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28.10.2009

Jacques Attali ou la "preuve par le moi"

Un nouveau cas de solipsisme juif

 

Itshak Lurçat

 

Ces dix dernières années, Israël s’est mis à prendre ses désirs pour des réalités, à savoir, que la situation en France est désastreuse et que les gens émigrent en Israël. C’est une propagande très dangereuse que de faire croire que la situation en France est terrible. C’est ridicule ! Je suis un exemple du fait que ce n’est pas vrai. Je suis parti de rien et j’ai prospéré dans le monde entier et aussi en France.

 

(J. Attali interviewé dans Ha'aretz, traduction de Menahem Macina)

 

 

La récente interview de Jacques Attali dans Ha'aretz a soulevé une émotion légitime dans la communauté juive francophone. L'écrivain juif à succès y affirme, avec une véhémence confinant parfois à la vulgarité, qu'il n'y a pas d'antisémitisme en France aujourd'hui, et que seule la « propagande » israélienne veut faire croire le contraire... Le thème n'est en réalité pas nouveau. Rappelons, pour mémoire, les déclarations tonitruantes de Théo Klein dans les colonnes du Monde, ou encore le pamphlet écrit par deux mauvais journalistes, Cécilia Gabizon et Johan Weisz, pour démontrer que l'antisémitisme serait exagéré et exploité par Israël pour renforcer l'alyah.

 

attali.jpgIl est surprenant, à première vue, de voir un Jacques Attali joindre sa voix au chœur des négateurs de l'antisémitisme en France. Son propos ressemble en effet, de manière atténuée, à celui d'un José Bové, qui voyait la main du Mossad derrière les incendies de synagogues. En niant l'existence de l'antisémitisme, Attali insulte toutes ses victimes, qui subissent presque quotidiennement injures ou agressions (et aussi les victimes de cette variante encore plus généralisée de l'antisémitisme qu'est le racisme antiblanc ou antifrançais). On pourrait mettre ses propos excessifs sur le compte d'un désir de publicité – il fait actuellement la promotion de ses deux derniers livres – ou encore d'un énervement passager, provoqué par les questions insistantes du Ha'aretz, journal des élites postionistes israéliennes qui avait déjà créé la polémique il y a quelques années en interviewant Alain Finkielkraut.

 

Mais l'attitude d'Attali tient à mon avis à des raisons plus profondes, que j'avais analysées il y a quelques années dans un article sur l'historienne Esther Benbassa (publié dans le numéro spécial de la revue Controverses, consacré aux « Alterjuifs »). Benbassa, tout comme Attali, s'employait à nier l'existence de l'antisémitisme – au moment même où les synagogues brûlaient – avec une mauvaise foi évidente et un discours idéologique très proche de celui d'Attali. Tout comme celui-ci, elle utilisait, pour « démontrer » l'inexistence de l'antisémitisme, un exemple concret, tiré de son expérience personnelle :

 

Pensons à ces jeunes musulmans de France qui ont mis le feu à des synagogues, au début de la seconde Intifada, à l'automne 2000. Doit-on parler, comme on l'a fait, d'agressions antisémites ? Ces jeunes gens se sont identifiés à la cause palestinienne, aux lanceurs de pierres palestiniens, à une souffrance qui n'était pas directement la leur...

Ceci dit, pas de panique excessive : au moment même où tout cela se passait, j'allais faire mes achats dans le XVII e arrondissement, et mes commerçants arabes et musulmans n'ont pas oublié de me souhaiter un bon Nouvel An juif.

 

[photo : Esther Benbassa]

EstherrrrBenbassaGGG.jpgDes synagogues ont brûlé, aux Ulis, à Trappes, à Bondy ? Des juifs ont été agressés, insultés, pris à partie, tabassés et roués de coups ? Soit. Mais au même moment, Madame Benbassa faisait ses courses dans le XVIII e arrondissement, et ses commerçants arabes et musulmans lui souhaitaient la bonne année.  Pas de panique, donc… Ce raisonnement s'apparente à une forme de solipsisme : seule mon expérience personnelle compte. Peu importe ce que subissent les Juifs dans le fond de leur banlieue, dans le « 9-3 » et ailleurs, puisque je peux moi, Esther Benbassa, continuer à faire mes courses tranquillement et à être saluée par mes commerçants arabes… Cette « preuve par le moi » a été utilisée par d'autres sophistes juifs, régulièrement invités par les médias pour témoigner de l'absence d'agressions antisémites. L'avocat Théo Klein - qui use et abuse de son titre d'ancien président du CRIF - apporta lui aussi son témoignage de Juif des beaux quartiers (son cabinet est situé sur les Champs-Elysées), jurant que premièrement, il n'y a pas d'antisémitisme en France, et que deuxièmement et par ailleurs, les agresseurs des Juifs sont eux-mêmes des « victimes de l'exclusion »…

 

L'attitude de Jacques Attali est similaire à celle d'Esther Benbassa ou de Théo Klein. Il pratique lui-aussi le solipsisme juif, en affirmant envers et contre tout que l'antisémitisme n'existe pas... La preuve ? Sa carrière exemplaire, de Juif « parti de rien qui a prospéré dans le monde entier » [sic]. Cette dernière citation, pour ridicule qu'elle soit, est riche d'enseignements. Attali, auteur de best-sellers qui se flatte d'avoir 21 manuscrits en cours dans son ordinateur, refuse de voir l'antisémitisme, parce que ce dernier pourrait nuire à son statut et à sa vision du monde. L'antisémitisme, les synagogues incendiées dans les banlieues françaises, l'assassinat d'Ilan Halimi, le djihad mondial : tout cela importune Attali, occupé à des tâches tellement plus importantes, comme celle d'expliquer au monde entier comment « sortir de la crise » ou de relater l'histoire du Mahatma Gandhi ou de François Mitterrand...

mitterrand-attali.jpg

 

Pour ce faux prophète juif (émule de Nostradamus bien plus que de nos Prophètes), mégalomane autoproclamé qui est classé 89e sur la liste des « intellectuels les plus influents du monde », le judaïsme est pure abstraction, sujet de livres bien plus que condition vécue – souvent difficilement – par ses coreligionnaires, au destin desquels il est totalement indifférent. Il ne sort de sa tour d'ivoire ou de son appartement des beaux quartiers (encore épargnés par l'antisémitisme) que pour aller sur les plateaux de télévision, ou pour rencontrer les grands de ce monde. Il n'est pas étonnant que son « Dictionnaire amoureux du judaïsme » ne parle pas d'Israël, ce petit Etat qui emm... la planète tout entière avec ses guerres perpétuelles et sa prétention à vivre libre. Car Attali n'a que faire d'Israël, de son armée et de sa « propagande ». Il ne veut surtout pas être dérangé par la mère d'Ilan Halimi ou par la menace iranienne, et préfére offrir au monde entier ses leçons pour sortir de la crise. Ne lui parlez pas d'Ahmadinejad ou de Dieudonné... Il est trop occupé à écrire l'histoire de l'avenir.

 

27.10.2009

Comparer l’islamophobie à l’antisémitisme des années 30 est une obscénité

EXCELLENT EDITO DE CYRANO DE RIPOSTE LAIQUE, QUI REAGIT AUX ATTAQUES DE CAROLINE FOUREST. A LIRE ET A DIFFUSER! P.I.L

RIposle laique.jpgLa pire erreur d’un stratège, c’est de rabattre une situation nouvelle sur une situation ancienne, c’est de voir un problème présent uniquement comme la répétition d’un problème ancien. Ce fut l’erreur des militaires français en 1939, qui croyaient refaire la guerre de 1914, et s’étaient cachés derrière leur ligne Maginot, alors que les nazis menaient une guerre totalement nouvelle. L’Histoire ne repasse pas les plats.

Dans le meilleur des cas, cette erreur gravissime provient d’une paresse de l’esprit, car il est beaucoup plus facile de réutiliser des schémas anciens que d’étudier la réalité que l’on a sous les yeux : le passé est déjà connu dans tous ses détails, et on sait déjà qui a gagné et qui a perdu. Dans le pire des cas, c’est une entreprise de désinformation consciente et calculée.

celebre%20Caroline%20Fourest20.jpgMme Fourest (1) et M. Tariq Ramadan (2) expliquent avec les mêmes mots qu’il y aurait à présent un « danger » en Europe, incarné par « des partis populistes et libéraux », (le BNP en Angleterre, le Parti de la Liberté au Pays Bas, et l’UDC en Suisse), comparable d’après les mots de Ramadan avec la montée du nazisme dans les années 1930. En France, d’après Mme Fourest, mais aussi M. Sifaoui, qui nous qualifie en sous-main de « néo-nazis » (3), la dérive dangereuse, c’est nous, Riposte Laïque.

Selon cette vision qui plaque le passé sur le présent, les musulmans vivant en Europe aujourd’hui, seraient comme les juifs vivant en Allemagne il y a quatre-vingts ans, à la veille d’un grand pogrom. L’islamophobie serait aussi condamnable que l’antisémitisme, comme l’a malheureusement affirmé le Président de la République. (4)

Je suis pour le moins abasourdi que Mme Fourest soit capable de reproduire sans aucune distance critique les analyses politiques de celui qu’elle se targue de démasquer comme un dangereux islamiste. A ce niveau, ce n’est plus de la paresse, mais un servile travail de propagande en faveur de celui qu’elle déclare combattre, mais qui du moins ne se ridiculise pas en accordant le statut de parti politique significatif ou « dangereux » à notre pauvre journal en ligne. Comment peut-on, lorsque l’on a passé tant d’années à pourfendre le « double discours » de Tariq Ramadan, en reproduire un quasi-littéralement, sans se poser la moindre question ni sur sa validité ni sur les intentions de son auteur ? Je ne vois qu’une seule explication plausible : la haine de Mme Fourest pour notre journal doit être plus forte que son amour pour la vérité historique.

 

C’est cette vérité historique que je vais tenter de défendre, car c’est elle la victime collatérale des merveilleux sentiments que nourrit Mme Fourest à notre égard, mais qui nous importent peu. Mme Fourest, comme M. Sifaoui et tous ceux qui ne débattent pas avec nous, mais nous invectivent, ont perdu la partie, c’est pourquoi ils utilisent le dernier stratagème dialectique possible, d’après Schopenhauer : l’insulte. « Si l’on s’aperçoit que l’adversaire est supérieur et que l’on ne va pas gagner, il faut tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers. Être désobligeant, cela consiste à quitter l’objet de la querelle (puisqu’on a perdu la partie) pour passer à l’adversaire, et à l’attaquer d’une manière ou d’une autre dans ce qu’il est. Mais quand on passe aux attaques personnelles, on délaisse complètement l’objet et on dirige ses attaques sur la personne de l’adversaire. On devient donc vexant, méchant, blessant, grossier. C’est un appel des facultés de l’esprit à celles du corps ou à l’animalité. Ce stratagème est très apprécié car chacun est capable de l’appliquer, et il est donc souvent utilisé. » (5)

Les mouvements de rejet de l’islam qui apparaissent aujourd’hui en Europe ne sont absolument pas semblables à l’antisémitisme nazi de l’entre-deux-guerres pour plusieurs raisons. La haine des juifs que nourrissaient les nazis se basait entièrement sur un fantasme, c’est-à-dire sur une conception délirante selon laquelle il existait un complot juif visant à dominer l’Allemagne en particulier et le monde en général (voir cette imposture que sont Les protocoles des sages de Sion).

Hitler a forgé à coup de propagande un bouc émissaire sacrifiable qu’il a donné en pâture aux bas instincts déchaînés par ses soins. Les juifs qui vivaient en Europe ont été persécutés sur une base purement délirante, « raciale », qu’ils fussent convertis au catholicisme, athées, juifs libéraux ou orthodoxes. Les nazis n’avaient que faire des opinions particulières des « juifs » qu’ils persécutaient, ce n’était pas en tant qu’individus qu’ils les ont annihilés, mais en tant que « groupe racial ». Les nazis se moquaient du judaïsme des juifs. Ils pouvaient être des anciens combattants de la Première guerre mondiale, et des loyaux citoyens, le monstre froid qu’était la bureaucratie nazie les a traités avec une plus grande cruauté que s’ils avaient été des criminels.

Le propre d’un gouvernement totalitaire, écrit Hannah Arendt, c’est qu’il désigne d’une manière absolument arbitraire ses « ennemis », et qu’il persécute même des personnes qui ne veulent aucunement le combattre, voire qui le soutiennent. C’est cela qui le rend si horrible : c’est un Etat qui se moque complètement de la sympathie ou de l’antipathie de ses sujets. Du jour au lendemain, selon les lubie du Führer ou du Petit père des peuples, on pouvait se retrouver faire partie de la « race inférieure » à exterminer, ou de la « classe condamnée par l’Histoire » à déporter au Goulag (6). Que l’on fût respectueux de lois ne changeait rien : être « juif » de sang était déjà un crime pour les nazis.

le califat.jpgAlors que le « complot juif » n’était qu’un délire, le projet de Califat islamique universel ne l’est pas. On ne compte plus les déclarations d’intention de représentants musulmans éminents appelant à une conquête de l’Europe et du monde entier. L’Organisation de la Conférence Islamique, qui regroupe 57 pays musulmans, a déjà rédigé une Déclaration des Droits de l’Homme en islam, concurrente de la Déclaration de 1948. Elle possède également une Cour islamique internationale de justice, composées de juristes versés dans la Charia.

Alors que les juifs vivant en Europe ne faisaient aucune pression sur les gouvernements pour que ceux-ci modifient leurs lois en fonction de leurs croyances religieuses, les musulmans, où qu’ils s’établissent, accablent les autorités d’accueil de demandes d’accommodements avec leur loi religieuse. Tout le monde est sommé de respecter Mahomet, que l’on soit musulman ou non. Dans ce sens, l’OCI bataille depuis des années dans le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU pour faire passer une résolution condamnant la « diffamation des religions », c’est-à-dire la critique de l’islam, même dans les pays non musulmans.

LIRE LA SUITE SUR LE SITE RIPOSTE LAIQUE...

21.10.2009

Le 18e arrondissement en pleine islamisation, avec le soutien complice du maire Daniel Vaillant

J'évoquais ici la semaine dernière l'affaire lamentable du boycott de SODA FRANCE, filiale d'une société israélienne, par les autorités municipales du 18e arrondissement de Paris, sous le prétexte fallacieux de "risque de trouble à l'ordre public"... Plusieurs internautes et sites Internet ont fait remarquer que cette mesure de boycott anti-israélien n'avait pas de quoi surprendre de la part de M. Vaillant, qui fut ministre de l'Intérieur au début de "l'Intifada des banlieues" (en 2001-2002), période pendant laquelle il s'employa à nier contre l'évidence l'existence d'attaques antisémites en France...

Depuis la semaine dernière, il y a du nouveau, toujours dans le 18e arrondissement de Paris: le site Riposte Laïque (dont je recommande chaudement la lecture) attire notre attention sur la transformation progressive de certaines rues de cet arrondissement en véritables mosquées en plein air, avec la bienveillance et la complicité de M. Daniel VAILLANT... (encore lui!). [VOIR VIDEO ICI]

On comprend désormais que, aux yeux de cet édile de la République, la présence d'une société israélienne est un "trouble à l'ordre public", tandis que celle de centaines de fidèles musulmans priant en pleine rue, devant les portes de la mosquée (qui porte le nom évocateur d'Al-Fatah, c'est-à-dire "La Victoire") ne l'est pas... M. Vaillant fait donc partie de ces élites politiques qui ont capitulé devant l'islamisme conquérant et qui voudraient transformer Israël en Etat-paria, les Juifs parisiens en citoyens de seconde zone et son arrondissement en banlieue de Riyadh ou de Téhéran... P.I.L

vaillant.jpg
un partisan de la République islamique à Paris?

Réagissez en écrivant à M. Vaillant contact@danielvaillant.net

ou par téléphone

  • Assemblée nationale
    126 rue de l'Université
    75355 Paris 07 SP
  • 13 Rue Cavé
    75018 Paris
    Téléphone : 01 42 62 87 15
    Téléphone : 01 42 54 78 80

12.10.2009

Boycott d'Israël : nouvelle victoire pour les groupuscules antijuifs

boycott.jpgLe long article récemment publié sur le site du CRIF, intitulé "Boycott contre Israël, que fait le Crif ?", confirme la triste impression d'impuissance des organisations juives françaises, face à la recrudescence d'appels au boycott et de provocations organisées par les ennemis d'Israël ces derniers mois. Dernier exemple en date : celui de la Fete des Vendanges à Paris, à laquelle devait participer la société israélienne Soda Club, qui fabrique des appareils à gazéifier l'eau. Une campagne d'intimidation, lancée par plusieurs associations propalestiniennes, dont le groupuscule radical antisémite CAPJPO et le BDS, a porté ses fruits empoisonnés : le maire du 18e arrondissement de Paris, Daniel Vaillant (bien connu de la communauté juive, dont il sollicite régulièrement les voix), a cédé au chantage antijuif et annulé la participation de Soda-Club !

Dans une lettre surprenante adressée aux associations propalestiniennes, la directrice de l'association organisatrice de l'événement écrivait ainsi :

"Ne souhaitant aucunement que la Fête des vendanges soit pertubée par
quelque trouble à l’ordre public et souhaitant avant tout préserver
son caractère populaire, convivial et festif, Soda Club ne sera pas
présente sur l’événement. Sylvie Canal, directrice ADCEP".

NPA_Boycott.jpgAinsi, aux yeux de M. Daniel Vaillant et de ses collaborateurs, c'est la présence d'une société israélienne qui serait constitutive d'un "trouble à l'ordre public"! Cette réaction, dont la lâcheté rappelle des époques sinistres de l'histoire de France, montre combien pusillanime est l'attitude de certaines organisations juives. Lorsque M. Knobel écrit, "Si ces activistes consacrent une énergie considérable pour tenter de médiatiser leurs actions, le CRIF dépense une toute aussi grande énergie pour dénoncer publiquement le caractère illicite des appels au boycott", il se berce de vaines paroles… La vérité est que le CRIF est dépassé par les événements et que la communauté juive n'a pas encore trouvé les moyens – juridiques, politiques ou autres – pour répondre aux boycotteurs racistes anti-israéliens.

 

Il est aujourd'hui urgent de regrouper toutes les bonnes volontés au sein de la communauté pour que les organisations concernées (CRIF, Bnai Brith, BNVCA, UPJF, LDJ, etc.) agissent de concert pour mettre fin à ces provocations antisémites. La diplomatie frileuse a clairement montré ses limites : l'heure est maintenant aux actions fortes et vigoureuses. Les Juifs ne doivent plus se laisser traiter en citoyens de seconde zone et en 'dhimmis' en France !

nicht_kaufen.jpg
Le boycott antijuif, une tradition nazie (photo reprise du site de l'UPJF)

08.10.2009

Laurent Murawiec, 1951-2009 : Un neo-conservateur français

murawiec.jpgLaurent MURAWIEC, qui vient de nous quitter prématurément, comme je l'apprends ce matin de Michel Gurfinkiel et du site de l'UPJF de Menahem Macina, etait un des meilleurs observateurs du monde actuel. Je reproduis ci-dessous la recension par Guy MILLIERE de son livre La Guerre d'apres (sur l'Arabie saoudite). Je rendrai compte prochainement de son dernier ouvrage, The Mind oh Jihad, paru en anglais chez Cambridge University Press. P.I.L

 

Milliere Guy - dimanche 30 novembre 2003

 

Plus d’un an après avoir publié un livre fondateur remarquable, « L’esprit des nations », Laurent Murawiec nous propose un nouvel ouvrage, vif, acerbe, et très riche sur un pays dont on parle trop peu : l’Arabie Saoudite. L’ouvrage s’appelle « La guerre d’après » pour une simple raison : la guerre contre le terrorisme n’est pas finie. Elle ne fait que commencer. Elle ne s’achèvera que quand son centre irradiant sera mis hors d’état de nuire. Ce centre, montre Murawiec, est à Riyad.

LG-GuerreApres.jpg

L’Arabie Saoudite est inquiétante. Après avoir créé son empire dans le sang et par l’épée, le clan des al-Saoud a constitué « le seul business familial, à avoir un siège aux Nations Unies ». Depuis ce business familial, il a organisé sur le mode de la razzia une « prise en otage de l’économie mondiale » qui lui a permis de rançonner l’Occident. Le butin, plus de 2000 milliards de dollars en moins de vingt-cinq ans, aurait pu permettre de constituer un pays moderne, doté d’industries. Les choix furent différents. L’argent, montre Murawiec, a été très largement gaspillé dans les dépenses somptuaires de la famille régnante : « ils se sont construits des palais par centaines, ont fait en Occident une orgie de consommation : luxe, alimentaire, sexuel, alcools compris ». Il a aussi servi à acheter des diplomates (payés pour leur travail de lobbying), des hommes politiques, des journalistes, des universitaires, et des industriels du pétrole. Il a servi enfin à disséminer sur la planète le dogme dont les Saoud se sont fait les gardiens depuis plus de deux siècles, le wahhabisme, un islam radical, sectaire, fermé et guerrier.

Sa dissémination prend la forme de la construction de mosquées, du financement de mouvements islamistes tels ceux qui pullulent aujourd'hui en France, du terrorisme islamiste le plus violent et le plus meurtrier. Pour décrire la nébuleuse qui coordonne l’ensemble, Murawiek parle d’« islamintern », et fait le parallèle avec le Komintern soviétique. L’islamintern saoudien a des branches, telles Al Qaïda, qui est loin d’avoir rompu avec son pays d’origine. Il a des filiales : les frères musulmans, organisation née en Égypte, et repliée au pays des Saoud dans les années cinquante, après la répression nassérienne. « En dépit des divergences politiques et dogmatiques, le régime leur ouvrit les bras ». Il s’appuie sur des organisations transnationales : la Ligue Islamique mondiale, l’Organisation de la conférence islamique, l’organisation mondiale de la jeunesse islamique. De surcroit, « les ambassades saoudiennes ont toutes un attaché aux affaires islamiques dont le rôle combine celui du commissaire politique, de l’agent secret et du missionnaire ». Les Saoud sont aussi derrière le FIS et le GIA en Algérie, derrière le Hamas et le Djihad islamique au Proche-Orient. La radicalisation de l’islam pakistanais est elle-même d’origine saoudienne. Les liens de la famille Saoud avec Hitler pendant la guerre de 1940 ne sont plus à démontrer. « Hitler et Ibn Saoud trouvèrent un terrain d’entente : leur haine partagée des juifs ». Il existe depuis, chez les Saoud, ce que Murawiec appelle un « antisémitisme d’État ».

 

mind-of-jihad.jpg

Tous ces éléments mis bout à bout montrent que tant que l’Arabie Saoudite pourra nuire, aucun des problèmes découlant de l’islamisation et du terrorisme, ne sera réglé. Si cela n’a pas été dit plus tôt, c’est en raison de l’immensité du pouvoir corrupteur des Saoud. Pourquoi rien n’a été entrepris contre les Saoud jusqu’à voici peu ? Pour les mêmes raisons. Mais aussi parce que les Saoud ont mis la main sur les plus importantes réserves de pétrole de la planète et que le reste du monde a laissé faire. Agir en Arabie Saoudite pouvait déboucher sur un cataclysme économique mondial.

Même si elle n’agit encore que de façon limitée, l’administration Bush a commencé à agir. Le véritable enjeu de la guerre d’Irak, c’est l’Arabie Saoudite. Moins dépendre du pétrole saoudien, c’est être plus à même d’exercer des pressions sur les Saoud. Les comptes et les transactions financières sont de plus en plus étroitement surveillés. Murawiec pense qu’il faudra, assez vite, aller plus loin, « désaoudiser l’Arabie », faire gérer les « lieux saints » par un « collège musulman international » permettant de recréer un « esprit de tolérance intra-musulmane ». Il faudrait aussi, dit-il, pratiquer une « occupation préventive des champs pétrolifères » permettant que l’argent du pétrole d’Arabie ne serve plus à des activités criminelles.

04.10.2009

Les liaisons dangereuses d'Olivia ZEMOR avec Robert FAURISSON

C'est une petite bombe que vient de publier le site de la LDJ (reprenant le site d'extrême-gauche, peu sympathique mais bien informé, Reflexes-Samizdat). L'avocat de la CAPJPO, qui paradait il y a quelques mois devant la librairie des époux Zemor-Shashahani, n'est autre que l'avocat de... Robert FAURISSON!

 

PHOTO : Me BASTARDI avec Me VERGES (qui refuse, lui, de defendre FAURISSON)

verges bastardi.jpgEt il ne s'agit pas d'une pure coïncidence (théoriquement possible, certains avocats mangeant à tous les rateliers...) L'avocat en question, qui porte le joli nom de John BASTARDI-DAUMONT, est en effet ce qu'on appelle un avocat "engagé"... Il s'était illustré récemment en prenant la défense d'Eric BLANRUE, auteur d'un livre antisémite intitulé "Sarkozy, Israël et les Juifs" (A ne pas confondre avec l'ouvrage sérieux, sur le même sujet, de Freddy EYTAN). Lors de la manifestation organisée devant la librairie de la CAPJPO, il annonçait publiquement une pétition pour "dissoudre" la LDJ [voir photo ci-dessous]. Et le 22 septembre dernier, lors du procès DIEUDONNE-FAURISSON qui s'est tenu à Paris, le chef de file du courant négationniste, dont l'avocat attitré, Me Eric Delcroix, avait démissionné en raison de désaccords idéologiques, était représenté par Me BASTARD-DAUMONT, devenu de fait le seul avocat de France et de Navarre acceptant un tel client...

 

Il faut lire le long compte-rendu du site Reflexes pour comprendre comment s'articulent les liens idéologiques et politiques au sein de la nébuleuse rouge-vert-brune. La présence de DIEUDONNE au procès FAURISSON n'étonnera personne. Mais celle de Me BASTARDI-DAUMONT prouve que les défenseurs les plus radicaux de la cause palestinienne en France n'hésitent plus aujourd'hui à faire cause commune (et avocat commun) avec les négationnistes...

librairie_rassemblement_omar_slaouti.jpg
Les amis de Faurisson veulent "dissoudre" la LDJ...

Mme Olivia ZEMOR, qui figurait il y a quelques années en tête de la liste EUROPALESTINE aux côtés du sulfureux DIEUDONNE, s'était séparée de lui non pas en raison de divergences politiques, mais sans doute pour des raisons de pouvoir. Aujourd'hui, elle n'hésite pas à s'afficher publiquement avec l'avocat de FAURISSON (ce qui ne l'empêche pas de verser des larmes de crocodile sur le héros du ghetto de Varsovie, Marek EDELMAN...) Mais cela ne trompera plus personne car, désormais, les choses sont claires : CAPJPO-DIEUDONNE-FAURISSON, même combat ! P.I.L

liste-euro-palestine.jpg

 

 

Soukkot, temps de notre joie - Itshak Lurçat

SOUKKOT 5768-2.JPGPourquoi Soukkot est-elle la seule de nos fêtes qui est désignée traditionnellement comme le "temps de notre joie" [zeman sim'haténou] ? Voici la réponse de Rabbi Chnéour Zalman de Lady ("l'Admour Hazaken"), qui est largement commentée par le Rav Adin Steinsaltz et Josy Eisenberg dans leur beau livre Le Chandelier d'Or.

 

Il est écrit : "Lorsqu'Israël était enfant, je l'ai aimé". Et aussi, "Ephraim, fils chéri, enfant avec lequel je joue" (Osée).

 

Lorsque l'enfant est petit, et dépourvu de compréhension, le père se livre avec lui à mille jeux et facéties et prend plaisir aux mêmes jeux que son enfant... C'est la même chose, en haut, pour l'ensemble des âmes d'Israël. Elles sont encore à l'état  d'enfance à Roch Hachana et Kippour, et s'humilient en confessant qu'elles sont sans mérite aucun. Aussi cet Eveil d'En-bas (privé de bonnes actions) ne pourrait pas provoquer l'Eveil d'en-haut, n'était-ce le bon plaisir du jeu d'En-haut, au-delà de toute compréhension, tout comme le père qui ne fait que jouer avec son enfant. Et cela se produit à Soukkot, où s'épanchent les makifim... car l'amour est de l'ordre du makif. Et de là procède la grande joie de Soukkot, appelée "Temps de notre joie"...

Rabbi Chnéour Zalman, Livre 1806.

SUKKOT 5768-Policiers et Haredim en pleine discussion.JPG
Les "4 especes" (Loulav-Etrog-Arava-Hadass) symbolisent
l'unite d'Israel (PHOTO - Itshak LURCAT)

 

 

 

 

01.10.2009

Vol d'organes : le web conspirationniste ''antisioniste'' se lâche

Le site Conspiracy Watch se livre a un tour d'horizon des théories de la conspiration juive, autour de l'affaire Aftonbladet. Excellente analyse, tres documentée. J'ajoute que j'ai interviewé sur le meme sujet le spécialiste de la question, Pierre-Andre Taguieff, dans le dernier numero d'Israel Magazine. P.I.L

Extrait du feuilleton syrien 'Al-Shatat' s'inspirant des Protocoles des Sages de Sion
Sous couvert d’« antisionisme », c’est une véritable campagne de haine antijuive qui s’est déchaînée sur le web au cours des dernières semaines. Le prétexte en a été fourni par la publication dans un journal suédois, le 17 août dernier, d’un article (1) établissant un lien entre un trafic de reins impliquant un rabbin américain de 58 ans et les rumeurs accusant l’armée israélienne de prélever secrètement des organes sur des cadavres de Palestiniens. Outrepassant de loin la simple critique de l’Etat d’Israël, plusieurs textes circulent sur le Net qui dénoncent le vol d’organes comme faisant partie intégrante de la culture juive. Le délire conspirationniste culmine avec la dénonciation d’un vaste complot juif international ayant des ramifications jusqu’au Maroc et en Algérie (2), où des enfants seraient kidnappés afin d’« alimenter la banque d'organes de l'entité sioniste » (3). Invité en Algérie, où la Fédération nationale des journalistes algériens lui a décerné le Prix de la distinction journalistique, l’auteur de l’article qui a déclenché la polémique, le journaliste suédois Donald Boström, a déclaré que l’armée israélienne se livrait à ce commerce depuis cinquante ans et que le nombre de Palestiniens ayant fait l'objet de vol d'organes dépassait le millier (4).
On pourrait penser que cette rhétorique est réservée à des sites d’extrême droite – comme ceux des antisémites Hervé Ryssen et Boris Le Lay. On la retrouve aussi, pourtant, sur le « site d’information alternatif » du Collectif Bellaciao, animé par le militant communiste Roberto Ferrario, qui a fait campagne pour Marie-Georges Buffet aux élections présidentielles de 2007. Bellacio.org (5) a en effet reproduit un article d’Alison Weir publié originellement sur le site américain d’extrême gauche CounterPunch.org (6) le 28 août 2009. Dans ce texte, l’auteur va jusqu’à accréditer l’authenticité des crimes rituels juifs au Moyen Age et conclut par : « Israël se sert de ses ressources considérables et planétaires afin de faire obstacle à toute enquête. Il est difficile d’en conclure qu’il n’a rien à cacher ». L’article d’Alison Weir a été traduit par Marcel Charbonnier, un militant pro-palestinien radical gravitant dans l’orbite des négationnistes (7) et dont une trentaine de traductions se retrouvent sur le site du Réseau Voltaire. Il a été repris, entre autres, sur AlterInfo (dont le fondateur, Zeynel Cekici, a été condamné cette année pour négationnisme), sur Vox-NR et Géostratégie (des sites d’extrême droite animés par Christian Bouchet, ancien secrétaire général du groupuscule néo-nazi Unité Radicale), sur le site Mondialisation.ca ainsi que sur les pages personnelles de Michel Collon, un journaliste belge proche de Thierry Meyssan (8).

Al-Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah – pour qui, justement, Thierry Meyssan travaille (9) – a pour sa part diffusé des textes intitulés « Un expert égyptien : le Talmud ne condamne pas le vol d’organes des non juifs » ou encore « Trafic d'organes palestiniens: "Israël" est le seul qui confisque les cadavres ». Cet article a été repris sur le site d’Egalité & Réconciliation (l’association d’Alain Soral, un autre proche de Thierry Meyssan), sur Altermedia.info (un site dont la version anglophone a été fondée par David Duke, ancien chef du Ku Klux Klan, le mouvement suprématiste blanc américain), et sur les pages personnelles de l’islamiste genevois Hani Ramadan. En 2003, Al-Manar avait diffusé au Liban et en Syrie un feuilleton inspiré des Protocoles des Sages de Sion comportant une scène au cours de laquelle des Juifs assassinaient un enfant chrétien pour le vider de son sang. Cette série, intitulée Al Shatat, a été rediffusée en Iran en 2004 et en Jordanie en 2005. Elle a de nouveau été programmée sur la deuxième chaîne de télévision publique iranienne cette année, pendant le mois de Ramadan 

 

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