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30.04.2009

Des mosquées à n’en plus finir en France et en Europe ! (M. Vidal)

Je reproduis l'article de Maurice Vidal de l'excellent site RIPOSTE LAIQUE qui aborde un sujet sensible et quasiment tabou : l'islamisation de la France, sous couvert de "droit au respect" et d'exercice du culte musulman. Et qui pose LA question : "Quand les mosquées seront la Charte de la nouvelle Europe, que sera donc l’Europe ?"

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La mosquee de Poitiers (tout un symbole...) 
La France est devenu le pays de la course aux mosquées. On dirait que les maires se bousculent pour être les chevaliers servants de l’islam ! Les raisons de ce nouvel empressement sont connues : l’islam est la deuxième religion de France, et la première par le nombre de ses pratiquants. Elle n’a donc plus à être confinée dans des « caves » : dignité oblige, mais contrôle aussi : les prêches souterrains pourraient être intégristes !

Voilà pourquoi « il paraît souhaitable que des lieux officiels et « ouverts » soient créés » afin que les musulmans puissent adorer leur Dieu sans se cacher, quitte à ce que les municipalités aident « de manière indirecte ces lieux de culte à se créer en toute visibilité ».

Ainsi parle Philippe de Longevialle, président du Modem de l’Isère – qui incarne, à l’égard de l’islam, la position de la plupart des maires de France.

Evidemment, ce monsieur est en accord avec sa conscience d’élu : agissant en fonction des demandes de la population dont il a la charge, il respecte le jeu démocratique. Et l’on comprend soudainement pourquoi la laïcité est lettre morte à Mayotte, où la population est musulmane à 90 % ! Certes, ce monsieur avoue contourner la loi de 1905, dont l’article 2 stipule que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte », mais ce n’est pas grave : faute avouée est à moitié pardonnée ! Et puis, tout le monde sait qu’en favorisant un islam de tolérance, on en limite un autre, dont on dit qu’il est radical. Ce faisant, on oublie que le second n’existerait pas sans le premier... mais passons : le confort mental mérite bien quelques simplifications !

Il reste que de nombreuses questions demeurent. Comment se fait-il, par exemple, qu’il faille surveiller les imams ? Surveillons-nous les rabbins, les prêtres ou les pasteurs ? Surveillons-nous les Témoins de Jéhovah, les Mormons, les évangélistes, les bouddhistes, les Adventistes du Septième Jour ? La laïcité leur est-elle un problème ? En conséquence, comment se fait-il qu’elle en soit un pour les musulmans, et pire, pour nos élus eux-mêmes sitôt qu’ils se trouvent confrontés à des musulmans ? Par quelle aberration la solution à ce problème ne vise-t-elle qu’à éviter la colère de ces derniers ? Pourquoi cette colère effraie-t-elle nos élus au point de n’être expliquée que par la sempiternelle « marginalisation d’une population en voie de radicalisation », pour reprendre les propos de Louis Marie Joguet, vice-président du Modem-Vendée et maire de la commune de Mallièvre ? Que peut, par ailleurs, signifier le terme de « marginalisation » appliqué à une population qui, en France, atteindra vingt millions d’âmes avant 2020 ? Plus encore, comment mettre sur un pied d’égalité l’identité de la République laïque et celle d’un ordre politico-religieux étranger à nos valeurs ? Et si nous savons qu’il y a là une dangereuse antinomie, pourquoi nous y enfonçons-nous toujours plus ? Pourquoi soutenir avec Pierre le Guérinel, président du Modem des Yvelines, que « la loi de 1905 ne concerne pas, à proprement parler, la laïcité – qui relève d’un autre domaine – mais la séparation des pouvoirs » (sic !) ?

Bref, pourquoi déshabiller Marianne ? Pour la revêtir plus aisément d’une burqa ?

A coups de billevesées aussi énormes, il semble bien que cela soit possible. Et d’ailleurs, qu’est-ce qui ne serait pas possible pour des élus de cet acabit ? L’inconvénient, c’est que lorsque tout est possible, les scénarios catastrophes le sont aussi, et, n’en déplaise à quiconque, la France des mosquées en est un !

Comment ? Les musulmans n’ont-ils pas le droit d’avoir leurs lieux de culte ? Chaque religion n’a-t-elle pas ce droit-là ?

Oui, mais il serait peut-être utile de se demander ce que cultive le culte, car si le « culte » est un « hommage rendu à la divinité », cet hommage dépend de la divinité honorée.

On l’aura compris : tous les cultes ne véhiculent pas le même message, car ils n’honorent pas tous le même Dieu. Il suffit donc qu’un Dieu promette le feu éternel à ceux qui n’obéissent point à sa Parole (Sourate 4, verset 14), ou établisse l’inégalité des sexes (Sourate 4, verset 34), pour que son lieu de culte devienne ipso facto un problème ! Et ce problème ira en s’aggravant tant que nos élus ne seront pas capables de le penser comme problème.

Pourtant, il y a urgence : alors que Vincent Delahaye, maire de Massy, inaugure solennellement le panneau du permis de construire d’une mosquée-minaret gigantesque, une association musulmane, membre de l’Union des Organisations Islamiques de France, écrit dans son bulletin mensuel que « des gens modestes, sortis du désert d’Arabie avec comme seule puissance celle de leur foi, ont pu conquérir le monde » ! Alors que le ministère de l’Intérieur nous apprend que les pouvoirs publics apportent désormais 30 % des fonds nécessaires à l’édification des lieux de culte musulmans, un nombre considérable d’élus persistent à fouler aux pieds les lois de la République en finançant la construction de mosquées. Alors que l’invraisemblable vient de se produire dans l’enceinte des Nations Unies, où une séance de travail a débuté par la prière musulmane ( !), nous continuons à ancrer l’Europe dans l’islam en en matérialisant la présence par la construction de mosquées.

Mais ne comprendrons-nous jamais qu’il y a dans cette exigence musulmane de constructions de mosquées la volonté affichée de notre éradication culturelle ? Quand les mosquées seront la Charte de la nouvelle Europe, que sera donc l’Europe ? Les minarets ne sont-ils pas déjà les marqueurs idéologiques d’une Europe revue et corrigée par les musulmans ? Quelle autre religion exige sans cesse la construction de lieux de culte ? Quelle autre religion se pense en termes d’implantation territoriale ? Comment pouvons-nous avoir des yeux et ne pas voir ? Si encore nous modérions l’islam en le sortant des « caves » ! Mais c’est l’inverse qui est vrai : plus l’islam est visible, plus il est fort. Plus il est fort, plus il entend être visible ! Faut-il rappeler ce qu’est l’islam en terre d’Islam ? N’est-ce pas en terre d’Islam qu’il a la visibilité maximale ? N’est-ce pas là qu’il applique la charia dans ce qu’elle a d’incompatible avec le monde occidental, comme le montrent la répudiation, la polygamie, le voile, les châtiments corporels, la lapidation ou la décapitation ?

L’absence de modération de l’islam ne provient pas de ce qu’il serait relégué dans des « caves » : elle provient de son texte fondateur. Or, ce texte n’est pas rectifiable : il est la « rectitude » même, c’est-à-dire la « droiture », et cette « droiture » vaut en tout temps et en tout lieu, car elle émane de Dieu ! Pour le musulman, la religion ne saurait être un concept : c’est le réel en acte. Faire un pas sur cette terre, c’est marcher dans le champ d’Allah. La France, comme l’Europe, appartient à ce champ ! Voilà ce que nos responsables politiques n’ont toujours pas saisi, ou s’entêtent à ne pas vouloir saisir ! Voilà le sens des demandes permanentes de mosquées en France et en Europe !

Maurice Vidal

27.04.2009

Procès des assassins d'Ilan Halimi z.l. : les Barbares sont toujours parmi nous...

Alors que le procès du "gang des Barbares" s'ouvre cette semaine devant la cour d'assises de Paris, il est édifiant de visionner ce reportage consacré à la cité de Bagneux dont sont issus les tortionnaires et les assassins d'Ilan Halimi z.l.

 

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Ilan Halimi z.l.

 

Le jeune journaliste de France 24 y fait parler des habitants et des "jeunes" de la cité, qui se murent dans le silence ou qui protestent contre la "stigmatisation" dont ils se disent victimes... Ce reportage instructif m'a fait penser à la Pologne d'après la Shoah. Même silence, mêmes accusations, même retournement de la situation... Les braves Polonais du village d'Oswiecim ne savaient pas ce qui se passait juste sous leur nez, dans le camp d'Auschwitz... Les braves gens de la cité de Bagneux ne savaient pas ce qui se passait dans l'appartement et dans la cave de leur immeuble, où Ilan z.l. a été torturé et martyrisé pendant 24 jours...

 

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LA CITE DES BARBARES A BAGNEUX

 

Ilan Halimi z.l. est mort victime du "gang des Barbares", mais aussi victime de la passivité de tous ces "braves gens" qui n'ont rien vu et rien entendu pendant 24 jours, comme le raconte la maman d'Ilan, Ruth Halimi, dans le livre-témoignagne émouvant qu'elle vient de publier. On apprend dans le reportage de France 24 qu'un nouvel enlèvement a eu lieu après l'assassinat d'Ilan Halimi. On y apprend aussi que pour la plupart des personnes interrogées, ce qui compte n'est pas de désigner et de punir les coupables, mais surtout de retrouver leur sérénité et d'oublier le passé. Les barbares, eux, sont toujours là. Itshak Lurçat

26.04.2009

A Paris comme au Proche-Orient, l'Agence France Presse prend le parti des agresseurs...

Quand 3 jeunes Juifs colleurs d’affiches  sont agressés par trois jeunes d’origine maghrébine, non loin du magasin de téléphonie où travaillait Ilan Halimi, l'AFP parle de "rixes"... Lisez le récit de cet incident, incroyable de parti-pris, de l'AFP et celui, plus objectif, du Parisien. P.I.L

RECIT DU PARISIEN :

Mercredi après-midi, boulevard Voltaire dans le XIème arrondissement de Paris, de jeunes juifs étaient en train de coller des affiches à la mémoire d’Ilan Halimi, le jeune juif enlevé et torturé à mort en février 2006 par le « gang des barbares ».

Les jeunes colleurs d’affiches qui se trouvaient non loin du magasin de téléphonie où travaillait Ilan Halimi ont été agressés par trois jeunes d’origine maghrébine.

Les jeunes juifs ont, dans la soirée, retrouvé leurs agresseurs présumés qui se rendaient à une soirée pro-palestinienne dans le même quartier, organisée par l’association Génération Palestine.

Là, les jeunes juifs ont roué de coups leurs agresseurs présumés de l’après-midi.

Hier soir, dans le cadre de ces rixes, six jeunes gens, trois juifs et trois d’origine maghrébine ont été mis en examen pour violences volontaires à caractère raciste.

Les jeunes ont tous été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Le procès des assassins  présumés d’Ilan Halimi doit débuter mercredi, devant la cour d’assises de Paris.

(Source: Le Parisien)

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DEPECHE AFP (fautes d'orthographe dans l'original)

PARIS, 25 avr 2009 (AFP) - Rixes à Paris sur fond de tensions communautaires: six jeunes mis en examen

Six jeunes gens, trois juifs et trois maghrébins, ont été mis en examen pour des violences volontaires à caractère raciste à la suite d'agressions perpétrées mercredi entre membres des deux communautés, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.

Les six jeunes sont poursuivis pour "violences volontaires aggravées à raison de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée".

Ils ont tous été laissés en liberté sous contrôle judiciaire.

Selon une source judiciaire, une première agression se serait déroulée mercredi boulevard Voltaire (Paris XIe), non-loin du magasin de téléphonie où travaillait Ilan Halimi, le jeune juif enlevé et torturé à mort en 2006 par le "gang des barbares".

Dans la perspective du procès de ses ravisseurs, qui s'ouvre mercredi à Paris, de jeunes juifs collaient des affiches à la mémoire d'Ilan Halimi lorsqu'ils auraient été pris à partie par trois jeunes maghrébins, dont l'un était muni d'un nunchaku, selon cette même source.

L'agresseur armé a pu être interpellé par la police et placé en garde à vue mais les deux autres suspects ont disparu.

Décidés à se venger, les jeunes juifs, accompagnés d'amis, auraient retrouvé leurs agresseurs présumés alors que ces derniers se rendaient quelques instants plus tard dans le même quartier à une soirée pro-palestinienne organisée par l'association "Génération Palestine". Ils les ont alors roués de coups en utilisant notamment une matraque, selon une source judiciaire.

Trois d'entre eux, dont une jeune proche de l'organisation sioniste Betar, ont été interpellés le soir même par la police.

Les enquêteurs ont également placé en garde à vue le lendemain les deux jeunes maghrébins qui avaient entre-temps reçu des soins à l'hôpital où on leur a prescrit une incapacité totale de travail (ITT) de 4 et 2 jours.

Contacté par l'AFP, leur avocate, Me Dominique Cochain, a affirmé que ses clients n'avaient participé à aucune agression et qu'ils avaient été roués de coups sans raison par un groupe de jeunes juifs alors qu'ils se rendaient à la soirée de soutien à la Palestine

 

20.04.2009

Amir Gutfreund, un nouveau regard israélien sur la Shoah, P.I.Lurcat

A l'occasion de la parution en poche du beau livre d'Amir Gutfreund, Les gens indispensables ne meurent jamais, je republie la critique parue lors de la publication de ce livre en France.

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Le livre d’Amir Gutfreund, Les gens indispensables ne meurent jamais, a rencontré un succès inattendu lors de sa parution en Israël (sous le titre « Shoah shelanou »), en l’an 2000. Sa parution en France, sept ans plus tard, est un événement littéraire, même si la critique française ne paraît pas lui accorder une grande importance. Amir Gutfreund, né en 1963 à Haïfa, est sans doute un écrivain israélien atypique : il est lieutenant-colonel de l’armée de l’air, et Les gens indispensables ne meurent jamais est son premier livre. Il n’a pas vraiment le profil des écrivains favoris des médias internationaux, intellectuels « engagés » d’extrême gauche, comme Amos Oz ou A.B. Yehoshua.

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 L’originalité du livre de Gutfreund, selon son éditeur français, est qu’il « marque un tournant dans la manière d’appréhender la Shoah ». L’auteur est le fils de rescapés de la Shoah, et son livre comporte évidemment une large part autobiographique, au point qu’on a pu dire qu’il ne s’agissait pas d’un roman, mais du récit de la découverte de la Shoah par l’auteur, à travers les récits et à travers le mutisme de ses proches. C’est faux, bien entendu : il s’agit d’un véritable roman, et il serait absurde de prétendre exclure du genre romanesque tous les livres dans lesquels l’auteur parle de lui-même !

 Amir Gutfreund n’est certes pas le premier écrivain israélien à parler de la Shoah. Citons, parmi ses prédécesseurs, les noms d’Isaïe Spiegel, d’Aharon Appelfeld ou de David Grossman. Spiegel, rescapé d’Auschwitz, installé en Israël après la guerre, a publié plusieurs livres en yiddish (dont certains rédigés pendant la Shoah), et notamment Les flammes de la terre, récit des derniers mois du ghetto de Lodz. Appelfeld, lui aussi survivant de la Shoah, aborde ce thème dans presque tous ses livres, même s’il refuse avec obstination d’être catalogué comme « écrivain de la Shoah ». Grossman, né en 1954, traite de la Shoah dans son livre Voir ci-dessous : amour, dont le héros est un fils de rescapés.

 Ces trois exemples, parmi tant d’autres, montrent que la Shoah a toujours été présente dans la littérature israélienne, depuis la « génération de l’Etat » - et même avant – et jusqu’à aujourd’hui. L’originalité de Gutfreund est d’avoir écrit un livre qui ne parle pas de la Shoah comme d’un événement historique, mais de sa présence dans la vie quotidienne de personnages qui sont marqués par elle jusqu’au plus profond de leur âme. Le livre d’Amir Gutfreund raconte en effet l’histoire d’un enfant de douze ans, à Haïfa, dans les années soixante-dix, et de son quartier, habité par de nombreux survivants. Ses personnages, grand-père Lolek, grand-père Yosef, Adalé Gronner, maître Perl, sont à la fois des Israéliens ordinaires, avec leurs défauts et leurs qualités, mais aussi des hommes et des femmes qui portent le poids d’un événement incroyable qui les écrase.

Comme l’explique Amir, le narrateur, « la Shoah revêtait deux aspects : l’un, celui des commémorations scolaires avec ses six millions, ses flambeaux et placards noirs, et l’autre, sa sœur jumelle, qui avait engendré non pas six millions cette fois mais une foule de personnages concrets, pas seulement réduite à grand-père Yosef, papa et maman, mais qui comprenait aussi des figures plus banales, en marge de l’existence ». Ces figures banales sont les véritables héros du livre d’Amir Gutfreund, et c’est dans leur banalité même et dans les côtés les plus anodins, et parfois ridicules, de leurs existences que se dévoilent tout l’intérêt du livre et le talent romanesque de son auteur.

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 La réappropriation de la Shoah par la littérature israélienne

 Evénement central du vingtième siècle, la Shoah a fait l’objet de si nombreux livres, articles et discours que l’on finit par la considérer comme un fragment du passé. Toute la force du livre d’Amir Gutfreund est de montrer en quoi elle demeure vivante au coeur de l’Israël actuel, et de la vie quotidienne de ses personnages : les survivants, pour qui l’histoire s’est arrêtée quelque part entre 1939 et 1945 et qui ont continué depuis à vivre avec ces images terribles que nous ne connaissons que par le biais des reproductions dans des livres, des films ou des musées, images restées gravées dans leur cerveau et dans leur chair et qui les accompagneront jusqu’à leur dernier souffle.

 Ce livre marque aussi un jalon important dans la réappropriation par la littérature israélienne de la Shoah, trop souvent accaparée par des personnes et organismes privés ou par des gouvernements étrangers, qui en ont même fait une arme contre Israël et contre le peuple Juif… (On pourrait mentionner à ce propos le succès récent d’un livre en français sur la Shoah dont le héros est un officier SS !) Il n’est pas anodin à cet égard que son titre original en hébreu, Shoah shelanou, signifie « Notre Shoah ». Dans une interview à un quotidien israélien, Gutfreund a raconté avoir écrit ce livre pour ses parents, rescapés de la Shoah, auxquels il est dédié. Témoignage littéraire de la génération des enfants des survivants, ce livre est aussi une façon de rendre à la Shoah sa place dans l’histoire juive et israélienne.

Amir Gutfreund, Les gens indispensables ne meurent jamais, Gallimard 2007, 502 pages, 24 euros.

(Article paru dans Vision d'Israël, premier magazine culturel israelien francophone)

18.04.2009

Dalil Boubakeur et Israel, l'interview qui fait scandale

Je mets en ligne les propos de Dalil Boubakeur au magazine SVP-ISRAEL (qui les a retires de son site pour des raisons que j'ignore). Propos courageux, qui valent aujourd'hui à M. Boubakeur d'etre attaqué par les islamistes de France, et notamment par le "Collectif Cheikh Yassine" qui a organisé récemment une manifestation violente devant la mosquée de Paris. Mme Alliot-Marie a promis de "soutenir M. Boubakeur contre les attaques de l'islam radical"... Espérons qu'elle tiendra parole. Une premiere décision utile serait d'interdire les associations de soutien au Hamas en France, comme le collectif Yassine ou le CBSP (sans parler de l'UOIF)... Car l'influence grandissante des islamistes au sein de la population musulmane en France est largement le fruit de l'attitude des gouvernements francais depuis de nombreuses années, qui ont favorisé - par ignorance ou par calcul - les islamistes au détriment des modérés comme Dalil Boubakeur. Il n'est pas trop tard pour changer de politique... P.I.L

 

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Dalil BOUBAKEUR
 Dalil Boubakeur a SVP-Israel

Dalil Boubakeur est une grande personnalité de la communauté musulmane en France.

Il est l'actuel recteur de la Grande Mosquée de Paris et fut le Premier président du Conseil Français du Culte Musulman.

Homme remarquable par son intelligence, sa culture et son ouverture d’esprit, il a bien voulu répondre aux questions de notre Guide-Magazine israélien.
– SVP-Israël :
Vous étiez présent à la Synagogue de la Victoire, lors de l’intronisation récente de Gilles Bernheim, nouveau Grand Rabbin de France. Que ressentez-vous lorsque vous assistez à un tel évènement intéressant la communauté juive?

– Dalil Boubakeur : J’ai éprouvé du bonheur, car j’étais entouré d’amis très chers dont Gilles Bernheim que j’admire pour sa grandeur d’esprit, sa sensibilité et sa vision d’avenir. Je suis également très admiratif par la formidable énergie déployée par Joël Mergui, le Président du Consistoire Central, J’ai toujours aimé cette grande sensibilité qui est la qualité première des juifs. Une sensibilité souvent empreinte de souffrance et même d’inquiétude qui m’émeuvent. J’espère ainsi apporter par ma présence, cette fraternité réconfortante et nécessaire, car j’ai toujours pensé que nous sommes faits pour nous entendre et partager les mêmes valeurs. –

Personnellement et par rapport à votre fonction, quels liens entretenez-vous avec la communauté juive de France?–

J’ai toujours tenu à préserver ma liberté de dire les choses telles que je les pense, les ressens et les voie. J’ai ainsi éprouvé, envers ma chère communauté juive, une affection extraordinaire que je souhaite communiquer aux autres. C’est une expérience exceptionnelle que j’ai vécue tant au niveau de la compréhension et des échanges qu’au contact de l’Intelligence. Ce qui m’a d’ailleurs valu pas mal d’hostilité de la part de mes propres amis, notamment lorsque je reçus l’ancien ambassadeur d’Israël en France, pour évoquer le rôle éminent de la Mosquée de Paris pour sauver de nombreux juifs durant la seconde guerre mondiale.Que voulez-vous ? J’ai toujours admiré et rencontré de très nombreuses personnalités juives et israéliennes de très haut niveau, car leurs vies furent un exemple. Plus généralement, je suis convaincu que l’amitié judéo-musulmane en France peut être un exemple pour le monde entier et même pour nos frères du Moyen-Orient. C’est après tout notre sagesse sémitique commune qui a laissé émerger l’idée de D. pour le monde entier. Qu’attendons-nous pour faire ressurgir cette spécificité et cet héritage ?

– Cette perception et ce sentiment sont-ils partagés par la communauté musulmane de France?

– Il y a, venant des musulmans, un grand mouvement en marche qui tend à leur faire comprendre et respecter ce peuple inscrit dans le Coran et qui a reçu la parole de D. Cette attirance, lorsqu’elle s’affirmera, ravivera l’amitié judéo-musulmane et servira l’intérêt de la paix que D. a voulue. Quand on comprend et respecte, on est compris et respecté par l’autre. La communauté juive est ainsi faite qu’elle rend heureux ceux qui fraternisent et communient avec elle. – Pour se limiter au contexte français, il faut regretter le manque de passerelles entre les deux communautés…

Comment concevoir ce dialogue, cette connaissance de l’autre et les actions à mener en commun qui restent à construire?

– J’ai toujours déploré la pauvreté du dialogue judéo-musulman en France, qui est la conséquence directe du conflit au Proche-Orient. Ceci est d’autant plus regrettable que lorsque Juifs et Arabes s’unissent, ils font un travail merveilleux. Concernant les derniers évènements à Gaza, je crois personnellement que lorsque des organisations comme le Hamas bombardent pendant des années le territoire d’Israël, elles suscitent forcément des réactions d’Israël et exposent les populations palestiniennes à des représailles. Ce qui est irresponsables et très dangereux.Pour répondre à votre question portant sur les actions à mener ensemble, il suffit de reprendre nos sources pour voir à quel point le Coran est apparu comme un jalon et dans le droit fil du message biblique d’Abraham ou de Moïse. C’est pourquoi, je souhaiterais aller très loin dans notre identité commune judéo-arabe. D’ailleurs, dans le Coran, il est écrit que le peuple juif est le peuple que D. a choisi.

– Originaire d’Algérie, quel enseignement tirez-vous de la coexistence entre les deux communautés dans ce pays?

– J’ai grandi en Algérie. Je me rappelle que nous disions alors - lorsque des juifs s’installaient dans un village - que la richesse venait avec eux et que s’ils partaient, la misère revenait. Il faut savoir que l’antisémitisme n’est pas une invention arabe mais typiquement européenne. Car être antisémite pour un arabe n’a aucun sens, car ce serait pour un sémite être contre soi-même. Juifs et arabes sont donc amenés, par la nature des choses, à se tenir la main.

– Quelle image avez-vous d’Israël ?

– J’ai souvent été invité en Israël et j’ai promis d’y aller. J’estime pourtant - étant donné ma fonction - que je dois auparavant convaincre ma communauté de l’intérêt de ce voyage. Concernant Israël, je le voie et l’admire comme un pays en pleine expansion et qui a d’énormes *possibilités grâce à l’intelligence de sa population, surtout quand on voit comment le pays a mis en valeur ses terres, en comparaison aux terres de ses pays voisins… Israël est l’expression même de l’homme livré à la nature. D’où l’importance à mes yeux, de la connaissance et de l’intelligence humaine.
par Gilles Sitruk

17.04.2009

Anwar Malek : "Aujourd'hui, les Arabes ne sont rien de plus qu'une série de zéros"

L'écrivain algérien Anwar Malek fustige les Arabes, qui vivent dans le souvenir de leur grandeur passée, pour mieux occulter leur décadence culturelle et intellectuelle présente... Il faut remercier l'institut MEMRI d'avoir traduit cette interview (diffusée sur Al-Jazeera, dont on apprécie au passage la liberté d'information qui dépasse de loin celle de nombreux médias occidentaux). On imagine le tollé que de tels propos susciteraient, dans la bouche d'un écrivain israélien ou occidental! Je vous recommande de visionner la vidéo, sous-titrée (en anglais) par MEMRI, un régal!

Au-dela du plaisir que ces propos procurent, ils abordent un sujet essentiel pour la compréhension du monde actuel : le décalage entre l'état actuel du monde arabo-musulman et sa grandeur passée, qui explique pour beaucoup les "complexes" des pays arabes et leur attitude envers Israel ou envers l'Occident (il faut lire notamment les ouvrages de Daniel Pipes ou de Bernard Lewis pour en savoir plus sur ce sujet passionnant). P.I.L

Ci-dessous des extraits d'un entretien de l'écrivain algérien Anwar Malek. L'entretien a été diffusé sur Al-Jazeera le 3 mars 2009.

 Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais: http://www.memritv.org/clip/en/2063.htm .

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Anwar MALEK

Interviewer: 73% de nos spectateurs pensent que les Arabes représentent une grande puissance et ont de l'influence, etc.

(…)

Anwar Malek: Ce chiffre indique que les Arabes sont en proie aux fantasmes et à un orgueil dépassé.

Interviewer: Un orgueil mal placé.

"Les Arabes ont inventé, ou découvert, le zéro - mais qu'en ont-ils fait ?"

 Anwar Malek: Un orgueil mal placé, vide, qui ne fait de bien à personne. Les Arabes ont inventé, ou découvert, le zéro - mais qu'en ont-ils fait ? Certains se sont assis dessus, certains en ont fait un couvre-chef, d'autres s'en servent de cerceau et se mettent à remuer des hanches, du ventre et des seins pour convaincre le monde que les Arabes modernes sont occupés à quelque chose. Aujourd'hui, les Arabes ne sont rien de plus qu'une série de zéros (…)

 Les Arabes ont perdu leur valeur, leur humanité, leur culture… tout. Rien ne permet de croire qu'on puisse compter sur les Arabes pour produire quoi que ce soit.

 Cet orgueil mal placé est profondément enraciné chez les Arabes, à un point qu'on n'imagine pas. Il est si profondément ancré qu'ils croient pouvoir aller sur la Lune. Demandez à vos spectateurs s'ils pensent que les Arabes pourront aller sur la Lune d'ici à 2015. Ils vous diront: "Oui, les Arabes iront sur la Lune." Par Allah, les Arabes ne s'éloigneront pas de leurs domiciles de plus de quelques centaines de kilomètres. Ce sont des mots vides.

 En toute honnêteté, les Arabes sont rétrogrades, et pas du tout adaptés à la civilisation. Je ne parle pas d'histoire, mais des Arabes d'aujourd'hui. Je ne parle pas des Arabes d'autrefois, de l'époque des conquêtes islamiques. Je parle des Arabes d'aujourd'hui. Ils ont perdu leur identité arabe et se sont mis à exporter shawarma, falafel et graines de lupin en Europe, prétendant apporter quelque chose d'arabe à l'Europe.

 Interviewer: La civilisation.

 Anwar Malek: Ils appellent cela la civilisation.

 (…)

 Les dirigeants arabes sont le reflet du peuple. Ils ne viennent pas de Mars ou du soleil. Ils viennent du peuple, et ont les mêmes croyances que lui. Si vous placez un citoyen arabe au pouvoir (…) Je mets au défi n'importe quel citoyen arabe susceptible de devenir dirigeant de faire mieux que les actuels dirigeants arabes. Il n'y a pas de différence entre les dirigeants et les peuples arabes.

 (…)

 "Le Hezbollah a détruit le Liban, dans le cadre d'un complot perse."

 Interviewer: Voyez ce que de petits mouvements de résistance ont accompli, avec des armes très rudimentaires, contre les agresseurs et les ennemis. Pouvez-vous le nier ? Voilà qui infirme complètement ce que vous dites.

 Anwar Malek: De quelle résistance parlez-vous ? Si vous parlez de la résistance du Hezbollah… Le Hezbollah a détruit le Liban, dans le cadre d'un complot perse. Je le dis noir sur blanc. Quant à la résistance en Palestine… Ils ne font que se défendre. C'est un groupe de gens qui se défendant contre des attaques provenant de toutes parts. Qu'ont-ils accompli ? Ont-il réussi à détruire Israël ? C'est à mon sens un miracle que certains soient seulement capables de se défendre.

 La réalité arabe est une réalité de défaite. Ils ont touché le fond. Nous sommes vaincus, politiquement et militairement… et aussi sur le plan économique, social et même psychologique. Notre discours est un discours de complot: nous accusons les autres de tous les maux.

 (…)

 Interviewer: Prenez l'Egypte, par exemple. Qu'est-ce que l'Egypte, cette superpuissance, a à offrir ? Je vous le demande: qu'est-ce que l'Egypte a à offrir ?

 Anwar Malek: Rien. Elle n'est capable de rien. Elle n'a que des graines de lupin, et je le dis avec toute l'ironie du monde. Elle est incapable de quoi que ce soit. L'Egypte vit de l'aide américaine. Sans elle, ils mourraient de faim [en Egypte].

 (…)

 "La guerre de 1973 n'était pas une victoire. C'était une défaite de plus."

 L'Egypte est incapable d'entrer en guerre, [pour des raisons] aussi bien stratégiques que militaires. Elle n'est capable de rien.

 Interviewer: L'Egypte n'a-t-elle pas remporté plusieurs guerres ?

 Anwar Malek: Non, la guerre de 1973 n'était pas une victoire. C'était une défaite de plus.

 Interviewer: L'Egypte n'a pas gagné la guerre ?

 Anwar Malek: Non. Celle-ci a été suivie des Accords de Camp David, quelques années plus tard. L'Egypte n'a pas gagné la guerre. Aucun pays arabe n'a gagné de guerre à l'époque moderne. Il n'y a eu aucune victoire digne de ce nom. Nous n'avons que des défaites, que nous enveloppons comme s'il s'agissait de victoires.

 (…)

 Voyez comment les Arabes vivent en Occident. Par Allah, ils sont un mauvais exemple. Quand vous entendez parlez de voleurs, il s'agit toujours d'Arabes. A chaque fois qu'un jeune homme harcèle une fille dans les rues de Londres ou de Paris, il se trouve que c'est un Arabe. L'individu arabe regroupe toutes les valeurs morales négatives."

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15.04.2009

Incroyable "Houtzpa" du dirigeant de l'UOIF, Fouad Alaoui

Fouad ALAOUI, dirigeant de l'UOIF proche des Freres musulmans, qui collecte ouvertement des fonds pour le HAMAS en France, se paye le luxe de reprocher au CRIF de soutenir Israel en France... On se rend compte, a la lecture de cet article du Monde, de l'incroyable "houtzpa" des dirigeants islamistes en France, qui se comportent veritablement en terrain conquis... Pour combien de temps encore? Charles Martel, reviens, ils sont devenus fous!

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Logo du CBSP, organe de collecte du HAMAS en France
Fouad Alaoui, vice-président de l'UOIF, place la question palestinienne au coeur de son message annuel
LE MONDE | 13.04.09 | 13h53 


'offensive israélienne dans la bande de Gaza, du 27 décembre 2008 au 17 janvier, continue d'alimenter des tensions au sein de la communauté musulmane et dans ses relations avec les juifs.

 

Lors du rassemblement annuel de son organisation au Bourget (Seine-Saint-Denis), du vendredi 10 au lundi 13 avril, Fouad Alaoui, vice-président de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), a consacré à la question palestinienne l'essentiel du discours politique de ces trois jours de conférences, de prédications et de shopping islamique, où se sont retrouvés plusieurs milliers de personnes autour du thème "La religion dans nos sociétés modernes".

"Notre soutien à la cause palestinienne n'est pas un soutien communautaire, mais un soutien à une cause universelle juste. Et nous aurions aimé qu'il y ait un consensus en France sur ce sujet", a-t-il lancé dans une allusion aux manifestations de soutien à Israël, organisées en janvier par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

Comme en réponse au président du CRIF qui, lors du dîner de son organisation, le 3 mars, avait violemment mis en cause certains responsables musulmans dans l'importation du conflit, M. Alaoui a assuré que "les musulmans de France, à l'instar de l'immense majorité des citoyens, ont très mal perçu l'aliénation inconditionnelle des autorités juives de notre pays aux côtés de l'oppresseur israélien", fustigeant au passage "l'organisation de galas de soutien à l'armée israélienne".

La charge de M. Alaoui contre les institutions juives françaises a aussi pris un ton clairement politique. "Aucune paix juste ne sera possible tant que le projet sioniste sera à l'oeuvre parce que ce projet a toujours reposé et repose sur la négation de la Palestine. Le projet sioniste altère la pureté de la religion monothéiste juive", a déclaré M. Alaoui, en précisant : "Nous sommes contre l'antisémitisme."

Interrogé récemment sur les relations judéo-musulmanes en France dans un magazine israélien, SVP Israël, le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, s'est, lui, attiré les critiques de certains musulmans. Mettant en avant ses amitiés avec des responsables juifs, M. Boubakeur louait dans cet entretien, relayé dans la communauté musulmane, "l'intelligence de la population israélienne" et paraissait justifier les "représailles" israéliennes contre le Hamas. Cette "non-affaire", selon l'entourage de M. Boubakeur, l'a amené à publier une mise au point indiquant que ses propos avaient été "déformés".

La dimension politique et conflictuelle de la question palestinienne en France a fait ressurgir, ces dernières semaines, l'idée d'un "CRIF musulman", une structure laïque susceptible de se substituer au seul Conseil français du culte musulman, instance religieuse, inadaptée pour s'exprimer sur de tels sujets. Cette idée, qui ne fait pas l'unanimité chez les musulmans, s'inscrit dans un contexte d'antagonismes entre communautés algérienne et marocaine. Porté par des personnalités algériennes, ce projet reste pour l'heure dans le flou.


Stéphanie Le Bars

08.04.2009

HAMAS NO PASARAN! un magasin CORA porte plainte contre les boycotteurs!

Je vous recommande la lecture de l'excellent edito de Cyrano, sur le site Riposte Laique, qui dénonce l'impunité dont jouissent les organisateurs des commandos "islamogauchistes" dans les supermarchés, qui traquent les produits juifs, ou israéliens (mais c'est souvent la meme chose aux yeux des inspirateurs de ce boycott raciste). RIPOSTE LAIQUE souligne fort justement la passivite des magasins CARREFOUR et aussi celle du gouvernement et de la police...

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Miliciens islamogauchistes en action

A noter : cette impunité va peut-etre prendre fin, comme le montre cette initiative louable d'un magasin CORA de Remiremont (Vosges), qui a porté plainte contre un client qui s'était permis de demander au magasin le retrait des produits israéliens de ses rayons! Cette initiative salutaire est évidemment dénoncée par le site antisémite EUROPALESTINE, qui appelle ses lecteurs à écrire au magasin CORA pour protester. Je vous invite à écrire au directeur de ce magasin pour le féliciter... Bravo CORA!

Direction de Cora Remiremont

BP 150. 88205 Remiremont cedex. (Tel : 03 29 23 38 14)

Le fascisme islamique ne passera pas, HAMAS... NO PASARAN!

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EXTRAIT DE l'EDITO DE RIPOSTE LAIQUE

Une milice islamogauchiste veut imposer sa loi dans les supermarchés...

Pendant ce temps, ces gens là insultent la France, ses principes laïque, sa liberté de conscience. Ils ont déjà islamisé des quartiers entiers, où on ne trouve plus aucun autre produit que du halal. Cela ne leur suffit pas. Ils veulent tout simplement nous imposer la charia, des mosquées partout, et maintenant les produits alimentaires des pays islamistes, et nous interdire de consommer ceux produits en Israël. A quand l’interdiction des produits américains, et à quand l’interdiction de tous les produits impurs, sous le contrôle vigilant de nos nouveaux miliciens verts ?

Et que se passe-t-il, au niveau du gouvernement ? Rien ! Que se passe-t-il, à gauche ? Rien ! Que se passe-t-il dans les médias ? Rien ! Imaginons l’impact qu’aurait eu un tel reportage, s’il était passé au journal de 20 heures. Là, cela ne dépasse pas Internet, et quelques journaux locaux. Silence radio, regardons ailleurs !

Que fait la direction de Carrefour, face à cette agression ? Un lecteur de Riposte Laïque leur a écrit, pour leur demander les raisons de leur inaction. Ils ont expliqué que c’était pour protéger leurs clients. Pourquoi pas. Mais ils se gardent bien de préciser s’ils vont porter plainte. Ne pas le dire, n’est-ce pas avouer qu’ils ne le feront pas ? N’est-ce pas admettre qu’il y aura une totale impunité pour ce commando, comme il y a eu impunité pour la milice religieuse qui a envahi à plusieurs centaines la mairie de Torcy ?

05.04.2009

Négationnisme : Shlomo Sand contre-attaque et insulte ses détracteurs - Pierre I. Lurçat

La lecture de la réponse de Shlomo Sand à Eric Marty, publiée hier soir dans Le Monde est édifiante. On y constate que Sand n'apprécie pas que son livre soit critiqué... Il commence par accuser ses détracteurs de ne pas l'avoir lu et par se plaindre d'avoir été "ignoré par la critique pendant six mois" et victime d'un "mur du silence" ! Affirmation assez stupéfiante quand on sait que le livre de Sand avait été annoncé par de nombreux médias et sites Internet en France (il avait ainsi fait l'objet d'un grand article élogieux du Monde diplomatique) avant même sa parution !

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L'edition originale du livre de Sand


Dans la suite de l'article, Sand reprend les arguments qu'il a déjà développés ailleurs, expliquant notamment qu'il "ne traite pas directement de l'histoire des juifs mais analyse l'historiographie sioniste, en essayant de démontrer que le récit national juif sur le passé relève d'un empilement [sic] de mythes mobilisateurs...". Avec sa houtzpa habituelle, Sand invoque pour sa défense Raymond Aron, qui s'interroge dans ses Mémoires : "Que signifie le peuple juif ? Existe-t-il ? Peut-on parler du peuple juif comme on parle du peuple français ? La seule réponse valable me paraît celle-ci : si l'on parle du "peuple juif", on emploie la notion de peuple en un sens qui ne vaut que dans ce seul cas".

La citation de Raymond Aron – Juif non sioniste mais très attaché à l'Etat d'Israël – est évidemment à mille lieues de la thèse extrémiste (et antisioniste) de Shlomo Sand. Aron s'interroge sur la notion de peuple juif, et conclut à l'unicité du "peuple juif", que l'on ne saurait assimiler aux autres peuples. Cette conclusion tout à fait pertinente est diamétralement opposée à celle de Sand, qui conteste l'existence du peuple juif, dans sa tentative de "déconstruction" de l'historiographie sioniste et de l'histoire juive tout entière. Mais qui trop étreint, mal embrasse... C'est justement l'hybris intellectuelle de Sand qui l'entraîne trop loin : voulant attaquer le sionisme, il s'en prend au peuple juif tout entier...

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R. Aron


Ce qui nous amène à la question du négationnisme. Je me flatte d'avoir été l'un des premiers à comparer la démarche intellectuelle de Sand à celle des négationnistes, employant à son égard l'expression de "Faurisson israélien". Eric Marty a lui aussi comparé l'entreprise de Sand au négationnisme. Il n'est pas surprenant que Sand s'en offusque, allant jusqu'à qualifier ses détracteurs de "démagogues prosionistes"... Mais lorsque j'écrivais que Sand est un négationniste, il ne s'agissait pas d'une injure, mais bien d'une analyse (1). Sa démarche intellectuelle, comme celle des négateurs de la Shoah, relève en effet de la construction idéologique, et pas de l'histoire. Comme eux, il conteste l'évidence (la Shoah dans un cas, l'existence du peuple juif dans l'autre). Comme eux, il vise un objectif politique (remplacer l'Etat juif par un Etat de "tous ses citoyens" c'est-à-dire un Etat binational). Enfin, j'ajoute qu'à mes yeux la négation du peuple juif est encore plus grave que la négation de la Shoah, car elle ne s'en prend pas seulement au passé et à l'histoire juive, mais au présent et à l'existence du peuple juif aujourd'hui...
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Sand - Le "Faurisson israelien"?

Si cette comparaison a pu choquer, c'est parce que dans la vulgate politique contemporaine, la négation de la Shoah est très mal vue, tandis que la négation du peuple juif à laquelle se livre Sand est au contraire acceptée par l'intelligentsia occidentale avec un empressement et une unanimité suspecte (2). A quelques jours de Pessa'h, je conclurai par ces trois mots qui, loin d'être un slogan politique sioniste, comme le croit M. Sand, expriment une réalité humaine, sociologique et ontologique que les Juifs du monde entier démontreront lorsqu'ils s'attableront, mercredi soir, pour raconter la sortie du peuple juif d'Egypte : Am Israël Hai ! Le peuple juif est vivant !
Source : CAPE  Copyright © 2008 JCPA

Notes
1. Je renvoie à mon article intitulé "Le négationnisme 'soft' d'un nouvel historien israélien" paru sur le site de l'UPJF.
2. Ce sujet est abordé par Shmuel Trigano dans l'interview qu'il donne au dernier numéro d'Israël Magazine

 

02.04.2009

La vérité sur la mort d'Ilan Halimi

L'article de Libération reproduit ci-dessous insiste sur les critiques portées par Ruth Halimi, dans le livre qu'elle publie aujourd'hui, contre la police. En réalité, ces critiques mettent en cause non seulement la police, mais l'attitude de l'échelon politique tout entier, qui n'a pas su prendre la mesure de la gravité de l'événement et combattre l'antisémitisme, avant, pendant et meme apres l'assassinat d'Ilan Halimi (HYD)... L'antisémitisme, en France aujourd'hui, que les médias comme Libération s'efforcent toujours de minimiser ou de "contextualiser" ("l'importation du conflit israélo-palestinien", importé notamment par ceux qui collectent des fonds pour le Hamas, comme l'UOIF et le CBSP auquel Youssouf Fofana donnait de l'argent, ou par ceux qui prétendent boycotter les produits agricoles israéliens vendus chez CARREFOUR) cet antisémitisme tue! P.I.L 

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Article de LIBERATION

La mère d'Ilan Halimi met en cause les erreurs de la police

 Ruth Halimi, la mère d’Ilan Halimi, le jeune homme juif séquestré pendant 24 jours avant d’être assassiné, met en cause les méthodes d’enquête de la police dans un livre publié aujourd'hui.

Intitulé «24 jours, la vérité sur la mort d’Ilan Halimi», ce livre écrit en collaboration avec la romancière Emilie Frèche retrace les angoisses de cette mère depuis l’enlèvement de son fils le 20 janvier 2006, jusqu’à la découverte le 13 février de son corps torturé au bord d’une route de banlieue.

Tenue au silence par la police judiciaire (qui n’alerte ni les médias ni les commissariats) la famille d’Ilan recevra près de 700 appels téléphoniques des auteurs de ce rapt sanglant, dont Youssouf Fofana et 27 autres membres présumés du «gang des Barbares» répondront devant la cour d’assises des mineurs de Paris à partir du 29 avril.

Erreurs en série des enquêteurs

Première erreur des enquêteurs, selon la mère d’Ilan: «ils n’envisagent pas un seul instant» que le preneur d’otage, appelant d’Abidjan, puisse faire des allers-retours entre la France et la Côte d’Ivoire, trajets que Youssouf Fofana effectuera deux fois durant le rapt.

Ils «ne pensent ni à examiner les vols en partance vers Abidjan, ni à informer la police des frontières», regrette-t-elle, dénonçant aussi leur «grosse erreur» de ne pas «croire un instant» que le ravisseur finira par tuer. «Ils se sont dramatiquement mépris sur le profil de cet homme».

Durant le rapt, raconte-t-elle, Youssouf Fofana est interpellé à Paris pour un contrôle, mais «comme les officiers n’ont pas été informés de l’affaire qui mobilise tout le quai des Orfèvres, ils laissent repartir ce parfait suspect !»

Dans le même registre, elle regrette aussi une arrestation ratée dans un cybercafé du XIVe arrondissement (la police investit une mauvaise adresse) ou les policiers de Bagneux qui ne reconnaissent pas un cliché du suspect, alors que trois semaines plus tôt, il «passait pourtant une nuit dans leur geôle» pour possession d’arme blanche.

Dans le livre, elle énumère les «fausses pistes» comme celles d’un cabaret de strip-tease ou du milieu du rap qui fera perdre du temps. Selon elle, les enquêteurs n'ont pas pris en compte de la «haine antisémite» du ravisseur.

«24 jours, la vérité sur la mort d’Ilan Halimi», Seuil, 190 pages, 17,80 euros.

Toutes les notes

 
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