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31/12/2008

Guerre au Hamas : nous n'avons pas à nous excuser de vaincre

Israël a fort heureusement rejeté aujourd'hui les offres de "trêve" faites par la France (tout comme le Hamas, d'ailleurs, ce qui semble avoir échappé aux médias français). En déclarant que "la priorité", est "la fin des hostilités et le retour de la trêve", la diplomatie française montre bien de quel côté elle se situe dans le conflit entre Israël et le Hamas. Il semble que le quai d'Orsay ait adopté le vocabulaire du Hamas, qualifiant de "trêve" la situation dans laquelle les Arabes bombardent nos villes et nos soldats s'abstiennent de riposter...

 

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Une "trêve" avec le Hamas?

 

Sarkozy, l'ami d'Israël... ou du Hamas ?

 

L'association France-Israël regrette que le président français ait qualifiée l'intervention israélienne de "disproportionnée" et ait "renvoyé dos-à-dos une nation démocratique agressée et un agresseur islamiste"... Michel Gurfinkiel, de son côté, explique cette attitude par l'influence des conseillers de Sarkozy et par celle de la communauté musulmane de France, dont le poids électoral est de plus en plus important. Et la communauté juive ? Elle se fait remarquer jusqu'à présent surtout par le silence et les balbutiements de ses dirigeants. Le CRIF a déploré les "victimes civiles" palestiniennes, et l'ex-grand rabbin de France, Joseph Sitruk, entonne quasiment le même refrain en affirmant que "nous ne sommes jamais heureux de voir le sang couler, fût-il celui de nos ennemis".

 

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Certes, les Juifs ne boivent pas le sang de leurs ennemis, comme le font les islamistes (qui pratiquent toujours les sacrifices humains, comme le rappelle Laurent Murawiec dans son dernier livre, The Mind of Jihad). Mais cela ne veut pas dire que nous soyons tristes de voir leur sang couler ! Il semble que certains dirigeants juifs de France confondent notre Torah et le "Nouveau testament". L'immense majorité des Israéliens s'est réjouie en apprenant, à l'issue du shabbat de Hannoukah, que notre aviation avait enfin bombardé Gaza et qu'elle y avait fait beaucoup de victimes parmi nos ennemis. Nous n'avons pas à nous excuser de vaincre, et d'ailleurs cela ne nous rendra pas plus sympathiques aux yeux de nos ennemis ou des goyim en général, amis ou ennemis. Souhaitons que nos frères juifs de France retrouvent eux aussi l'esprit de Guevoura des Makkabim et manifestent avec fierté leur attachement à Israël et à son armée dans les rues de Paris.

Pierre Itshak Lurçat

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17:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : sarkozy, hamas, gaza

29/12/2008

La nouvelle guerre à Gaza : l'heure est au combat

Dans une intervention prémonitoire sur une radio juive parisienne, il y a tout juste une semaine, Luc Rosenzweig dénonçait la "propagande victimaire" des ennemis d'Israël et appelait les amis de l'Etat juif à ne pas laisser le champ libre à cette propagande, en prévision d'une prochaine intervention de Tsahal à Gaza. A peine 48 heures après le début des opérations israéliennes contre le Hamas, ces prédictions s'avèrent entièrement justifiées, alors que les premières fissures se font jour dans l'unité du camp d'Israël.

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Première défection, peu surprenante : celle de "Chalom Archav", le groupuscule pacifiste dont la branche américaine appelle à un cessez-le-feu, ou plutôt à une capitulation face au Hamas. Les pacifistes ont toujours fait le lit des régimes totalitaires, depuis Hitler, et il est logique que La Paix Maintenant critique la guerre israélienne contre le Hamas, ou la soutienne du bout des lèvres...

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(PHOTO YNET)

 

Plus étonnante, la réaction d'une grande organisation juive française, qui – tout en soutenant l'intervention israélienne à Gaza – "déplore" les victimes, "notamment civiles" [sic] palestiniennes, dont elle tient, cependant, le Hamas pour responsable. Une telle réaction est pusillanime, pour ne pas dire plus. Imagine-t-on une association juive "déplorant les victimes allemandes, notamment civiles" en 1942 ? (Il y eut bien une intellectuelle juive qui adopta cette attitude à l'époque, la philosophe Simone Weil, mais son cas relevait de la pathologie et de la haine de soi juive).

 

L'heure est au combat, comme l'a dit le ministre de la Défense israélien, et lorsque nos fils et nos frères se battent pour notre pays, toute réaction de faiblesse, ou tout commentaire établissant une symétrie morale entre Israël et ses ennemis (comme celui du Président français Sarkozy, qui renvoie dos-à-dos Israël et le Hamas) portent atteinte au droit d'Israël à se défendre et à sa force militaire et diplomatique, face aux islamistes qui œuvrent à l'extermination des Juifs partout dans le monde.

 

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Manifestation islamiste a Paris

 

En France même, les ennemis d'Israël ont lancé leur offensive de propagande, comparant Gaza au ghetto de Varsovie, comme aux plus sombres heures de la première guerre du Liban. Le journal Le Monde qualifie la juste guerre israélienne de "bain de sang inutile", et les foules musulmanes hurlent leur haine des Juifs dans les rues de Karachi, de Téhéran et (moins nombreuses, certes) de Paris. L'heure est à la guerre et à la défense inconditionnelle d'Israël, et pas aux pleurnicheries sur les "victimes" civiles dans le camp de l'ennemi.

20:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : gaza, guerre, hamas

24/12/2008

Trois livres politiques français : Mennessier, Griotteray, Taguieff

 

Pierre I. Lurçat

 

AZF, Un silence d'Etat de Marc Mennessier

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Toulouse, 21 septembre 2001 : L'usine AZF explose, provoquant la mort de 30 personnes, en blessant 3000 autres, endommageant des milliers d'habitations. Accident ou attentat ? Très rapidement, la thèse de l'accident s'impose comme une vérité officielle, malgré les nombreux faits troublants et incohérences. Deux journalistes français, Anne-Marie Casteret de L'Express et Marc Mennessier du Figaro, vont mener une enquête minutieuse, pendant plusieurs années, en bravant l'hostilité de la police, de la justice et de leurs propres confrères. Ce livre présente leurs conclusions et relate quatre ans d'investigations. Il montre comment les autorités françaises ont délibérément écarté tous les éléments de preuve accréditant la thèse d'un attentat islamiste, alors même qu'un ouvrier intérimaire d'origine tunisienne, Hassan J., avait été retrouvé mort sur les lieux de l'explosion, portant sur lui 5 slips ou caleçons superposés, conformément au rituel des kamikazes islamistes. Par lâcheté et par une hypocrisie bien française, les plus hautes autorités de la République ont ainsi voulu étouffer ce qui semble bien avoir été le "11 septembre français", préférant dissimuler cette réalité dérangeante... Marc Mennessier n'est pas tendre avec ses collègues journalistes et avec les médias en général. Son livre montre que l'opinion est manipulée et que le "quatrième pouvoir", au lieu de jouer son rôle de recherche de la vérité, se rend souvent complice du pouvoir politique. On comprend mieux, en lisant ce livre important, la désinformation qui règne dans les médias français au sujet du Moyen-Orient et d'Israël, lorsqu'on constate qu'elle concerne tout autant l'actualité intérieure à l'Hexagone.

 

AZF, Un silence d'Etat, Seuil 2008, 271 pages, 20 euros.

 

Qui furent les premiers résistants ? d'Alain Griotteray

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Homme politique, écrivain et journaliste français récemment disparu, Alain Griotteray était aussi un des plus jeunes résistants et l'instigateur de la fameuse manifestation du 11 novembre 1940, au cours de laquelle des étudiants défièrent l'occupant nazi en commémorant l'armistice, devant le tombeau du soldat inconnu. Dans son beau livre Qui furent les premiers résistants ?, paru initialement en 1985 (sous le titre "1940, la droite était au rendez-vous") et plusieurs fois réédité, Griotteray s'attaque au mythe de la "gauche résistante" et de la "droite collaboratrice", qui obscurcit trop souvent la vision de cette époque charnière de l'histoire française contemporaine. Dans son avant-propos, l'auteur rappelle ainsi les négociations secrètes entre le parti communiste et l'occupant nazi, en juin 1940, pour obtenir la réapparition de L'Humanité. Il ne s'agit pourtant pas d'un essai, ni même d'un récit historique à proprement parler, mais de l'évocation de vingt-trois héros de la Résistance, hommes et femmes, civils et militaires, dont le point commun est d'être tous issus de la droite, à travers ses différentes familles : catholique, maurrassienne, royaliste ou républicaine. Les portaits de ces résistants souvent oubliés des livres d'histoire sont d'autant plus parlants que l'auteur les a personnellement connus, et qu'il décrit – derrière les héros risquant leur vie et leur liberté – les hommes et femmes ordinaires.

 

Ce livre qui se lit comme un véritable roman remet en cause bien des a priori et des idées reçues, y compris pour le lecteur juif. Ainsi, on s'aperçoit que beaucoup de résistants étaient d'anciens cagoulards ou militants de l'Action française. Le clivage véritable, à cette époque comme aujourd'hui, n'était pas entre la droite et la gauche, mais entre les hommes de courage et les lâches. Outre son intérêt historique, le livre d'Alain Griotteray a également une portée très actuelle. Ainsi, lorsqu'un officier français vient avertir un membre du cabinet Daladier de l'insuffisance de la ligne Maginot pour faire face à une attaque allemande, il est éconduit par le politicien, qui lui déclare "nous n'y pouvons rien".  "Ils n'y pouvaient rien, parce que les majorités parlementaires avaient l'œil sur les congrès de partis, pas sur les frontières", commente l'auteur, et sa réflexion pourrait tout autant s'appliquer à beaucoup des parlementaires et dirigeants israéliens aujourd'hui.

 

Qui furent les premiers résistants, nouvelle édition, Alphée 2008, 258 p. 21,90 euros.

 

La Judéophobie des Modernes, Des Lumières au Jihad mondial de Pierre-André Taguieff

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Historien des idées, philosophe et politologue, Pierre-André Taguieff est l'auteur de nombreux ouvrages portant sur des sujets tels que le racisme, le populisme ou la théorie du complot. Dans un ouvrage pionnier, paru en pleine "Intifada des banlieues", La nouvelle Judéophobie, Taguieff avait analysé la nouvelle vague d'antisémitisme planétaire apparue à l'automne 2000 (et qui se poursuit jusqu'à nos jours), en montrant comment cette nouvelle haine des Juifs n'était plus un racisme antijuif, mais consistait à retourner contre les Juifs l'accusation de racisme. Son dernier livre, La Judéophobie des Modernes, sous-titré "Des Lumières au Jihad mondial", poursuit, développe et approfondit cette analyse.

 

Quoi de commun entre l'antisémitisme d'un Voltaire et celui d'un Ben Laden ? Entre le discours antijuif des Lumières et celui de l'islamisme radical ? Le livre montre comment les mêmes thèmes d'accusation contre les Juifs réapparaissent régulièrement, sous des formes et dans des contextes différents. L'auteur les dénombre et les regroupe en six mythes antijuifs principaux : la "haine du genre humain" ; le déicide ; le meurtre et le cannibalisme rituels ; l'usure et la domination financière ; le complot mondial et le racisme. Cette perspective originale permet à l'auteur de saisir le phénomène judéophobe dans sa globalité et de comprendre, notamment, la situation actuelle de l'Europe, face à la vague antijuive nourrie par la propagande islamiste. Fondé sur des années de réflexion et de recherches sur le sujet, l'ouvrage de Taguieff constitue une véritable somme et sans doute un jalon dans l'historiographie de l'antisémitisme. Erudit sans être pédant, Taguieff montre une fois de plus le visage d'un intellectuel engagé, digne héritier de Léon Poliakov, qui ne craint pas d'aborder l'actualité la plus controversée, comme par exemple l'affaire Al-Dura dont il fait une analyse magistrale, en la rattachant au mythe du Juif tueur d'enfant, que l'on trouve tant chez Drumont que chez les nazis, les islamistes, et jusqu'au fameux reportage de France 2 et Enderlin.

 

Editions Odile Jacob, 2008, 683 pages, 35 euros.

Article paru dans VISION D'ISRAEL, premier magazine culturel francophone israelien.

 

 

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