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20/09/2012

Michel Darmon, un ami et un homme d’honneur et de courage, par Guy Millière

michel+darmon-azria-2.jpegJe reproduis ci-dessous l'hommage que rend Guy MILLIERE au général Michel Darmon, auquel je m'associe pleinement. Je connaissais Michel Darmon depuis la fin des années 1990, époque où j'étais un jeune militant sioniste parisien, et je l'ai souvent rencontré depuis. Il était pour moi, comme pour beaucoup d'autres Juifs sans doute, un modèle et un maître. יהיה זכרו ברוך P.I.L

J’ai appris ce jour, mercredi 19 septembre, la disparition de Michel Darmon. J’avais vu qu’il n’était pas là lors de ma dernière conférence pour l’association France-Israël. Je m’étais dit qu’il avait eu un empêchement. Le tourbillon de la soirée a fait que je n’ai pas parlé de lui à ceux qui m’entouraient. Je m’étais promis de lui téléphoner. Je ne le savais pas malade. Il était de ces hommes solides et droits qu’on peut imaginer immortels. Nous avions noué au fil des ans une complicité intellectuelle profonde, et quel que soit le sujet, je savais pouvoir en parler avec lui. Je savais que nous pensions dans la même direction et qu’un échange entre nous, même bref, serait fructueux. Michel Darmon était un ami, et il était pour moi bien plus qu’un ami : un exemple, un symbole de ce que sont à mes yeux l’honneur, la droiture et le courage.

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16/09/2012

Célébrations d'automne

automne-paris_jpg.jpgChaque année, avec le retour de l'automne, il sentait monter en lui un sentiment de nostalgie mêlé de joie, comme quand, dans son enfance, il voyait arriver la rentrée des classes. Ce jour – que beaucoup d'enfants redoutaient, car il signifiait pour eux la fin des grandes vacances et le début de longues heures d'étude ennuyeuses et monotones – il le considérait comme le début d'une nouvelle vie pleine de bonheur et de petits plaisirs innocents, comme celui d'ouvrir une trousse flambant neuve et d'en sortir des stylos et des crayons parfaitement taillés, dont la mine piquait comme une épingle. À l'appréhension de découvrir ses nouveaux professeurs, avec leurs manies, leur exigences et leurs têtes de Turc, se mêlait l'excitation d'ouvrir les livres neufs, d'humer leur odeur d'encre d'imprimerie et d'entamer l'étude de matières nouvelles, dont le nom était parfois aussi mystérieux que celui d'une terre lointaine sur la mappemonde.

 

La cour de récréation, pleine d'une foule d'enfants agitée, que les sifflets du surveillant parvenaient à peine à dompter ; les interminables parties de billes autour des marronniers aux larges feuilles en éventail, comme les doigts de la main, les jeux et les bousculades qui se poursuivaient pendant la longue interruption de midi, et le soleil rasant, colorant d'un rouge mordoré la cime des arbres du Luxembourg, qu'il traversait deux fois par jour, matin et soir... Automne ! Il regrettait cette saison, qui était autrefois sa préférée, dans le Paris de sa jeunesse, maintenant qu'il habitait à Jérusalem, où le climat passait presque sans transition de l'été chaud et sec à l'hiver froid et pluvieux.

 

Plus tard, il avait goûté d'autres saveurs et découvert d'autres sensations automnales : les fêtes, austères et solennelles, de Roch Hachana et de Kippour, et la foule des Juifs qui venaient expier leur péchés et demander à Dieu de leur accorder une année douce. Il se souvenait de son étonnement, lorsqu'il était entré pour la première fois dans une synagogue et y avait trouvé des Juifs affairés à poser le toit d'une cabane ; à cette époque il ne savait même pas ce qu'était une soucca.

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13/09/2012

Peter Bergson, l’homme qui a sauvé l’honneur du judaïsme américain pendant la Shoah

shoah,peter bergson,irgoun,etats-unis« Trop peu et trop tard » : ces cinq mots suffisent à résumer l’attitude des Juifs américains pendant la Shoah et leurs tentatives pour stopper, ou ralentir l’anéantissement des Juifs d’Europe durant la Deuxième Guerre mondiale. Pourtant, au milieu de l’indifférence ou de la pusillanimité qui caractérisèrent la plupart des dirigeants et associations juives aux États-Unis à cette époque, une poignée d’hommes ont su agir en déployant des trésors d’imagination et de courage et ont en quelque sorte sauvé l’honneur du judaïsme américain pendant ces heures noires. A leur tête se trouvait un militant sioniste révisionniste dont le nom est largement oublié, tant en France qu’en Israël : Hillel Kook, alias Peter Bergson. Portrait d’un héros méconnu.

Né en Lituanie en 1915, Hillel Kook est le fils du rabbin Dov Kook, jeune frère du premier grand rabbin d’Eretz-Israël, le fameux rav Avraham Itshak Hacohen Kook. En 1924, sa famille immigre en Palestine mandataire où son père est nommé rabbin à Afoula. Le jeune Hillel étudie à la yéchiva Merkaz Harav de Jérusalem (fondée par son oncle) et à l’université de Jérusalem, où il fréquente un groupe étudiant dans les rangs duquel il fait la connaissance de deux futurs dirigeants de la résistance juive clandestine : David Raziel et Avraham Stern...

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