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25.10.2011

Inédite en français: parution de l'Histoire de ma vie de Vladimir Zeev Jabotinsky

 

14323074343574253358.jpgNé à Odessa en 1880 et mort dans l’État de New-York en 1940, Vladimir Zeev Jabotinsky est une des figures les plus marquantes de l’histoire du peuple Juif au vingtième siècle. Écrivain, journaliste et dirigeant sioniste, il occupe une place de choix parmi les fondateurs de l’État d’Israël, aux côtés de Théodor Herzl et de David Ben Gourion. Père spirituel de la droite israélienne, il est le créateur de l’Organisation sioniste révisionniste et du mouvement de jeunesse sioniste Betar.

 

Mais cet enfant terrible du sionisme russe est avant tout un écrivain et un journaliste talentueux et un orateur exceptionnel. Son autobiographie nous entraîne aux quatre coins du monde, de l’Afrique du Nord aux États-Unis et à la Palestine mandataire (Eretz-Israël) et de l’Italie à la Turquie et aux pays baltes. Son regard lucide et sa plume acérée nous font redécouvrir des événements mal connus ou oubliés, comme le pogrome de Kichinev, les Congrès sionistes ou la première Guerre mondiale, qu’il couvre en tant que correspondant militaire.

 

A l’encontre des nombreuses caricatures qui ont défiguré son personnage, le lecteur découvre un Jabotinsky plein de sensibilité et de curiosité, qui lui fait partager ses réflexions et son cheminement intellectuel et politique avec une grande sincérité, sans jamais se soucier de l’image qu’il donne ou de la postérité. On retrouve dans les pages de son autobiographie les qualités de journaliste et d’écrivain qui ont fait comparer Jabotinsky aux plus grands noms de la littérature russe. Qu’il décrive son enfance à Odessa, ses débuts dans la politique ou sa rencontre avec des dirigeants juifs (Herzl, Weizmann) ou des hommes politiques (Delcassé, Herbert Samuel), il ne se départit jamais de son regard plein de justesse, lucide sans être cruel, affectueux sans tomber dans le pathos, et toujours empli d’une profonde humanité.

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Un des épisodes les plus marquants de sa vie est la création de la Légion juive, premier embryon d’armée juive à l’époque contemporaine, au sein de laquelle Jabotinsky participe à la conquête de la Palestine par le général Allenby. Le sang versé par les soldats juifs – à Gallipoli notamment – et le prestige acquis sur les champs de bataille contribueront grandement à l’octroi de la Déclaration Balfour. A cet égard, Jabotinsky aura joué un rôle essentiel dans l’épopée sioniste : il a compris, avant les autres, que le retour de la nation juive sur la scène de l’histoire mondiale ne pouvait se faire que dans le tumulte de la guerre.

 

Malgré la récente parution en France de ses deux romans (Les Cinq et Samson), Jabotinsky demeure mal connu du public francophone. La présente autobiographie permettra au lecteur de découvrir un personnage attachant et hors du commun, et de comprendre la genèse d’un mouvement qui a joué et joue encore un rôle important dans la vie politique israélienne (Bentsion Nétanyaou, qui fut le secrétaire particulier de Jabotinsky, est le père de l’actuel Premier ministre d’Israël).

 

Présentation de l’éditeur (les Provinciales) :

Traducteur de Baudelaire et de Poe, journaliste talentueux, orateur redoutable, homme d’action, Jabotinsky (1880-1940)  est, avec Herzl, l’un des principaux théoriciens  politiques du Sionisme. Fondateur de la Légion juive et du Parti sioniste révisionniste, il est l’inspirateur décisif de la politique de défense d’Israël : « le mur de fer ».

 

jabotinski1903En plus de son génie de la narration et de l’observation des hommes, de sa compréhension  à long terme des événements, il révèle dans cette autobiographie une sensibilité et une justesse qui imposent le respect et laissent deviner ce qu’il appelle « ma vie véritable, c’est-à-dire ma vie intérieure. »  C’est le récit d’une aventure de la volonté.

 

« Je déteste à un point extrême, de manière organique, d’une haine qui échappe à toute justification, à la rationalité et à la réalité même, toute idée montrant une différence de valeur

entre un homme et son prochain. Cela ne relève  peut-être pas de la démocratie mais de son contraire : je crois que tout homme est un roi. »

Traducteur de BAUDELAIRE et de POE,

Histoire de ma vie, de Vladimir Jabotinsky, éditions les Provinciales.


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http://www.lesprovinciales.fr/

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21.10.2011

Le rabbin Avi'haï Rontski déclare: "Il faut tuer les terroristes dans leur lit"

Avec le rav Rontsky.jpgJe mets en ligne l'article que j'avais consacré il y a deux ans au grand-rabbin de Tsahal, Avi'hai RONTSKI, qui vient de défrayer la chronique en déclarant que Tsahal devait tuer les terroristes dans leur lit au lieu de les capturer pour qu'ils soient ensuite libérés de prison comme dans l'affaire Shalit. Accompagnant la semaine dernière le candidat de la 8e circonscription Edward Amiach en Samarie, nous avons eu l'honneur de rencontrer à Itamar le rav RONTSKI (photo ci-contre). Cet homme remarquable dirige la yéshiva où enseignait le rav Ehoud VOGEL hyd assassiné avec sa femme et trois de ses enfants par ces mêmes terroristes arabes que des voix de plus en plus nombreuses en Israël appellent aujourd'hui à condamner à mort au lieu de les envoyer séjourner en prison dans des conditions de luxe indécentes... P.I.L

 

Rencontre avec des Israéliens extraordinaires :

 

Le grand rabbin de Tsahal Avi'haï Rontski
 

 

Parmi les images fortes et émouvantes de la guerre contre le Hamas à Gaza, en janvier dernier, beaucoup d'Israéliens gardent en mémoire celles du grand rabbin de Tsahal, le général de brigade Avi'hai Rontski, bénissant les soldats, juste avant qu'ils entrent en territoire ennemi. A cette occasion, les téléspectateurs ont découvert le visage du "Ravtsar" [aumônier militaire en chef, en abrégé], visage qui tranche avec l'image traditionnelle des aumôniers militaires de Tsahal. Rontski a en effet un profil très différent de celui de ses prédécesseurs : combattant, portant presque toujours son arme, il est aussi un habitant d'une implantation (Itamar) et, surtout, un 'hozer bitéchouva', c.-à-d. un Juif revenu à la pratique religieuse... Ce profil bien particulier, on s'en doute, ne plaît pas à tout le monde, au point que le grand rabbin de Tsahal est devenu depuis quelques mois la "bête noire" du journal des élites israéliennes, Ha'aretz, qui mène une véritable campagne contre lui... Pourquoi, et qui se cache derrière cette campagne ? Enquête d'Israël Magazine.

 

Rav Rontski (Photo Dover Tsahal).jpgLe rabbin Avi'hai Rontski, âgé de 54 ans, a grandi dans une famille non pratiquante et a étudié à l'internat militaire de Haïfa. Il a débuté son service militaire dans les commandos marins (la fameuse "Shayetet"), avant de rejoindre une autre unité d'élite, l'unité Shaked. Il a pris part à la guerre de Kippour, qui a été pour lui – comme pour beaucoup d'Israéliens – un moment traumatisant et un tournant. Dans une interview au journal de l'armée, Bama'hané, il a raconté qu'il avait compris après la guerre que les valeurs dans lesquelles il avait grandi étaient en faillite. Ce fut le début de son retour au judaïsme, qu'il a effectué conjointement avec sa femme, une soldate de son unité. En 1984, tous deux font partie des fondateurs de la localité juive d'Itamar, en Samarie, et c'est là qu'ils élèveront leurs six enfants.

 

 

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18.10.2011

Guilad Shalit - Pourquoi Bibi a trahi ses propres principes et l'esprit de Yoni Netanyahou, par le Dr Ben Artsi

 

Je publie ci-dessous l'interview que le Dr Haggi Ben Artsi m'avait donnée pour ISRAEL MAGAZINE il y a près de deux ans. A l'époque, Ben Artsi espérait encore que son beau-frère, Bibi Nétanyaou, allait rester fidèle à ses principes et à l'esprit héroïque de son frère Yoni et d'Emmanuel Moreno. Aujourd'hui, après la capitulation d'Israël face au Hamas, Ben Artsi déclare publiquement: "Je ne serrerai plus jamais la main de Bibi"... P.I.L

 

Haggi Ben Artsi 4.JPGJ'ai rencontré pour la première fois le Dr Haggi Ben Artsi lors de la veillée de Hochana Rabba (dernier jour de Souccot) organisée par l'association Almagor, qui défend les familles des victimes du terrorisme et s'oppose à la libération de terroristes *. J'avais souvent entendu parler de lui, comme d'un éducateur hors-pair et comme d'un militant. Mais aux yeux du grand public, Ben Artsi est surtout connu comme étant le beau-frère du Premier Ministre : il est en effet le frère de Sarah Nétanyahou. Haggi Ben Artsi a accepté, en exclusivité pour Israël Magazine, de dire ce qu'il pense des négociations en vue de libérer Gilad Shalit, de l'attidude de l'Europe envers Israël et, bien entendu, de son célèbre beau-frère.

 

Le Dr Ben Artsi enseigne la Bible et l'histoire juive à l'université Bar Ilan. Nous nous rencontrons au collège d'enseignement supérieur Lifchitz à Jérusalem, où il donne des cours. Il m'accueille avec quelques mots de français, souvenir de ses études au lycée, avant la guerre des Six Jours, qui ont pris fin brutalement après le fameux discours du général De Gaulle sur le "peuple sûr de lui et dominateur", lorsque le professeur de français de Ben Artsi a déclaré qu'il suspendait ses cours, en signe de protestation. Cette anecdote donne le ton de notre entretien : Ben Artsi est un homme érudit qui ne mâche pas ses mots et qui ne manque pas d'humour. Il est né en 1950 et a grandi à Tivon, près de Haïfa. Il a étudié à la yechiva et a combattu lors de la guerre de Kippour.

Ben Artsi n'aime pas trop parler de lui, ni de sa famille, préférant entrer dans le vif du sujet : l'affaire Gilad Shalit et son action pour empêcher la libération de centaines de terroristes, qui risque de causer des dizaines d'attentats et des centaines de victimes... Il se sent investi d'une mission personnelle à ce sujet, comme il l'a expliqué le soir d'Hochana Rabba, lors de la veillée d'Almagor qui se tenait en face de la résidence du Premier Ministre. Ben Artsi a interpellé à de nombreuses reprises Bibi sur ce sujet, allant jusqu'à organiser tout seul une contre-manifestation devant son bureau à Jérusalem ! Je lui demande pourquoi ce sujet lui tient tellement à cœur, et en quoi il considère que Bibi a trahi ses convictions politiques à cet égard.

 

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"Bibi est l'homme politique israélien qui s'est opposé le plus fermement à la libération de terroristes, lors du premier 'échange' – la  fameuse transaction Jibril – en 1986", rappelle Ben Artsi. Jusqu'à cette date, Israël avait toujours refusé avec détermination de remettre en liberté des terroristes, préférant lancer des opérations audacieuses pour tenter de libérer les otages, comme celle d'Entebbé – au cours de laquelle fut tué Yoni Nétanyahou, le frère de Bibi. Quand le gouvernement d'union nationale Shamir-Pérès accepta pour la première fois de libérer des centaines de terroristes, en 1986, Nétanyahou était ambassadeur d'Israël aux Nations unies. Il prit alors publiquement position contre son gouvernement, fait exceptionnel pour un ambassadeur. La 'transaction Jibril' fut la cause principale du déclenchement de la première Intifada.

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16.10.2011

Le « Birkat Cohanim » de Soukkot au Kottel - P.I. LURCAT

Le « Birkat Cohanim » - la « bénédiction pontificale » prononcée par les Cohanim lors de la répétition de la Amida – n’est pas seulement une bénédiction dite tous les jours dans toutes les synagogues du monde (lorsque des Cohanim sont présents bien entendu). C’est aussi une cérémonie particulière, empreinte de majesté, qui a lieu deux fois par ans au Kottel, au « mur occidental » du Temple de Jérusalem, à Soukkot et à Pessah.

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Nombreux sont les jours de foule et de liesse populaire au Kottel, mais aucun n’atteint le degré de celui du Birkat Cohanim de Soukkot. Ce jour-là, des milliers de Juifs – et aussi de non Juifs - affluent de tous les coins du pays, comme aux temps où le Temple était en place et où Soukkot était une des trois fêtes de pèlerinage. On y trouve une foule bigarrée et très diverse – Juifs orthodoxes en habit de fête, caftan de soie et « Streimel » peu adapté aux dernières chaleurs de l’année, Juifs ashkénazes et orientaux, familles éthiopiennes et marocaines, Juifs traditionalistes et Juifs peu observants attirés par le caractère particulier de cette cérémonie.

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A quelques mètres du Kottel, côté hommes et côté femmes, on distribue des verres d’eau minérale pour éviter tout incident, tant la foule est nombreuse et la chaleur intense. Un jeune Juif haredi fait réciter la bénédiction sur des herbes odoriférantes, comme à la sortie du shabbat dans certaines synagogues, et un peu plus loin, un autre fait réciter la bénédiction du Loulav, avec un Etrog de taille imposante qui doit peser facilement trois ou quatre kilos… Des Juifs orthodoxes sont en pleine conversation avec des policiers du « Yassam », l’unité anti-émeutes. Il règne une atmosphère spéciale, de fête religieuse mais aussi de rassemblement populaire, sans doute un peu comme l’atmosphère qui devait régner à l’époque du Temple.

 

Le « Birkat Cohanim », la bénédiction des prêtres, a lieu deux fois de suite, dans la répétition de la Amida de l’office du matin, puis dans celle du « Moussaf », la prière supplémentaire des jours de fête et de demi fête. La prière est dite dans un haut-parleur, puisque l’utilisation de l’électricité est permise à Hol Hamoed, et la voix qui retentit avec une prononciation ashkénaze est entendue sur toute l’esplanade et encore au-delà. Lorsqu’on arrive au moment attendu du Birkat Cohanim, la foule se tait et écoute dans un silence religieux la bénédiction dite par les prêtres… « Soit loué, Eternel, notre Dieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés par la sainteté d’Aaron et nous a ordonné de bénir Ton Peuple Israël avec amour.

Que l’Eternel te bénisse et te préserve !

Que l’Eternel t’éclaire de Sa face et te soit favorable !medium_SUKKOT_5768-5.JPG

Que l’Eternel tourne Sa Face vers toi et te donne la paix » !

 

J’écoute moi aussi, la tête inclinée, et je sens que cette bénédiction est différente de toutes les autres, prononcées à la synagogue. Nous ne sommes pas ici dans un lieu de culte, même si le Kottel peut être comparé à une immense synagogue en plein air, où les fidèles viennent prier chaque jour et sont certains de trouver « minyan » à toute heure de la journée. Les Juifs réunis aujourd’hui à Jérusalem ne constituent pas une simple assemblée de fidèles, car ils représentent le peuple Juif dans toutes ses composantes diverses et souvent opposées, réunies dans cette occasion rare et solennelle.

 

Chaque religion – se plaisait à dire le rabbin Léon Ashkénazi « Manitou » - parle de ce qui lui fait défaut : les chrétiens d’amour car ils en ont souvent été dépourvus, surtout à l’égard de leurs frères aînés ; les Musulmans de paix, car ils ont répandu leur foi à la pointe de l’épée ; et nous autres Juifs, parlons souvent d’unité, « ahdout », car notre peuple qui est un des plus modestes par sa dimension est aussi un des plus divisés. Mais cette division apparente et bien réelle (qu’on en juge par le nombre de partis à la Knesset, qui sont loin de représenter l’ensemble des opinions au sein du peuple d’Israël), ne saurait masquer l’unité profonde qui existe malgré tout, et que l’on ressent en certains occasions particulières. La bénédiction des Cohanim de Soukkot en est une.

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Dans ces rares moments où le « Klal Israël » - la collectivité d’Israël - est réuni par la prière ou par la liesse populaire, on ressent intensément le fait que le destin d’Israël est différent de celui des autres peuples, et qu’il échappe aux lois habituelles de l’histoire. En ce jour de Soukkot 5771, alors que les menaces existentielles se font toujours plus pressantes, les mots de la bénédiction des prêtres ne s’adressent pas seulement aux Juifs présents ici, à Jérusalem, ou à ceux auxquels les présents s’unissent par leurs pensées et leurs prières, mais à tout Israël, comme un seul homme, venu demander aux Cohanim de le bénir pour échapper aux dangers qui le guettent. Que l’Eternel te bénisse et te préserve ! Que l’Eternel t’éclaire de Sa face et te soit favorable ! Que l’Eternel tourne Sa Face vers toi et te donne la paix !

(Texte paru initialement sur le site www.upjf.org) 

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12.10.2011

Comment Israël a perdu la guerre psychologique contre le terrorisme

Alors qu'Israël est submergé par une vague d'émotion qui anéantit toute capacité d'analyse, il est important d'écouter la voix de Meir Indor. Lieutenant-colonel de réserve, ancien membre de plusieurs unités d’élites, il aurait pu, après sa carrière militaire, se lancer dans les affaires ou dans la politique, comme tant d'autres. Mais Meir Indor a préféré se consacrer au renforcement d’Israël, d’abord en fondant Sar-El (le fameux « volontariat civil ») puis en créant Almagor, association des victimes du terrorisme qui lutte sans relâche contre la libération de terroristes arabes. Je publie ci-dessous un extrait de l'interview que Meir INDOR m'avait accordée pour ISRAEL MAGAZINE en septembre 2007. Son analyse n'a rien perdu hélas de son actualité... P.I.L

 

Rencontres israéliennes

Meir Indor, fondateur de l’association Almagor

Meir Indor 3.jpgPour Meir Indor, l’événement décisif qui l’a amené à s’occuper des victimes du terrorisme remonte à 1986, lors de la fameuse « transaction Djibril » - l’échange de quelques soldats israéliens contre un millier de terroristes. Jusqu’alors, Israël n’avait jamais cédé aux exigences des terroristes, préférant lancer des opérations de sauvetage risquées, parfois au prix d’échecs retentissants comme celui de Maalot, plutôt que de négocier. Cette politique a pris fin avec l’affaire Djibril, qui a joué un rôle funeste dans le déclenchement de la première Intifada. Indor a compris, bien des années plus tard, que c’était la pression des familles des soldats qui avait brisé la détermination du gouvernement. Ahmed Djibril lui-même a relaté qu’il avait fait monter les enchères, lorsqu’il avait réalisé que l’opinion publique israélienne était prête à payer très cher pour le retour des soldats. Parmi les terroristes libérés figuraient plusieurs dirigeants, dont le cheikh Yassine, fondateur du Hamas.

Depuis cette date, les terroristes palestiniens ont compris qu’ils pouvaient faire plier Israël, en se servant de l’opinion et des médias israéliens pour faire pression sur le gouvernement. Curieusement, cet aspect fondamental de la guerre terroriste – faire peur, influencer et « terroriser » l’ennemi – est très peu présent dans le débat public en Israël aujourd’hui. C’est sans doute sur ce terrain essentiel que l’Etat juif, dont les unités de lutte antiterroriste comptent parmi les plus efficaces au monde, a perdu la guerre psychologique contre le Hamas et les autres organisations terroristes. « La société israélienne tout entière est devenue l’otage du Hamas », affirme Meir Indor, qui rappelle que la peur est l’arme principale des terroristes depuis toujours. C’est d’ailleurs précisément pour cela qu’il a nommé son organisation Almagor, qui veut dire « sans crainte ».

 Indor dénonce avec véhémence le « blitz médiatique » auquel a été soumise l’opinion publique israélienne dans les jours qui ont précédé « l’échange de prisonniers » avec le Hezbollah. Alors que l’establishment de la Défense unanime s’opposait à la transaction, l’émissaire israélien Ofer Dekel a expliqué aux familles des soldats Ehoud Goldwasser et Eldad Regev qu’il fallait se servir des médias, pour contourner l’échelon politique et sécuritaire. Et de fait, l’immense majorité des médias israéliens se sont engagés en faveur des familles des deux soldats, sans laisser s’exprimer ceux qui, comme Almagor, s’opposaient à cet « échange ». Meir Indor cite la déclaration de Karnit Goldwasser – la femme d’Ehoud z.l. – qui déclarait au lendemain du retour des deux corps des soldats israéliens : « sans l’aide des journaux, nos soldats ne seraient pas revenus ». Mais ce ne sont pas seulement les familles qui se sont, de manière compréhensible et naturelle, mobilisées pour le « retour » des soldats.

En réalité, m’explique Indor, il y a des dizaines d’associations et d’organismes qui œuvrent sans relâche pour faire pression sur le gouvernement, afin qu’il relâche des terroristes contre les otages israéliens, morts ou vivants. A ce combat participent ainsi les organisations arabes, pour qui la libération des « prisonniers » est une revendication fondamentale, mais aussi des organismes israéliens, souvent financés par l’Union européenne, comme le « Forum des familles endeuillées » fondé par Itshak Frankenthal. Frankenthal, dont le fils Arik a été assassiné par des terroristes du Hamas en 1995, est devenu depuis lors un militant pacifiste convaincu. Il multiplie les interviews dans les médias étrangers, se rend souvent dans les villes palestiniennes pour promouvoir la « paix » et était même présent à l’enterrement du grand « homme de paix » (et Prix Nobel) Yasser Arafat…

hamas-Arafat-Yassin.jpegSur le site de l’Institut Arik, créé par Frankenthal, on trouve une page remerciant le gouvernement espagnol pour sa contribution. L’Union européenne et ses Etats membres financent en effet de multiples associations israéliennes qui œuvrent pour la « paix », c’est-à-dire pour la création d’un Etat arabe palestinien en Judée-Samarie et contre la présence juive dans ces territoires. Aux yeux de Meir Indor, il s’agit tout simplement de transformer l’Etat juif en Etat de « tous ses citoyens », c’est-à-dire en Etat post-sioniste. Ce qui l’amène à déclarer sans ambages que l’Union européenne est devenue « l’ennemi numéro 2 de l’Etat d’Israël ».

 

80 % des terroristes libérés reprennent leurs attentats

 Pour tenter de contrer cette propagande pacifiste, Almagor mène un combat incessant au sein de l’opinion publique israélienne, en rappelant que les terroristes libérés reprennent presque toujours leurs activités criminelles. Une étude récente montre que 80 % des terroristes libérés reprennent leurs activités, souvent avec une motivation accrue. Almagor a établi la liste détaillée des attentats commis par des terroristes libérés par Israël et de leurs victimes. Exemple : Mourad Kvassama, terroriste libéré en janvier 2004, en échange du marchand de drogue Elhanan Tenenbaum, a commis de nombreux attentats après sa libération, dont celui du 31 août 2004 à Beersheva, qui fit 16 morts et des dizaines de blessés. Autre exemple : Mahmoud Hamdan commit un nouvel attentat 2 mois après sa libération, tuant Eyal Birnbaum et le bébé Shaked Avraham en 2003, à Negohot, la veille de Rosh Hashana…

 

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LES VICTIMES DES ATTENTATS COMMIS PAR DES TERRORISTES LIBERES DEPUIS 2000 (CLIQUEZ POUR AGRANDIR)

Ces deux exemples parmi tant d’autres montrent combien il est stupide et criminel de libérer des terroristes, y compris ceux qui n’ont « pas de sang sur les mains » (pour la seule raison qu’ils n’ont pas réussi à mettre leurs projets d'attentats à exécution !) Chaque terroriste libéré met en danger la vie de dizaines de citoyens juifs innocents, hommes, femmes et enfants, qui paient de leur vie la décision de libérer des assassins, prise par des gouvernements israéliens soumis à la pression des médias et de l’opinion publique. Cette réalité terrible, et les photos des victimes sur le site de l’association Almagor, devraient faire réfléchir ceux qui, souvent par naïveté et avec les meilleures intentions du monde, manifestent en Israël pour la « libération de Gilad Shalit », sans réfléchir au prix terrible qu’il faudra payer et aux victimes innocentes qui succomberont inévitablement en conséquence de la remise en liberté de centaines de terroristes.

 Pierre Itshak Lurçat

Site de l’association Almagor : http://www.al-magor.com

11.10.2011

Un idiot chez Enderlin par Guy Millière

Je reprends l'excellent article de G MILLIERE paru sur DRZZ

 

Un type que je ne connais pas et que je n’ai aucune envie de connaître, auteur d’une thèse de doctorat sur le CRIF, mais incapable d’utiliser Google pour orthographier correctement mon nom, me cite dans un texte court en tous les sens du terme, paru sur le blog de Charles Enderlin. (Je ne fréquente pas les cloaques et c’est, en ces conditions, un endroit où je ne vais jamais, mais un ami me l’ayant signalé, j’ai fait une exception). 
 
Non seulement il me cite, mais il m’incrimine et incrimine aussi Pierre-André Taguieff, pour qui j’ai de l’amitié, et Richard Prasquier, que j’estime beaucoup. Pourquoi procède-t-il à ces incriminations ? Pour défendre Charles Enderlin, bien sûr, et pour défendre le superbe documentaire de propagande « Un œil borgne sur la planète ». 
 
Je réponds.
 
Et je dis à ce type (citons son nom, il aura ses trente secondes de notoriété : Samuel Ghiles-Meilhac) que son texte est malhonnête ou idiot, voire les deux à la fois. 
 
Il faut appartenir à la catégorie des idiots (utiles ou inutiles) pour voir la moindre « volonté de paix » chez Mahmoud Abbas. Ou alors, il faut ne jamais lire ses discours, sauf s’ils sont traduits en version expurgée par Charles Enderlin. 
 
Il faut n’avoir jamais mis les pieds à Ramallah (sinon en compagnie de Charles Enderlin) pour voir « les réussites, pacifiques, de l’Autorité palestinienne », et encore faut-il éviter soigneusement de demander ce que signifie le nom des rues ou ce que fait le monsieur ou la dame sur la photo avec un bandeau autour de la tête et une mitraillette à la main. 
 
Pour parler d’ « occupation de la Cisjordanie », il faut être malhonnête ou s’être fait injecter l’intégrale des pensées de Yasser Arafat en intra-veineuse : la quasi-totalité de ce que seuls les « pro-palestiniens » (que je préfère appeler pro-terroristes) appellent Cisjordanie est vide de toute présence humaine. Il y a quelques villages juifs, des villages et des villes arabes, et des militaires israéliens ici ou là, mais trop peu nombreux pour empêcher à chaque fois, qu’un monsieur ou une dame comme ceux figurant sur la photo, assassinent des Juifs.
 
Pour ne voir aucune trace d’antisémitisme chez Régis Debray, il faut vraiment être très très idiot. Pour ce qui me concerne, je ne peux pas lire ce qu’écrit Régis Debray sur Israël plus de cinq minutes sans avoir la sensation de puer des yeux. 
 
Citer à l’appui de ce qu’on écrit Annie Kriegel, qui parlait d’une autre époque et d’un autre contexte n’est, pour le moins pas très honnête. Et parler de « police de la pensée » quand des gens s’indignent de falsifications avérés n’est ni idiot ni malhonnête : c’est simplement nauséabond.
 
Nul au CRIF, pour lequel je suis toujours disponible lorsqu’on a besoin de moi, ni moi, ni Pierre-André Taguieff ne pratiquons la moindre police de la pensée.
 
Je suis pour la liberté de parole pleine et entière. 
 
Je suis aussi pour l’honnêteté intellectuelle : quand je vois ou entends un mensonge ou une falsification, je le dis. Quand je parle d’histoire, je ne prends pas mes sources dans les bureaux de propagande d’une officine terroriste.
 
Quand je vois une incitation à la haine basée sur des affirmations fausses et biaisées, je le dis. 
 
Apparemment, le type que je ne connais pas et que je n’ai aucune envie de connaître pense que face à au mensonge, à la propagande, à l’incitation à la haine et aux informations fausses et biaisées, il faut se taire. 
 
Il a compris comment marchent les médias français. Charles Enderlin a dû lui donner un susucre comme aux chiens qui font le beau.
 
Et pour la prochaine affaire al Dura, il le placera assistant cameramen, et c’est évident, il verra de ses propres yeux le petit Mohamed tué par ces sales soldats israéliens. 
 
Il fera une brillante carrière.
 
Reproduction vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Guy Millière pour www.Drzz.fr

04.10.2011

Les Chrétiens sionistes : des Alliés indispensables pour Israël

A l’occasion de la récente visite, très médiatisée, de Glenn Beck en Israël, on a vu une coalition contre nature s’opposer à la venue de cet animateur de télévision américain : des manifestants de Chalom Archav dénonçaient son soutien à la présence juive en Judée Samarie, tandis que certains courants religieux orthodoxes l’accusaient de visées prosélytes.
Les Chrétiens sionistes : des Alliés indispensables pour Israël

glenn-beck-israel-2011-8-22.jpgLes arguments des Juifs opposés au sionisme chrétien se sont fait entendre à nouveau, y compris dans les médias francophones. Pourtant, nous allons le voir, ceux qui rejettent le soutien à Israël des sionistes chrétiens commettent une triple erreur : historique, politique et théologique.

Historiquement tout d’abord, peu de gens connaissent l’ancienneté et l’importance du sionisme chrétien, qui a devancé et accompagné le sionisme politique juif à toutes les étapes cruciales de son développement, avant et après la création de l’État d’Israël. Par Pierre Itshak Lurçat.

Retrouvez la suite de l’article dans Israël Magazine.

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