27.09.2011
DEVENIR AGENT IMMOBILIER EN ISRAEL, C'EST POSSIBLE!
LU SUR LE SITE ISRAEL VALLEY :
Le nombre de personnes qui veulent passer l’examen pour être agent immobilier en Israël atteint un record : 2 000 candidats.
Lors des années précédentes, on constatait en Israël entre 1 200 et 1 600 postulants à un test. L’examen en question se tient quatre fois par an en Israël, et est une conséquence directe de la Loi sur les agents immobiliers qui a été adoptée dans les années 1990. La certification des agents immobiliers en Israël est sous la juridiction du ministère de la Justice.
Selon Etti Moyal, rattaché au ministère qui gère ces accréditations, « l’augmentation du nombre de demandeurs vient de plusieurs facteurs, notamment la reprise de la demande ». Une autre raison de ce succès serait liée à l’amélioration permanente du statut de la profession.
Néanmoins, Moyal rappel qu’environ 20% de ceux qui tentent ce test échouent et doivent le tenter de nouveau, ce qui pourrait aussi expliquer l’augmentation du nombre des demandeurs.
D’autres facteurs ont été avancés pour expliquer l’augmentation des postulants à ce poste : l’amélioration permanente des conditions de la profession, le niveau académique requis n’est pas forcément très élevé et ceux qui réussiront ce test auront la possibilité de posséder leur propre entreprise.—
ATTENTION - LE PROGRAMME DE L'EXAMEN VA CHANGER EN 2012! N'ATTENDEZ PAS POUR LE PASSER...
DEBUT DES COURS LE 1er NOVEMBRE - INSCRIPTION IMMEDIATE! 054 807 64 00 - pierre22@012.net.il
20:48 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : israel, immobilier, formation, emploi
25.09.2011
La révolution juive de la musique israélienne, P.I.Lurçat
La présence remarquée du chanteur Shouli Rand au festival de Césarée, le mois dernier, était sans doute un signe des temps : après avoir été longtemps considérés comme marginaux et tenus à l'écart de la scène musicale israélienne, les chanteurs religieux occupent aujourd'hui le devant de la scène. Enquête sur un phénomène de société, qui prend les allures d'une véritable révolution.
Il ne s'agit plus en effet d'une simple téchouva individuelle chez certains artistes, qui a toujours existé, mais bien plutôt d'un phénomène collectif, qui touche à la fois des chanteurs – de plus en plus nombreux – mais aussi le grand public, aujourd'hui avide de musique juive. La musique juive n'est plus considérée comme "tabou" ou "ringarde" en Israël, et les disques hassidiques ou orientaux, autrefois relégués au fond des bacs dans les magasins, sont aujourd'hui en devanture, et figurent souvent sur la liste des meilleures ventes. Cette révolution musicale concerne des artistes aussi divers et talentueux qu'Amir Benayoun, Meir Banai, Chlomo Gronich ou Beri Sarahoff, pour ne citer qu'eux [voir encadré].
Un retour aux racines juives
Dans un pays d'émigration et de "kibboutz galouyiot" [Rassemblement des exilés] comme Israël, la scène musicale a toujours été très variée et traversée par des courants multiples. Pendant longtemps, les chanteurs populaires ont subi – tout comme leurs homologues du monde occidental – l'influence de la musique anglo-américaine. Beaucoup de chanteurs israéliens sont ainsi partis, dans les années 1960 et 1970 notamment, chercher l'inspiration ou tenter leur chance aux Etats-Unis ou en Europe, et en particulier en France (l'exemple le plus fameux est Mike Brant, mais il est loin d'être le seul. Nous avions évoqué dans ces colonnes le cas d'Ariel Zilber *).
À une certaine époque, la recherche d'inspirations nouvelles s'est exprimée par le retour de certains chanteurs à leurs racines juives sépharades (David Broza), grecques (Yehouda Poliker) ou turques (Beri Saharof). Mais il s'agissait surtout de donner une "couleur locale" à leur musique, et de trouver des mélodies ou des rythmes exotiques. Le contenu de leurs chansons, lui, restait entièrement israélien et occidental, et les chansons à thème spécifiquement juif demeuraient confinées au secteur (et pour ainsi dire, au ghetto) hassidique et religieux. Tout commence à changer il y a environ une dizaine d'années. C'est l'époque où Shouli Rand travaille à son premier album, en collaboration avec Ehoud Banai (cet album ne sera finalement pas produit).
Shouli Rand et Etti Ankri, deux parcours emblématiques
Le parcours spirituel et artistique de Shouli Rand est emblématique et représentatif de celui de sa génération. Ayant grandi dans un milieu sioniste religieux, il s'éloigne de la pratique religieuse à 18 ans et entame une carrière d'acteur de théâtre. En 1992, il joue dans le film d'Assi Dayan, La vie selon Agfa, qui lui vaut l'oscar israélien du meilleur premier rôle. En 1998, il fait téchouva et devient un adepte du mouvement hassidique Braslav. Après une interruption de 7 ans dans sa carrière, il revient au cinéma dans le film très remarqué, Ushpizin. En avril 2008, il sort son premier album, "Nékouda tova", dont les textes sont marqués par l'influence de Rabbi Nahman.
Rand a commencé sa carrière musicale à peu près en même temps que sa téchouva, contrairement à d'autres artistes, qui se trouvaient déjà au sommet de leur carrière lorsqu'ils sont (re)venus à la pratique de la Torah et des mitsvot. C'est notamment le cas d'Etti Ankri, chanteuse israélienne qui a connu un grand succès dans les années 1990. Sa carrière a suivi au début un parcours classique : elle fait son service militaire dans une formation musicale, étudie la musique et sort son premier album en 1990. Le succès est quasiment instantané, et elle est proclamée "chanteuse de l'année" par la radio Reshet Guimel.
Son processus de téchouva débute en 1994, sous l'influence de Yémima Avital (célèbre éducatrice et mystique). En mars 2009, après 5 ans d'interruption, elle sort son dernier album, florilège de poèmes du célèbre rabbin Yehouda Halévi, mis en musique par Ankri. Dans une longue interview au supplément culturel de Ha'aretz, à l'occasion de la sortie de son album, Etti Ankri explique son cheminement. Elle se produit désormais sur scène la tête entièrement couverte et avec des manches longues. Elle a même envisagé de réserver ses concerts à un public exclusivement féminin, mais elle affirme ne pas avoir encore franchi ce cap...
15:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.09.2011
Hasdei Avot - Hébron joue le rôle de baromètre de l’humanité
Si Hébron est malade, le monde souffre. Si Hébron se porte bien, le monde entier va bien. Malheureusement, la crise actuelle et les intifada successives ont fait de la belle Cité des Patriarches (ville de plus de 7000 habitants), une des villes les plus pauvres d’Israël.
Hasdei Avot, donner un nouvel espoir à la Cité des Patriarches.
Hasdei Avot, sous la présidence du Rav Dov Lior, Grand Rabbin de Kiriat Arba, est devenu l’organisme principal d’entraide de la ville et de la région. L’association étend en permanence son activité, soutenant tout au long de l’année les enfants, les soldats, les personnes démunies, les jeunes mariés, les personnes âgées, ainsi que les adolescents de la cité.
Le monde se construit par la charité.
Le roi David, qui régna sept ans à Hébron avant de régner à Jérusalem, écrit dans les Psaumes : « Olam Hessed Ibané », « le monde se construit par la charité ». Participez à ce formidable élan de solidarité, en soutenant l’œuvre de Hasdei Avot.
Contribuer à maintenir la présence juive dans la ville des Patriarches.
Outre une grande mitsva de Tsédaka, aider Hasdei Avot c’est aussi contribuer à maintenir la présence juive dans la ville des Patriarches et redonner de la force à notre beau pays, Israel.
Spécial fêtes.
HASDEI AVOT a pour mission d’aider les familles en détresse financière ne pouvant acheter le minimum vital pour passer les fêtes en toute dignité. C’est pour cela que nous distribuons grâce aux dons de nos donateurs de magnifiques colis (260 shekels par colis) pour les fêtes de :
- Roch haChana et Souccot (environ 600 colis)
- Pourim : Colis aux familles (200 colis)
Michloah Manot à nos soldats (200 cadeaux)
- Colis de Pessah a environ 400 familles
- Hannouca (environ 100 colis)
Hasdei Avot bénéficie du soutien des anciens grands rabbins d’Israël, le Rav Ovadia Yossef et le Rav Mordekhay Eliahou.
Dans le but de répartir équitablement vos dons, HASDEI AVOT travaille en étroite collaboration avec les services sociaux de la mairie pour étudier, contrôler et répondre aux besoins réels de chaque famille. HASDEI AVOT est une association à but non lucratif n° 580347748
http://www.hasdeiavot.org/presentation/
08:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.09.2011
Des fascistes en France… par Edward Amiach
www.upjf.org
Dimanche 18/09/2011,vers 14h , à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle une bande d’énergumènes agités a surgi au bureau d’embarquement d’El Al, menaçant les passagers en attente d’enregistrement pour Israël , hurlant des slogans antisémites « mort aux Juifs »et autres « bruler les Juifs » etc… Bousculant les passagers –hommes, femmes et enfants- entravant le travail du personnel de l’enregistrement, narguant les policiers et militaires postés là , ils avaient la ferme intention de « casser du juif ».
Cette scène ressemblait à ce que les juifs avaient vécu aux pires heures de l’occupation allemande pendant la 2nde guerre mondiale. Plus personne ne pouvait imaginer que cela puisse, en France, en 2011,se reproduire. La Démocratie, l’égalité des Droits, les libertés individuelles inscrites dans la constitution étaient un rempart protecteur et indestructible.
Las, la police et l’armée présentes n’ont pas bougé. Visiblement peu préparées à ce genre de situation, il a fallu attendre de très longues minutes avant que des renforts de police interviennent pour rétablir l’ordre. En attendant, les passagers qui se trouvaient là, ont dû subir les menaces de mort, les insultes haineuses ,les bousculades humiliantes.
A quelle époque étions-nous revenus ? Qui étaient ces nervis décidés à tuer la Démocratie ?
Ils sont connus et ont été filmés. Ce sont des fascistes du groupe « Sheikh Yassine » et de l’association « Euro Palestine ».
Que propagent-ils à part la haine ? Quels sont leurs projets hormis détruire Israël et anéantir les Israéliens- pardon : les Juifs ? Que leur importent les lois de la République ? Ils œuvrent pour le califat .Leur idéologie ‘s’ils en ont une, trouve ses sources dans un Islamisme radical et fanatique qui ne laisse de place à aucune autre culture.
Les autorités Françaises, le Monde politique, les médias font la grave erreur de les considérer comme des sympathisants d’une cause. Ils ne voient pas que ce sont des fossoyeurs de la Démocratie. Ni la France, ni les modèles occidentaux n’ont pour eux, de valeur. Leur ultime combat reste l’asservissement du Monde à un islam radical. La 1ère étape serait la destruction d’Israël et du Peuple Juif.
Si je suis élu, à l’intérieur de l’Assemblée Nationale, je mobiliserai les vrais Républicains et alerterai la presse nationale sur les dangers à rester silencieux devant de telles exactions. Je proposerai des textes de lois qui seront très répressifs et n’autoriserons plus que des nervis islamo-fascistes bravent et bafouent les lois qui régissent la Démocratie.
Edward AMIACH
Candidat aux élections législatives de la 8ème circonscription des Français de l’Etranger.
20:09 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.09.2011
Les deux visages du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas
Docteur Mazen et Mister Abbas :
[Article paru en janvier 2011 qui reste d'actualité...]
Quand Alain Finkielkraut se disait "impressionné par la sincérité du leader palestinien Mahmoud Abbas" et par sa "culture de la paix", lors de la récente visite de celui-ci en France, il ne faisait que reprendre un poncif véhiculé par les médias occidentaux depuis de nombreuses années. On peut bien entendu déplorer qu'un intellectuel comme Finkielkraut ne fasse pas preuve d'un minimum d'esprit critique, mais il faut dire à sa décharge qu'il est loin d'être le seul… Récemment encore, on a ainsi pu entendre l'écrivain et Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel expliquer, sur les ondes d'une radio juive parisienne, que Mahmoud Abbas incarnait "l'aile modérée" palestinienne, avec laquelle Israël pouvait parvenir à la paix. Et même un spécialiste de géopolitique averti comme Frédéric Encel répète doctement, depuis plusieurs années, qu'Abbas est un "dirigeant courageux" qui a choisi la voix des négociations…. Mais, derrière ce langage convenu et ces clichés, quelle est la réalité ?
Un négationniste Premier ministre de la 'Palestine' ?
A la veille de la constitution du gouvernement palestinien dirigé par Mahmoud Abbas, en mars 2003, le docteur Rafael Medoff, spécialiste de l'histoire de la Shoah, publiait un article intitulé "Un négationniste Premier ministre de la 'Palestine' ?" Il y rappelait des faits bien connus (mais peu souvent mentionnés) concernant la formation universitaire de Mahmoud Abbas. Celui-ci a en effet achevé un doctorat à l'université Patrice Lumumba de Moscou, en 1982, portant sur le sujet "La connexion entre les nazis et les dirigeants sionistes, 1933-1945". Dans cette thèse, Abbas soutenait l'idée d'une collusion entre le sionisme et le nazisme et d'une responsabilité conjointe des sionistes et des nazis dans la Shoah.
Mais Abbas ne s'arrêtait pas là… Il contestait également le nombre de 6 millions de victimes juives de la Shoah, en citant notamment les travaux de "l'historien" Robert Faurisson ! Dans ces circonstances, on comprend pourquoi le docteur Medoff concluait son article de 2003 par ces mots : "Si Abbas est promu au poste de Premier ministre de l'Autorité palestinienne, la communauté internationale tout entière sera confrontée à la question de savoir si Abbas mérite d'être traité différemment de Tudjman, de Haider et de Le Pen". >>>
08:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mahmoud abbas, palestiniens, antisemitisme, terrorisme, negationnisme
11.09.2011
Le multiculturalisme, cheval de Troie de l’islamisme en Occident
LE DEBAT INTERDIT DEPUIS LE 11 SEPTEMBRE
Au lendemain des terribles attentats d’Oslo, les médias européens se sont employés à chercher les « coupables ». Convaincus que le geste d’Anders Brewik n’était pas tant celui d’un dément et d’un psychopathe que l’expression d’une idéologie meurtrière, ils ont rapidement, avec l’aide de « spécialistes » de l’extrême-droite, identifié les idées où avait soi-disant germé le crime : l’islamophobie, le racisme, et plus spécifiquement encore l’idée d’une identité européenne menacée par l’islamisation de l’Europe. C’est ainsi qu’un collaborateur de Pascal Boniface a accusé – dans une interview au Figaro – l’historienne Bat Ye’or, auteur du célèbre ouvrage Eurabia, d’avoir inspiré le criminel… Cette accusation a été reprise par plusieurs médias, un journal suisse qualifiant même l’historienne « d’égérie d’Anders Brewik ! » Une fois de plus, le débat a été ainsi confisqué par les médias, qui ont refusé toute interrogation véritable sur les liens entre multiculturalisme, perte d’identité de l’Europe et montée en puissance de l’islamisme.
16:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.09.2011
Une page d'histoire - Israël et la Turquie... en 1914, le regard de Jabotinsky
Dans l'extrait qu'on lira ci-dessous de son Autobiographie, inédite en français (1), Jabotinsky raconte comment il changea d'avis sur l'attitude que le mouvement sioniste devait adopter envers la Turquie à une époque où les autres dirigeants sionistes - et Ben Gourion le premier - étaient encore tous favorables à une attitude de loyauté envers la "Sublime Porte". Jabotinsky fut le premier à comprendre que la libération d'Eretz Israël passait par le démembrement de l'empire ottoman. P.I.L
Cette situation fut soudain modifiée en l'espace d'une nuit. Je me trouvai alors à Bordeaux – je m'y étais rendu pour voir ce que ferait le gouvernement en exil, et c'est là-bas que j'appris la nouvelle que la Turquie s'était alliée à l'Allemagne et à l'Autriche, pour combattre à leurs côtés l'Angleterre, la France et la Russie.
Je dois l'avouer : jusqu'à ce matin, à Bordeaux comme partout ailleurs, je m’étais considéré comme un simple observateur, sans la moindre raison particulière de souhaiter le triomphe d'un côté et la défaite de l'autre. Mon unique souhait, à cette époque, était que la paix revienne dès que possible. La décision turque fit de moi, en l'espace d'une courte matinée, un partisan fanatique de la guerre jusqu'à la victoire ; cette guerre était devenue « ma guerre ». En 1909, à Constantinople, j'avais été rédacteur en chef de quatre journaux sionistes en même temps (le genre de choses qui ne se produisent que lorsqu'on est jeune) ; les Jeunes Turcs régnaient sur la Sublime Porte, et c'est alors que j'acquis la ferme conviction que, là où les Turcs régnaient, le soleil ne pouvait pas briller ni l'herbe pousser, et que le seul espoir de reconquérir la Palestine résidait dans le démembrement de l'Empire ottoman. Ce matin-là, à Bordeaux, après avoir lu l'affiche encore humide sur le mur, j'en tirai la seule conclusion possible – et jusqu'à ce jour je ne comprends pas pourquoi tellement de mes amis ont mis autant d'années à parvenir à la même conclusion. Telles que je les voyais désormais, les choses étaient claires comme du cristal : le destin des Juifs de Russie, de Pologne et de Galicie était sans le moindre doute, pour important qu’il soit et envisagé dans une perspective historique, un facteur provisoire par rapport à la révolution dans la vie nationale juive que le démembrement de la Turquie allait entraîner.
Je n'ai jamais douté du fait qu'une fois la Turquie entrée en guerre, elle serait vaincue et taillée en pièces : là encore, je suis incapable de comprendre comment on pouvait éprouver le moindre doute à ce sujet. Il ne s'agissait pas de suppositions, mais d'une question de calculs objectifs. Je suis heureux de pouvoir en faire état ici, ayant été accusé d'avoir parié sur le vainqueur de la guerre à cette époque. J'ai longtemps été correspondant en Turquie. Je tiens le métier de journaliste en la plus haute estime : un correspondant consciencieux en sait bien plus sur le pays où il se trouve que n'importe quel ambassadeur – et selon ma propre expérience, souvent plus qu'un professeur autochtone. Mais dans ce cas particulier, non seulement les professeurs, mais aussi les ambassadeurs étaient avertis de cette vérité évidente concernant la Turquie. Aucun journaliste ne pouvait évidemment prédire, à cette époque, que l'Allemagne subirait la défaite et la reddition sans condition. Mais je n'ai jamais douté du fait que la Turquie, plus que tout autre pays, devrait payer le prix de cette guerre. La pierre et le fer peuvent supporter le feu ; une hutte en bois brûlera, et aucun miracle ne pourra la sauver...
PHOTO : MAX NORDAU
Je demandai à Nordau son avis sur le programme de bataillon hébraïque, et il me fit une réponse sceptique. Pourquoi nous allier à un camp avant même d'avoir obtenu la moindre promesse concernant l'avenir d'Eretz-Israël ? Et où trouverons-nous des soldats ? Dans la partie neutre de l'Europe, les communautés juives sont restreintes, l'Amérique est trop éloignée ; et le point principal est la relation sentimentale et absurde des sionistes envers « notre frère Ismaël ». Il n'existe pourtant aucun savant au monde pour expliquer comment et quand les Ottomans, de race touranienne, étaient devenus membres de la famille d'Ismaël le sémite ; et pourtant cette relation était telle, et Nordau lui-même en avait souffert après son discours au Congrès de Hambourg, en 5670 [1909], dirigé contre les intentions des Jeunes Turcs.
– Je me rappelle parfaitement votre discours, - lui dis-je – vous aviez déclaré : « On nous propose d'aller nous assimiler en Turquie ? Das haben wir näher, billiger und besser – nous pouvons trouver cela ici, plus près, moins onéreux et mieux ». Je venais alors de Constantinople et je vous applaudis, ivre de joie.
- Mais combien de disputes j'eus ensuite avec les idiots de mon entourage ! – me répondit-il.
- Doktor, - lui dis-je – on ne peut pas conduire notre barque selon les instructions de ces idiots. Non, le Turc n'est pas « notre frère », et même avec le véritable « Ismaël » lui-même, nous n'avons aucune proximité spirituelle. Nous sommes, grâce à Dieu, des Européens, et nous sommes mêmes les constructeurs de l'Europe depuis deux mille ans. Je me souviens d'un autre point de vos discours : « Nous allons en Eretz-Israël pour élargir les frontières de l'Europe jusqu'à l'Euphrate ». Et l'obstacle est la Turquie. A présent, sa dernière heure est venue : allons-nous rester les bras croisés ?
BEN GOURION EN HABIT TURC
Le vieux chercheur me fit une réponse riche de contenu et profonde : c'est seulement des années plus tard que je compris toute sa profondeur :
- Ce sont, mon jeune ami, des paroles logiques : or la logique est la sagesse des Grecs, que notre peuple abhorre. Le Juif n'apprend pas par des raisonnements rationnels : il apprend par les catastrophes. Il n'achètera pas un parapluie « simplement » parce que des nuages s'amoncellent à l'horizon : il attendra d'être trempé et atteint de pneumonie...
(1) Parution fin 2011 aux éditions les Provinciales.
21:59 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note













