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06/08/2010

La barrière de sécurité, les pacifistes juives et les violeurs arabes : une fable israélienne

David Shahar, photo de Yehoshua Glotman.JPGDans un volume de sa grande fresque, Le Palais des Vases brisés, qui se déroule à Jérusalem dans les années 1920-1930, le romancier israélien David Shahar décrit le personnage ridicule mais très réaliste de Léa Himmelsach, Juive allemande pacifiste pétrie de bonnes intentions, qui harangue les foules arabes et tente vainement de leur inculquer les rudiments de la théorie marxiste de la "lutte des classes". Un jour, croisant une jeune paysanne Arabe enceinte, suivant son père monté sur un âne, elle tente de leur expliquer que c'est à l'homme de marcher à pied pour laisser sa fille se reposer… Mal lui en prend : elle est insultée et rouée de coups par la jeune femme, indignée que cette Juive maudite ait porté atteinte à l'honneur de son père !

Je me suis souvenu de Léa Himmelsach en lisant ce matin dans Makor Rishon un article intitulé "Stage confidentiel pour les manifestantes gauchistes de Biliin : comment affronter les agressions sexuelles de leurs camarades palestiniens". L'article, signé Ishai Friedmann, décrit les multiples agressions sexuelles (incluant des tentatives de viol) subies par les militantes de gauche, qui participent chaque vendredi aux manifestations contre "l'occupation" aux côtés de jeunes Palestiniens, aux yeux desquels les Israéliennes légèrement vêtues qui viennent les soutenir sont des femmes de mœurs légères, en un mot : des catins. Dans certains cas, les notables arabes du lieu ont prié instamment les manifestantes de venir dans une tenue "décente" pour ne pas porter atteinte aux valeurs de l'islam et entraîner la jeunesse musulmane dans la "débauche"… Dans d'autres cas, ce sont les jeunes Arabes eux-mêmes qui ont profité de la foule et des gaz fumigènes au milieu desquels se déroulent les manifestations pour voir de plus près ce que les manifestantes israéliennes cachaient sous leurs courtes jupes…

 

bilin 2009.jpg

Cet épisode illustre le fossé culturel qui sépare la société arabe de la société juive en Eretz-Israel, fossé qui existe depuis le début du sionisme politique et qui a été souvent décrit par des reporters et des écrivains. Ce qui est nouveau et intéressant – et presque amusant, n'ayons pas honte de le dire – dans l'affaire de Biliin, comme dans le roman de Shahar, c'est que ce sont précisément les militantes de la gauche radicale, venues sympathiser avec les Arabes et les soutenir dans leur "juste combat contre l'occupation", qui sont victimes à leur tour des agressions sexuelles de leurs camarades et qui découvrent le sexisme et le mépris des femmes qui règnent dans la société arabe.

Cette histoire qui ressemble à une fable pourrait bien servir de parabole pour illustrer la situation d'Israël au Moyen-Orient et l'attitude des gauchistes israéliens, prêts à subir toutes les humiliations pour venir en aide aux "pauvres Palestiniens"… Lorsque les femmes de la gauche radicale tel-avivienne arrivent à Biliin, avec leur minijupe et leurs bons sentiments, pour manifester contre le "mur" (la barrière de sécurité, qui empêche les terroristes kamikazes de rentrer en Israël, comparée par la propagande propalestinienne au mur de Berlin), elles se heurtent à un mur bien plus haut et infranchissable : celui du statut de la femme dans la société arabo-musulmane.

ehud-barak.jpgDe la même manière, à une autre échelle et avec des conséquences bien plus graves, lorsque nos hommes politiques et nos dirigeants viennent, munis de leurs intentions pacifiques et de leur mauvaise conscience occidentale, offrir aux Palestiniens sur un plateau la moitié de notre pays, ils se heurtent (et c'est une chance pour Israël) au mur du refus et de l'intransigeance arabe. Car aux yeux des Arabes palestiniens, du Hamas comme du Fata'h, les Barak, les Pérès et même les Netanyahou qui multiplient les concessions unilatérales et sont prêts à tous les renoncements pour obtenir un "accord de paix" ne valent guère mieux que les "sharmoutot" juives [sic] de Biliin et d'ailleurs…

Nos voisins arabes n'ont aucun respect pour la femme qui montre ses cuisses, ni pour l'homme politique qui dévoile sa faiblesse et renonce à sa propre terre en vue d'une paix hypothétique. Je ne sais pas si les manifestantes gauchistes de Biliin retiendront quelque chose du stage organisé par des assistantes sociales pour leur apprendre à affronter les violeurs arabes. Mais j'espère que nos dirigeants, eux, apprendront un jour à se comporter face à nos ennemis, et retiendront la leçon. Car nos voisins arabes, malgré leurs mœurs cruelles et primitives, leur mépris de la femme, leur haine des Juifs et de l'occident, ont sans doute quelque chose à nous apprendre sur la manière de mener des négociations et de défendre l'honneur national.

 

Pierre Itshak Lurçat

 

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Commentaires

le barak comme le perez et notre netanyahou on offert plus que la moitié du pays , ils ont offert ( comme les catins) leurs c;;l

Écrit par : chourouk | 07/08/2010

Il sera nécessaire de repenser le judaïsme en termes plus larges, beaucoup plus larges que ceux du judaïsme halakhique. Nous devons affronter la question : comment un judaïsme qui évolue dans une société formée de Juifs fonctionnera-t-il sans se réfugier dans les formes traditionnelles du rituel ou de la théologie ? Je ne suis pas un prophète, mais je me réjouis de ce combat. Je ne suis pas sûr de son issue. Elle pourrait être fatale pour les Juifs. Il n’y a aucune garantie que l’État d’Israël constitue ou constituera un plein succès en quelque sens que ce soit, mais je me réjouis de ce combat parce qu’il mettra en avant les capacités productives des Juifs – quelles qu’elles soient. Ces capacités productives seront consacrées à ceux dont elles émaneront, et, si elles ont quelque force de rayonnement, rayonneront bien au-delà. Nous ne sommes pas obligés de justifier notre existence en travaillant pour le monde. Personne, aucune autre nation, n’a jamais été soumis à une telle obligation, et certains d’entre nous trouvent scandaleux qu’à la différence des autres, nous ayons à justifier le fait d’être Juifs en servant quelque autre objectif.

Même ceux d’entre nous qui n’ont jamais considéré le sionisme comme un mouvement politique et ne se sont pas nourris des écrits de Herzl, ont rejoint le grand mouvement, mus par le seul désir d’une renaissance nationale: nous avons pris conscience de la nécessité de modifier fondamentalement la situation du peuple juif et nous avons tous pensé que la seule voie pour réaliser ce changement, c’était la création d’un centre en Eretz-Israël. Tant que nous n’aurions pas relevé les ruines de la nation au sein d’une structure nationale en Eretz-Israël, le renouvellement du judaïsme aurait été impensable. Plus encore: il ne fait aucun doute que le sionisme ait eu l’intention de changer la base instable de l’existence du peuple qui, antérieurement, se transmettait d’une génération à l’autre. L’effort qui consistait à donner une assise ferme à cette existence précaire a coûté énormément d’énergie au peuple, chaque génération exigeant un plus grand effort, sans que nous parvenions à en assurer la pérennité.

Vint le sionisme qui voulut changer cet état de choses: assurer, une fois pour toutes, par un effort historique extraordinaire, l’existence du peuple et non plus la poursuite malheureuse de notre existence de génération en génération. Eretz-Israël allait être le moyen de ce bond historique, dont le but était la création d’une immortalité nationale. La survie du judaïsme dans notre patrie ancestrale pendant une seule génération ne nous intéressait pas non plus; un tel effort nous paraissait vain, car nous voulions y susciter une force intérieure de nature à l’assurer pour toutes les générations, et nous nous moquions des efforts dérisoires des Juifs pratiquants ou des Juifs assimilés qui ne s’occupaient, selon nous, que des petites besognes du judaïsme.

[...]

L’heure de vérité a déjà sonné pour le sionisme, elle est même passée, et n’est pas éternelle: «l’affaiblissement» du sionisme dans la diaspora est un signe qu’il a rempli son rôle; non pas son rôle idéal, mais son rôle historique. Et l’on peut douter fortement que les fondements sur lesquels le sionisme s’est établi comme idéal soient encore valides. Par la force des choses, le sionisme court le risque de devenir un épisode dans l’histoire de notre peuple et le signe de cette transformation en est le problème difficile de la transmission de son message à la prochaine génération.

[...]

La voie moyenne dont rêvent les socialistes du Mapaï : rester et partir en même temps, ce qu’ils appellent «une triple alliance» –, est une invention vide de sens, qui n’a aucun fondement réel dans cette situation historique. Le sionisme n’est pas une puissance céleste, et c’est pourquoi il n’a pas la force d’unir l’eau et le feu: soit il sera emporté par les eaux de l’impérialisme, soit il se consumera au feu de la révolution de l’Orient qui s’éveille.

Le sionisme doit revenir à ses sources qu’il a trahies au moment où il triomphait; il est préférable que le mouvement redevienne petit, mais sûr de son chemin et de son avenir, plutôt que de demeurer dans cet état de désintégration et de mensonge et de mourir avec les forces de la réaction qu’il a suivies à l’occasion de ce péché originel qui a pour nom: une fausse victoire. Et même si nous ne remportons pas une nouvelle victoire, et que le feu de la révolution nous dévore, il vaut mieux que nous soyons du bon côté des barricades.


Gershom Scholem : - Le prix d'Israël -

6. Qui sont les diviseurs ?


Original hébreu paru dans Sheifoteinou vol. 2, n° 6, août-septembre 1931, repris dans Od Davar, p. 74-82.

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 09/08/2010

Eh oui
cela me rappelle cette militante gauchiste qui revait d'un monde paix avec nos voisins très pacifiques et qui s'est fracassé la tête et le coeur.....
Fonds pour un Nouvel Israël: Une militante tire la sonnette d'alarme sur le rôle du NIF dans la diabolisation (d'Israël)

Écrit par : Aschkel | 11/08/2010

DIEU dit : " Tu trouveras certainement que les juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants ". ( Coran ) .

Écrit par : Hakima | 23/04/2011

Les commentaires sont fermés.

 
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