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16/03/2011

Visite en Samarie, au coeur d'Eretz Israël

Pierre Itshak Lurçat

 

Après le tragique assassinat de 5 membres de la famille Vogel à Itamar par des monstres ‘palestiniens’, je mets en ligne ce reportage en Samarie publié dans Israël Magazine en octobre 2008. Que le souvenir des victimes de la barbarie arabe soit béni.

 

Avec David Haivri.JPGPendant les fêtes de Souccot, je me suis rendu en Samarie, avec un groupe de touristes américains. Notre guide, David Haivri [photo ci-contre], habitant de Tapoua'h, dirige le "bureau des relations extérieures du Shomron" – organisme créé récemment pour tenter d'améliorer l'image des localités juives de la région et de leurs habitants dans les médias israéliens et internationaux – tache qui n'a rien d'évident quand on connaît l'hostilité de la presse, en Israël comme à l'étranger, envers les habitants des "implantations"...

 

La première étape de notre périple en Samarie est la localité d'Amona. Pour nous y rendre, nous sortons de Jérusalem en passant par le quartier de Pisgat Zeev, banlieue-dortoir au nord de la capitale, et franchissons le barrage de Tsahal qui indique que nous entrons dans les "Territoires" – euphémisme désignant les régions bibliques de Judée et de Samarie. En arrivant à Amona, nous grimpons au sommet d'une tour d'observation qui domine les alentours et permet de comprendre la situation géographique et stratégique des lieux. Un habitant du village, la Bible à la main, nous explique que nous nous trouvons sur un axe important, emprunté à l'époque de la Torah par les voyageurs qui se rendaient de Beit El à Jérusalem et à Hébron – et notamment par les Patriarches Avraham, Itshak et Yaakov...

 

Une famille d'Amona nous offre l'hospitalité dans sa soucca, à peine plus petite que la caravane où elle habite, et nous allons ensuite voir les ruines des maisons détruites en janvier 2006, sur ordre du gouvernement israélien. Ce sont des monceaux de pierres et de bois, bordant une route, qui ne laissent pas deviner la violence des événements qui se sont déroulés ici, lorsque des manifestants juifs ont voulu s'opposer à la destruction de leurs habitations et que la police les a réprimés sans ménagement... Un drapeau israélien flotte sur les ruines d'une maison, de manière presque ironique, comme pour dire : "voilà ce dont est capable un Etat qui retourne ses armes contre ses propres citoyens...".

 

 

Givot Olam, la première ferme biologique d'Israël

 

Givot Olam - la ferme.JPGProchaine étape, après Amona, celle de Givot Olam, une implantation agricole spécialisée dans la fabrication de produits "bio". Peu de gens savent en effet que beaucoup des produits biologiques israéliens proviennent de cet endroit bucolique, juché sur une colline de Samarie. Nous visitons l'élevage de chèvres et achetons des produits laitiers. Dans l'autobus, David Haivri m'a raconté l'histoire de la ferme biologique et de son fondateur, Avri Ran, figure bien connue du monde des "implantations" et des "jeunes des collines". Ran, né dans un kibboutz, est venu vivre en Samarie par amour de la terre et de l'agriculture, pas par idéologie. Son grand-père, Natan Rabinovitch, était lui aussi un agriculteur, et sa grand-mère était une actrice du théâtre Habima. Ran a servi dans une unité d'élite de Tsahal, a été blessé, puis a travaillé comme entrepreneur à Tel-Aviv. Avant de tout quitter pour aller cultiver la terre en Samarie.

 

Il y a quelques années, un conflit de voisinage avec des Arabes s'est conclu par une décision du tribunal lui interdisant d'habiter sa ferme. Pendant plusieurs mois, il est devenu un fugitif, se cachant dans des grottes pour ne pas être contraint de quitter sa maison. En fin de compte, la cour suprême lui a donné raison et il a regagné sa ferme. Avri Ran a été surnomé par les médias israéliens le "père des jeunes des collines" [c.-à-d. les jeunes Juifs qui vivent dans des localités juives non autorisées en Judée-Samarie]. Mais il s'élève contre les stéréotypes utilisés par les médias – israéliens ou étrangers – pour décrire cette jeunesse idéaliste qui habite les "ma'ahazim", les avants-postes créés aux alentours des localités juives bien établies. "Ces jeunes sont souvent des pères de famille, des soldats d'unités d'élite, parfois des pilotes de l'armée de l'air. Contrairement à ce que racontent les médias, ils ne sont pas des extrémistes, mais des jeunes gens qui ont appris à élever des animaux, à aimer et à aider leur prochain", explique Ran. Une chose est certaine : les produits biologiques de Givot Olam ont conquis le marché israélien, au point que certains sont vendus par Tnuva, la coopérative laitière, sous un autre nom...

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