Avertir le modérateur

27/11/2012

Le nouveau visage du Likoud: de Jabotinsky à Moshé Feiglin, P.I.Lurçat

 

likoud,nétanyahou,feiglinJe me suis rendu dimanche voter, après quelques hésitations, aux primaires du Likoud, et je n’ai pas été déçu. D’abord, parce que les primaires du Likoud sont une grande kermesse et aussi une grande fête démocratique. On y croise toutes sortes de gens, militants de base, membres du comité central et députés et surtout ce « Am’ha » - ce petit peuple coloré et pittoresque – qui constitue jusqu’à aujourd’hui l’électorat du grand parti populaire qu’il a mené au pouvoir en 1977, après trente ans d’hégémonie travailliste.

Bien entendu, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts du Jourdain depuis lors… Régulièrement, on nous annonce la fin du Likoud : quand Ariel Sharon a créé l’éphémère parti Kadima, dont j’ai déjà dit ce qu’il incarnait à mes yeux, ou chaque fois que Moshé Feiglin remporte un succès. A en croire certains éditorialistes ce matin, comme Nahum Barnéa ou Sima Kadimon dans Yediot, Feiglin aurait transformé le Likoud en parti d’extrême-droite !

Quand on lit de telles inepties dans les grands médias israéliens, il ne faut pas s’étonner de les retrouver ensuite dans la presse française ou internationale… (Les Mohammed Sifaoui, Caroline Fourest et autres Pascal Boniface auront beau jeu de traiter Nétanyahou, Feiglin et Lieberman de « fachos », en s’abritant derrière la « caution » des éditos de la presse israélienne !)

Lire la suite

18/11/2012

Roni Daniel, le "Monsieur Tsahal" de la télévision israélienne, par Pierre Itshak Lurçat

Roni Daniel, TsahalNB J'avais interviewé Roni Daniel en juillet 2010 dans le cadre de ma rubrique "Rencontres israéliennes" dans ISRAEL MAGAZINE. Relisant cette interview aujourd'hui, je constate qu'elle demeure toujours actuelle... Extraits. P.I.L

 

En Israël, pays où la guerre fait pour ainsi dire partie de la vie quotidienne depuis 60 ans, le travail d'un commentateur militaire ne s'arrête pas à la fin des hostilités… Menaces de guerre, commissions d'enquête sur la dernière guerre, nouvelles armes ou problèmes de budget : tous ces sujets, et bien d'autres, constituent le pain quotidien d'un journaliste spécialiste des affaires militaires. Le visage de baroudeur de Roni Daniel, commentateur militaire de la deuxième chaîne de télévision israélienne depuis 1994, est connu de tous les téléspectateurs du pays. Il m'a donné rendez-vous au café situé en bas de l'immeuble de Tel-Aviv où se trouve son bureau. Le commentateur de la 2e chaîne, qui donne rarement des interviews, s'est confié en exclusivité à Israël Magazine.

 

D'entrée de jeu, je lui demande comment il est devenu correspondant militaire. Il m'explique qu'il a commencé sa carrière de journaliste il y a presque 40 ans, en tant que correspondant chargé des questions d'agriculture et de circulation à Kol Israël… Mais très vite – à l'occasion de la Guerre du Kippour – il a abandonné les chats écrasés pour se consacrer à sa passion : l'armée. Roni Daniel est en effet un soldat avant d'être un journaliste : il a servi dans le bataillon 906 du Na'hal, s'est battu sur le front égyptien pendant la guerre des Six Jours, a été blessé et est revenu au combat. En 1973, il était le premier correspondant militaire qui a gravi le mont Hermon, sous le feu des canons syriens. "J'ai fait toutes les guerres [depuis 1967]… Cela m'a rendu résistant", me confie-t-il avec la franchise d'un soldat. Comme beaucoup de téléspectateurs, j'ai gardé à l'esprit les images de la guerre contre le Hamas à Gaza, l'an dernier, quand Roni Daniel poursuivait son reportage, imperturbable, malgré l'alerte aux missiles, et quand il courait entre les balles du Hamas ("Je ne baisse jamais la tête face à l'ennemi", me dira-t-il au cours de notre entretien).

Lire la suite

19:58 Publié dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roni daniel, tsahal

16/11/2012

Opération « Amoud Anan » : colonne de nuée ou pilier de défense ? Itshak Lurçat

 

tsahal-idf.jpgAu troisième jour de l’opération militaire lancée par Tsahal pour rétablir la sécurité des habitants du sud (et du centre ?) d’Israël, il est intéressant de revenir sur un aspect apparemment accessoire, mais en réalité essentiel de cette nouvelle guerre qui vient de commencer entre les soldats de Tsahal et les terroristes du Hamas : son nom. Les médias internationaux ont adopté la traduction anglaise « Pillar of Defence » - en français « Pilier de défense » - pour rendre l’expression hébraïque « Amoud Anan », tirée de la Bible. En réalité, עמוד ענן désigne la « colonne de nuée » qui accompagnait les Bné Israël dans le désert pendant le jour, et qui était remplacée par une « colonne de feu » la nuit (Exode, chapitre 13, 21-22).

« ויהוה הלך לפניהם יומם בעמוד ענן לנחתם הדרך ולילה בעמוד אש להאיר להם ללכת יומם ולילה »

Plus qu’une simple question de traduction, il s’agit de comprendre la signification véritable des événements que nous vivons et de les interpréter à la lumière de notre histoire nationale relatée dans la Bible, dont nous vivons aujourd’hui les dernières péripéties… Dans une interview au site d’information en ligne Ynet, l’ancien grand-rabbin de Tsahal, Avihaï Rontsky, explique que ce nom a été choisi à dessein et avec beaucoup d’intelligence par l’état-major de l’armée.

Lire la suite

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu