Avertir le modérateur

24/08/2010

ISLAMISATION - Et les associations juives, quand se réveillent-elles ?

EXCELLENT ARTICLE DE RIPOSTE LAIQUE QUI POSE UNE QUESTION IMPORTANTE. J'y avais apporté des éléments de réponse dans mon article "Les Juifs pro-minarets", publié au lendemain de la votation suisse, critiquée par le grand-rabbin Bernheim.  J'y écrivais notamment les lignes suivantes, qui n'ont malheureusement rien perdu de leur actualité... PIL

priere musulmane dans la,rue.jpg"L'attitude du rabbin Bernheim est d'autant plus incongrue qu'il incarne au plus haut point la survivance de cette idéologie aujourd'hui désuète – dans ce qu'elle a de plus démodé mais aussi de meilleur – que fut le franco-judaïsme. Or rien n'est plus contraire à l'esprit du franco-judaïsme que l'idée selon laquelle les religions pourraient s'exhiber en public – comme le font les Musulmans à Paris tous les vendredis, transformant des rues entières en mosquées – et causer des nuisances, sonores ou autres, à leurs concitoyens par l'appel public à la prière du haut des minarets.

J'ai du mal à croire que M. Bernheim, Juif érudit et Français cultivé, ignore tout cela... En rejetant le vote d'une majorité de citoyens suisses, de concert avec les élites politiques et médiatiques en France, il accrédite aussi l'idée fausse et dangereuse que les Juifs appartiendraient aux élites et seraient coupés du peuple, donnant ainsi raison à ceux qui critiquent la lutte exclusive contre l'antisémitisme d'organisations et de personnalités juives, qui restent étonnamment muettes face au racisme antiblanc et anti-occidental qui sévit aujourd'hui en France et en Europe..."

APERO REPUBLICAIN 4 SEPTEMBRE

Et les associations juives, quand se réveillent-elles ?

lundi 23 août 2010, par Salomon Edzot


Fidèle lecteur de votre journal (et parfois modeste contributeur), je me félicite de votre initiative du 4 septembre. Je trouve en effet que c’est une bonne idée, quelques semaines après votre apéro saucisson-pinard très controversé (j’étais sur les Champs-Elysées, et j’avais trouvé cela très bien) de reprendre immédiatement l’initiative, et d’avoir choisi cette date pour commémorer le 140e anniversaire de la naissance de la IIIe République. 70 ans après l’appel du 18 juin, 140 ans après la naissance du 19 juin, il ne vous reste plus qu’à trouver quelque chose, en 2011, qui marque un 210e anniversaire. Je vous souffle une idée : le concordat de 1801 !

Je redeviens sérieux, malgré tout. J’ai bien regardé les noms des associations qui appelaient à cette initiative. J’ai lu que la liste n’était pas close. Je l’espère bien, car des absences me posent problème. Et l’une d’elle particulièrement : les associations juives ! Elles ne sont pas concernées par la montée de l’islam, et par l’ampleur de son offensive contre la République laïque ? Elles n’ont pas remarqué que la montée de l’antisémitisme, en France, progressait avec le détricotage de notre République une et indivisible ? Les revendications communautaristes des musulmans, la progression du voile, y compris chez les fillettes, le débat sur la burqa, l’offensive du halal, les mosquées où on enseigne la charia, les prières dans les rues, le refus de la mixité à l’hôpital, les manifestations en faveur de Gaza où on crie "Mort aux Juifs", et où on brûle le drapeau d’Israël en le nazifiant, cela ne les fait pas sortir de leur sommeil ?

J’avais vu avec plaisir que des loges du Bnai Brith avaient invité des représentants de Riposte Laïque à plusieurs conférences. C’est fort bien, mais cela suffit-il ? C’est dans la rue qu’il faut se montrer, et les associations juives auraient tout à gagner à sortir de leur isolement, et à se joindre à cette initiative, qui défend des idéaux partagés par la majorité des Juifs qui se reconnaissent dans la République laïque, une et indivisible.

J’espère qu’au moins on verra nombre d’entre eux le 4 septembre, et que des associations juives vont se réveiller, et signer cet appel. C’est juste notre survie, et surtout celle de nos enfants, sur le territoire français, qui est en jeu...

Salomon Edzot

11:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : islam, france, juifs, crif

Commentaires

Mais c'est n'importe quoi ! Les juifs peuvent se mobiliser individuellement en tant que citoyens pour défendre les valeurs de la République.
Mais on ne peut pas demander à des associations juives de participer à un apéro saucisson pinard !
L...es associations juives peuvent manifester contre le racisme, l'antisémitisme, l'antisionnisme, la violence, le terrorisme, le nucléaire iranien... etc... Tout ce qui ce rapporte à la politique.
Mais étant données qu"elles représentent une communauté religieuse elles ne peuvent pas se permettrent de lutter contre les principes d'une autre religion, quelle qu'elle soit, même si elles savent que l'islam ne fait pas la part des choses entre la religion et la politique !
Sur le principe, les associations juives ne peuvent pas condamner de façon officièlle, la nourriture Hallal, la prière (même dans la rue), la séparation des hommes et des femmes (même à l'hopital) le port du voile ou de la burka !!!
Ce n'est pas leur role. C'est celui des associations LAÏQUES.
Elles ne doivent pas non plus les défendre. Je suis contre l'attitude du rabbin Bernheim qui critique l'opposition des minarets !
Il n'a pas à intervenir dans les décisions de pays qui défendent leurs valeurs culturelles judéo-crétiennes ou laïques. Chacun doit respecter les traditions et les décisions démocratiques des pays en question.

De plus, où étaient toutes les associations non juive lors de la mobilisation pour Guilad Shalit ?
C'est fou, les juifs se retrouvent toujours dans des situations compliqués, visés de tous les cotés, alors qu'eux n'imposent rien à personne et pratique leur religion uniquement dans le domaine privé.
Qu'on demande aux français de conféssion juive de se mobiliser mais qu'on laisse les assiciations juives s'occuper des affaires juives !!!!

Écrit par : Yael | 25/08/2010

Non, les associations juives ne réagissent pas, ou plutot elles le font mais en faveur de l'envahisseur bien souvent. (lire le délire de knobel sur le site du crif) Pour ce bon comportement, leurs responsables sont parfois récompensés par la légion d'honneur.

Écrit par : Elie | 26/08/2010

Bonjour Elie,
merci pour votre commentaire
de quel delire de knobel parlez-vous?
le dernier en date? (il y en a plusieurs...)
merci de vos precisions,
c'est interessant!

Écrit par : Itsik | 27/08/2010

La particularité de l’antijudaïsme du XIXe siècle est qu’il fait partie d’une croisade plus vaste, pas seulement centrée sur les Juifs et en cela il se distinguerait de l’antijudaisme du XXe siècle, plus ciblé, qui semble plutôt englober diverses aspects de la présence juive au monde et notamment le sionisme et ne désigne pas d’autres adversaires.

Il semble donc que l’antisémitisme soit le fait d’un certain amalgame ou si l’on préfère que l’on serait passé de l’antijudaïsme à l’antisémitisme par quelque biais caractérisé par les effets de la Révolution Française.

L’antisémitisme serait la chose des adversaires de la Révolution et c’est pour cette raison qu’il fut d’abord lié à d’autres griefs portés contre celle-ci. La question juive est mise en avant pour souligner l’échec de la dite Révolution, mais c’est d’abord et avant tout à la Révolution que l’on s’en prend. Quant aux Maçons, ne sont-ils pas les pères de cette Révolution, auxquels on doit la détestable devise Liberté, Egalité, Fraternité, notamment ?

Il est significatif que l’on ne s’en prenne pas d’abord aux juifs isolément, ce qui tient probablement au modèle diasporique, qui implique une certaine intégration des Juifs dans le tissu social. Par la suite, avec l’essor du sionisme, le facteur juif va s’isoler, à la demande même des sionistes et de Herzl proclamant l’existence d’un peuple juif, d’un seul tenant.

Il faut encore associer à cette période d’un judaïsme inscrit au sein d’un ensemble plus vaste, l’idée même de sémitisme qui donnera par la suite son nom à l’antisémitisme. Dans un premier temps, les juifs ne sont présentés que comme faisant partie d’une famille linguistique, celle des langues sémitiques, laquelle s’opposerait à celle des langues indo-européennes ou aryennes. Mais peu à peu, comme pour l’amalgame judéo-maçonnique, l’amalgame sémitique va déboucher sur la seule cible du judaïsme. On sait que les nazis entretiendront des relations bien différentes avec les arabes et avec les juifs.

Tout se passe comme si le XIXe siècle s’était interdit de s’en prendre directement et surtout exclusivement aux Juifs mais visait des ensembles plus vastes, ce qui se conçoit épistémologiquement, la catégorie "Juifs" n’étant pas forcément perçue comme pertinente en soi.

Mais à partir du moment où émergea l’idéologie sioniste, cette catégorie finissait par exister en tant que telle, ce qui permettait en pratique de ne plus aborder la question juive au sein d’un ensemble plus vaste. En 1904, A. Alhaiza, termine sa diatribe ainsi : "Et vous Maçons (...) libre à vous d’aller rejoindre à Sion, Judas votre digne fondateur et Grand Maître. Sûrement aucun Français patriote et honnête ne vous regrettera." (p. 16)

En tout état de cause, un texte comme celui qui, tardivement, finira par porter le nom de Protocoles de Sages de Sion, n’avait probablement pas tant été conçu pour incommoder les juifs que les non-juifs, du moins ceux susceptibles d’être soupçonnées de travailler pour les dits juifs. L’inconvénient d’une telle approche est d’étendre le soupçon à un ensemble plutôt mal circonscrit. Avec l’ère post-sioniste, c’est-à-dire faisant suite à la mise en place de l’idéologie sioniste, il semble que l’on ait tendu à ne plus se focaliser que sur les Juifs, ce qui était sensiblement plus facile à gérer et à délimiter, mais ce faisant les attaques n’atteignaient plus les Franc-Maçons mais les Juifs et le problème de la maçonnerie restait entier, tout comme celui des Protestants. D’une certaine façon, ces deux dernières populations ont du se sentir soulagées que tout le poids ne pesât plus que sur les Juifs, et qu’elles aient été dédouanées.

S’il est, en effet, un point acquis que les Protocoles des Sages de Sion sont inspirés d’un ouvrage de Maurice Joly, paru sous le Second Empire, la question est de savoir s’il s’agit là d’une source directe ou s’il existe un chaînon intermédiaire.

En effet, le passage immédiat du pamphlet français avec un texte antisémite pose problème et il ne faudrait pas sauter des étapes, faute de quoi on arriverait, en Histoire des textes, à de bien étranges filiations, ne respectant le véritable processus de formation et télescopant des états intermédiaires.

C’est pourquoi, on peut désormais considérer comme insuffisante la thèse du rapprochement Dialogue de Joly / Protocoles, comme on la voit présentée et ressassée un peu partout, tout comme d’ailleurs on ne saurait occulter le fait que l’essor du sionisme, à la fin du XIXe siècle, constitua un moteur significatif de la production du texte connu sous le nom de Protocoles des Sages de Sion. On aurait été alors dans une première forme d’antisionisme, dirigé non contre la présence juive en Palestine mais contre le mouvement sioniste avec ses ramifications internationales.

Quand bien même, en effet, les Protocoles des Sages de Sion appartiendraient-ils de facto à la littérature antisémitique, cela ne signifie pas que la vocation première du faux en question en relève directement. En effet, l’ensemble appartiendrait plutôt, dans sa préhistoire, à la littérature anti-maçonnique et n’aurait évolué qu’ultérieurement vers le genre proprement antijuif.

Il conviendrait donc de montrer dans quelle mesure les Protocoles offrent des similitudes avec l’argumentation anti-maçonnique ou si l’on préfère, comment par leur truchement l’antisémitisme aurait récupéré un discours anti-maçonnique, se serait anti-maçonnisé, ce qui serait, finalement, leur apport principal et la base même de leur succès.

L'ouvrage de Joly aura servi à rédiger un texte anti-maçonnique. On serait ainsi passé d’un dialogue imaginaire aux Enfers entre Machiavel et Montesquieu à un débat tout aussi imaginaire au sein d’ une assemblée maçonnique puis seulement, par la suite, à une transposition au sein d’une assemblée judaïque voire sioniste. On connaît certes l’existence d’une littérature antijudéo-maçonnique qui souligne le rapprochement entre deux courants, et les Protocoles appartiennent à cette littérature plutôt qu’à celle plus générale de l’antijudaïsme ou de l’antisémitisme.

La différence est importante en ce qui concerne l’objectif poursuivi par la littérature anti-maçonnique et cela n’est plus guère perçu quand on lit de nos jours les Protocoles des Sages de Sion. On serait passé de la thèse d’une population non-juive contrôlée par les juifs à une attaque directe et exclusive dirigée contre les Juifs et il serait intéressant de comprendre les raisons d’une telle évolution, d’un tel décrochage. Si l’anti-maçonnisme date, en revanche, l’antisémitisme est toujours florissant. En ce sens, les Protocoles des Sages de Sion seraient la contrefaçon d’un texte anti-judéo-maçonnique remanié, retouché, pour ne plus être qu’antisémite.

Quand on parle de la circulation des Protocoles des Sages de Sion en Russie, la question se pose de savoir si l’on visait ainsi les juifs ou les franc-maçons ou supposés tels. Il semble bien que le faible nombre de Juifs en France encore dans la seconde moitié du XIXe siècle - autour de 100.000, pour environ 40 millions de Français - ait semblé quelque peu disproportionné. Il apparaît ainsi qu’il y ait eu syncrétisme et que les menaces respectives représentées par les Juifs et par les Franc-Maçons, lesquels ne se fréquentèrent guère à une certaine époque, aient été pour ainsi dire combinées comme constituant un seul et unique ensemble, d’où l’expression de judaïsantes pour des personnes à la solde des Juifs. Les juifs, au demeurant, étaient considérées comme aisément identifiables à la différence de leurs créatures. Celui qui est visé serait "plutôt un judaïsant aux fonctions les plus en vue car Judas n’opère bien qu’au moyen d’intermédiaires et il sait y mettre le prix. Mais c’est lui qui dirige dans les coulisses." Adolphe Crémieux personnifiait ce lien entre Maçonnerie et Judaïsme. Un certain Ansonneau écrit encore en 1924 : "La Franc-Maçonnerie qui est incontestablement d’origine juive est pour les Israélites un instrument d’action et de combat dont ils se servent secrètement. Les Juifs, si remarquables par leur instinct de domination, par leur science innée du gouvernement ont crée la Franc-Maçonnerie afin d’y enrôler les hommes qui n’appartiennent pas à leur race, s’engageant néanmoins à l’aider de leur oeuvre et à collaborer avec eux à l’instauration du règne d’Israël parmi les hommes" (p. 7) La fondation de l’Alliance Israélite Universelle, en 1860, allait plus encore peut être que le sionisme renforcer une telle représentation d’un Juif voulant étendre son influence sur le monde entier.

Ainsi, une campagne visant à se méfier d’une partie de la population non-juive se serait transformée en une remise en question de la seule présence juive, cette fois travaillant pour son propre compte. En fait, à partir du moment où les Juifs eux- mêmes, du moins par le truchement des Sionistes admettaient la possibilité d’un départ, ils se désignaient ipso facto comme bouc émissaire. Sans l’existence d’ un sionisme, on serait probablement resté avec un diagnostic de paranoïa chez ceux qui exprimaient une telle crainte diffuse et mal définie. En revanche, le sionisme allait confirmer, aux yeux de ces dénonciateurs du "trio", la justesse de tels propos, à savoir la pseudo-intégration des Juifs en France. En acceptant l’hypothèse d’un départ, les Juifs ou du moins ceux qui prétendaient parler en leur nom, apparaissaient comme le maillon faible et dès lors le texte anti-maçonnique pouvait-il se transformer en Protocoles des Sages de Sion. Katz note : "au début les Franc-Maçons étaient nommés les premiers, les Juifs en second ; par la suite, en Allemagne surtout, le slogan devint Juifs et Franc Maçons." (p. 259)

A vrai dire, il est quelque peu insolite de voir des Catholiques accuser leurs adversaires directs Protestants et Maçons de collusion avec les Juifs, en pratiquant l’amalgame avec ces derniers ; dans la mesure même où le christianisme n’est pas lui-même épargné de par son caractère de "nouvel Israël". Eliphas Lévi, ésotériste, cité par Nilus, commentateur des Protocoles, aura d’ailleurs renforcé cet amalgame entre Judaïsme et Maçonnerie, mais ce faisant on peut se demander si un tel amalgame n’était pas somme toute favorable aux Juifs car dès lors que la société était ainsi judaïsée bien au delà du noyau juif, le fait d’évacuer les juifs n’aurait pas régler le problème : devant l’ampleur de la tâche inquisitrice, on ne pouvait que déclarer forfait. Il se produisit donc un étrange processus : on reprocha à la fois aux Juifs de rayonner sur toute une partie de la société environnante, puis on laissa entendre qu’il suffirait de s’en prendre aux Juifs pour que le problème fut réglé.

On comprend que le seul fait de laisser entendre qu’un texte ait pu être conçu, dès son origine comme visant les seuls Juifs constitue un contresens et un anachronisme, et que l’on saute ainsi un chaînon. Rappelons qu’un scandale comme celui de l’Affaire Dreyfus n’aurait pu avoir lieu dans la Russie tsariste en raison même de la non-accession des Juifs à des positions éminentes dans l’armée.

Le texte de Joly ne fut donc pas utilisé directement pour élaborer un texte anti-juif, visant une population bien précise comme c’était le cas en Russie où les Juifs étaient nettement moins assimilés qu’en France, mais bien pour constituer un texte anti-judéo-maçonnique visant la situation française post-révolutionnaire. C’est à partir de ce document anti-judéo-maçonnique valant pour la société française (dont les ouvrages de Gougenot des Mousseaux et de Chabauty sont l’expression la plus frappante) et offrant de fait un processus d’assimilation pouvant inquiéter que les Russes élaborèrent les Protocoles des Sages de Sion, s’inspirant par ailleurs du phénomène sioniste, lequel au demeurant était marqué par la situation des Juifs en Europe Orientale. La comparaison entre la situation des Juifs dans ces deux parties de l’Europe, à la fin du XIXe siècle, montre assez la nécessité de telles retouches, mais il n’en reste pas moins que c’est dans ce va- et-vient entre ces deux espaces que le sionisme et l’antisémitisme modernes se constituèrent dialectiquement.

A propos d’antisémitisme, force est de constater qu'on a attribué à un élément - les Juifs - les attributs de l’ensemble initialement concerné tout comme on a fini par réserver les attaques contre le judéo-maçonnisme aux seuls Juifs.

- L. Nefontaine et J. Ph. Schreiber, Judaïsme et franc-maçonnerie, Histoire d'une fraternité, Paris, Albin Michel, 2000.

- Chabauty (alias C. C. De St andré), Franc Maçons et Juifs. Sixième âge d’après l’Apocalypse, 1886.10

- Chabauty, Les Juifs, nos maîtres, Paris, 1882.

- P. Copin-Albancelli, Le drame maçonnique. La conjuration juive contre le monde chrétien, Paris, La Renaissance française, 1909.

- Ansonneau, Juifs, Franc Maçons et Libres penseurs, 1924.

- Jakob Katz, Juifs et Franc Maçons en Europe (1723-1939), Paris, Cerf, 1995.

- Al Haiza, Juifs et Franc Maçons, Paris, La Rénovation, 1904.

- D. Beresniak, Juifs et Franc Maçons, les bâtisseurs de temples, Le Rocher, 1998.

Les juifs furent longtemps des patriotes ardents. Ceux qui, dans le passé, se désignaient eux-mêmes comme des israélites s’étaient toujours comportés comme des citoyens modèles, affirmant haut et fort leur patriotisme et réinterprétant le judaïsme sur un mode essentiellement spirituel. Aujourd’hui, la République s’affaiblit, l’antisémitisme de l’extrême-gauche rejoint l’antisémitisme traditionnel de l’extrême-droite, l’insécurité grandit. Comment les juifs réagissent-ils ? Assiste-t-on à l’émergence d’une nouvelle condition juive en France ? C’est à ces questions qu’une enquête par questionnaires réalisée auprès d’un échantillon de la population juive à Strasbourg, Toulouse et dans la région parisienne, apporte des réponses objectives. Mais l’analyse de la situation actuelle ne peut négliger la réflexion plus large, à la fois historique et sociologique, sur les transformations actuelles des rapports entre les identités ethnico-religieuses et la citoyenneté. L’exemple des juifs peut aussi être un révélateur. Doit-on voir dans les inquiétudes de tous et dans la tentation du repli sur soi d’une partie des juifs le signe d’une ethnicisation ou d’une communautarisation croissante de la société démocratique ? Cette enquête montre pourtant qu’entre la tentation de vivre entre soi et celle d’intervenir en tant que juifs dans l’espace public, la majorité des juifs français tente d’élaborer ce qu’on peut appeler un nouvel israélitisme.


- " La condition juive en France " : Dominique Schnapper, Chantal Bordes-Benayoun, Freddy Raphaël.

Collection : " Le Lien social ".
Date de parution : 25/02/2009.

Une pensée pour René Cassin, disparu un mois, jour pour jour, avant la naissance de ma fille.

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 28/08/2010

" Dresser les uns contre les autres et les autres contre les uns ! " dixit Knobel; mais c'est exactement la politique de Sarkozy ....

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 29/08/2010

Je crois pas que ce soit la politique de sarkozy qui a mis la France dans cet état. En revanche je suis bien persuadé que ce sont des types comme knobel qui ont mis les Juifs de France dans la situation que nous connaissons. Et pas seulement les Juifs d'ailleurs.

Écrit par : Elie | 29/08/2010

Vous avez raison Elie, ce Knobel est un petit merdeux et je suis poli...
De maniere generale le CRIF joue un jeu dangereux face a l'islamisation de la France, il collabore avec l'ennemi islamiste. Triste epoque!

Écrit par : Jabo | 29/08/2010

Chers amis,

C'est une affaire de formulation, mais nous sommes, je le crois, d'accord sur le fond.

Le "tripatouillage" de la Laïcité, qui est-ce ?
La création du CFCM, qui est-ce ?

Le silence du CRIF sur l’islam est aussi assourdissant. Pire, le CRIF collabore régulièrement avec les organisations musulmanes (UOIF, CFCM), ce qui a pour effet de légitimer l’islam. Ou peut être faut-il dire : voilà ce qui résulte du soutien apporté à la volonté du chef de l’Etat de combattre l’antisémitisme et l’islamophobie, par ses amis du CRIF.

http://www.saphirnews.com/Le-CFCM-et-le-CRIF-main-dans-la-main_a9538.html

Mais bien avant, en 1991, Anne-Marie Delcambre expliquait à un Bernard Pivot, stupéfié par le récit des méfaits de Mahomet, que l’islam est incompatible avec la démocratie. Cette émission n’a provoqué aucun émoi. Aujourd’hui Nicolas Sarkozy accuse de racisme ceux qui disent la même chose.

http://www.dailymotion.com/video/k3EScxkJt6rnbznU7s

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 29/08/2010

J'aime bien cet article que j'ai trouvé sur le site ADN :

http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=2207

Écrit par : Elie | 31/08/2010

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu