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  • "Juifs, apprenez à tirer!" Jabotinsky et les débuts de l'autodéfense juive, de Kichinev à Jérusalem (2)

    Extrait de la postface de l'autobiographie * du fondateur de la Légion juive et du Betar relatant les débuts de l'autodéfense juive à Jérusalem, au moment des pemières émeutes arabes. Les mots fameux du grand dirigeant sioniste - "Juifs, apprenez à tirer!" - n'ont rien perdu de leur actualité, alors que nos frères Juifs en France découvrent ou redécouvrent tragiquement la précarité consubstantielle à l'existence juive en diaspora. P.I.L

    Autodéfense à Jérusalem et emprisonnement à Saint-Jean d’Acre

     

    La situation en Eretz-Israël est lourde de menaces et Jabotinsky entrevoit clairement le risque que font courir au Yichouv les bandes armées arabes, contre lesquelles ni l’armée anglaise, ni ses supplétifs indiens ne lèveront le petit doigt. Quand le juge Brandeis visite le pays, en juillet 1919, « Jabo » le met ainsi en garde contre les risques d’émeutes : « Nous autres, Juifs russes, sentons l’odeur du sang de loin, comme des chiens de chasse… ». La suite des événements va confirmer son pressentiment.

     

     

     

     

    autodefense

    Sur la tombe de Trumpeldor


    Dès 1919, Jabotinsky organise l’autodéfense à Jérusalem, au sein de la Haganah et il entraîne les recrues sur le mont des Oliviers, au vu et au su des Anglais. Mais c’est dans le nord du pays qu’ont lieu les premières escarmouches, lorsque des bandes arabes attaquent les localités juives de Haute-Galilée. Trumpeldor et plusieurs de ses camarades trouvent la mort en défendant Tel-Haï, épisode héroïque qui entrera dans la légende sioniste. Un mois plus tard, les émeutes se propagent à Jérusalem, à l’occasion de la procession de ‘Nabi Samuel’. Les cris de « Itba’h al-Yahoud » (« égorgez les Juifs ») laissent de marbre les troupes anglaises. Jabotinsky prend alors en main la défense de la ville. En réaction, il est arrêté et incarcéré par les autorités britanniques, ce qui suscite une vague de protestation sans précédent au sein du Yichouv. Au cours de son procès, il se transforme d’accusé en accusateur, dénonçant l’hypocrisie des Anglais et leur passivité face aux pogromistes arabes. Le 19 avril 1920, il est condamné à 15 ans de travaux forcés. En signe de protestation, le Yichouv décrète la grève générale et le parti de la gauche sioniste, A’hdout Haavoda, appelle à inscrire le nom de Jabotinsky sur les bulletins de vote.

     

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  • Les frères Merah et la filière toulousaine : les soupçons se confirment

    Les liens entre Mohammed Merah et la "filière toulousaine" de recrutement de djihadistes que nous évoquions dès la semaine dernière se confirment. Loin d'être le "psychophathe" ou le "loup solitaire" décrit par certains médias ou hommes politiques, Merah faisait apparemment partie d'une mouvance islamiste radicale et avait été en contact avec Olivier Corel, surnommé "l'émir blanc", l'imam autoproclamé d'une communauté musulmane d'Ariège autour duquel gravitaient de nombreux convertis à l'islam et jeunes musulmans attirés par le Djihad, comme le décrit Paul Landau dans son livre Pour Allah jusqu'à la mort. L'article du Parisien reproduit ci-dessous confirme les liens entre Merah et la filière toulousaine. P.I.L

     

    MERAH.jpgLes frères Merah connaissaient bien le cadre bucolique du hameau des Lanes où vit Olivier Corel, 65 ans, celui qu’on surnomme parfois « l’émir blanc ». Selon nos informations, et de source judiciaire, Mohamed Merah, 23 ans, et son frère Abdelkader se sont rendus dans sa ferme en janvier dernier pour régler le divorce religieux de ce dernier.

    Même le maire du village est au courant de la visite des deux frères.

    Olivier Corel, ce Français d’origine syrienne naturalisé en 1983, avait déjà été au centre d’une affaire de filière jihadiste vers l’Irak en 2007. Il est soupçonné d’avoir hébergé des islamistes radicaux voire de les encourager à partir au combat. Ce prédicateur avait été mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et placé sous contrôle judiciaire avant de bénéficier d’un non-lieu.

    Le nom d’Abdelkader Merah apparaissait déjà aussi à l’époque. Mais l’émir, qui nous a reçus sur le pas de sa porte, dit s’attendre « bientôt à la venue de la police », et bien « connaître le juge antiterroriste Marc Trévidic » mais assure être « confiant ». Les enquêteurs, eux, n’excluent pas des complicités dans le passage à l’acte de Mohamed Merah et vont remonter jusqu’à tous ceux qui ont eu un contact avec lui. L’émir est dans l’embarras, mais ne nie pas connaître les frères Merah. « Quand on frappe à ma porte, je l’ouvre à quiconque. Je suis un fils de Bédouin et nous avons la tradition de l’accueil et de l’hospitalité », répond Olivier Corel, polo sombre et pantalon bouffant, quand on l’interroge sur les frères Merah. A l’annonce de la de Mohamed Merah, le prêcheur avoue « n’avoir rien à dire sur ce qu’il a fait » et ne le condamne pas d’emblée.

    Barbe rousse épaisse avec quelques pointes poivre et sel, les yeux perçants, Olivier s’appelait autrefois Abdulilah quand il est arrivé en le 1er janvier 1973 pour des études de pharmacie qu’il a abandonnées. Un homme qui fait référence au Coran en permanence et le définit comme « le livre de la vérité absolue au-dessus de la loi des hommes ». Il avoue sur un ton aimable n’avoir « jamais lu la Bible ni la Thorah, car dit-il, je suis né musulman » mais admet « être allé à l’école dans un village chrétien en Syrie » à Talkalakh. « Ce n’est pas à moi de juger ce que cet homme a fait. Je n’ai pas à répondre là-dessus. Je ne suis pas un spécialiste de la jurisprudence du Jihad », lâche-t-il. « Je n’ai rien à cacher », assure-t-il. Dans sa ferme où il s’est installé depuis 1990, il élève quelques pigeons et cailles mais a aussi deux juments. Sa fille de14 ans ne va pas à l’école et est éduquée à la maison. Tous les trois mois, l’inspection académique contrôle son niveau de connaissance lors d’une réunion en mairie.

    Marchand ambulant de poterie, Olivier Corel, dit « vivre une retraite tranquille » avec son épouse, Nadia, qui ne se montre pas. Seule concession un peu gênée, Olivier Corel, lâche que « le Coran ne prêche pas de tuer les enfants » ni de « tuer des soldats désarmés » avant de se dire fatigué par une longue matinée passée à couper du bois.

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/olivier-l-emir-blanc-a-recu-chez-lui-mohamed-merah-23-03-2012-1919933.php

  • ISLAM RADICAL - La filière toulousaine, extrait du livre Pour Allah jusqu'à la mort de Paul Landau

    toulouse,islamBien avant Mohammed Merah, l'islam radical s'est implanté dans la région toulousaine, comme l'a décrit dans Paul Landau dans son livre Pour Allah jusqu'à la mort (éditions du Rocher 2008). Thomas Barnouin est un converti et pas un musulman de souche comme Merah, mais leurs parcours sont assez similaires. Ce livre passé relativement inaperçu à l'époque décrit précisément le processus par lequel des jeunes occidentaux (convertis ou musulmans) deviennent des djihadistes et commettent des actes de "folie" comme celui de Toulouse. Il est toujours d'actualité... P.I.L

     

     EXTRAIT DE POUR ALLAH JUSQU'A LA MORT, PAGES 123-127

     

    IV - La filière toulousaine

     

    Lorenzo Vidino, auteur d’un livre important sur Al-Qaida en Europe, faisait observer récemment que l’islam radical, traditionnellement implanté dans les grandes métropoles et les villes moyennes, s’étendait au cours des dernières années aux zones rurales européennes [1]. Cette observation a été confirmée par le démantèlement récent en France d’une filière de recrutement de djihadistes à destination de l’Irak, implantée dans la région toulousaine et notamment dans les localités de Colomiers et Capdenac-le-Haut, près de Figeac, dans le Lot. Cette filière fonctionnait depuis plusieurs mois, selon l’enquête menée conjointement par les renseignements généraux, la police judiciaire et la sous-direction antiterroriste (SDAT). Son démantèlement a débuté en février 2007 avec l’arrestation de deux djihadistes expulsés de Syrie, interpellés à leur descente d’avion à l’aéroport d’Orly. L’un des deux est un converti, Thomas Barnouin, albigeois de 26 ans devenu Abdelhakim après sa conversion.
     

     

    La maison des époux Corel

     

                Artigat est un village de 1200 habitants, dans l’Ariège. Jusqu’à récemment, il était connu surtout pour avoir été le théâtre d’une histoire fameuse, qui a inspiré de nombreux romanciers et cinéastes : celle de Martin Guerre, paysan français du XVIe siècle. Mais depuis quelques mois, Artigat est devenu célèbre pour une tout autre raison. Tout a commencé au début des années 1990, quand les époux Corel ont attiré autour d’eux plusieurs familles de musulmans et de convertis à l’islam. Au début, c’était plutôt une espèce de « communauté » installée dans une vieille ferme, puis dans des maisons construites au hameau des Lanes. Mais les apparences sont trompeuses : la vie bucolique de ces familles musulmanes dans la campagne ariégeoise cachait en fait une filière de recrutement de djihadistes à destination de l’Irak…

     

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