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08/09/2009

Diplomatie israélienne : la révolution tranquille d'Avigdor Liebermann - P.I.Lurçat

 Un des immenses dommages causés à Israël par le "processus de paix" entamé à Oslo au début des années 1990 a été de mettre fin à la diplomatie traditionnelle, qui s'était construite dans les années 1950 et avait permis à l'Etat juif d'établir des relations avec de nombreux pays du monde, notamment en Afrique et en Amérique du Sud. Depuis le jour fatidique où Itshak Rabin a serré la main d'Arafat sur la pelouse de la Maison Blanche, la diplomatie israélienne est devenue synonyme de "processus de paix" et notre ministère des Affaires étrangères a tourné ses regards exclusivement vers les Etas-Unis, vers l'Europe et vers le monde arabe.

nairobilibermanwater.jpg
Liebermann signant une convention avec son homologue kenyan

 

Or un changement de taille est en train de se produire dans ce domaine essentiel, sous la houlette du nouveau ministre, Avigdor Liebermann. Celui que les médias internationaux (et israéliens parfois) se sont empressés de qualifier "d'extrémiste" et que le président français – avec une outrecuidance rarement égaléee – a conseillé à Benjamin Nétanyahou de limoger, est en train d'accomplir, silencieusement et loin des feux médiatiques, une révolution tranquille dans la diplomatie israélienne.

 

liberman-ken432.jpgLa tournée actuelle de M. Liebermann en Afrique s'inscrit dans cette perspective ambitieuse, que le chef de la diplomatie israélienne a expliqué au journaliste Ariel Kahana (de Makor Rishon) après sa tournée en Amérique du Sud. Avigdor Liebermann a constaté sur place les effets désastreux de l'abandon par la diplomatie israélienne d'un continent entier. Le président brésilien, Luis Inacio Da Silva, s'est ainsi plaint devant M. Liebermann qu'Israël venait demander à son pays de le soutenir contre l'Iran, alors qu'aucun représentant officiel israélien ne s'est rendu au Brésil depuis... 23 ans !

 

La situation est similaire, voire plus grave en Afrique, continent qui était autrefois un centre privilégié d'activité diplomatique pour Israël (notamment dans le domaine de la coopération scientifique et de l'agriculture). Israël est aujourd'hui, remarque Liebermann, un des rares pays au monde qui n'a même pas le statut d'observateur auprès de l'Organisation des Etats africains. On se plaint souvent de l'activisme déployé par les ennemis d'Israël dans les pays d'Afrique et d'Amérique du Sud. Mais on évoque rarement l'abandon par la diplomatie israélienne de continents entiers, au nom d'une conception erronée des intérêts prioritaires de notre pays.

 

lieberman.jpgLa tournée sud-américaine et africaine de M. Liebermann est sans doute le signe que la diplomatie israélienne a tourné le dos aux erreurs de la période d'Oslo, en retrouvant l'action traditionnelle qui fut celle des grands diplomates israéliens dans les années 1950 et 1960, loin de tout européanocentrisme ou américanocentrisme, pour renouer des relations d'amitié et de coopération avec de nombreux pays qui n'attendent souvent que cela. A l'heure où l'Europe sombre dans l'islamisation et dans la haine d'Israël et où l'Amérique d'Obama remet en cause l'amitié traditionnelle avec l'Etat juif, cette nouvelle politique diplomatique revêt une importance cruciale.

Pierre I.LURCAT

Commentaires

exact, mais j ai peur d une seul chose c est que la france le soupconne de vouloir les coloniser !!!! et ils s y connaissent !!!!! ils ont beau ce faire insulter, tuer, bruler leurs representations diplomatiques, ils restent faire leur exploitation negriere depuis des siecles ils continuent a affamer les populations pour servir leurs interets financiers... il parait meme qu ils continuent a construire dans les colonisations HOOOOO !!!! que c est pas bien !!! Ha, mais non eux ils peuvent j avais oublie ...et puis c est pour le bien des populations, mais ils ne comprennent rien... ha ! heureusement qu ils sont la c est intelligents de blancs !!!!!!!!!!!!

Écrit par : didier | 09/09/2009

Avigdor Lieberman a rendu hommage jeudi en Ouganda aux victimes de la prise d'otage d'Entebbe, en 1976, à l'occasion de la dernière étape de sa tournée africaine, a constaté un journaliste de l'AFP.

Au terme d'une tournée de dix jours, qui l'a mené successivement en Ethiopie, au Kenya, au Ghana et au Nigeria, M. Lieberman est arrivé mercredi à Kampala.

Point d'orgue de sa visite dans ce pays est-africain, le chef de la diplomatie israélienne a déposé en fin d'après-midi une gerbe devant une plaque apposée sur l'ancien aérogare de l'aéroport d'Entebbe, théâtre dans la nuit du 3 au 4 juillet 1976 d'une spectaculaire opération aéroportée des forces spéciales israéliennes.

Les commandos de Tsahal avait alors libéré une centaine de passagers, tous israéliens ou de confession juive, d'un avion d'Air France assurant la liaison Paris-Tel Aviv, détourné le 27 juin par des pirates de l'air pro-palestiniens.

Les sept pirates de l'air avaient été tués, ainsi que 45 soldats ougandais qui s'étaient opposés au commando. Quatre otages avaient également trouvé la mort. Le commandant de l'opération, le colonel Jonathan Netanyahou, frère de l'actuel Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, avait été le seul militaire israélien tué durant le raid.

Le raid d'Entebbe est aujourd'hui toujours cité en exemple comme une opération réussie de libération d'otages et reste un des coups les plus audacieux qui ont fait la réputation de Tsahal.

Cet acte avait aussi profondément humilié le sanguinaire dictateur Idi Amin Dada, qui avait cru trouver là l'opportunité de redorer son image internationale.

La cérémonie s'est déroulée vers 18H30 locales (15H30 GMT), en présence du ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, et d'une importante délégation israélienne, dont un représentant d'une unité d'élite qui avait participé au raid.

M. Lieberman a lu silencieusement et dans le recueillement la plaque commémorative apposée sur l'ancien terminal de l'aéroport, dont les murs portent encore des impacts de balles datant de l'opération.

Il ensuite déposé une gerbe au cours d'une brève cérémonie qui a débuté par une prière.

"Pour le peuple d'Israël, Entebbe est un des moments les plus importants de notre Histoire. C'est la meilleure preuve de notre volonté de combattre le terrorisme et d'agir pour la liberté de notre peuple", a déclaré à cette occasion M. Lieberman.

Le ministre israélien des Affaires étrangères a également "remercié le peuple et le gouvernement d'Ouganda qui nous ont donné cette opportunité d'honorer la mémoire des héros de notre Histoire".

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 11/09/2009

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