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Djihad et haine des Juifs - Le lien troublant entre islamisme et nazisme

M. KUNTZEL.jpgQuel est le lien entre le nationalisme arabe – et palestinien en particulier – , le nazisme et l'idéologie du djihad, qui connaît un regain d'intensité depuis le 11 septembre 2001 ? La réponse à cette question se trouve dans un livre important du chercheur Matthias Küntzel [photo ci-contre], qui vient d'être traduit en français. Professeur à l'université de Hambourg et chercheur à l'université hébraïque de Jérusalem, Küntzel étudie depuis de nombreuses années l'antisémitisme et ses formes contemporaines, et les liens historiques entre l'islamisme et le nazisme. Il y a quelques années, une conférence qu'il devait donner dans une université anglaise fut annulée au dernier moment, car son intitulé comportait l'expression "antisémitisme islamique", qui fut jugée offensante pour les musulmans...

 

 

Un sujet tabou en Europe aujourd'hui

 

Le thème des recherches de Küntzel est en effet un sujet tabou en Europe aujourd'hui, et c'est un pan totalement occulté de l'histoire du vingtième siècle que son livre révèle au lecteur francophone : celui du "lien troublant entre islamisme et nazisme", qui se trouve "à la racine du terrorisme international", comme l'explique le sous-titre du livre. Ayant moi-même écrit sur le sujet de l'islamisme, j'ai pu constater combien la littérature en français était pauvre sur ce sujet, et combien les livres existants – y compris les meilleurs – étaient marqués par une vision politiquement correcte de l'histoire récente. Ainsi, le chercheur Gilles Kepel, qui dirige la chaire Moyen-Orient à l'école des sciences politiques et a consacré plusieurs ouvrages éclairants à l'islam contemporain, occulte souvent le discours antijuif des principaux idéologues des Frères musulmans, au point d'omettre dans sa bibliographie de Sayid Qutb le fameux opuscule "Notre combat contre les Juifs" (dont le titre rappelle celui du Mein Kampf d'Hitler).

 

Si le lien entre islamisme et nazisme est un secret aussi bien caché par les auteurs français, c'est que ceux-ci présentent souvent sous un jour positif l'islamisme, considéré comme un mouvement progressiste ou tiers-mondiste (c'est la thèse des livres de François Burgat et, dans une moindre mesure, de ceux d'Olivier Roy). Récemment encore, il était difficile de trouver des ouvrages en français abordant les liens entre l'islam et l'Allemagne nazie, à l'exception du livre pionnier des journalistes Roger Faligot et Rémi Kauffer, Le croissant et la croix gammée, paru il y a près de vingt ans et jamais réédité. Le livre de Matthias Küntzel, préfacé par Pierre-André Taguieff, vient combler cette lacune (il a été traduit auparavant dans une dizaine de langues, y compris l'hébreu).

 

La lecture de ce livre est enrichissante, à la fois pour comprendre l'histoire et pour éclairer l'actualité la plus brûlante. L'auteur aborde, de manière synthétique et documentée, les thèmes suivants : les Frères musulmans et la Palestine, l'islamisme égyptien de Nasser à nos jours, le djihad du Hamas et le 11 septembre et Israël. La première partie montre comment le thème de la Palestine et de la lutte contre le sionisme et contre les Juifs a occupé une place essentielle dans la rhétorique des Frères musulmans, dès la création (en 1928) du mouvement islamiste égyptien, matrice des principales organisations islamistes contemporaines, du Hamas jusqu'à Al-Qaida. L'homme qui a servi de lien entre les Frères égyptiens et la Palestine n'est autre que le tristement célèbre Amin al-Husseini, le "grand Mufti" de Jérusalem, fondateur du nationalisme palestinien et ami d'Adolf Hitler.

 

Une haine métaphysique et rédemptrice

 

KUNTZEL.jpgLoin d'être purement fortuit ou circonstanciel, le lien consubstantiel entre islamisme et nazisme s'est en effet perpétué depuis le début des années 1930 et jusqu'à nos jours. Küntzel montre comment l'antisémitisme radical occupe une place essentielle dans la doctrine politico-religieuse des Frères musulmans et de toute la mouvance islamiste issue des Frères. Il s'agit, selon l'auteur, de la clef de voûte de l'idéologie islamiste, qui se structure – tout comme le nazisme à son époque – autour de la haine des Juifs. Après avoir passé la plus grande partie de la guerre à Berlin, où il animait les émissions en arabe de la radio nazie, Al-Husseini put échapper aux procès de l'après-guerre grâce à la complicité du quai d'Orsay. Un des plus fameux disciples du mufti pronazi sera son petit-neveu, Yasser Arafat, qui fut membre des Frères musulmans et militant islamiste avant d'adopter la rhétorique du "nationalisme laïc" palestinien, pour mieux séduire la gauche et l'extrême-gauche occidentale, avec le succès que l'on sait.

 

L'antisémitisme radical des islamistes n'a rien à voir avec la politique israélienne, ni avec l'occupation de territoires "arabes" en 1967 : il s'agit d'une haine quasi-métaphysique, à caractère exterminationniste et rédempteur. Aux yeux de Qutb, d'Al-Banna (fondateur des Frères musulmans et grand-père de Tariq Ramadan) ou de Ben Laden, les Juifs doivent être exterminés pour que l'islam triomphe, et cet impératif s'inscrit dans une vision eschatologique de l'ultime combat contre les Juifs, qui doit précéder l'instauration de l'islam sur toute la terre... On comprend dès lors l'inanité de toute tentative de négocier ou de trouver un modus vivendi avec les islamistes du Hamas ou d'Al-Qaida. On ne peut pas signer d'accord de paix avec les islamistes, mais tout au plus une trêve provisoire (comme celle conclue par Mahomet lorsqu'il se trouva en situation d'infériorité). Et l'islamisme – tout comme le nazisme dont il a recyclé une grande partie de l'idéologie – ne peut qu'être totalement vaincu.

Itshak LURCAT

 

Matthias Küntzel, Jihad et haine des Juifs, éditions L'Œuvre, Paris 2009.

 

(ARTICLE PARU DANS VISION D'ISRAEL)

Commentaires

  • pour moi , je considère cette haîne du juif par les islamistes, comme la vêrité de dire l'allemagne nazie a été antisémite et a extermé 6 millions de juifs , parce qu'ils étaient juifs , autrement dit la logique de dire , le blanc est blanc , le noir c'est noir , la logique quoi !

    pas un pays arabo musulman , arabe , ou musulman n'a dénoncé les dires des islamistes !

    pas un pays musulman n'a dénoncé le livre des frères musulmans" les sages de sion "

    il y a arafat , et ses mensonges
    il y a choukeiry , et ses mensonges haîneux
    et aujourd'hui les antisémites se comptent par dizaines de millions , que dis-je , par centaines de millions...2 milliards très exactement de musulmans ont la haîne du juif !

    rappelons nous le grand mufti de jérusalem (le grand père de leila chahid laquelle fait partie de l ' U. E.) et son alliance avec hitler , et surtout parlant à radio berlin !
    la haîne du juif est parlante , elle fait peur !
    le djihad islamique n'est rien d'autre que e nazisme : son but , c'est prendre possession des terres par le prosélitisme massacreur de populations civiles ( un cas parmi tant d'autres , le biaffra , avec le massacre de 6 millions d'ibos , parce qu'ils étaient chétiens , masacrés
    par le nigeria !
    mathias dit des vêrités , que n'osent pas dire les médias ! pourquoi ?
    allez savoir !

    chabath chalom et bonne année civile pour israël !

  • Le Sionisme est synonyme de nazisme.

  • Katia, salope
    vate faire voir chez tes amis arabes!

  • La question que je me pose est de savoir si vous adhérez vraiment à ce que vous dites. Vous parlez d'un antisémitisme qui serait quasiment islamiquement culturel, alors que hormis, je veux même vous accorder un siècle, musulmans et juifs ont majoritairement toujours été des alliés.

    Vous dites aussi : « Loin d'être purement fortuit ou circonstanciel, le lien consubstantiel entre islamisme et nazisme s'est en effet perpétué depuis le début des années 1930 ».

    Je vous ferai remarquer qu'à cette époque-là, la Shoah n'était pas encore consommée, et que l'antisémitisme des nazis, même existant, étaient tout aussi "respectable" que l'islamophobie ambiante qui règne actuellement et que vous propagez également.

    Les analyses sont toujours très facile à posteriori, et les cadavres auraient préférés que l'on agissent à priori plutôt que de se livrer à des décomptes sinistres. Quand on veut battre son chien, on trouve toujours un bâton.

    Avant hier, c'étaient les noirs. Hier, c'étaient les juifs. Demain, ce seront les musulmans. Et après-demain, ce sera qui ? Les générations futures ne demandent pas des ennemis, elles demandent des alliés. Si vous aimez vos enfants, apprenez leur la paix, ne leur apprenez pas la guerre.

    Lorsque l'on se déclare ennemi de quelqu'un, on lui donne également le droit de nous vaincre quelques soient les moyens, parce que la guerre est absolue.

    Bien à vous,
    Pierre Meur

  • La radicale nouveauté de la parole judaïque se manifeste concrètement par ceci, qu'elle donne lieu à la naissance d'une nouvelle religion – mais précisons bien : il ne s'agit pas seulement de l'apparition d'une religion de plus, venant simplement s'ajouter à l'immense foule des religions déjà existantes avant lui. La religion judaïque tranche absolument sur toutes les autres, elle n'appartient pas à leur famille. Toutes les religions pré-judaïques et non judaïques, en effet, forment une seule et même grande famille, en dépit des multiples différences apparentes qui les distinguent. Elles ne diffèrent entre elles que par le degré. Mais le judaïsme, lui, diffère d'elles toutes par sa nature. Ce qui en est un puissant indice, c'est le fait que, dès son apparition, le judaïsme a été perçu par tout le reste du monde comme quelque chose d'étranger, d'unique, d'aberrant. Tous les autres peuples ont senti d'instinct, et immédiatement, qu'avec le peuple juif il ne s'agissait pas d'un peuple, ni d'une religion comme les autres, avec lesquels on pût avoir des relations ordinaires. Cette réaction unanime en dit long. Aux yeux des non juifs, par exemple des Romains, la multiplicité des religions, des dieux et des cultes, était chose tout à fait naturelle ; le Romain ne sentait pas la religion égyptienne, par exemple, comme quelque chose d'inouï et d'aberrant : cette religion, quoique différente de la sienne, lui paraissait s'inscrire dans un ordre des choses identique au sien, dans une conception générale du divin fondamentalement semblable à la sienne. Rien de tel avec le judaïsme : le Romain y voyait quelque chose d'absolument incompatible avec l'ordre habituellement admis, quelque chose venant menacer dans son tréfonds la vision du monde, du divin et de l'humain qui, en tous temps et en tous lieux, avait prévalu jusqu'alors. Aussi n'est-il pas étonnant que le peuple juif, essentiellement en raison de son extraordinaire religion, ait fait l'objet d'une réprobation, et même d'une haine toutes spéciales : pour des Romains comme Pline le Jeune ou Tacite, par exemple, les juifs étaient ni plus ni moins que des ennemis du genre humain.

    * Voir Tacite, Histoires, V, 4-5, au sujet des juifs.


    On commet une erreur grossière, lorsqu’on croit que l’Islam s’est imposé aux esprits par l’attrait de sa doctrine.

    En "Arabie" même, dans le propre pays de Mahomet, il n’a gagné ses adeptes que par la violence. Il en fut de même ailleurs. Parfois, les peuples soumis à un autre pouvoir, comme en Égypte, dans l’Afrique du Nord et en Espagne, et impatients de changer de maîtres dans l’espoir d’obtenir une condition meilleure, accueillirent tout d’abord l’Islam comme un instrument de libération; mais dès que l’expérience leur eût révélé l’insupportable tyrannie d’une religion intransigeante, ils se révoltèrent. Seulement, il était trop tard. L’Islam, disposant d’une force matérielle irrésistible, brisait toute opposition et noyait dans le sang toute velléité de rébellion. Et puis, les générations passaient ; les nouvelles, élevées dans la foi musulmane, enserrées dans ses dogmes étroits, s’immobilisaient dans la résignation et ne songeaient plus à changer de croyance, ni de maîtres.

    Les massacres commis en "Arabie" sur l’ordre d’Abou-Bekr firent rentrer les tribus dans le droit chemin, non pas qu’elles fuissent persuadées de la vérité de l’Islam, mais parce qu’elles étaient convaincues que la religion nouvelle avait pour elle, à défaut de droit divin, une puissance matérielle formidable. Les insurgés se résignèrent donc à être musulmans, mais leur orthodoxie était plus que douteuse. Si l’apostasie était impossible en raison de l’implacable sévérité des châtiments, ces convertis par la violence n’avaient ni piété, ni foi sincères. A ces hommes qui considéraient la vengeance comme le plus sacré des devoirs, il ne fallait pas demander une grande reconnaissance envers une religion qui leur avait coûté la vie de tant de parents. Ils en ignoraient même les principes les plus élémentaires. Les auteurs arabes citent à propos de cette ignorance des exemples typiques qui éclairent d’un jour singulier les mœurs des premiers musulmans.

    L'islam n'apporte rien de nouveau.

    Nous savons désormais en quel sens cette question doit être entendue : il ne s'agit pas de chercher s'il existe des "preuves" du caractère révélé du Coran, mais de chercher si, comme dans le cas du judaïsme, la parole énoncée dans le Coran requiert logiquement la révélation divine comme forme et comme source. Nous savons aussi, de manière plus précise, ce en vertu de quoi une parole appelle logiquement la forme de la révélation : il faut que cette parole offre à la fois une nouveauté radicale par rapport aux paroles antérieurement entendues (c'est là un critère empirique, si l'on veut, non suffisant par lui-même mais précieux à titre d'indice), et un surcroît radical par rapport à ce que l'homme peut découvrir et dire par ses seules forces (critère bien plus fondamental, et suffisant par principe). Comme l'islam est né après que deux révélations aient eu lieu, l'on peut même préciser davantage : il s'agit de savoir si le Coran apporte aux hommes quelque chose de plus que ce que la révélation antérieure annonçait déjà – littéralement : quelque chose d'inouï –, et si cet éventuel "plus" est de nature telle, que sa source ne puisse logiquement être que divine et non pas humaine. Demandons-nous donc : qu'apporte l'islam de nouveau par rapport au judaïsme ?

    A propos de Dieu en lui-même, tout d'abord, que nous dit le Coran ? À vrai dire, bien peu de choses : Dieu est unique, et il est source d'une parole éternelle et incréée. On cherchera vainement, dans le Coran, quoi que ce soit de plus. Assurément ce n'est pas rien : mais le problème est qu'aucun de ces deux points n'était inconnu de l'homme, avant que Muhammad ne les formulât. Nous sommes ici devant un simple fait, que quiconque peut vérifier simplement en lisant le Coran après avoir lu la Bible : à propos de Dieu, de sa nature, de sa volonté, de son statut par rapport à l'homme, l'islam n'apporte aux hommes strictement rien d'inouï, rien qui n'ait déjà été dit et redit d'innombrables fois avant lui.

    Pourquoi croire que Muhammad a reçu une révélation de Dieu, alors qu'à propos de Dieu, il ne dit rien de plus que ce que des millions de gens savaient déjà, si bien que n'importe qui pouvait donc dire exactement la même chose sans aucune nouvelle révélation ? Même en admettant qu’il n’ait pas connu la doctrine judaïque, et donc en admettant qu’il ait bénéficié d’une révélation, cette révélation n’en était une que pour lui, non en elle-même : donc une révélation purement individuelle, qui aurait simplement appris à un individu ce que des millions d’autres savaient déjà depuis longtemps.

    L'absence de puissance dogmatique de l'islam a favorisé son hybridation politique précoce avec les conséquences que nous savons.

  • L'Etat d'Israël est une invention de l'Occident pour se donner bonne conscience après l'extermination des Juifs .C'est un Etat crée de toutes pièces qui n'a aucune frontière, un Etat voyou et génocidaire. Après la boucherie de Ghaza, rien ne sera plus comme avant: cet Etat a surpassé les Nazis dans leur abomination , dans leurs atrocités ;aussi est-il appelé à disparaître tout simplement parce qu'il y va de la survie de l'humanité , laquelle est en train de payer la facture....

  • L'Etat d'Israël est une invention de l'Occident pour se donner bonne conscience après l'extermination des Juifs .C'est un Etat crée de toutes pièces qui n'a aucune frontière, un Etat voyou et génocidaire. Après la boucherie de Ghaza, rien ne sera plus comme avant: cet Etat a surpassé les Nazis dans leur abomination , dans leurs atrocités ;aussi est-il appelé à disparaître tout simplement parce qu'il y va de la survie de l'humanité , laquelle est en train de payer la facture....

  • L'Etat d'Israël est une invention de l'Occident pour se donner bonne conscience après l'extermination des Juifs .C'est un Etat crée de toutes pièces qui n'a aucune frontière, un Etat voyou et génocidaire. Après la boucherie de Ghaza, rien ne sera plus comme avant: cet Etat a surpassé les Nazis dans leur abomination , dans leurs atrocités ;aussi est-il appelé à disparaître tout simplement parce qu'il y va de la survie de l'humanité , laquelle est en train de payer la facture....

  • Et ça c'est quoi http://palestinian.ning.com/profiles/blog/show?id=1970466%3ABlogPost%3A97223&commentId=1970466%3AComment%3A97244&xg_source=activity ?

  • Avant de qualifier ou délégitimiser un Etat, il faudrait savoir ce que cette notion recouvre ..

    « Nous aurons ces grands Etats-Unis d'Europe, qui couronneront le vieux monde comme les Etats-Unis d'Amérique couronnent le nouveau. » (Extrait de Actes et paroles). Lorsque Victor Hugo écrivit ces lignes, il se tournait vers l'avenir. Mais avant d'appréhender de la sorte celui de l'europe, il fallut passer par une transformation longue et complexe, qui prit sa source dans les cités grecques. En effet elle fut longtemps considérée comme le cadre de référence dans lequel pouvait s'épanouir la politique. Cependant la cité connut un accroissement marqué de sa démographie, dû notamment aux multiples conquêtes territoriales, de même qu'à l'amélioration des conditions de vie. Ainsi, s'agrandissant et se transformant, elle attînt progressivement la forme qu'on lui concède aujourd'hui : l'Etat.

    Le terme en lui-même est né en europe au XIIIème siècle, la signification que l'on en a aujourd'hui se fera deux siècles plus tard, signification cependant bien trop vague. Le droit constitutionnel donne une définition matérielle de l'etat en apparence assez simple : une population vivant dans un territoire géographiquement délimité et pourvu d'une autorité pouvant édicter et faire respecter des normes sur ce même territoire. Il résulte de cette acception un enjeu intellectuel tendant à approfondir la notion d'etat, à partir de l'analyse de certains domaines déterminants. Dans le chapitre II de son ouvrage Sociologie Politique , Jacques Lagroye s'attache à l'historique de la formation de l'etat en europe occidentale moderne. Il témoigne justement dans son oeuvre de l'obstacle que constitue la description trop floue de l'etat et souligne la nécessité d'y pallier afin de pouvoir le comparer aux autres organisations de l'époque moderne, et de prouver qu'il s'est imposé progressivement. Ce faisant il expose les caractéristiques qu'ont en commun les différents pays dans lesquels se développent les formes étatiques modernes. Jacques Lagroye choisit volontairement un champ d'analyse plutôt restreint, tant les formes d'organisation politique en europe occidentale sont nombreuses.

    Historiquement l'on attribue souvent l'origine même du concept d'etat à Jean Bodin, qui dès le XVIème siècle définit pour la première fois la notion de « souveraineté ». Pour lui l'etat ne peut exister sans souverain, et pour que le pouvoir de ce dernier soit légitimé, il doit être fort, indivisible et respecté par l'ensemble de la population. De nombreux auteurs exposeront d'ailleurs dans leurs oeuvres les différents « contrats » pouvant être établis entre le souverain et son peuple. Bien que Lagroye ne fasse pas dans ce chapitre référence à Bodin, il n'en évoque pas moins d'autres grands penseurs ayant travaillé sur le sujet afin de trouver parmi toutes leurs versions les caractéristiques permettant d'établir une définition de l'etat, certes encore imparfaite, mais passablement améliorée.

    L'auteur explique la formation de l'etat européen en niant dès son introduction, toute définition bornant ce type d'organisation au seul gouvernement coercitif. Son raisonnement débute ainsi avec la féodalité pour ensuite, au travers des domaines politiques, économiques ou religieux, et selon un axe historique, dégager une définition rationnelle de l'etat occidental moderne.

    * Allemagne
    Le rêve des nationalistes allemands est annihilé par les artisans du Congrès de Vienne, qui restaurent la plupart des princes dans leurs prérogatives, conservant toutefois la structure politique simplifiée mise en place par Napoléon, soit une confédération de trente-huit Etats dotés chacun d'une grande autonomie. En 1817, les étudiants allemands manifestent et réclament l'unité des Etats allemands.

    * Belgique
    Les Belges n'acceptent pas la domination du roi de Hollande, qui supprime les libertés et impose le néerlandais comme seule langue officielle. Malgré le développement de l'hostilité envers les Hollandais, il fallut attendre l'arrivée à Bruxelles des nouvelles de la révolution de Juillet à Paris, pour qu'un soulèvement soit possible. Le 25 août 1828, l'étincelle fut mise aux poudres par la représentation d'un opéra d'inspiration patriotique d'Auber, la Muette de Portici.

    * Italie
    Les différents Etats italiens sont divisés et une grande partie d'entre eux sont soumis à l'Autriche. En 1820 éclatent des insurrections au Piémont et dans le royaume de Naples, aussitôt écrasées par les Autrichiens, qui entrent dans Turin. En 1831, les révolutions de Bologne, Modène, Reggio, Parme et Rome sont réprimées par l'Autriche. Une nouvelle génération d'opposants apparaît: Giuseppe Mazzini (1805-1872) souhaite construire une Italie unifiée et républicaine, grâce à l'éducation et à l'action des masses, tandis que Massimo d'Azeglio souligne que l'unité ne peut se faire que par la guerre d'une monarchie italienne contre les Autrichiens.

    * Grèce
    Jusqu'au XVIII e siècle, les Grecs avaient dû s'accommoder tant bien que mal de l'occupation turque, qui était pourtant parfois très dure. Ils ne purent la rejeter qu'au XIX e siècle, avec l'aide de la France, de la Grande-Bretagne et de la Russie qui, sous la pression du philhellénisme, intervinrent en faveur de la cause de l'indépendance grecque (victoire navale de Navarin, 1827), après une guerre sanglante, commencée en 1821. Le sultan fut contraint d'accorder l'autonomie au pays en 1829 (traité d'Andrinople). L'indépendance fut acquise en 1830.

    * Espagne
    Après une période modérée, une série de scandales et le déséquilibre permanent provoqué par l'alternance des gouvernements O'Donnell et Narváez provoquèrent, un complot militaire ourdi par les généraux Juan Prim et Francisco Serrano (1810-1885) qui contraignit Isabelle II à s'exiler. La France vient en aide au roi Ferdiand VII. Le mouvement est écrasé en 1823.

    * Pologne
    Les Polonais acceptent mal leur nouveau statut, la révolte gronde. Le mécontentement croissant des Polonais se manifeste contre le tsar, qui ne donnait satisfaction ni à leurs aspirations libérales, ni à leurs aspirations nationales (réunification au royaume des provinces de l'ancienne Pologne annexées par la Russie). En novembre 1830, une insurrection qui éclata contre le tsar Nicolas I er , successeur d'Alexandre, empêcha les troupes russes de participer à la répression des mouvements révolutionnaires en Belgique et en France; l'insurrection fut matée après une guerre de dix mois de l'armée polonaise contre l'armée russe.

    * L'Amérique latine
    Entre 1810 et 1825, la guerre d'indépendance éclate en Amérique latine. Le Chili, le Pérou, l'Argentine et le Mexique se libère de la domination espagnole. En 1822, le Portugal pert le Brésil qui devient indépendant.

    L’État, en tant que communauté politique rassemblant des gouvernés sous une même autorité, existe certes depuis l’Antiquité. Néanmoins, l’État moderne est qualitativement différent des formes politiques qui l’ont précédé. Il exprime l’aspiration à un pouvoir rationnel, organisé, dans un cadre géographique limité par l’existence d’autres États de même nature à ses frontières. En même temps, il est à lui-même sa propre finalité : il est beaucoup moins tributaire d’une légitimation religieuse que ne l’étaient les monarchies chrétiennes médiévales, les monarchies du monde musulman ou même les empires chinois ou japonais de la même période. Ce qui est essentiel aux yeux des théoriciens et des dirigeants de cet État, c’est sa capacité à faire régner l’ordre sur son territoire, à garantir à ses ressortissants une sécurité minimale pour leur personne et leurs biens, à assurer enfin dans l’ordre international sa souveraineté et sa puissance à l’encontre des ambitions des autres États.

    Prenons, à l’échelle planétaire, le phénomène d’uniformisation qui toucha les États, la religion, les idéologies politiques et la vie économique, à mesure de leur développement tout au long du XIXe siècle. L’apparition de cette uniformité ne fut pas seulement visible au niveau des grandes institutions comme les Églises, les cours royales ou les systèmes judiciaires. Elle devint également palpable dans ce qu'on appelle « les usages relatifs au corps », à savoir la manière dont les gens s’habillent, s’expriment, mangent, ou gèrent leurs relations au sein de la famille.

    Ces liens, qui se développèrent rapidement entre les différentes sociétés humaines durant le XIXe siècle, entraînèrent à l’échelle planétaire la création d’entités politiques hybrides, d’idéologies métissées et de formes complexes d’activité économique. Pourtant, ces liens étaient susceptibles de renforcer dans le même temps le sentiment de différence, voire d’antagonisme, qui existait entre les peuples de ces différentes sociétés, et en particulier entre leurs élites. Japonais, Indiens, ou Américains, par exemple, trouvèrent de plus en plus dans le sentiment d’identité culturelle, religieuse, ou nationale dont ils avaient hérité, la force nécessaire pour affronter les graves défis que leur posait une économie désormais mondialisée, et plus particulièrement ceux posés par l’impérialisme européen. Le paradoxe voulant que les forces planétaires et les forces locales se soient
    « cannibalisées » ou nourries mutuellement, pour reprendre un terme employé par le théoricien social Arjun Appadurai, est bien connu de tous ceux qui travaillent actuellement dans le domaine des sciences sociales.

    Toute histoire locale, nationale ou régionale, relève aussi, dans une large mesure, d’une histoire mondialisée. Il n’est plus possible d’écrire une histoire qui serait « américaine » ou « européenne » au sens le plus étroit du terme, et il est encourageant de constater que nombre d’historiens se sont d’ores et déjà rangés à ce point de vue. Durant les années 1950-1960, les membres de l’école historiographique française des Annales, emmenés par Fernand Braudel, ont été les pionniers d’une approche mondialisée de l’histoire économique et sociale traitant du début de l’ère moderne.

    La nécessité de dépasser les frontières des États et des écosystèmes est plus évidente encore dès lors que l’on aborde le XIXe siècle. Cela s’applique en particulier à l’histoire des États impériaux d’Europe, aussi bien les empires continentaux comme la Russie, que les empires maritimes comme la Grande-Bretagne ou la France. Des historiens comme Linda Colley et Catherine Hall pour la Grande-Bretagne, ou Geoffrey Hosking et Dominic Lieven pour la Russie ont été à l’avant-garde des efforts visant à montrer à quel point l’expérience impériale au sens le plus large du terme s’est révélée essentielle dans la création et le formatage de ces États nationaux. Parallèlement, R. Bin Wong, Kenneth Pomeranz, Wang Gfung Wu et Joanna Waley-Cohen ont commencé à écrire l’histoire de la Chine en lui redonnant une dimension planétaire, et en portant une attention extrême aux diasporas chinoises qui ont précédé l’instauration de l’hégémonie impériale occidentale, puis ont ensuite perduré sous la surface.

    Entre 1780 et 1914, les Européens avaient spolié les peuples indigènes de vastes étendues de territoires, notamment en Afrique du Nord et du Sud, en Amérique du Nord, en Asie centrale, en Sibérie et en Océanie. Alors qu’en Europe occidentale et dans les régions côtières de l’Amérique le PNB par habitant était en 1800 tout au plus le double de celui de l’Afrique du Sud, et à peine supérieur à celui des régions côtières de la Chine, un siècle plus tard ce différentiel avait quintuplé pour passer de 1 à 10, voire plus. La plupart des régions du monde qui n’étaient pas sous le contrôle direct de l’Europe ou des États-Unis étaient désormais rattachées à ce que les historiens ont appelé des « empires informels », marqués par l’existence de disparités entre étrangers et autochtones au niveau de l’exercice du pouvoir, sans que cela ait encore débouché sur une annexion.

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    Ce qui interpelle et alimente les critiques, c'est qu' Israël n’est pas une théocratie, il n’est pas non plus une démocratie laïque, puisque le judaïsme tient une place publique qui lui est officiellement reconnue. L’État coiffe ainsi un réseau d’écoles publiques religieuses qui accueillent 20 % des élèves et des instances religieuses, dont la vocation est de faciliter la pratique du judaïsme et d’appliquer la loi religieuse (rabbins, juges religieux, superviseurs des règles alimentaires, aumôniers militaires et autres titulaires de charges religieuses payés par l’État) ... L’État d’Israël est resté jusqu’à présent fondé sur une ambivalence fondamentale puisqu’on a affaire… à « une démocratie moderne à substrat biblique ». La religion a, en effet, en Israël une fonction sociale reconnue. Il existe un véritable service public du culte géré par le rabbinat .... et alors !

    * Les Etats théocratiques : certains gouvernements fondent tout ou partie de leur légitimité sur une religion…. : en Arabie saoudite comme en Iran, au Pakistan comme au Soudan, la Charia , la loi islamique, tient lieu de constitution ... »

    * Une religion d’Etat : ... la religion est l’armature de la communauté nationale : ... En Thaïlande, le roi, bouddhiste, est, selon les textes, le protecteur de toutes les religions sur le sol Thaï ... dans les faits, les minorités chrétienne ou musulmane du pays subissent des exactions parce qu’elles revendiquent une reconnaissance et une autonomie…les Etats nordiques ont toujours la religion luthérienne comme religion d’Etat. En Argentine en revanche, l’obligation pour le président d’être catholique est supprimée en 1994 ...

    * La religion du chef d’Etat : Sans avoir de religion officielle, un Etat peut exiger de son chef qu’il appartienne à une religion donnée. En Syrie, le président Hafez el-Assad, appartenant à la minorité alaouite issue d’une dissidence chiite, a dû proclamer publiquement, en 1973, son adhésion à la branche sunnite de l’Islam, majoritaire dans le pays. En Grande-Bretagne où le souverain est également chef de l’Eglise anglicane, l’Angleterre et l’Ecosse ont établi des religions d’Etat ... »

    * Une référence au divin : il peut y avoir « apparemment une séparation entre l’institution étatique et l’institution ecclésiale…Dans le même temps, les dirigeants laïques des ces pays peuvent aussi faire référence au divin dans le cadre d’actes essentiels pour la vie d’une nation. L’exemple le pus frappant en sont les Etats-Unis où le président prête serment sur la Bible lors de son investiture et où les tribunaux rendent la justice en se référant au divin. Entrent également dans cette catégorie les Etats, dits « laïques » mais marqués par une longue tradition de croyance, dont les décisions gouvernementales, législatives ou judiciaires se réfèrent à un système déterminé de principes et de valeurs issu d’une religion spécifique. En Italie, dans les tribunaux, le crucifix est présent dans chaque cour de justice.

    * Peut-on parler de laïcité à la française, référence en elle-même de la dimension catholique européenne, lorsque les fêtes religieuses, sont conservées et systématiquement "converties" en jours fériés ?

    Certes, il existe bel et bien séparation entre l'Eglise et l'Etat, mais malgré l'aspect multiconfessionnel, il subsiste une imprégnation sociétale résiduelle de la religion d'Etat, d'autrefois.

    * Un exemple-type d’exercice rhétorique à l’égard d’Israël :

    Si les notions de peuple juif et de religion juive sont inextricablement liées, de sorte que parler de l’un sans parler de l’autre n’a aucun sens ... alors l’État du peuple juif est, aussi inextricablement, l’État de la religion juive, la symbiose de l’État et de la religion étant la garantie de leur renforcement mutuel.

    Caractériser l’État juif comme multiconfessionnel, sous prétexte des quatorze religions reconnues par lui, tient de la caricature. On ne pourrait parler de multiconfessionnalité que si toutes les religions reconnues l’étaient sur le même pied, ce qui n’est évidemment pas le cas.

    Conclusion : beaucoup de boulot et de réflexion, pour confirmer que Katia est une salope et qu'Albert avec son site palesto est un facho qui colle parfaitement au sujet traité, attirés comme par hasard sur ce blog, pour y déverser un peu plus de violence ... "If you are neutral in situations of injustice, you have chosen the side of the oppressor." ~ Desmund Tutu. Voilà une belle référence en page d'acceuil !!!

  • @Gilles-Michel

    A vous lire comme à lire d'autres juifs et sionistes, on se demande si le judaisme n'est pas facteur de pathologie mentale iatrogene, comme l'islam.

    En fait, si l'on comparait les religions à des pathologies mentales, je dirais que le judaisme et l'islam sont deux psychoses, et le christianisme une gentille névrose par contraste.

    Quant à me taxer de facho, faudra repasser. Y'a pas écrit NAtional-ZIoniste sur mon front.

    N'est-ce pas Gilles-Michel DEHARBE le facho.

  • Gilles-Michel Deharbe : « Si les notions de peuple juif et de religion juive sont inextricablement liées, de sorte que parler de l’un sans parler de l’autre n’a aucun sens ... alors l’État du peuple juif est, aussi inextricablement, l’État de la religion juive, la symbiose de l’État et de la religion étant la garantie de leur renforcement mutuel ».

    Je fais partie de cette génération "non-juive" traumatisée de la Shoah. Il m'en a fallu du temps pour transformer celle-ci en crime contre l'humanité. Sans cette mutation indispensable de la perception intellectuelle de la Shoah, la RACE juive prend réellement corps.

    Ce que vous dites de l'intrication du peuple juif à sa religion, et de la religion à l'État juif conforte ce sentiment d'appartenance à la race juive, mais implique également la détestation que certains peuvent en avoir.

    Je suis humaniste et libre-penseur. Cela implique que je n'exclus ni les bourreaux, ni les victimes de leur humanité. Les étiquettes que l'on porte le sont au dessus de notre humanité. Ce qui est aberrant c'est de voir des êtres humains combattre d'autres êtres humains, point. Tous le reste n'est que sophisme pour aveugler les autres ou s'aveugler soi-même.

    Le rapport de force n'est jamais qu'un rapport mathématique qui consacre le vainqueur et enfonce le perdant. L'inconvénient, c'est que le perdant reconnaît rarement son échec autrement que comme temporaire. Hormis le peuple japonais, je ne connais pas de peuple qui ait reconnu sa soumission au vainqueur. D'où un questionnement sur la capacité de la guerre à vraiment apporter des solutions aux contentieux entre les êtres humains.

    Soixante années (trois générations) de conflit entre israéliens et palestiniens n'ont rien solutionné. Un conflit peut-il durer indéfiniment ? Un être rationnel en arriverait à souhaiter l'extermination de l'un ou de l'autre camp, si aucune négociation ne porte ses fruits. L'escalade est telle, aujourd'hui, que si un camp pouvait éradiquer l'autre en appuyant sur un bouton, on se demande bien pourquoi il hésiterait.

    Croyez-vous que l'opinion mondiale lèverait une armée pour punir le coupable, alors que la plus puissante des armées est impuissante en Iraq et en Afghanistan, et ne cherche qu'un moyen pour s'encourir ?

    J'ignore qui appuiera sur le funeste bouton, mais il est clair que l'un des partis le fera dans les dix à vingt prochaines années. Ce n'est pas une question de bons sentiments, c'est une question de survie. Quand chacun cherche la vengeance, la Justice n'a plus court.

    Personnellement, il me semblera toujours aberrant de voir des êtres humains s'entre-tuer, parce qu'alors la seule conclusion que l'on peut faire, c'est d'arrêter de faire des enfants.

    Bien à vous,
    Pierre Meur

  • @ Albert

    Je ne crois pas que la religion ait quoi que ce soit à faire dans ce conflit qui a tout d'un conflit d'intérêt. Sinon les cieux se seraient ouvert et "Dieu" en personne serait intervenu.

    Disons que la religion était l'instrumentalisation à essayer quand le reste ne fonctionne pas. Cela permet à chaque camp de revendiquer la "guerre juste" et surtout de galvaniser les troupes.

    Ce qui m'inquiète plus, c'est le tour que prend ce conflit. Si l'on mêle la religion à ce conflit, et ça devient méchamment le cas, le conflit passe d'un niveau local à un niveau international (et c'est déjà le cas aussi).

    Cela veut dire qu'Israël est en très mauvaise posture puisqu'avec maximum une vingtaine de millions de juifs dans le monde à comparer avec le milliard et demi de musulmans, Israël ne fait pas le poids sur les dix ans qui viennent.

    Israël peut-il continuer à faire des petites guerres rapides qui ont comme objectif d'obliger les palestiniens à reconstruire plutôt que d'organiser la contre-offensive ? Israël peut-il manipuler l'opinion mondial contre l'Islam pour justifier une attaque d'envergure avec un résultat "important", mais pour le moins aussi "immoral" que la Shoah ?

    Il n'y a pas de doute qu'Israël mène une partie d'échec qui est vitale pour Israël, mais est-ce qu'Israël peut la gagner, ça j'en doute. Mais Israël n'acceptera jamais de perdre sans faire payer très cher sa défaite, et les partisans des palestiniens sont dans une telle haine qu'il ne faut pas parier sur leur mansuétude en cas de victoire.

    Dire que ce conflit a mis le monde dans la merde est un euphémisme.
    Les générations futures jugeront les effets pervers de la causalité.

    Pierre Meur

  • Toutes les saloperies du monde ne peuvent égaler celles des sionistes et de leurs suppôts!!!Lorsqu' on brûle des bébés au phosphore blanc, on ne devrait plus évoquer le Nazisme dans la mesure où on a fait mieux....Sans scrupule, avec la complicité d'un Occident prétendumment civilisé; les enfants de la Shoah exterminent les enfants désarmés de l'INTIFADA!!!Il n' y a pas plus fascistes et plus salauds que les sionistes où qu'ils se trouvent: ils paieront pour leurs méfaits, le temps joue contre eux.

  • Toutes les saloperies du monde ne peuvent égaler celles des sionistes et de leurs suppôts!!!Lorsqu' on brûle des bébés au phosphore blanc, on ne devrait plus évoquer le Nazisme dans la mesure où on a fait mieux....Sans scrupule, avec la complicité d'un Occident prétendumment civilisé; les enfants de la Shoah exterminent les enfants désarmés de l'INTIFADA!!!Il n' y a pas plus fascistes et plus salauds que les sionistes où qu'ils se trouvent: ils paieront pour leurs méfaits, le temps joue contre eux.

  • J'ai lu ce livre, il est trés interessant.

  • Katia se répète , et ne convainc point .

    " cet Etat a surpassé les Nazis dans leur abomination "

    Un bon livre d'histoire donnera les réponses à ces excès .

  • Katia : « Il n' y a pas plus fascistes et plus salauds que les sionistes où qu'ils se trouvent: ils paieront pour leurs méfaits, le temps joue contre eux ».

    La vengeance n'a rien à voir avec la Justice, Katia. La vengeance, c'est la réciprocité du mal. C'est le piège du mal. C'est le double-mal du mal. C'est la victoire du mal.

    Si vous en venez à haïr votre ennemi, vous ne valez pas mieux que lui.

    La Justice travaille à charge et à décharge. Elle ne répare rien. Sa finalité est la pédagogie. Pas pour la victime et le bourreau effectif, mais pour la victime et le bourreau potentiel. Pour les générations futures.

    On ne fait pas hurler les morts. Les morts sont morts, et la mort est inscrite en chacun de nous dès la naissance. C'est la seule prédestination dans laquelle on peut croire. La mise à mort peut être douce ou atroce, elle peut être précoce ou tardive, mais la mort acquise consacre la fin de l'enchaînement des causes et des effets. La mort n'a rien à voir avec la vie.

    Je ne connais pas l'état de conscience du bourreau. Est-il vainqueur ? Sa victime est-elle perdante ? Une chose est certaine, le tour du bourreau vient aussi, et sa mort efface l'ardoise, parce que la mort efface toute réalité.

    Katia : « cet Etat a surpassé les Nazis dans leur abomination ».

    Il n'y a pas de limite à l'abomination, et ce qu'un être humain peut faire, un autre être humain peut le faire aussi, n'en doutez pas. La seule question qui vaille, c'est de savoir qu'elle sera la limite de notre potentiel personnel d'abomination.

    À quel point haïssez-vous Israël, Katia ? À quel point, toi l'israélien, haïs-tu ce palestinien ? L'abomination dépend de notre capacité à la haine ainsi qu'à notre capacité à la justifier à nos propres yeux. Le reste n'est qu'une question de méthode.

    « Celui qui tue un homme, c'est comme s'il avait tué l'humanité tout entière ». Certaines évidences n'apparaissent pas à certains. Les noyaux durs ne dialoguent pas, ils monologuent. Ils ne voient que ce qui leur est adjacent.

    Le champ de bataille est inexistant au regard de l'univers. L'humanité est un épiphénomène de l'existence de "Dieu". L'humanité n'est pas la finalité de l'existence de "Dieu". Le nivellement par le bas de la conscience humaine concerne les êtres humains, ça ne concerne pas "Dieu". "Dieu" a donné un potentiel à l'être humain. On peut amener l'âne à l'abreuvoir, on ne peut pas boire à sa place.

    Pierre Meur

    Pierre Meur

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