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27/11/2011

Passerelle des « Maghrébins »: nouvelle capitulation de Netanyahou

Je reproduis l'article de mon confrère Shraga Blum sur la nouvelle capitulation de Bibi, qui a une nouvelle fois eu peur de son ombre (attitude qui ne fait que conforter les Musulmans dans leur chantage et leurs théories du "complot juif pour détruire la mosquée"...). J'invite les lecteurs à regarder aussi l'excellent reportage de Corine Bodnev sur le Har Habayit (Mont du Temple) sur TSARFAT TV, la nouvelle télévision israélienne francophone qui monte... (à partir de la minute 18:30). Hodesh tov et que le mois de Kislev nous insuffle l'esprit des Makkabim! P.I.L.

La mosquee al-Aqsa-3.JPGComme cela s’est passé à plusieurs reprises, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a une nouvelle fois fait stopper au dernier moment les travaux indispensables à la sécurité de la «Passerelle des Maghrébins » qui relie le Kotel à l’entrée de la mosquée (photo ci-contre P.I.L) construite à la place du Temple de Jérusalem. Les équipes de travail ainsi que les machines étaient déjà sur place pour commencer les travaux mais tout a été arrêté par « ordre venu d’en haut ».
Le scénario est exactement le même a chaque épisode : l’ingénieur en chef de la Ville de Jérusalem, les responsables des Pompiers ainsi que ceux de l’Office National des Antiquités sonnent le signal d’alarme depuis un certain temps déjà sur les dangers d’effondrement de cette construction en bois et exigent sa destruction pour construire une structure solide. Immédiatement, la machine de propagande musulmane se met en branle, accusant Israël « d’atteinte à la Mosquée » et menaçant « d’embrasement du monde musulman » au cas où les juifs touchent à cette passerelle. Les autorités municipales font alors savoir qu’elles passeront outre ces menaces, premièrement parce qu’il s’agit d’une question de sécurité publique et deuxièmement parce qu’Israël est tout simplement souverain sur le Mont du Temple. Mais au dernier moment, le Premier ministre ordonne de tout arrêter « pour des raisons de sensibilité de la situation ».

Cette fois-ci, il s’agit d’avertissements venus à la fois de Jordanie et d’Egypte « sur des troubles dans le monde musulman que provoqueraient de tels travaux ». L’un des dirigeants des Frères Musulmans s’est même permis de menacer Israël à la télévision égyptienne, accusant « les sionistes de vouloir entrer en force pour saccager et profaner la mosquée Al-Aqsa ». Tout cela a suffi pour que le Premier ministre qui se fend toujours en déclarations enflammées pour Jérusalem de céder une nouvelle fois face au chantage inadmissible des usurpateurs musulmans.

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Tout comme la construction juive à Jérusalem, « ce n’est jamais le bon moment » pour faire ce que n’importe quel Etat ferait, à savoir agir en vertu de sa souveraineté et de son droit. Et lorsqu’on cède sur nos droits naturels, on donne raison à ceux qui nous les contestent.

par Shraga Blum

http://www.israel7.com/2011/11/passerelle-des-%C2%AB-maghrebins-%C2%BB-nouvelle-capitulation-de-netanyahou/

24/11/2011

Deux beaux romans sur le Retour – de la téchouva à l’alyah, par Pierre Itshak Lurçat

 

AMANDIER.jpgLe titre du beau roman de Yéochoua Sultan, Comme l’amandier en hiver, intrigue le lecteur. La couverture du livre – autoédité par l’auteur (yeochouasultan91@gmail.com) – est illustrée par deux photographies : au recto, des amandiers en fleurs, au verso, une forêt aux couleurs automnales. Ces deux images représentent les deux facettes ou plutôt les deux extrémités du parcours relaté dans le livre, qui raconte un voyage initiatique, de la banlieue parisienne aux monts de Judée. C’est donc le récit d’un retour, ou plutôt du Retour, celui que de nombreux Juifs nés dans des familles éloignées de la tradition ont vécu et ont accompli, certains allant, comme Sultan, jusqu’au bout de ce parcours en faisant leur alyah.

 

Ce livre est construit comme un roman et non comme une autobiographie, et le lecteur est agréablement surpris en découvrant un style romanesque à la fois simple et authentique, qui rappelle celui de romans juifs déjà oubliés, comme ceux de Roger Ikor (Les eaux mêlées).IKOR.jpg

Yeochua Sultan écrit bien et il sait camper ses personnages – Olivier, son héros, ses parents et ses camarades du lycée. Il y a même dans le livre des descriptions de paysages, chose que le roman contemporain a presque délaissé, tellement les écrivains actuels sont focalisés sur les personnages et sur leurs propres impressions.

Comme l’amandier en hiver se déroule presque entièrement à Flessy, petite ville de la grande banlieue où vit le héros et où il étudie. L’auteur réussit à nous plonger dans l’atmosphère d’un lycée français dans les années 1980, au moment de la guerre du Liban qui est celui du retour de l’antisémitisme. C’est précisément une banale discussion entre élèves qui va faire comprendre au personnage principal que son judaïsme n’est pas une chose anodine et qui va le conduire petit à petit à s’interroger sur son identité, interrogation qui le mènera à redécouvrir le judaïsme puis Israël.

 

DSCN3419.JPGLa force de ce roman est de parvenir à faire vivre au lecteur le cheminement – à la fois intellectuel et spirituel – du héros, et à lui permettre de s’identifier à lui. Beaucoup de Juifs ont connu des parcours similaires à celui d’Olivier Nizard, mais très peu de romanciers ont su raconter le Retour. C’est le talent de l’auteur de relever cette gageure, de manière simple et sans fioriture. Son livre est sous-titré « Un imprévisible retour », et de fait, la trame du livre réside dans ce caractère imprévisible du parcours du héros, ramené presque malgré lui à son peuple et à sa Torah, qui finit par comprendre que sa place est en Israël, sur la terre de nos ancêtres. Ce roman plein de fraîcheur fera sans doute plus que beaucoup de discours pour convaincre beaucoup de Juifs égarés, en France et ailleurs, que leur place est ici, en Israël !

 

Sur un thème très similaire, Laure Guetta publie De l’appel au retour (autoédité, laure.guetta@gmail.com). Ce roman bien écrit et émouvant relate le retour d’un couple de jeunes Juifs parisiens, Line et Franc. La première partie décrit leur retour à la pratique des mitsvot, et notamment au respect des lois de pureté familiale, à la suite des difficultés qu’ils rencontrent pour avoir un enfant. Dans la deuxième partie, ils se rendent en vacances en Israël et comprennent, après un périple à travers le pays, que l’alyah est l’aboutissement de leur cheminement spirituel.

 

Ces deux livres ont en commun une grande sincérité, des qualités d’écriture et aussi quelques défauts inhérents à l’autoédition. Ils souffrent de quelques longueurs, même s’ils ne sont jamais ennuyeux. Laure Guetta est plus convaincante à mon avis dans la seconde partie de son roman. Tous les deux ont écrit des livres forts qui montrent, de manière romancée et non didactique, que l’accomplissement de la vie juive authentique ne peut être trouvé que sur la terre d’Israël. Deux beaux romans qui ne laisseront aucun lecteur indifférent !

 

Comme l’amandier en hiver de Yéochoua Sultan et  De l’appel au retour de Laure Guetta.

 

Les deux livres sont vendus dans la sympathique librairie française Kohav, rue Mekor Haïm à Jérusalem. http://www.kodeshlibrary.com/

 

14/11/2011

Guy Millière à Jérusalem : une bouffée d’oxygène et d’intelligence, par P.I Lurçat

Devant une salle comble, dans le quartier de Baka à Jérusalem, Guy Millière a exposé avec brio et intelligence la situation actuelle du monde – le Moyen-Orient, l’Europe, les États-Unis et Israël – avec réalisme et sans concession mais aussi avec optimisme et foi dans l’avenir. C’est une bouffée d’air frais et d’intelligence que nous a offerte cet intellectuel inclassable qui se définit lui-même comme un « dissident »… P.I.L

 

guy_milliere_bon.jpgJe n’avais jamais rencontré Guy Millière. Je connaissais bien entendu ses écrits et notamment ses articles dans Israël Magazine auquel nous collaborons tous les deux, mais je n’avais jamais assisté à ses conférences. C’est chose faite depuis hier, grâce au P’tit Hebdo dont le dynamique rédacteur en chef a beaucoup œuvré pour faire connaître Guy Millière du public francophone en Israël. La soirée a commencé par une introduction musicale du jeune quatuor Tsion, qui a joué des morceaux de Vivaldi, de Mozart et de Gershwin notamment, choix éclectique qui constituait une bonne entrée en matière à la conférence de Millière. Celui-ci est en effet un intellectuel original aux facettes multiples, écrivain prolifique, éditorialiste à la Mena, à Israël Magazine et à UPJF.ORG*, enseignant et auteur de nombreux livres portant notamment sur les États-Unis où il passe une grande partie de son temps.

 

Le sujet de la conférence était « Israël, l’Amérique, la recomposition islamique du Proche-Orient : perspectives pour 2012 », et Guy Millière a réussi à aborder les différents aspects de ce thème dans un délai relativement court, s’exprimant avec conviction devant un public avide de comprendre. Critiquant sans ménagement la politique étrangère de Nicolas Sarkozy et de son « conseiller » Bernard-Henri Lévy, Millière a fait le lien entre la désastreuse intervention occidentale en Libye et la politique étrangère d’Obama, qui favorise délibérément l’islamisme conquérant et les régimes dictatoriaux et autocratiques dans le monde entier. « Obama a permis à l’Iran d’Ahmadinejad de gagner du temps », explique-t-il en mentionnant le récent rapport de l’AIEA.

 

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Pourtant, il demeure optimiste concernant l’évolution interne aux États-Unis, où une majorité des Américains, lassés de l’humiliation qu’ils ressentent depuis l’élection d’Obama, vont probablement porter au pouvoir un candidat républicain en 2012. Guy Millière est beaucoup plus pessimiste concernant l’avenir de l’Europe, dont il considère qu’elle est en train de sortir de l’histoire, affaiblie par l’effondrement de l’Euro et par une démographie vieillissante que compense, en France uniquement, la vitalité de la population musulmane.

 

PODHORETZ.jpg« N’attendez rien de l’Europe », lance Millière au public, avant de se lancer dans un vibrant éloge du dynamisme d’Israël, de son économie et de sa capacité d’invention. Interrogé sur le vote juif aux États-Unis, il explique – en citant l’ancien rédacteur en chef de la revue Commentary Norman Podhoretz (photo ci-contre) – qu’une majorité des Juifs américains ne sont plus vraiment juifs, mais adeptes de cette nouvelle « religion » qu’est l’idéologie liberal… Quand un membre de l’assistance lui demande pour qui voter aux prochaines élections françaises, Millière répond sans hésiter qu’il s’abstiendra, ne voulant pas donner sa voix à Sarkozy, ni voter pour une idéologie socialiste dont il connaît tous les dangers. Quant à Marine Le Pen, il déclare sans ambages qu’elle n’a pas rompu avec le Front national de son père et demeure anti-américaine et économiquement à gauche du PS (analyse confirmée par la récente interview que MLP avait donnée à Israël Magazine).

 

Interrogé au sujet des médias français, Guy Millière relate comment certains collègues lui confient sans aucune honte ne pas dire ce qu’ils pensent, pour continuer d’être invités sur les plateaux de télévision et vendre leurs livres… Millière a adopté une attitude différente, ce qui explique qu’on ne le voit pas souvent à la télévision française, sauf dans l’émission de Frédéric Taddeï. Comme le lui avait dit, en plaisantant à moitié, un dissident soviétique, « nous avons de la chance en URSS, nous avons une seule Pravda, tandis que vous en avez plusieurs », relate Millière, faisant allusion à la presse française qui recopie unanimement les dépêches mensongères de l’AFP… Et il conclut en citant son prochain livre autobiographique (en anglais), au titre éloquent : « Dissident »

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Au total c’est un Guy Millière à la fois lucide, caustique et passionné que le public francophone de Jérusalem a pu rencontrer : un ami d’Israël véritable (non Juif, est-il besoin de le rappeler), dont l’analyse tranchée et sans concession ne laisse personne indifférent. Son discours dissident est une véritable bouffée d’oxygène et d’intelligence, au milieu du concert de la désinformation et de la propagande des médias nationaux français.

Pierre Itshak Lurçat

 

* L'UPJF a été la première organisation juive à recevoir et promouvoir Guy Millière en France. Son dernier livre paru est « Comment le peuple palestinien fut inventé », éditions David Reinharc.

 

 
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