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14/12/2010

Avigdor Lieberman, une lueur d’espoir dans la politique israélienne

Parmi les nombreuses révélations figurant dans la masse des documents publiés sur Wikileaks, une des plus intéressantes concernant Israël est sans doute celle selon laquelle le Premier ministre, Binyamin Nétanyahou, a repris à son compte l’idée de son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, d’un échange de territoires entre Israël et un futur Etat palestinien (tout en se gardant bien de le dire tout haut, sans doute pour ne pas déplaire aux médias et à l’aile gauche de sa coalition). Cette idée peut plaire ou non, mais il faut lui reconnaître en tout cas le mérite de la logique. Contrairement à tous les chantres de « La Paix maintenant » – dont les idées subversives ont gagné de larges secteurs de l’opinion israélienne et de l’échiquier politique, au cours des trois dernières décennies – Liebermann soutient le principe fondamental de la réciprocité. Si un nouvel Etat palestinien devait, à D. ne plaise, voir le jour à l’Ouest du Jourdain (le troisième, puisqu’il en existe déjà un de facto à Gaza et un autre en Jordanie…), la moindre des choses serait d’exiger que cet Etat intègre les populations arabes hostiles du « triangle », en échange de l’annexion par Israël des blocs d’implantation en Judée-Samarie.

Jabotinsky_gallery1_big.jpgJe ne suis certes pas partisan de la création d’un troisième Etat palestinien et de l’abandon par Israël du cœur de sa patrie historique, étant attaché à l’intégrité territoriale de notre petit pays, qui nous appartient tout entier, selon les mots célèbres du poème de Jabotinsky ("Koula sheli"…) Mais je considère néanmoins, comme beaucoup de Juifs en Israël, qu’Avigdor Lieberman incarne un vent d’espoir dans la politique israélienne. Il représente en effet, par son parler vrai et par le nouvel élan qu’il a donné à la diplomatie israélienne, une nouvelle manière de penser et d’agir, dans une vie politique qui est devenue trop souvent synonyme, ces dernières années, de trahison et de renoncements. SUITE>>>


SUITE

J’ai assisté fin novembre au lancement de la branche francophone du parti Israël Beiténou, à Jérusalem, plus par curiosité que par volonté d’adhésion à un nouveau parti (ayant rendu ma carte du Likoud, comme beaucoup, après les Accords de Hébron, pendant le premier mandat de Nétanyahou). La soirée, organisée par le fondateur de cette nouvelle section, Ariel Picard, nous a permis de faire connaissance avec la députée Fania Kirchenbaum, numéro deux du parti de Lieberman, qui a exposé le programme d’Israël Beiténou. L’histoire de ce parti est celle d’un succès foudroyant : créé en 1999, il y a à peine plus de dix ans, il est devenu aujourd’hui le 3e parti israélien, avec 15 mandats aux dernières élections.

Fania Kirchenbaum a exposé les éléments essentiels du programme politique d’Israël Beiténou, dont les plus originaux sont celui de renforcer la séparation des pouvoirs (mise à mal par l’interventionnisme du pouvoir judiciaire, surtout depuis que l’ancien président de la Cour suprême, Aharon Barak, a mis en application sa doctrine de « l’interventionnisme judiciaire ») et celui, très décrié par les médias, les Arabes et la gauche, d'exiger une déclaration de loyauté de la part des citoyens israéliens. A ma question de savoir pourquoi Lieberman soutenait la création d'un Etat palestinien, qui deviendrait certainement un nouveau Hamastan, comme à Gaza, Mme Kirchenbaum n'a pas trouvé de réponse plus satisfaisante que de dire qu’Israël ne pouvait pas « toujours refuser… » Mais à l’exception de ce point (essentiel il est vrai), son discours était convaincant.

Avigdor-Lieberman-5.jpg

Plus encore que le programme de ce parti, c’est toutefois la personnalité de son fondateur qui séduit et attire les voix des électeurs. La franchise de ton d’Avigdor Lieberman et son refus de la langue de bois apportent une lueur d’espoir dans le théâtre obscur et absurde qu’est devenue à de nombreux égards la vie politique israélienne depuis le début du tragique et meurtrier processus d’Oslo, au point que même Haggi Ben Artsi, beau-frère de Netanyahou connu pour ses idées sans concession, a affirmé que Lieberman ferait un bon Premier ministre… Au lendemain des fêtes de Hannoukah, souhaitons que cette lueur d’espoir se confirme et que notre Etat puisse bientôt être dirigé par des hommes qui renoueront avec l’esprit des Makkabim, au lieu de se laisser aller aux tentations de l’assimilation et de la trahison.

Pierre Itshak Lurçat

* Pour plus de renseignements sur la section francophone d’Israël Beiténou, contacter Ariel Picard, apicard@netvision.net.il.

Commentaires

Pourquoi Avigdor LIEBERMAN ne se prononce
pas plutot que là JORDANIE devienne le Pays
à part entière de tous les ( soidisants )
Palestiniens y compris Gaza ,pour les Arabes
qui ne reconaissent pas l'Etat d'ISRAEL .Et de
leur faire plier baguages comme ils ont faient
pour les JUIFS dans tous les pays Arabes.
Le Monde entier ne sans n'ait pas préocupé.
C'est le seul moyen pour avoir une PAIX juste
et durable.Cela aurais du ètre fais depuis ( 63 Ans ).
Elie

Écrit par : KAZADO Elie | 14/12/2010

Ouais, c'est un Le pen; en plus dur, c'est ça? Aucune imagination dans sa tête, ni dans la votre! il ne représente rien, sinon le populisme grandeur nature, l'extrême droite, oui, ouii, vous vous souvenez, celle dont vous appreniez les faits d'arme dans les livres d'histoire de la France pendant la seconde guerre mondiale. Il incarne le rasicme, le repli sur soi, et le totalitarisme. si c'est cela que vous souhaitez pour votre beau pays, pauvre de vous.

Écrit par : kahn Dan | 14/11/2011

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