Eldad, un député sioniste révolutionnaire

Arie ELDAD 2.JPG

NB Le parti Otsma Le Israël est mal connu du grand public et victime de discrimination de la part des médias. Aussi je remets en ligne cette interview de son numéro 2 réalisée en 2009, qui n'a pas perdu, le lecteur en jugera, de son actualité. P.I.L

Arié Eldad n’est pas un député israélien ordinaire. Médecin dans Tsahal, il est entré très tard en politique, pour défendre ses idées et pour poursuivre, avec d’autres armes, son combat pour Eretz Israël. S’il est classé à la droite de l’échiquier politique, cela n’empêche pas qu’il soit apprécié par beaucoup de ses collègues de tous les partis, en raison de son honnêteté et de sa droiture. Il a déclaré un jour qu’il se battait chaque matin contre la création d’un Etat palestinien, qu’il considère comme un danger mortel pour Israël, et chaque après-midi contre la corruption, danger non moins grave… Rencontre avec un homme de convictions.

 

Arié Eldad me reçoit dans son bureau de la Knesset, à Jérusalem. Sur le mur, deux photos en noir et blanc traduisent mieux que de longs discours l’origine de son engagement politique : celle de son père, Israël Eldad, et celle du rabbin Aryeh Levin, le fameux « rabbin des prisonniers » de l’Irgoun et du Lehi, qui fut son « sandak », c'est-à-dire son parrain lors de sa circoncision. Eldad appartient en effet, comme beaucoup d’autres hommes politiques actuels, à la génération des enfants des fondateurs de l’Etat, et des combattants des organisations clandestines juives dont l’histoire est sans doute une des pages les plus glorieuses et les plus dramatiques de l’aventure sioniste au vingtième siècle.

 

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Le rabbin Aryeh Levin

Arié Eldad est entré en politique relativement tard, et pour des raisons bien particulières, comme il me l’explique d’emblée. Général de brigade dans Tsahal et ancien chef des services de santé de l’armée, il a repris son travail de médecin, après 25 ans sous l’uniforme. Lorsque la Deuxième Intifada a éclaté, en l’an 2000, il se trouvait à l’hôpital Hadassah Ein Kerem, à Jérusalem, qui était à l’époque surchargé de travail… « Nous avons accueilli plus de 3000 victimes d’attentats », se souvient Eldad, dont la spécialité – le traitement des brûlures – a malheureusement été très utile, pendant cette période difficile. C’est alors, m’explique-t-il, qu’il a compris qu’il était nécessaire de prévenir, au lieu de guérir… Et c’est cette conviction qui l’a décidé à abandonner la médecine pour se lancer dans la vie publique et dans la politique, avec cette idée fixe, qui ne l’a pas quitté depuis : « Si un Etat palestinien devait voir le jour à l’Ouest du Jourdain, les jours d’Israël seraient comptés »…

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