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27/06/2013

Herzl, Jabotinsky et la révolution sioniste, Itshak P. Lurçat

"A Goyisher Kop" ?


 Article republié pour le Yahrzeit du Visionnaire de l'Etat,

חוזה המדינה, Benjamin Zeev Herzl, יהיה זכרו ברוך

jabotinsky,herzl,sionisme

Le "goyisher kop" de Jabotinsky, et sans doute aussi de Herzl, désigne peut-être cette capacité à s'abstraire du fatalisme juif atavique pour doter le peuple Juif des isntruments politiques nécessaires à la prise en main de son destin. En ce sens, il n'est pas fortuit que ce soit précisément des hommes comme Herzl ou Jabotinsky, assimilés en apparence, mais profondément Juifs dans le tréfonds de leur âme, qui aient consacré leur vie – jusqu'à leur dernier souffle, littéralement, tous deux ayant été enlevés prématurément à leur peuple – à la renaissance nationale juive et à l'édification de l'Etat d'Israël.

 

220px-Zeev_Jabotinsky.jpgDans son livre "L'histoire de la Légion juive", Jabotinsky relate cette anecdote que lui avait racontée Nahum Sokolov. En vacances en Suisse, ce dernier rencontra un Lord écossais, auquel il fit état de sa participation au Congrès sioniste."Ah oui?", lui dit l'Ecossais, "c'est intéressant, mon frère aussi fait partie de ce mouvement..." Intrigué, Sokolov le pressa de questions, et finit par comprendre que le Lord écossais confondait le sionisme et le végétérianisme... Aux yeux des non-Juifs, conclut Jabotinsky, sionisme et végétérianisme, en 1901, étaient des choses similaires, c'est-à-dire d'innocentes utopies sans portée pratique sur les affaires du monde. Pour que le sionisme existe sur la scène mondiale, il fallait qu'il devienne une puissance militaire. C'est cette conclusion qui amena le leader sioniste révisionniste à œuvrer sans relâche pour constituer la Légion juive, première force armée juive depuis l'époque des Maccabées, qui combattit dans les rangs de l'armée anglaise en Palestine pendant la Première Guerre mondiale et joua un rôle décisif dans la proclamation de la Déclaration Balfour.

 


 

L'idée de créer une armée juive était pourtant, au moment où elle germa dans l'esprit de Jabotinsky, une idée révolutionnaire ; sans doute tout aussi révolutionnaire qu'était l'idée d'un Etat juif lorsqu'elle fut formulée par le "Visionnaire de l'Etat", Binyamin Zeev Herzl. Cette idée s'imposa à Jabotinsky en 1914, alors qu'il se trouvait à Bordeaux – où le gouvernement français avait été transféré en raison de la guerre – en tant que correspondant du journal russe Russkiya Vyedomosty (Le Moniteur russe). Lisant sur une affiche que la Turquie avait rejoint le camp des Puissances centrales et entamé des opérations militaires, Jabotinsky en conclut que le moment était venu pour les Juifs de constituer un régiment qui prendrait part à la guerre et à la conquête de la Palestine, laquelle ne manquerait pas d'être arrachée par l'Angleterre des mains de l'Empire ottoman.

Jabotinsky_gallery2_big.jpg

 

Pour parvenir à cette conclusion, explique Jabotinsky, il n'était pas nécessaire de se livrer à de savants calculs... "Cette idée, précise-t-il, est une idée tout à fait normale, qui serait venue, dans de telles circonstances, à l'esprit de toute personne normale. Et je revendique le titre de personne tout à fait normale. Dans le parler juif populaire, on emploie souvent à cet égard l'expression de goyisher kop ; et si cela est vrai, alors c'est grave pour nous". L'expression yiddish populaire "goyisher kop" (littéralement, "une cervelle de goy") avait évidemment, il ne faut pas s'en cacher, quelque chose de péjoratif... Mais dans la bouche de Jabotinsky, c'était au contraire un qualificatif positif, comme le lecteur le comprend dans la suite de son récit.  En effet, aux yeux du jeune dirigeant sioniste, les Juifs manquaient de sens commun, surtout lorsqu'il était question de politique. Cette idée était partagée par Max Nordau, que Jabotinsky rencontra peu de temps après à Madrid, où il se trouvait alors (il avait été banni de France par les autorités, en tant que citoyen hongrois).

 

Ben_Gourion.jpgAlors que Jabotinsky s'étonnait devant Nordau de l'attirance que nourrissaient certains Juifs pour la Turquie (on se souvient que David Ben Gourion et d'autres hommes politiques sionistes avaient fondé de grands espoirs sur la révolution des Jeunes Turcs, Ben Gourion ayant même appris le Turc et entamé des études de droit à l'université d'Istanbul), et qu'il lui démontrait l'inanité d'une telle politique, Max Nordau lui répondit par ces mots qui firent une profonde impression sur Jabotinsky : "Ceci, mon jeune ami, est certes logique ; mais la logique est une science grecque, et les Juifs n'y comprennent rien. Les Juifs n'apprennent pas par le raisonnement, mais seulement par les catastrophes. Ils n'achètent pas de parapluie parce qu'ils ont vu des nuages dans le ciel ; ils attendent plutot d'être trempés et d'avoir la pneumonie pour se décider".

 

Photo : Ben Gourion en Turquie

 

Le colonel Petterson, qui dirigea la Légion juive, aborde dans sa préface au livre L'Histoire de la légion juive, le thème du "goyisher kop" de Jabotinsky, expliquant que ce dernier veut dire par cette expression que sa mentalité était dénuée des idiosyncrasies de l'esprit juif, marqué par des siècles de galout. Mais, en tant que chrétien, Petterson rejette l'idée que son ami Jabotinsky aurait eu une "cervelle de non Juif". En effet, explique-t-il, "Son intellect, sa grande érudition, ses capacités linguistiques exceptionnelles et l'éclat d'intelligence marquant chacun des mots qu'il prononçait ou écrivait, tout cela n'était pas 'goy', mais bien Juif". Or, poursuit Petterson, "il a fallu des générations d'érudits et de rabbins, de souffrance juive et d'idéalisme juif pour produire un Vladimir Jabotinsky".

 

Au-delà de leur caractère anecdotique ou plaisant, ces propos renferment quelque chose de profond, et de très actuel, concernant le thème tellement important des capacités politiques du peuple juif. Le débat autour du "goyisher kop" de Jabotinsky rejoint celui sur la personnalité et les aptitudes politiques du fondateur du sionisme, Théodor Herzl. Souvent présenté comme un Juif totalement assimilé, voire hostile à la tradition juive, ce dernier était en réalité, comme l'a bien montré un ouvrage récent 1, un Juif fier qui avait subi l'influence de son grand-père, Shimon Leibl, lui-même en contact avec plusieurs rabbins proto-sionistes. Mais on trouve indubitablement, chez Herzl comme chez Jabotinsky, des qualités d'homme d'Etat et d'analyse politique qui ne sont pas spécifiquement juives, et qui doivent grandement à leurs activités de journalistes et d'hommes de plume (Herzl, on le sait, était dramaturge et il avait conçu tout l'agencement du premier Congrès sioniste comme une véritable pièce de théatre).herzl2.jpg

 

Le "goyisher kop" de Jabotinsky, et sans doute aussi de Herzl, désigne peut-être cette capacité à s'abstraire du fatalisme juif atavique pour doter le peuple Juif des isntruments politiques nécessaires à la prise en main de son destin. En ce sens, il n'est pas fortuit que ce soit précisément des hommes comme Herzl ou Jabotinsky, assimilés en apparence, mais profondément Juifs dans le tréfonds de leur âme, qui aient consacré leur vie – jusqu'à leur dernier souffle, littéralement, tous deux ayant été enlevés prématurément à leur peuple – à la renaissance nationale juive et à l'édification de l'Etat d'Israël.

Itshak Lurçat

 

1. Georges Weisz, Herzl, une nouvelle lecture, L'Harmattan 2006.

[Article paru dans Le Jerusalem Post]

 

 

 

 

 

21:53 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : jabotinsky, herzl, sionisme

Commentaires

Aujourd’hui, beaucoup de gens pensent qu’Israël est le résultat des nationalismes du 19ème siècle. Mais ce n’est pas vrai. Lorsque Herzl publiait "L’Etat juif en 1896", il n’y a ni Etat, ni peuple, ni langue… L’existence de cette chose , qu’on nomme aujourd’hui l’Etat d’Israël est complètement surréaliste . Même Herzl n’avait pas pensé au début que l’on puisse faire revivre l’hébreu !

Israël met en échec les catégories du langage habituel des sciences humaines. C’est pour cela qu’il faut adopter une nouvelle grille de lecture au profit de la notion d’identité juive.

"Le discours de Herzl est complètement enraciné aux catégories traditionnelles. Je ne veux pas dire dans le sens habituel du mot religieux mais au sens identitaire. Mon projet n’est pas de mettre une kippa sur la tête de Herzl car il n’était pas observant. Mais il est complètement artificiel de considérer que Herzl est laïc . Herzl était très conscient de sa judéité."

Source / "Revenir à Herzl" / Une interview de Georges Weisz par Constance Le Bihan, pour Guysen International News.

Deux courants en Israël rejettent l’idée que le sionisme de Herzl puisse avoir une légitimité et s’insérer dans la tradition juive : les post sionistes et les ultraorthodoxes. Ces deux courants ne representent en fait qu’une faible partie de la société israélienne mais ils excercent une grande influence.

Léon Blum ou Mendès France, avaient une vision universaliste de l’histoire humaine. Mais ils ont été haïs par des non juifs parce qu’ils percevaient que cet universalisme venait d’ailleurs, et qu’il procédait justement de leur identité juive spécifique.

Herzl a refusé de définir cette notion d’identité juive car toute définition est exclusive, et dès le début de son Journal, il affirme avec force : Il ne faut exclure aucun Juif.

(et certainement pas les classes défavorisées)

Herzl pensait que les religieux et les non-religieux pouvaient marcher main dans la main dans une structure englobante : l’Etat juif.

Un trait d'union peut lier P.I.L. et Herzl, à savoir la haine de soi dénoncés par ce dernier, au tout début de ses écrits sionistes. (!)

Et si la Torah était un tout ? Mais je concède bien volontiers qu'il eût fallu [cette capacité à s'abstraire du fatalisme juif atavique pour doter le peuple Juif des instruments politiques nécessaires à la prise en main de son destin.]

Au coeur du discours de Yéhouda Léon Askénazi, figurait la conviction que nous sommes toujours cet Israël dont nous parle la Bible . Que le judaïsme est bien la continuation de l'hébraïsme. Dés lors la possibilité nous est offerte de déchiffrer l'histoire contemporaine à la lumière des récits dont La Torah se trouve parsemée. Si le ce code a été précédé de récits , et tout particulièrement des récits patriarcaux , il convient d'interpréter ces récits selon le principe, énoncé par Nahmanide , "Ma'aseh 'Avoth simân la -Banim", "ce qui est arrivé aux Pères est un signe pour les enfants". S'inspirant du midrash , Manitou nous a aider à déchiffrer ce qui était pour lui la carte d'identité d'Israël . Il a enseigné comment les situations existentielles vécues par les patriarches sont un dévoilement des situations que le peuple d'Israël est appellé à vivre et à résoudre dans son histoire collective .

Que de fois Chagall a-t-il représenté dans cette attitude typique des prophètes et de simples fidèles juifs qui, ayant sauvé le rouleau de la Torah, le protègent en le pressant contre leur corps ! Au milieu de la guerre, des flammes, des affres de la mort, ils protègent le rouleau de la Torah et en même temps, ils sont placés sous sa forte protection. Vision de malédiction ! Le voile noir de la nuit est déchiré par les flammes d’un incendie. Le ciel se couvre d’une nuée violette comme d’une vision d’horreur. Le rouleau de la Torah que Jérémie porte dans ses bras est d’un rouge profond. Jérémie appellera le peuple à la conversion, et comme le peuple n’écoute pas sa plainte, ses 'jérémiades' se feront retentir longtemps. Son visage, comme absorbé par une écoute intérieure, se penche vers le rouleau de la Torah, et est inondé d’une lumière divine. Mais il reste de l’espoir : Le vert intense du manteau du prophète ainsi que la tête du "Chagallsche Tier" à peine ébauchée, sont garants de la réussite du plan de salut de Dieu.

Peut-on raisonnablement penser que la religion n'a pas un domaine propre à l'écart des choses de ce monde, soit dans la vie privée, opposée à la vie publique, soit dans le coeur de chaque croyant, mais qu'elle se vit au coeur même des réalités humaines, dans des conditions concrètes, culturelles, économiques, sociales et politiques. (?)

Il apparaît alors de plus en plus clair que la conscience humaine est en rapport de dépendance réciproque avec les structures de la société.

La religion et la politique seraient-elles dans une union historique... sans division ni confusion ? De telle sorte qu'on vive sa Foi, tout en y découvrant le sens dans les engagements terrestres, y compris politiques.

J'en reviens à ma question initiale : Y a-t-il un sionisme autre que religieux ?

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 01/09/2009

Il s’est tenu à l’université Bar Ilan un colloque entièrement consacré au Rav Yéhuda Léon Askénazi-Manitou, en l’honneur du dixième anniversaire de son décès.

La tenue d’un tel colloque était en soi un événement important, et il faut féliciter les organisateurs du congrès, Yossef Charbit, Moshe Halamish et Erik Cohen, pour cette heureuse initiative. Que la profondeur de pensée de Manitou soit enfin reconnue par l’université, ce n’est que justice rendue à un homme qui a su exprimer dans un langage moderne les tenants de la pensée juive. Nous lui devons tous, universitaires ou non, d’avoir réalisé avec génie cette conjonction des mondes de la Torah et de la modernité, et d’avoir montré, de par son enseignement et son engagement personnel, que l’on pouvait conjuguer foi et raison, attachement aux valeurs juives ancestrales et intégration dans la vie moderne.

Avant lui, cette conjonction était loin d’être évidente. On était rabbin ou moderne, mais certainement pas les deux. Manitou a montré que la Torah articulait en elle toutes les facettes de la vie, et qu’il fallait évaluer toutes les catégories de pensée à l’aune de ce que dit la tradition juive, et non le contraire.

La Bible est le creuset de l’identité hébraïque, qui se définit par son aptitude à appliquer la moralité pour chaque homme dans la société. L’équation personnelle du Juif doit être d’abord orientée vers la moralité, et c’est en cela qu’il réalise pleinement sa fonction de Juif dans le monde et la société dans laquelle il évolue.

Car le Juif se doit de s’engager dans le monde et la société. On ne peut rester dans sa tour d’ivoire. Manitou aurait pu, comme beaucoup d’autres, choisir la voie universitaire, confortable et sécurisante. Il a préféré se lancer dans l’arène de l’engagement pour son peuple et sa terre. Cet engagement, qui caractérise toute la vie de Manitou depuis son alyah en 1967, n’a malheureusement pas été mis en exergue dans ce colloque, qui par ailleurs, répétons-le, était d’une haute tenue.

Car l’engagement politique gêne. Il semble en effet réduire la vie intellectuelle, parce qu’il est par définition partisan: on s’engage pour une idée particulière, on repousse donc toutes les autres.

Mais Manitou a réussi le tour de force de s’engager pour de grandes causes, qui ne sont pas des causes de politique partisane, mais des idéaux édictés par la Torah. On pourrait peut-être se demander si la stratégie était la bonne, mais en tout cas, les causes pour lesquelles il s’est battu, ont été nobles et grandes, et il faut rendre hommage à cet homme de Torah, qui était aussi un grand intellectuel, qui n’a pas hésité à descendre dans l’arène et à se battre, pour ce à quoi il croyait.

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Ce que la Torah nous raconte est peut-être schématisé mais ce n'est pas mythique. La création du monde, Adam, Caïn, Abel, Noé et le déluge, la tour de Babel, Abraham, Isaac et Jacob, l'exil et la sortie miraculeuse d'Egypte, la révélation du Sinaï, la période prophétique, puis l'arrêt de la prophétie, sont des événements réels et déterminants. Ce ne sont pas des symboles. La Torah nous enseigne comment à travers ce devenir historique et tous ses bouleversements s'est constituée notre identité. Le peuple juif est réellement constitué par les descendants d'Abraham, Isaac et Jacob rejoints par tous les guerim venus se fondre dans l'identité de la Communauté d'Israël. Parlant de la Bible, Léon Askénazi écrit:

Car les Juifs n'y trouvent pas seulement le sens à leur rapport avec les nations, mais aussi une information, la seule vraie par delà toutes les sociologies et toutes les psychanalyses, sur leur être intime, la définition finale de leur spécificité, la réponse immédiate à leur "Que suis-je" ?, à leur "Qui suis-je" ?. Lisant la Bible, le Juif lit sa propre carte d'identité.

Il se définit par rapport à l'horizontale du temps, il se réinsère dans la verticale d'une histoire ininterrompue - par rapport à ces Hébreux qui, il y a trois mille cinq cents ans, entendirent la Torah au pied du mont Sinaï. Nulle idée de racisme en cela. Le Juif d'aujourd'hui peut descendre par la chair, d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ; mais plus souvent, il descend de ceux qui, au long des siècles, sont venus s'ajouter aux lecteurs hébreux de la Bible.

A l'origine, jusque vers 1960, Léon Askenazi est fort réservé face l'Etat d'Israël, suivant en cela l'enseignement de Jacob Gordin et en accord avec les idées du monde orthodoxe dont il est issu. Il n'accorde pas à l'Etat de signification privilégiée. Comme on le sait, après la rencontre avec le Rav Kook, sa position se modifie profondément. Que le peuple juif ait retrouvé sa terre et sa souveraineté politique est dès lors considéré comme la première étape d'un processus de rédemption qui doit conduire bien au delà de la sphère politique initiale.

La donnée première est l'histoire humaine dans son parcours infini, l'oeuvre collective de constitution des identités personnelles dont Israël est le centre et le lieu de conciliation. C'est dans sa participation à cette oeuvre incommensurable que l'individualité surgit et que chacun trouve sa place irréductible.

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 01/09/2009

merci, cher Gilles-Michel, pour vos messages toujours fort interessants.
je crois comprendre que vous avez ete l'eleve de Manitou?

Écrit par : Isthak | 06/09/2009

Le vrai visage d’Herzl.

http://www.actu.co.il/2009/08/herzl-une-nouvelle-et-indispensable-relecture/

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 09/09/2009

* Le Village de la Jeunesse Sioniste du Docteur Israël Goldstein, Suzanne Millet.


http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17126-129-5-village-jeunesse-sioniste-docteur-israel-goldstein-suzanne-millet.html

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 17/09/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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