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12/12/2008

Le «blood libel» antijuif de la Mena sur les Juifs d’Hébron, M. Macina

Je republie ici l'excellente analyse par Menahem Macina du "blood libel" antijuif de la MENA contre les Juifs de Hebron, et contre les Juifs religieux en general. La "Metulla News Agency", qui se pare du titre d'Agence de presse, a montre une fois de plus son vrai visage, celui, comme l'ecrit un de ses anciens abonnes, d'une officine de propagande antijuive.

A l’heure où j’écris ces lignes, les informations les plus contradictoires circulent dans la presse et sur le Net à propos de ce qui s’est passé entre Palestiniens et Juifs d’Hébron.[.. .] Ce qui m’occupe ici ce sont les propos – que j’estime inadmissibles - de la Ména qui régurgite son hostilité recuite envers les Juifs observants, à l’occasion de ce qu’elle n’hésite pas à qualifier de «pogrom» (1), censé avoir été perpétré par des «fanatiques religieux». Ce long ressentiment s’est libéré sous la forme d’un éditorial nauséabond et incendiaire, qui révèle l'existence, au sein de cette officine de presse apparemment au-dessus de tout soupçon, d'un parti pris idéologique inquiétant et une insensibilité choquante aux dégâts que peuvent causer des propos aussi violents. Sous le titre, "Extrême engeance" (2), Ilan Tsadik, l’un des rédacteurs de la Ména, nous donne un échantillon navrant de ce qu’il appelle, sans complexe : « l’information qualité Ména ». Je laisse à nos lecteurs le soin de vérifier la justesse de cette appellation non contrôlée et surtout de mesurer le caractère destructeur des propos que je mets au pilori ci-dessous.

ANALYSE


1. Brefs extraits antireligieux

[J’ai mis en rouge les mots et expressions ironiques, blessants, insultants, voire blasphématoires]

« quelques [sic] 200 fanatiques religieux »

« un groupe de jeunes filles, élèves d’une yeshiva (lycée religieux), qui préférèrent éviter de se frotter à la maréchaussée, au nom de leur devoir de pudeur et d’humilité » (3).

 « une centaine d’étudiants hilkhatiques [sic]… répétant frénétiquement certaines lignes de leurs livres de prières, entrecoupées des bénédictions "nazis !" et "brûlez en enfer !", jetées à la barbe des gardiens d’Israël… »

 « ces zélotes… »

« pieux "défenseurs de la terre d’Israël" »

« Des actes de vengeance, en fait préparés de longue date par les meneurs extrémistes, qui donnèrent lieu à des scènes abominables. »


2. Désinformation par l’image

L’article sous revue est illustré de la photo ci-dessous, légendée par la Ména

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"Hébron : une adolescente et un gamin edennistes * [sic] s’en prenant, sans aucune raison, à une femme arabe" (Ména)


En fait cette mention est doublement mensongère. Tout d’abord on se demande sur quelle base la Ména peut affirmer que ce mini-accrochage est "sans raison". Ensuite, ce qui est pire, il s’avère que le cliché qu’elle commente a été pris en
janvier 2007, comme chacun peut le vérifier en consultant le site pro-palestinien, Protection Palestine, où il illustre un article de Yousef al-Shaeb, intitulé "Hébron : les Israéliens font un enfer de la vie des Palestiniens", daté du 14 janvier 2007.

 

3. Descriptions rocambolesques et dramatisées des rixes entre Israéliens et Palestiniens, visant à diaboliser les premiers et à victimiser les seconds

[On remarquera le vocabulaire agressif, et le recours massif aux comparaisons entre les actes des Juifs de Hébron et ceux commis par le Hamas, et pire ceux que subirent les Juifs du passé de la part des pogromistes russes et même des Allemands et des Ukrainiens !]


" …El Soudi [correspondant palestinien de la Mena] assista à une rixe entre un Palestinien et un milicien ultra-orthodoxe. A un moment donné de leur altercation verbale, le milicien sortit un revolver d’une poche et tira sur l’Arabe. Ce qui eut pour conséquence de voir [sic] les amis de la victime se ruer sur le tireur et le rouer de coups de poings. Les appels au calme en arabe de notre courageux camarade étaient couverts par les cris de la foule : on frôlait le lynchage. Jusqu’à ce que d’autres miliciens zélotes se mirent à faire feu dans les airs [sic] pour dissiper l’attroupement et dégager leur complice. Trois Palestiniens furent modérément blessés lors de cet incident… 

Pas loin de là, dans la ferme arabe la plus proche du bâtiment assaini, allait se dérouler une scène plus grave encore, si cela est encore possible. Les vingt membres de la famille Abou Saâfan, des femmes, des enfants et trois hommes, allaient subir la tragédie de leur vie.

Il était 16 heures, lorsque débuta ce que nous sommes bien obligés d’appeler un pogrom. Trois douzaines de casseurs religieux, exactement cagoulés à la manière des miliciens du Hamas à Gaza, - marrant, non, les tueurs de civils se dissimulent toujours et partout le visage ? -  comme le rapporte El Soudi, qui sait de quoi il parle, commencèrent par incendier la buanderie attenante à la ferme. Ensuite ils entreprirent de mettre le feu à une chambre.

Pendant que les assassins-pyromanes étaient à l’œuvre, leurs collègues cagoulés arrosaient copieusement la baraque de pierres, brisant le toit, les fenêtres et les portes, empêchant ainsi les occupants de fuir les flammes.

Encerclant la scène du crime se tenait un service d’ordre imposant, venu de Kyriat Arba, tout comme les cagoulés, dont la fonction était de tenir des centaines d’autres Edennistes * à l’écart, de même que des Palestiniens, qui observaient l’horreur à distance respectable.

Dans l’entre-temps [sic], un troisième groupe de miliciens edennistes * faisait la chasse aux cameramen, les empêchant de filmer le drame et détruisant leur matériel.

Sami rapporte que les centaines d’Edennistes * spectateurs, pris d’une hystérie de meurtre, prodiguaient des conseils aux cagoulés sur les meilleures manières de tourmenter la famille arabe.

Et toujours pas de forces de l’ordre ! On approchait de l’irréparable, lorsque les reporters présents, israéliens en majorité, prirent leurs responsabilités en forçant l’anneau de sécurité imposé par les pogromistes. Sous des volées de pierres, ils s’engouffrèrent dans la maison en feu pour en extraire les occupants. Des femmes et des enfants terrifiés, la mort dans les yeux, qui imploraient les valeureux confrères de leur sauver la vie.

C’est alors, il était dix-sept heures, qu’arriva enfin un détachement spécial de la Police des frontières, qui dégagea les otages des bourreaux et de la foule et dispersa cette dernière en essuyant ses insultes. Les Edennistes * en voulaient aux policiers d’avoir troublé l’autodafé des civils arabes.

Devant la ferme calcinée qui fumait encore, Sami El Soudi consolait une journaliste de la télévision israélienne qui ne parvenait pas à retenir ses larmes. La longiligne collègue était en état de choc ; elle disait au milieu de ses sanglots « pas ça », « pas des Juifs… », « c’est précisément ainsi que les Ukrainiens et les Allemands ont massacré les grands-parents de ces imbéciles », « j’ai honte, j’ai honte… ».

Moi aussi, j’ai honte. Le récit posé, dit sur un ton presqu’apaisant [sic] par Sami au téléphone, m’a empli d’une terrible révolte."

(Ilan Tsadik)

 

3. Au final : une incitation à la haine entre Juifs

Outre le fait troublant qu’un collaborateur de cette officine de presse qui diffuse une « information qualité Ména », et qui a fait des gorges chaudes du récit de Charles Enderlin, dans l’affaire al-Dura, en critiquant cruellement le fait que le correspondant de France 2 « n’était pas sur les lieux » et qu’il rapportait avec une confiance aveugle le récit de son caméraman « palestinien », force est de constater que la Ména fait de même en prenant pour argent comptant le récit du « témoin oculaire », qu’est leur correspondant « palestinien », Sami el-Soudi. La Ména a fait ici ce qu’elle a tant reproché à Enderlin et à France 2 : elle n’a pas pris la peine de recueillir d’autres témoignages susceptibles d’équilibrer ce reportage unilatéral. Pour al-Dura, il y a 8 ans, il eût fallu entendre ce qu’avaient à dire les soldats du poste israélien et les responsables militaires. Pour le « pogrom juif » de Hébron, il y a quelques jours, il eût fallu entendre ce qu’avaient à dire les Juifs qui vivent sur place, et au moins tenter de comprendre les raisons de leur déchaînement.

Personnellement, je n’ai pas été témoin de ce qui a révolté Ilan Tsadik, par El-Soudi interposé. Je ne peux donc juger de la véracité du reportage de la Ména. Mais une chose au moins m’apparaît certaine. Comme ce fut le cas de la vidéo prétendant montrer la mort – réelle ou supposée – de l’enfant Mohammed al-Dura, le reportage grandiloquent, rocambolesque et mélodramatique d’Ilan Tsadik, n’est pas de nature à nous convaincre de sa parfaite objectivité. C’est le moins qu’on puisse en dire.

Mais le plus grave n’est pas là. Il réside dans le caractère diffamatoire, insultant et même haineux envers leurs concitoyens observants et la foi religieuse qu'ils professent, de ce qu’on ne peut guère appeler autrement qu’un libelle, voire, comme disent les Anglo-saxons : un blood libel antijuif.

 

Menahem Macina

Commentaires

Vous pouvez tous envoyer un mail à Mr Ilan TSADIK ( pseudo ironique ?)
à cette adresse : sjuffa@menapress.com

Cet personne manie le mépris du juif avec maestria !

J'en ai fais l'expérience , la plainte concernait une fameuse phrase qui qualifiait les "Habads " de secte .

J'ai eu droit à une réponse d'alter-juif !

Écrit par : joel | 13/12/2008

Bonsoir Pierre
j'ai travaillé sur la photo
elle est entièrement trafiquée
la dame arabe ne se retourne meme pas alors qu'elle reçoit les coups de tatane du gosse et que la jeune fille lui tire son hidjab

bizarre !!

mais surtout examines bien les ombres
on voit celle de la fille, mais a l'envers comme" si le soleil vien d'en face d'elle
l'ombre du gosse c'est le contraire, le soleil vient de sa droite et l'ombre est a gauche
quand a la femme arabe pas d'ombre du tout (photo prise au zénith ??)

si tu veux m'en parler tu as mon émail
chabat chalom

Écrit par : YEHOUDI | 19/12/2008

Joel
t'as de la chance
j'ai simplement recu en réponse une proposition d'abonnement ...

Écrit par : YEHOUDI | 19/12/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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