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07/01/2009

Il n'est pas disproportionné de vouloir survivre

Excellent article d'André Glucksmann dans Le Monde. Merci M. Glucksmann!

Une riposte excessive ?, par André Glucksmann
LE MONDE | 06.01.09 | 13h13  •  Mis à jour le 06.01.09 | 13h13


evant un conflit, l'opinion se divise entre les inconditionnels qui ont décidé une fois pour toutes qui a tort et qui a raison, et les circonspects qui jugent en fonction des circonstances telle ou telle action comme opportune ou inopportune, quitte à retenir, s'il y a lieu, leur jugement jusqu'à plus ample informé. L'affrontement à Gaza, aussi sanglant et terrible soit-il, laisse poindre pourtant une lueur d'espoir que les images chocs recouvrent trop souvent. Pour la première fois dans le conflit du Proche-orient, le fanatisme des inconditionnels paraît minoritaire. La discussion chez les Israéliens (est-ce le moment ? Jusqu'où ? Jusqu'à quand ?) roule comme à l'habitude dans une démocratie. La surprise est qu'un semblable débat partage à micros ouverts les Palestiniens et leurs soutiens, à tel point que, même après le déclenchement des opérations punitives israéliennes, Mahmoud Abbas, chef de l'Autorité palestinienne, trouva le courage d'imputer au Hamas, en rupture de trêve, la responsabilité initiale du malheur des civils à Gaza.

 

Les réactions de l'opinion publique mondiale - médias, diplomates, autorités morales et politiques - semblent malheureusement en retard sur l'évolution des esprits directement concernés. Force est de relever le mot qui fait florès et bétonne une inconditionnalité du troisième type, laquelle condamne urbi et orbi l'action de Jérusalem comme "disproportionnée". Un consensus universel et immédiat sous-titre les images de Gaza sous les bombes : Israël disproportionne. A l'occasion, reportages et commentaires en rajoutent : "massacres", "guerre totale". Par bonheur, on évite à ce jour le vocable "génocide". Le souvenir du "génocide de Jénine" (60 morts), partout rabâché à la va-vite et depuis déconsidéré, paralyserait-il encore l'excès de l'excès ? Néanmoins la condamnation, a priori, inconditionnelle, de l'outrance juive régule le flot des réflexions.

Consultez le premier dictionnaire venu : "est disproportionné ce qui est hors de proportion" soit parce que la proportion n'existe pas, soit parce qu'elle se trouve rompue, transgressée. C'est la deuxième acception qui est retenue pour fustiger les représailles israéliennes jugées excessives, incongrues, disconvenantes, dépassant les bornes et les normes. Sous-entendu : il existerait un état normal du conflit Israël-Hamas que le bellicisme de Tsahal déséquilibre, comme si le conflit n'était pas, comme tout conflit sérieux, disproportionné dès l'origine.

Quelle serait la juste proportion qu'il lui faudrait respecter pour qu'Israël mérite la faveur des opinions ? L'armée israélienne devrait-elle ne pas user de sa suprématie technique et se borner à utiliser les mêmes armes que le Hamas, c'est-à-dire la guerre des roquettes imprécises, celle des pierres, voire à son libre gré la stratégie des attentats-suicides, des bombes humaines et du ciblage délibéré des populations civiles ? Ou, mieux, conviendrait-il qu'Israël patiente sagement jusqu'à ce que le Hamas, par la grâce de l'Iran et de la Syrie, "équilibre" sa puissance de feu ?

A moins qu'il ne faille mettre à niveau non seulement les moyens militaires, mais les fins poursuivies. Puisque le Hamas - à l'encontre de l'Autorité palestinienne - s'obstine à ne pas reconnaître le droit d'exister de l'Etat hébreu et rêve de l'annihilation de ses citoyens, voudrait-on qu'Israël imite tant de radicalité et procède à une gigantesque purification ethnique ? Désire-t-on vraiment qu'Israël en miroir se "proportionne" aux désirs exterminateurs du Hamas ?

Dès qu'on creuse les sous-entendus du bien pensant reproche de "réaction disproportionnée", on découvre combien Pascal a raison et "qui veut faire l'ange, fait la bête". Chaque conflit, en sommeil ou en ébullition, est par nature "disproportionné". Si les adversaires s'entendaient sur l'usage de leurs moyens et sur les buts revendiqués, ils ne seraient plus adversaires. Qui dit conflit, dit mésentente, donc effort de chaque camp pour jouer de ses avantages et exploiter les faiblesses de l'autre. Tsahal ne s'en prive pas qui "profite" de sa supériorité technique pour cibler ses objectifs. Et le Hamas non plus qui utilise la population de Gaza en bouclier humain sans souscrire aux scrupules moraux et aux impératifs diplomatiques de son adversaire.

On ne peut travailler pour la paix au Proche-Orient qu'à la condition d'échapper aux tentations de l'inconditionnalité, lesquelles hantent non seulement les fanatiques jusqu'au-boutistes, mais aussi les âmes angéliques qui fantasment une sacro-sainte "proportion" propre à équilibrer providentiellement les conflits meurtriers. Au Proche-Orient, on ne se bat pas seulement pour faire respecter une règle du jeu, mais pour l'établir. On peut à juste titre discuter librement de l'opportunité de telle ou telle initiative militaire ou diplomatique, sans toutefois supposer le problème résolu d'avance par la main invisible de la bonne conscience mondiale. Il n'est pas disproportionné de vouloir survivre.


André Glucksmann est philosophe.

08:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : israel, gaza

Commentaires

je tiens à vous dire que israel a aidé le hamas à monter tout en discréditant mahmoud abbas qui veut la paixet qui attend la reconnaissance d'un état palestinien à coté d'israel chose qui n'interesse pas ce dernier qui revant d'un grand israel traine à reconnaitre un etat palestinien.
à mon avis ce conflit durera jusqu'à l'apparition d'une apocalypse.
le hamas ne reconnaitra pas israel.
israel ne renoncera pas à son reve(le grand israel)

Écrit par : houdail | 07/01/2009

"Au Proche-Orient, on ne se bat pas seulement pour faire respecter une règle du jeu, mais pour l'établir."

L'antisémitisme au Proche-Orient n'est pas une autre manière de faire de la politique : il est une fin en soi.

Il n'existe guère de parade contre le suicide meurtrier.

Quand des Palestiniens se bardent d'explosifs et se suicident en entraînant dans la mort le plus grand nombre possible d'Israéliens, civils ou militaires, qui peut-on blâmer et qui doit-on punir ? La décision que prend un individu de mettre fin à ses jours transmet un message si traumatisant que la plupart des sociétés en frissonnent. Et doivent en frissonner.

C'est ici que le fanatisme intervient de la plus inquiétante façon.

Quel Grand Isarël ? Les Juifs ont accepté la décision de l'ONU mais les Arabes l'ont rejetée.

Au moment de la partition, un peu moins de la moitié de toute la Palestine était la propriété d'Arabes, un peu moins de la moitié était domaine public, les "terres de la couronne", et environ 8% étaient possédés par des Juifs ou par l'Agence juive.
Il y avait environ 600.000 Juifs en Palestine, presque tous vivant dans les secteurs alloués à l'Etat juif ou dans la zone internationale de Jérusalem, et à peu près 1,2 millions d'Arabes.

" Il arrive que le bon sens soit la chose du monde la plus, sinon partagée, du moins partageable."
André Glucksmann - Une rage d’enfant -

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 07/01/2009

Un article du Monde qui fait froid dans le dos et qui rend inacceptable les arguments en faveur de l'intervention israélienne à Gaza.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/01/12/des-medecins-evoquent-l-usage-d-un-nouveau-type-d-arme-a-gaza_1140545_3218.html

Écrit par : Boissière | 12/01/2009

Mark Ragev, porte-parole de la primature israëlienne, décrit le Hamas comme “a formidable war machine“. La propagande israëlienne atteint des niveaux de grotesque qui rappellent les derniers jours de Saddam Hussein, hélas sans autre comparaison par ailleurs. Je crois que c’est lui qui hier décrivait le Hamas comme “a Taliban régime“. S’ils découvrent des dattes iraniennes dans les épiceries gaziotes ils parleront sans doute de complot chiite.

http://ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com/2009/01/04/deux-chirurgiens-norvegiens-a-gaza/

A voir également:

* http://www.antisemitism.org.il/fra/events/36310/Norv%C3%A8ge_%E2%80%93_Des_expressions_antis%C3%A9mites_d'un_comique_Norv%C3%A9gien_soul%C3%A8vent_une_temp%C3%AAte_dans_tout_le_pays.

* Le livre d'Israël Shahak « Histoire juive – Religion juive.» Il s'agit d'un document important. Sous le masque humanitaire : les pays nordiques, Israël et les Juifs,sous la direction de Manfred Gerstenfeld, Jerusalem Center for Public Affairs/Simon Wiesenthal Center,256 pages, $29.

Le livre démontre que loin d'être un phénomène nouveau, l'antisémitisme a dominé la région pendant des siècles, et tire sa source de l'affiliation majoritaire des Scandinaves à l'église luthérienne. Ce n'est pas un hasard si l'abattage juif rituel [du bétail] a été interdit en Norvège avant même l'arrivée au pouvoir d'Hitler, en dépit du fait que les Norvégiens considèrent la chasse comme un loisir, national.

L'ouvrage contient des chapitres rédigés par des universitaires Danois qui démontent la prétention selon laquelle le philosémitisme prévaut et démontrent qu'en dépit du sauvetage des Juifs en 1943 (qui d'après des révélations récentes avait aussi des aspects louches), d'autres éléments de l'attitude des Danois sous les Nazis étaient méprisables. Par exemple, 6000 Danois ont rejoint volontairement la Waffen SS, l'industrie danoise a collaboré avec enthousiasme avec les Nazis et des réfugiés Juifs ont été expulsés et livrés aux Nazis entre 1940 et 1943. Efraim Zuroff, le chasseur de Nazis, livre un chapitre qui montre que les gouvernements qui se sont succédés après guerre ont tergiversé et montré beaucoup de répugnance à poursuivre les criminels de guerre et ont même parfois aidé des Nazis à fuir.

* Un comique norvégien rit de la Shoah

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1228728278956&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

* Et que dire des ONG en général ? et de leur financement ...

http://www.ngo-monitor.org/index.php

* La guerre n'est jamais "propore", mais peut-être seriez-vous moins choqué, s'il advenait qu'on montrât des images d'Israël, atomisé par l'Iran, auquel cas, les palestiniens apparîtraient eux aussi sur les dites-images.

Cette intervention n'est pas simple, mais envisagez un instant qu'à terme, elle libère les palestiniens de la tutelle du Hamas et de ses "grands'frères".

Quelle nation serait prête à ce jour, pour aller faire le sale boulot, comme toujours, qu'accomplit Israël ?

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 12/01/2009

Cela aussi, peut faire froid dans le dos, Boissière !

Connaissez-vous la Norvège ?

Contrairement aux pays de l’Europe du Sud, l’État et les ONG entretiennent en Norvège une relation quasi-symbiotique. La proportion de l'aide publique au développement canalisée par les ONG a beaucoup augmenté ces dernières années, à tel point que son montant dépasse désormais celui des programmes d'aide bilatérale. Plus des deux tiers des subventions gouvernementales pour les ONG vont en l'occurrence à une centaine d'organisations norvégiennes, sachant que les autorités peuvent financer jusqu'à 100% des projets d'une association de solidarité internationale.

Au ministère des Affaires étrangères, en particulier, 83% du montant de l’aide bilatérale a été déboursé par le biais d’ONG en 2001. Si l’on s’en tient aux opérations d’urgence en dehors des pays de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) cette année-là, le ministère des Affaires étrangères a, plus précisément, consacré 41% de ses fonds humanitaires aux associations de solidarité internationale, 17% au mouvement de la Croix-Rouge et 42% aux agences spécialisées de l’ONU. La proportion dévolue aux ONG dans le cadre d’actions de développement en temps de paix représentait, elle, 18% des dépenses de l’agence de coopération norvégienne, NORAD.

Bénéficiant des retombées prestigieuses du prix Nobel de la paix, dont la cérémonie se déroule à l’hôtel de ville d’Oslo, la politique extérieure de la Norvège présente la particularité d’être très dynamique, qu’il s’agisse de proposer des services de médiation au Sri Lanka ou en Israël, de soutenir des mouvements de lutte armée ou d’afficher des sympathies pour les Palestiniens ou les Kurdes. Indépendant de la Suède depuis 1905 seulement, le pays a d’abord appuyé les luttes anti-coloniales. Au risque de contrevenir à ses intérêts nationaux, il s’est notamment engagé en faveur des mouvements de libération en Afrique lusophone, alors même que le Portugal était un allié au sein de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord). Malgré le contexte de la guerre froide, il a appuyé des guérillas reconnues par l’URSS et armées par les pays membres du Pacte de Varsovie, à savoir l’ANC (African National Congress), la SWAPO (South West Africa People’s Organisation), la ZAPU (Zimbabwe African People’s Union), le FRELIMO (Frente de Libertação de Mozambique), le MPLA (Movimento Popular da Libertação da Angola) et le PAIGC (Partido Africano da Independência da Guiné e Cabo-Verde). Il a également assisté des organisations considérées comme proches de la Chine maoïste, tels la ZANU (Zimbabwe African National Union) et le PAC (Pan-Africanist Congress).

D’une certaine manière, les ONG norvégiennes ont ainsi servi à prolonger la diplomatie d’Oslo par d’autres moyens, plus discrètement que dans le cadre d’une réunion au sommet. A travers la NCA (Norwegian Church Aid) ou la NPA (Norwegian People’s Aid), le ministère des Affaires étrangères a pu soutenir directement les guérillas de l’African National Congress en Afrique australe, de l’Eritrean People’s Liberation Front en Éthiopie et de la Sudan People’s Liberation Army au Soudan. D’une manière générale, l’implantation des ONG norvégiennes correspond assez bien aux objectifs de la politique extérieure du pays. Pour d’évidentes raisons de proximité géographique et d’intérêt national, ces associations sont notamment actives dans les États baltes et l’ex-URSS. Établie en 1986, la Fondation Bellona, par exemple, finance à Saint-Pétersbourg le Centre écologique des droits de l’homme d’Alexandre Nikitine, un ancien capitaine de vaisseau de la Marine soviétique à qui elle avait commandé un rapport sur les dangers de contamination des sous-marins nucléaires de la flotte du Nord (ledit rapport devait valoir à son auteur une accusation d’espionnage et dix mois de prison préventive en 1996)…

Dans le fond, la connivence entre l’État norvégien et les ONG tient à quatre principaux facteurs. D’un point de vue culturel, d’abord, la population fait preuve d’une remarquable sensibilité aux questions humanitaires. L’engagement associatif et le volontariat sont à l’avenant. Sachant la tradition d’entraide d’un territoire au climat difficile et à la nature sauvage, la Norvège recense presque trois fois plus de membres d’associations que d’habitants ! Il est en effet fréquent qu’un citoyen adhère à plusieurs associations. Les pouvoirs publics ne peuvent tout simplement pas ignorer la puissance de ces réseaux.

Dans le tiers-monde, en outre, la Norvège, petit pays d’environ quatre millions d’habitants, n’a pas d’anciennes colonies et a donc besoin de mobiliser toutes ses ressources humaines pour assurer son rayonnement international. Une telle caractéristique oblige le gouvernement à consulter régulièrement les travailleurs humanitaires en poste à l’étranger. A la différence des volontaires dans les associations caritatives de l’Europe méridionale, ces derniers font figure d’experts, avec une longue expérience de terrain, car ils peuvent mener toute leur carrière dans une ONG en touchant des salaires équivalents à ceux du secteur privé. Ainsi, d’après une enquête menée par Terje Tvedt, 66 ONG norvégiennes travaillant dans des pays en développement employaient près d’un millier d’expatriés, plus de quatre milles autochtones mais moins d’une centaine de volontaires en 1992.

La non-séparation de l’Église et de l’État a également favorisé la collusion des mouvements missionnaires et des cercles de pouvoir. La Constitution proclame que la Norvège est un pays luthérien, en particulier dans la « Bible Belt » du Sud, tandis que le parti démocrate chrétien a (presque) toujours été au gouvernement. Si 3% seulement de la population va encore au temple le dimanche, l’Eglise luthérienne est financée par le contribuable et continue d’avoir une influence importante : 88% des Norvégiens s’en réclament. Aujourd’hui, la ventilation géographique des associations de solidarité internationale n’est pas non plus sans liens avec l’implantation historique des mouvements missionnaires, qui ont beaucoup évolué et se sont adaptés aux circonstances.

Au plan laïc, le développement d’un État-providence et d’une société corporatiste a aussi suscité des vocations et les milieux syndicaux sont très impliqués dans les activités de solidarité internationale. Le syndicat des instituteurs, par exemple, prélève 3,5% des cotisations de ses membres en faveur d’actions de développement. Soucieux de mener une politique de coopération conforme à l’idéal social du pays, le gouvernement, lui, soutient ces initiatives et entretient d’étroites relations institutionnelles avec les organisations syndicales. A la différence des États-Unis, les autorités n’obligent pas les ONG qu’elles financent à acheter des produits fabriqués en Norvège: depuis 1979, la promotion des intérêts commerciaux du pays passe plutôt par le Nordfund, une structure qui garantit et subventionne les investissements des entreprises norvégiennes dans les pays en développement, ainsi que par la Chambre de commerce, qui identifie les fournisseurs chargés d’approvisionner en produits de secours les réserves d’urgences financées par le ministère des Affaires étrangères et gérées par une association parapublique, le NRC (Norwegian Refugee Council).

Reflet d’une confiance largement partagée entre l’État et les ONG, la législation paraît alors assez laxiste relativement aux autres pays d’Europe. Ainsi, les organisations caritatives n’ont pas besoin d’être enregistrées auprès des autorités pour solliciter la générosité du public. La plupart, il est vrai, témoignent d’une très grande transparence par rapport à leurs homologues d’Europe du Sud. Ceci explique sans doute l’absence de contrôle gouvernemental et les limites des initiatives privées en la matière : établie en 1948, réorganisée en 1992 et financée par ses propres membres, la Stiftelsen InnsamlingsKontrollen i Norge, ou Charitable Collection Control Foundation, n’oblige pas les associations humanitaires à publier leurs résultats alors qu’elle est censée vérifier leurs comptes.

Dans tous les cas, les autorités ne sont pas très regardantes quant au mode de financement des ONG. A tour de rôle, celles-ci jouissent chaque année des bénéfices du téléthon, des collectes dans la rue ou des quêtes à l’église. Autre particularité, les principales organisations caritatives sont autorisées à gérer des machines à sous. Le « jack pot » n’est pas négligeable : en 2000, il a représenté plus de 55% des ressources de la Croix-Rouge norvégienne, qui y a employé près de 40% de son personnel permanent !

Cinq associations, les « Big Five », dominent le marché humanitaire à destination des pays du Sud : la NCA (Norwegian Church Aid), la NPA (Norwegian People’s Aid), le NRC (Norwegian Refugee Council), la Croix-Rouge norvégienne et Redd Barna, la branche locale de Save the Children Fund. Au vu des méthodes de classement de l’Observatoire, seules les trois premières d’entre elles ont été étudiées.


- Sources écrites - -Eriksen, Tore Linné (ed.) [2000], Norway and national liberation in Southern Africa, Uppsala, Nordiska afrikainstitutet, 416p.
-OCDE ( Organisation de coopération et de développement économiques): rapports du Comité d'aide au développement.
-Randel, Judith & German, Tony [1999], « Norway », in Smillie, Ian & Helmich, Henny (ed.), Stakeholders : government-NGO partnerships for international development, London, Earthscan, pp.183-94.
-Stokke, Olav [1989], Western middle powers and global poverty: the determinants of the aid policies of Canada, Denmark, the Netherlands, Norway and Sweden, Uppsala, Scandinavian Institute of African Studies, Oslo, Norwegian Institute of International Affairs, 355p.
-Tvedt, Terje [1998], Angels of mercy or development diplomats? NGOs and foreign aid, Oxford, Currey, 246p.

http://www.observatoire-humanitaire.org/index.htm

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 12/01/2009

Une puanteur suspecte émane du quotidien “Le Monde"
Albert Capino

lundi 12 janvier 2009

L’éditorial de ce jour "Le sens des mots" est un monument d’hypocrisie.

Il prêche la modération, stigmatise le révisionnisme, mais dans un article intitulé "Des médecins évoquent l’usage "d’un nouveau type d’arme" à Gaza", les rédacteurs franchissent une ligne rouge : celle de l’honnêteté intellectuelle.

Les propos rapportés par leur correspondante tendraient à faire croire que Gaza serait un nouveau type de camp de concentration, créé avec pour prétexte le terrorisme, pour donner libre cours à des expérimentations inhumaines.

Et la chronique “télévision” d’en rajouter une couche : http://www.lemonde.fr

Les affirmations rapportées ne reposent sur rien : "A l’hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n’avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions . Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d’armes”

"Nous n’avons pas vu les corps disséqués , mais nous avons vu beaucoup d’amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l’opération israélienne Pluie d’été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes"

En dehors de toute polémique sur les armes utilisées, les propos rapportés sont des calomnies du niveau des Protocoles des Sages de Sion, ou de la sorcellerie moyenâgeuse :

“Ils n’ont aucune trace de métal dans le corps , mais des hémorragies internes étranges .”

Mais c’est aussi une revanche très perverse de journalistes tenus hors des zones de conflit : “Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu’ils ont vu, en l’absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" – médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu’au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu’on veut en les appelant terroristes ?"

De tels procédés sont ignobles. Non seulement c’est totalement faux : des reportages parviennent quotidiennement en provenance de Gaza sur la BBC par exemple, mais encore ce sont de telles provocations qui donnent naissance aux guerres civiles.

Le pansement chloroformé de l’éditorial du “Monde” ne suffira sans doute pas à éteindre le feu que sa rédaction met aux poudres. Les scènes d’émeute qui se sont déroulées à Nice ne sont, hélas, qu’un avant-goût de l’incendie que de tels articles alimentent jour après jour.http://www.objectivite.org/

http://www.desinfos.com

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 12/01/2009

Cela aussi, peut faire froid dans le dos, Boissière !

Connaissez-vous la Norvège ?

Le Centre des Organisations de Survivants de la Shoah, basé à Jérusalem, a officiellement demandé au Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg de limoger sa ministre des Finances, Kristin Halvorsen, qui a pris part à une manifestation anti-israélienne à laquelle participaient des néonazis qui criaient “Mort aux Juifs”. Selon les responsables du Centre, la ministre a déjà à plusieurs reprises manifesté son antipathie pour les Juifs et pour l’Etat d’Israël. Ils l’ont également invitée à se rendre au Musée de Yad Vashem ou à visiter le Camp d’Auschwitz.

http://www.actu.co.il/2009/01/les-rescapes-demandent-la-depart-dune-ministre-norvegienne/

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 14/01/2009

Soyons cyniques jusqu'au bout et ayons froid dans dos, ensemble, Boissière !

Un intéressant point de vue comptable : 2400 palestiniennes ont accouché à Gaza pendant la guerre, donnant naissance à 1500 garçons et 900 filles.

Des naissances qui compensent les palestiniens tombés sous les missiles israéliens.

Cette opération comptable est publiée samedi 24 janvier par le quotidien algérien « Ech-Chorouk », en page 2. Un point de vue intéressant qui enlève au Palestinien toute valeur humaine et qui confirme l’idée répandue selon laquelle les palestiniens l’emporteront grâce à leur démographie galopante.

C’est ainsi que le quotidien algérien « Ech-Chorouk »nous apprend, le 24 janvier, qu’au cours des 22 jours de conflit à Gaza, plus de 1500 femmes palestiniennes ont mis au monde des garçons. Pendant la même période, le nombre des filles nées à Gaza a dépassé les 900.

Le quotidien ne s’étonne pas de ce déséquilibre flagrant entre le nombre des garçons et des filles (généralement, le rapport est de 51/49 en faveur des filles), et l’attribue à la volonté divine qui veut que les 1.330 martyrs palestiniens tombés sous les missiles sionistes soient compensés.

Le quotidien conclut en insistant sur l’attachement des Palestiniens à leur terre, et rappelle que Dieu a ainsi voulu que les Palestiniennes se transforment en fabriques de combattants pour lutter contre les missiles sionistes.

http://www.mediarabe.info/spip.php?article1658

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 24/01/2009

DISPROPORTION / suite.

Ce qui est disproportionné ...

Joël Rubinfeld- Letemps.ch - Atlantis Institute.

http://www.surlautrerive.com/article-4814468.html

Écrit par : Gilles-Michel DEHARBE | 28/01/2009

J'espère que monsieur Glucksmann aura eu l'occasion de prendre connaissance de la dernière prise de position d'Olmert à la suite du tir de quatres roquettes par le Hamas au départ de la bande de Gaza : il a prévenu, dimanche 1er février, au début du conseil des ministres hebdomadaire qu'Israël allait réagir de "façon disproportionnée" (sic) aux tirs de roquettes palestiniennes depuis Gaza.


Edifiant.

Claude Husemann de Belgique

Écrit par : Claude Husemann | 02/02/2009

Les commentaires sont fermés.

 
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