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Anwar Malek : "Aujourd'hui, les Arabes ne sont rien de plus qu'une série de zéros"

L'écrivain algérien Anwar Malek fustige les Arabes, qui vivent dans le souvenir de leur grandeur passée, pour mieux occulter leur décadence culturelle et intellectuelle présente... Il faut remercier l'institut MEMRI d'avoir traduit cette interview (diffusée sur Al-Jazeera, dont on apprécie au passage la liberté d'information qui dépasse de loin celle de nombreux médias occidentaux). On imagine le tollé que de tels propos susciteraient, dans la bouche d'un écrivain israélien ou occidental! Je vous recommande de visionner la vidéo, sous-titrée (en anglais) par MEMRI, un régal!

Au-dela du plaisir que ces propos procurent, ils abordent un sujet essentiel pour la compréhension du monde actuel : le décalage entre l'état actuel du monde arabo-musulman et sa grandeur passée, qui explique pour beaucoup les "complexes" des pays arabes et leur attitude envers Israel ou envers l'Occident (il faut lire notamment les ouvrages de Daniel Pipes ou de Bernard Lewis pour en savoir plus sur ce sujet passionnant). P.I.L

Ci-dessous des extraits d'un entretien de l'écrivain algérien Anwar Malek. L'entretien a été diffusé sur Al-Jazeera le 3 mars 2009.

 Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais: http://www.memritv.org/clip/en/2063.htm .

Anwar_Malek.jpg
Anwar MALEK

Interviewer: 73% de nos spectateurs pensent que les Arabes représentent une grande puissance et ont de l'influence, etc.

(…)

Anwar Malek: Ce chiffre indique que les Arabes sont en proie aux fantasmes et à un orgueil dépassé.

Interviewer: Un orgueil mal placé.

"Les Arabes ont inventé, ou découvert, le zéro - mais qu'en ont-ils fait ?"

 Anwar Malek: Un orgueil mal placé, vide, qui ne fait de bien à personne. Les Arabes ont inventé, ou découvert, le zéro - mais qu'en ont-ils fait ? Certains se sont assis dessus, certains en ont fait un couvre-chef, d'autres s'en servent de cerceau et se mettent à remuer des hanches, du ventre et des seins pour convaincre le monde que les Arabes modernes sont occupés à quelque chose. Aujourd'hui, les Arabes ne sont rien de plus qu'une série de zéros (…)

 Les Arabes ont perdu leur valeur, leur humanité, leur culture… tout. Rien ne permet de croire qu'on puisse compter sur les Arabes pour produire quoi que ce soit.

 Cet orgueil mal placé est profondément enraciné chez les Arabes, à un point qu'on n'imagine pas. Il est si profondément ancré qu'ils croient pouvoir aller sur la Lune. Demandez à vos spectateurs s'ils pensent que les Arabes pourront aller sur la Lune d'ici à 2015. Ils vous diront: "Oui, les Arabes iront sur la Lune." Par Allah, les Arabes ne s'éloigneront pas de leurs domiciles de plus de quelques centaines de kilomètres. Ce sont des mots vides.

 En toute honnêteté, les Arabes sont rétrogrades, et pas du tout adaptés à la civilisation. Je ne parle pas d'histoire, mais des Arabes d'aujourd'hui. Je ne parle pas des Arabes d'autrefois, de l'époque des conquêtes islamiques. Je parle des Arabes d'aujourd'hui. Ils ont perdu leur identité arabe et se sont mis à exporter shawarma, falafel et graines de lupin en Europe, prétendant apporter quelque chose d'arabe à l'Europe.

 Interviewer: La civilisation.

 Anwar Malek: Ils appellent cela la civilisation.

 (…)

 Les dirigeants arabes sont le reflet du peuple. Ils ne viennent pas de Mars ou du soleil. Ils viennent du peuple, et ont les mêmes croyances que lui. Si vous placez un citoyen arabe au pouvoir (…) Je mets au défi n'importe quel citoyen arabe susceptible de devenir dirigeant de faire mieux que les actuels dirigeants arabes. Il n'y a pas de différence entre les dirigeants et les peuples arabes.

 (…)

 "Le Hezbollah a détruit le Liban, dans le cadre d'un complot perse."

 Interviewer: Voyez ce que de petits mouvements de résistance ont accompli, avec des armes très rudimentaires, contre les agresseurs et les ennemis. Pouvez-vous le nier ? Voilà qui infirme complètement ce que vous dites.

 Anwar Malek: De quelle résistance parlez-vous ? Si vous parlez de la résistance du Hezbollah… Le Hezbollah a détruit le Liban, dans le cadre d'un complot perse. Je le dis noir sur blanc. Quant à la résistance en Palestine… Ils ne font que se défendre. C'est un groupe de gens qui se défendant contre des attaques provenant de toutes parts. Qu'ont-ils accompli ? Ont-il réussi à détruire Israël ? C'est à mon sens un miracle que certains soient seulement capables de se défendre.

 La réalité arabe est une réalité de défaite. Ils ont touché le fond. Nous sommes vaincus, politiquement et militairement… et aussi sur le plan économique, social et même psychologique. Notre discours est un discours de complot: nous accusons les autres de tous les maux.

 (…)

 Interviewer: Prenez l'Egypte, par exemple. Qu'est-ce que l'Egypte, cette superpuissance, a à offrir ? Je vous le demande: qu'est-ce que l'Egypte a à offrir ?

 Anwar Malek: Rien. Elle n'est capable de rien. Elle n'a que des graines de lupin, et je le dis avec toute l'ironie du monde. Elle est incapable de quoi que ce soit. L'Egypte vit de l'aide américaine. Sans elle, ils mourraient de faim [en Egypte].

 (…)

 "La guerre de 1973 n'était pas une victoire. C'était une défaite de plus."

 L'Egypte est incapable d'entrer en guerre, [pour des raisons] aussi bien stratégiques que militaires. Elle n'est capable de rien.

 Interviewer: L'Egypte n'a-t-elle pas remporté plusieurs guerres ?

 Anwar Malek: Non, la guerre de 1973 n'était pas une victoire. C'était une défaite de plus.

 Interviewer: L'Egypte n'a pas gagné la guerre ?

 Anwar Malek: Non. Celle-ci a été suivie des Accords de Camp David, quelques années plus tard. L'Egypte n'a pas gagné la guerre. Aucun pays arabe n'a gagné de guerre à l'époque moderne. Il n'y a eu aucune victoire digne de ce nom. Nous n'avons que des défaites, que nous enveloppons comme s'il s'agissait de victoires.

 (…)

 Voyez comment les Arabes vivent en Occident. Par Allah, ils sont un mauvais exemple. Quand vous entendez parlez de voleurs, il s'agit toujours d'Arabes. A chaque fois qu'un jeune homme harcèle une fille dans les rues de Londres ou de Paris, il se trouve que c'est un Arabe. L'individu arabe regroupe toutes les valeurs morales négatives."

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Commentaires

  • « L’islam ne saurait être une identité ni surtout un moteur d’évolution vers la modernité et vers la reconnaissance de l’individu ». - Tahar Ben Jelloun -

    Le monde arabe est une idée fabriquée par des nationalistes sans doute sincères mais si peu cohérents et si peu démocrates. C’est une idée qui ne correspond pas à la réalité. Qu’ont-ils de commun ces millions d’Arabes? Des systèmes politiques à la légitimité contestable, des échecs intérieurs, une succession de défaites, la fuite de cerveaux et une langue classique parlée par les seuls intellectuels souvent éloignés du peuple. Il y a bien sûr l’islam. C’est vrai, c’est un point commun, vécu sur des modes qui varient, allant de la modération au fanatisme et à l’obscurantisme. Mais l’islam ne saurait être une identité ni un moteur d’évolution vers la modernité, vers la reconnaissance de l’individu et l’égalité des droits entre l’homme et la femme. L’islam devrait être dans les cœurs, pas dans la scène politique. Ce monde arabe existerait le jour où il serait uni, non par l’irrationnel religieux ou par la passion obscure, non par les litanies soporifiques des belles chansons d’Oum Kalsoum, mais uni par un projet économique sérieux, une monnaie unique, uni par une absence de frontières et de visas, par le libre exercice de la démocratie avec ses exigences, ses vertus et ses faiblesses. Donc, soyons modestes et lucides, commençons par reconnaître nos déchirures, nos trahisons, nos incompétences. Avant d’accuser les autres, faisons le ménage dans nos maisons et essayons d’être dignes de ceux qui ont porté la langue et la culture arabes à l’apogée des civilisations. Une glorieuse parenthèse entre le IX° et le XI° siècle!

    La prison arabe a été édifiée sur une rhétorique lancinante qui évite de nommer les choses, de chercher l’origine de la défaite, sur des mots, des phrases, des clameurs, des larmes et des applaudissements stupides; une montagne de discours creux où les espérances des populations ont été trahies sans vergogne. Les murs de cette prison sont invisibles, ils sont intérieurs et empêchent l’esprit de s’émanciper, d’avoir des audaces.

    Comme l’a fait remarquer l’historien marocain Abdallah Laroui dans «l’Idéologie arabe contemporaine» (1967), «depuis trois quarts de siècle les Arabes se posent une seule et même question: "Qui est l’autre et qui est moi?"». L’autre des Arabes, c’est l’Occident. Une fois ce constat défini, ils ne l’ont pas dépassé. D’où leur retard, où la fascination de cet Occident se mêle à son refus, que des extrémistes traduisent par la haine et le racisme.

    On pourrait dater l’entrée dans la décadence bien avant la création de l’Etat d’Israël, remonter aux différentes colonisations, ottomane, britannique, française. Le monde changeait et les Arabes s’imaginaient hors d’atteinte laissant tranquillement passer les différents trains de la modernité. En 1952, des officiers égyptiens dits «libres» donnent le signal d’un sursaut. Ils balayent la monarchie, promettent l’unité des Etats arabes puis sombrent dans le totalitarisme du parti unique, réprimant toute opposition. Le ton est donné. L’Irak assassine son roi. Une succession de règlements de compte barbares entre prétendants s’ensuivra. Le Maghreb se réveille et réclame son indépendance. Tout l’espoir de la région est placé dans la lutte des Algériens. On connaît la suite. Après Ben Bella, l’ère Boumediene a apporté le ciment nécessaire pour ériger une prison aux larges murailles. Le Libyen Kadhafi lui emboîte le pas et se prend pour le justicier du monde arabo-musulman. En payant récemment des sommes fabuleuses aux familles des victimes des attentats commis par ses services, il a été absous au lieu d’être jugé pour ses crimes. On sait comment Saddam Hussein apportera lui aussi sa dalle à l’édifice carcéral. Quant aux monarchies du Golfe, le pétrole est leur prison.

    Le rapport 2003 du Pnud sur le monde arabe est accablant: taux d’analphabétisme le plus élevé du monde; les livres publiés dans le monde arabe (dont 17% sont religieux) ne représentent que 1,1% de la production mondiale; la Grèce (11 millions d’habitants) traduit cinq fois plus d’ouvrages par an que l’ensemble des pays arabes (284 millions d’habitants), absence totale de recherches scientifiques ; best-sellers ne dépassant pas les 5000 exemplaires, le tout accompagné de la progression de la religion en place de la pensée critique.

    On a cru un moment que la question palestinienne, en raison de ses complexités et de ses contradictions, allait permettre aux Arabes de «naître réellement à l’histoire» (Abdallah Laroui), mais, là aussi, ils rateront plusieurs rendez-vous de l’histoire, traiteront en 1965 par le mépris et l’insulte le courageux discours de Bourguiba qui les pressait de laisser les Palestiniens revenir au plan de partage adopté par l’ONU en 1948.

    Après des années et des années où ils ont été instrumentalisés par les stratégies des régimes arabes, voici qu’un plan de paix négocié dans le secret à Genève prouve que les Palestiniens ont compris qu’ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes et sur l’évolution de la société israélienne. L’espoir d’ouvrir enfin une belle porte dans les murs de la prison arabe.

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    Pour mieux le connaître :

    http://www.taharbenjelloun.org/accueil.php

    Né à Fès en 1944, Tahar Ben Jelloun a suivi des études de philosophie. Il a publié une douzaine de romans dont «la Nuit sacrée» (prix Goncourt 1987), des poèmes réunis dans «Poésies complètes» (1995, Seuil); «le Racisme expliqué à ma fille» et «l’Islam expliqué aux enfants» au Seuil. Dernière parution:«Amours sorcières» (Seuil, 2003).

  • les arabes sont restés zéro parce qu'ils n'ont pas suivi leur religion:l'islam
    de nos jours ils n'ont pas suivi leurs ancêtres les musulmans médecins,chercheurs,mathématiciens: Averroes, Abessine,....qui ont inventaient pas mal de chose utile à notre société
    si les arabes continuent à s'écarter de leur religion et de suivre leur passion le résultat d'aujourd'hui restera sans réponse

    cordialement

  • IL A RAISON,,,, LES ARABES C NUL,,,ILS N ONT RIEN FAIT DANS LEUR HISTOIRE

  • oui ca c'est sur les arabes save que egorger que tué !! d'alleur ils parlent tjr des foutouhat el islamiya de el ghazwa... ya rien d'autre oui ....

Les commentaires sont fermés.

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