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28/08/2009

France : Coca-Cola sous la pression d'associations musulmanes

L'article du Figaro reproduit ci-dessous met en lumiere un phénomeme inquiétant, auquel j'ai donné le nom [tres politiquement incorrect] d'islamisation des esprits. Retour des rumeurs (antijuives et autres), appels au boycott de produits accusés d'être 'contraires a l'islam' ou de 'financer le sionisme'... Tout cela est loin d'être anodin. Et il y a un lien évident entre ces rumeurs islamistes et le discours anti-israélien, lui aussi fondé sur la rumeur et sur la calomnie qui se développe actuellement en Europe. P.I.L.

Une canette de Coca-Cola écrite en arabe (photo Aziz1005, domaine public).
Une canette de Coca-Cola écrite en arabe (photo Aziz1005, domaine public).

 

Tout commence il y a deux ans, par une rumeur insistante : le Coca-Cola contiendrait de l'alcool. Accusation farfelue mais immédiatement reprise par les sites musulmans, de forums en articles plus ou moins étayés. Associations et médias communautaires, dont le blog Al-Kanz, très en vogue, assaillent Coca-Cola France de questions. Et reçoivent une réponse standard : «Nos boissons sont reconnues comme non alcoolisées par les autorités gouvernementales de chaque pays.» Une missive qui laisse insatisfaits les plus intransigeants. La législation française considère en effet qu'une boisson est «sans alcool» lorsqu'elle en contient moins de 1,2 %. Qu'en est-il alors du fameux breuvage à la recette secrète ?

Après quelques hésitations, la direction de Coca-Cola France décide de faire appel à «l'organisme de certification de la mosquée de Paris», explique Philippe Marty le porte-parole de la firme. Celle-ci commande une analyse du Coca par un laboratoire indépendant. «Ensuite, nous avons garanti que Coca Cola était parfaitement sans alcool et donc halal», détaille le chef de la certification à la mosquée, Al Sid Cheikh, qui regrette de voir fleurir «beaucoup d'accusations sans aucun fondement religieux. C'est plutôt politique. Mais les sociétés s'inquiètent pour leur notoriété».

 

Appels au boycott sur le Net

 

Des listes de produits à boycotter circulent sur le Net, leurs fabricants se voyant accusés de financer l'État d'Israël… Coca-Cola en fait partie. «Coca est haram (“interdit”)», peut-on lire sur des forums, comme celui de Bladi.net où les injonctions comme «Boire Coca revient à encourager la politique de l'État terroriste d'Israël», alternent avec des messages de bon sens, certains s'insurgeant de voir le Coca haramisé parce que «déclaré juif».

Des familles entières «évitent le Coca par précaution» assure le secrétaire de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93) qui a convié le PDG de Coca France, Christian Polge, à s'expliquer en juin dernier. L'intéressé s'est présenté à Drancy, espérant clore l'incident avec son certificat Halal. Mais il a dû justifier «la position de Coca-Cola dans le conflit au Moyen-Orient». Il a rappelé que Coca œuvre à Ramallah, «où nous sommes l'un des plus gros employeurs».

Depuis, les gages donnés par l'entreprise semblent avoir calmé les rumeurs et l'UAM assure qu'elle ne prône pas le boycott mais juste la «transparence sur des sujets importants pour que les musulmans puissent former leur jugement».

D'autres marques subissent elles aussi la pression communautaire, entre requêtes sérieuses sur la composition et stigmatisations. Des milliers de SMS ont accusé en janvier McDonald's de reverser ses recettes du jeudi à l'État hébreu pour acheter des obus (sic !). Masterfood, le fabriquant des barres chocolatées Snickers et Bounty, a dû précipitamment démentir l'usage de graisse animale dans ses produits pour éviter la mise au ban. Tandis que médicaments, yaourts et cosmétiques précisent maintenant qu'ils ne contiennent ni alcool ni gélatine animale pour éviter la désaffection d'un public chaque jour plus soucieux de la norme religieuse.

16:24 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : coca-cola, islam, rumeurs, boycott

21/08/2009

"Les jeunes des collines", un reportage de Giulio Meotti en Samarie

Le site du journaliste italien Sandro Magister (repris sur celui de la Ligue de Defense juive), publie un long reportage en Samarie, dont le ton sympathique contraste avec celui auquel nous habitué les médias européens ces derniers mois. Il n'est pas anodin que ce reportage nous vienne d'un quotidien italien, pays dont le philosémitisme est un fait historique et qui résiste vaillamment a la vague antijuive et aux rumeurs dignes des nazis publiées récemment en Suede... L'auteur, Giulio Meotti, a aussi publié récemment un reportage dans la "casbah de Rotterdam", la ville la plus islamisée d'Europe. Je reproduis ce reportage qui illustre l'autre visage de l'Europe. (J'y ai ajouté quelques photos que j'ai prises en Samarie, voir mon reportage "Soukkot en Samarie" sur le site de l'UPJF). P.I.L.

LES JEUNES DES COLLINES. REPORTAGE EN SAMARIE.

Voyage chez les colons israéliens de la dernière génération. Anarchistes et visionnaires, ils bravent les interdits gouvernementaux et l'hostilité non seulement arabe mais internationale. "Nous sommes le peuple de la Bible. Ici, nous sommes revenus chez nous". Une grande enquête sur le terrain

par Sandro Magister



ROME, le 20 août 2009 – Ce sont les enfants et les petits-enfants des premiers colons envoyés par les gouvernements israéliens pour "faire fleurir le désert" dans les territoires disputés après la guerre des Six Jours de 1967. Ils ont la Bible à la main et le fusil à l’épaule, beaucoup d’enfants, une vie de sacrifices, un esprit nationaliste et religieux.

Au total, toutes générations confondues, les colons sont environ 300 000. Dans un discours au Caire, le président américain Barack Obama a dit qu’ils étaient le principal obstacle à la paix entre "deux peuples et deux états" qui est aussi l'objectif de la politique vaticane.

En ce qui concerne les trois quarts d’entre eux, l'obstacle ne paraît pas insurmontable. Ils vivent à proximité de la Ligne Verte qui date du vieil armistice entre Israël et la Jordanie, à l’est de Jérusalem et dans les grandes implantations d’Ariel, Gush Etzion, Ma'aleh Adumim, Givat Zeev, Latrun, qui ne représentent pas plus de 5% des territoires disputés, négociables.

Mais il y a les autres, 50 000 personnes qui vivent dans de petites ou très petites implantations de quelques centaines ou dizaines d’habitants, ou dans les outposts, les avant-postes.

Givot Olam - ferme bio en Samarie [photo P.I.Lurcat]Givot Olam - la ferme.JPG

Les avant-postes, situés dans les endroits les plus inaccessibles et les plus perdus, sont la nouvelle forme des implantations. Il y en a maintenant une centaine. Ils se sont multipliés ces dernières années, avec la Hilltop Youth, la "jeunesse des collines", nouvelle générations de colons, et ils sont tous illégaux. Les jeunes les construisent, l’armée israélienne les détruit. Mais il en ressurgit sans cesse de nouveaux.

Qui sont ces jeunes des collines ? Comment vivent-ils ? Quelle vision biblique les anime ? Pourquoi s’aventurent-ils là ? Accepteront-ils de s’en aller ?

Le reportage qui suit répond à ces questions. Il est de Giulio Meotti, dont les lecteurs de www.chiesa ont pu lire une enquête-choc - traduite en plusieurs langues, elle a fait le tour du monde - sur la Rotterdam musulmane.

L'article est paru le 8 août 2009 dans le quotidien "il Foglio", avec une suite dans le même journal le 13 août. En septembre, Meotti publiera un livre-enquête sur Israël.

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"Notre devoir, c’est de construire des petits paradis"

par Giulio Meotti



"Nous sommes revenus à la maison", proclame le panneau à l’entrée de Givat Assaf, un avant-poste israélien qui porte le nom d’un colon juif tué par les Palestiniens. Voici comment le leader de la communauté, Benny Gal, explique leur présence : "A cet endroit précis, il y a 3 800 ans, la terre d'Israël a été promise au peuple juif. Si on nous chasse d’ici, l'aéroport international Ben Gourion sera en danger".Havat Gilad.JPG

[photo ci-contre, Havat Gilad, avant-poste en Samarie, P.I.Lurcat]

Givat Assaf est l’un des points d’appui de la "Hilltop Youth", la jeunesse des collines, cette deuxième génération de colons qui est en train d’organiser la résistance à l'évacuation des implantations jugées illégales, les "outposts", qui sont au cœur des tractations entre le premier ministre israélien Netanyahu et l'administration Obama.

Pour ces jeunes, la renaissance juive passe par la confrontation au coude à coude avec les Arabes, comme au début du XXe siècle. Les règles du processus de paix ne semblent pas les perturber. Les soldats israéliens, avec qui les colons partagent unités et uniformes, doivent entraîner ceux-ci de force quand l'ordre d’évacuation arrive de Jérusalem. Ceux qui restent vivent main dans la main avec la mort. En avril dernier, l’un de ces jeunes a été tué à coups de hache. En cas de conflit ce n’est pas la loi de l’Etat qui compte, mais celle du Seigneur. C’est comme la frontière américaine de l'épopée western.

Il ne faut pas y voir un phénomène d’extrême-droite, catégorie sans signification en Israël. Quand Ariel Sharon était premier ministre, 44 avant-postes ont été créés. Selon les données de Peace Now, 39 autres ont été construits sous Rabin, Peres et Barak, les protagonistes des négociations d’Oslo. Les dirigeants travaillistes n’ont presque rien fait pour empêcher la multiplication des avant-postes, qu’Israël ne considère pas comme des enclaves rebelles, du moins si l’on en juge par les importantes forces de sécurité consacrées à leur protection. Certains ont des routes pavées, des arrêts d’autobus, des synagogues et même des terrains de sport. Les installations vont du simple container placé en haut d’une colline ou de quelques rangées de baraques, jusqu’à de véritables installations en préfabriqué, du type après-séisme. Pour la prière du shabbat il faut un minyan, le quorum nécessaire de dix hommes. Cela suffit pour créer un outpost. C’est ainsi que dix familles péruviennes converties au judaïsme se sont fixées dans un avant-poste tout proche de l'implantation d’Efrat, entre Bethléem et Hébron.

Avec David Haivri.JPGDavid Ha'ivri [sur la photo avec moi. P.I.L], originaire de Long Island et l’un des leaders de la jeunesse des collines, vit avec sa femme et ses enfants à Kfar Tapuach. Le village est célèbre pour le miel qui y est produit mais surtout parce qu’il est cité dans la Bible, au chapitre 12 du livre de Josué. C’est l’une des trente villes conquises par les Juifs à leur arrivée, il y a des milliers d’années. Aujourd’hui c’est l’une des implantations de pointe en Cisjordanie, que les colons appellent, comme dans la Bible, Judée et Samarie. La "Hilltop Youth" regroupe des jeunes nés et élevés dans les colonies, qui ont décidé d’abandonner le toit paternel dans les grandes agglomérations pour aller s’installer au sommet des collines. Les synagogues où ils prient sont souvent bâties en terre séchée. Ils construisent leur maison de leurs propres mains, sont célibataires ou jeunes mariés, parents depuis très peu de temps. Ils se considèrent comme la nouvelle avant-garde des colons. Leur devise est : "Construisons et le permis viendra". Ils vivent à une portée de fusil des Arabes. Ils se déplacent à cheval ou à âne. C’est une nouvelle génération dont le nationalisme mystique s’associe à l’esprit pionnier et à l'ascétisme, elle rejette l’esprit de consommation des grandes villes de la côte et vit d’idéologie et d’ardeur. Les femmes portent le mitpahat, équivalent juif, moins enveloppant et plus délicat, du voile islamique. Les hommes ont les cheveux au vent, des anglaises sur les côtés du visage et des chemises à carreaux.

"Ce sont des jeunes qui incarnent l'idéologie de la Torah et le sacrifice de soi", nous explique Ha'ivri. "Le salut d’Israël et du peuple juif ne peut pas venir de politiciens qui pensent que la lutte pour la terre est un jeu tactique. Il y a dix ans, nous avons commencé à créer des avant-postes. Ce sont de très jeunes couples qui ont décidé d’être des pionniers comme leurs parents, ils croient au sionisme, ils sont idéalistes, prêts à renoncer à une existence confortable dans les grandes villes ou dans les grandes colonies. Ils veulent être autosuffisants, avec toutes les limites que cela comporte".

Shani Simkovitz, américaine, mère de cinq enfants, dirige la Gush Etzion Foundation. "C’est une terre disputée, à négocier, pas une terre occupée", explique-t-elle. "Il y a plus de 3 000 ans, nos pères nous ont donné une terre, qui n’est ni Rome, ni New-York, mais celle-ci : la terre juive. On nous a envoyés ici pour construire, cultiver, vivre, on nous a toujours soutenus, surtout Rabin, Peres et les autres travaillistes. Jusqu’à aujourd’hui. Mes enfants sont nés ici, mais il n’y a plus de terre où construire légalement, le gouvernement n’accorde plus de permis de construire depuis longtemps, c’est pour cela que naissent les outposts. Les avant-postes sont des extensions de communautés existantes. Mais c’est pareil à Jérusalem, où des milliers d’Israéliens habitent au-delà de la Ligne Verte".

Un autre leader des collines vit dans un groupe de caravanes accrochées au mont Artis, appelé Pisgat Yaakov, "la colline de Jacob", un endroit isolé l’hiver parce qu’il y neige beaucoup. Parmi trente familles se trouve celle de Yishai Fleischer, fondateur de Kumah, une organisation d’aide à l’alyah, l’immigration des Juifs en Israël, et responsable d’un programme de radio qui a beaucoup de succès. "Notre vie est idyllique et proche de la nature, la région est très belle, au milieu des montagnes", nous dit Yishai. "Nos pères ont marché jusqu’ici il y a 3 000 ans, nous sommes un peu des nouveaux hippies. Nous travaillons la terre. Il y a beaucoup de musique, de religion, c’est une vie heureuse. Nous prions, nous méditons, nous menons une vie spirituelle. Nous sommes le peuple aborigène. Je vivais à New-York ; comme étudiant, je croyais au sionisme et j’ai décidé que c’était ici que je devais vivre. Nous avons ce dont nous avons besoin. Nous nous sentons des pionniers, nous sommes de vrais sionistes. Beaucoup de mes amis sont très religieux et travaillent dans le high tech. Nos enfants grandissent avec des valeurs authentiques". Yishai admet qu’il mène une vie très dangereuse. "Je hais les pistolets ; je circule armé, cela ne veut pas dire que je dois m’en servir, mais je dois protéger ma famille. Notre village étant cité plusieurs fois dans la Bible, il attire beaucoup de gens. Vous vivez à Rome, c’est une ville sainte pour votre peuple ; le mien est né et a grandi en Israël. Ici, nous sentons que nous faisons partie de la terre et du ciel. Nous avons grandi en sachant que le prochain pas, c’est nous qui le ferions".trois generations.JPG

Yishai sait bien que les Israéliens qui vivent sur la côte n’aiment pas les colons. "Nous sommes isolés dans l'opinion publique, mais nous travaillons chaque jour pour améliorer notre image. Aujourd’hui, le nationalisme n’est pas "cool", il n’est pas politiquement correct. Je ne m’attends pas à conquérir le cœur des gens qui ne vivent pas ici. C’est simple : ici, c’est notre terre. Selon les règles internationales, selon la Bible, selon l’histoire. Nous vivons une époque excitante où le peuple juif revient chez lui. En nous réveillant, le matin, nous ne pensons pas à la paix, mais à mener une vie heureuse, digne et pleine d’amour. Nous devons être vigilants, il y a des gens qui veulent nous tuer parce que nous sommes Juifs. Ils ont la même idéologie que les nazis. Les Européens ne se sont pas intéressés au sort des Juifs il y a 60 ans : qu’ils restent loin de nous aujourd’hui ! Nous savons pourquoi nous sommes ici, nous avons une mission que nous accomplissons chaque jour. Notre place, c’est ici".

[photo ci-contre, Trois generations juives en Samarie, photo P.I.Lurcat]


Voici comment David Ha'ivri décrit les jeunes des collines : "Beaucoup sont agriculteurs ou bergers, il y a des étudiants, ce sont tous des pionniers qui vivent dans des zones désertiques, vides, inhabitées ; il n’y a pas de Palestiniens à qui on ait pris quoi que ce soit. Les colons plantent des arbres, cultivent la terre, font venir l’eau, les aliments, l’électricité. Dans les grandes implantations, la sécurité est bien organisée mais, dans ces communautés de quelques familles, le poids de la sécurité est énorme. La deuxième génération est beaucoup plus attachée à la terre que la première ; ils sont nés ici, leur sang vient d’ici. Ils sont même plus religieux que leurs pères".

Beaucoup de ces avant-postes ont été créés dans les années où les Palestiniens avaient tué un colon. C’est ainsi qu’Itay Zar vit aujourd’hui dans un outpost qui porte le nom de son frère tué. Vingt familles, une douzaine de boîtes de métal, quarante enfants et un manège pour chevaux. "Nous ne sommes pas venus ici pour nous amuser. Il y avait le désert, aujourd’hui la terre produit". Le leader spirituel de l'outpost, Ariel Lipo, dit que leur devoir est de construire de "petits paradis".

Maoz Esther, sept baraques de tôle et cinq familles, près de Ramallah, a été le premier avant-poste dans le collimateur de Netanyahu depuis son arrivée au pouvoir. Il a déjà été déplacé trois fois. Et reconstruit trois fois. La dernière, il y a quelques jours. Quand le leader de la communauté, Avraham Sandack, est arrivé sur cette hauteur, il venait directement de l’une des colonies démantelées à Gaza par Ariel Sharon. Il étudie pour devenir rabbin et, pour le moment, il fait le ménage dans une synagogue. "Notre esprit est le même que celui de nos pères", nous dit Avraham. "Il y a deux ans, au moment de la fête de Hanukkah, nous sommes partis d’une implantation voisine et nous avons construit une maison de pierre. Une maman toute seule avec ses trois fillettes a passé deux mois sur la colline. Elles n’avaient ni l’électricité ni l’eau. Mais elles savaient qu’elles appartenaient à la terre d'Israël. Dans la Bible il est question de cette terre, à cause de la prophétie du royaume de Dieu. Cela nous donne des forces pour progresser. Hier, nous avons commencé à reconstruire ce que l'armée a détruit. Ici, nous réussissons à être équitables avec notre âme. Ici il y a quelque chose de métaphysique. Dieu n’est pas au ciel ou quelque part. Dieu fait partie de nous, il est dans toute notre vie".

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Le quotidien qui a publié l’enquête :

> Il Foglio

19/08/2009

Antijudaïsme : Tsahal accusé de vols d'organes par un grand quotidien suédois – P.I.Lurçat

 

vrai visage de Tsahal.jpg

"Les soldats de Tsahal enlèvent des enfants palestiniens pour les tuer et leur enlever leurs organes..." Cette accusation digne des rumeurs de crime rituel au Moyen-Age ne figure pas dans une publication antisémite confidentielle, ni dans un journal iranien ou syrien, mais dans le grand quotidien de gauche suédois, Aftonbladet.... Cette "information" qui a soulevé une vague d'indignation en Israël, appelle plusieurs commentaires. Premièrement, le phénomène n'est pas entièrement nouveau. Nous assistons depuis plusieurs années au retour de ce que Pierre-André Taguieff appelle les grands "mythes répulsifs" concernant le peuple juif, démonisé et déshumanisé, que ce soit par des accusations de cruauté, de racisme, de crime rituel ou de cannibalisme. L'article suédois [publie dans la rubrique "Kultur" - cela ne s'invente pas...] illustre de manière paroxysmique ce retour des mythes antijuifs, tout comme l'affaire Al-Dura.

 

TAGUIEFF.jpg

 

Deuxième remarque : dans cette nouvelle affaire, les accusations antisémites traditionelles utilisent comme substrat le climat anti-israélien qui est souvent, hélas, nourri par des groupuscules et organisations en Israël même. La campagne actuelle de démonisation de Tsahal, qui a redoublé de vigueur depuis l'opération contre le Hamas à Gaza, s'appuie largement sur des accusations de "crimes de guerre" portées par des associations et des personnalités ultrapacifistes israéliennes, qui n'hésitent pas à se fonder sur des témoignages douteux ou de simples rumeurs pour ternir l'image de Tsahal et pour faire avancer leur agenda politique. L'affaire Aftonbladet (qui rappelle l'accusation de viols contre Tsahal, publiée il y a quelques années par le Nouvel Observateur, sous la plume de Sarah Daniel), montre que ces accusations infondées donnent du grain à moudre aux pires ennemis d'Israël et du peuple juif.

P.I.Lurçat

 

L'article original publié par Aftonbladet (extrait)

 

 

 

 
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