28.10.2008
Le "Musée du Goush Katif" à Jérusalem, un témoignage pour l'histoire
Le musée du Goush Katif, qui vient d'ouvrir ses portes à Jérusalem, en haut de la rue Agrippas, est un musée unique en son genre. D'abord parce qu'il commémore un événement presque jamais vu dans l'Histoire : l'expulsion d'hommes, femmes et enfants de leurs maisons, par le gouvernement démocratique de leur propre pays... Ensuite par le fait que ce musée est une initiative purement privée, prise par l'efficace Rabbin Wolpe, qui dirige le "comité pour le sauvetage du peuple et de la terre". Je m'y suis rendu pendant Hol Hamoed Soukkot, et il était rempli de visiteurs, presque tous des Juifs religieux, dont beaucoup de Haredim, ce qui est heureux. La visite est instructive et bouleversante. On en ressort les larmes aux yeux et aussi plein de colere pour le gouvernement Sharon qui a commis ce crime, et pour les gouvernements suivants, qui en commettraient d'autres si nous les laissons faire... Visite guidée.
20:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : goush katif, expulsion, crime, sharon, olmert
24.10.2008
Le premier Rachi sur la Torah: une leçon de politique internationale
Roch Hachana, Yom Kippour, Soukkot et Simhat Torah sont déjà dernière nous, et nous reprenons le cycle de l’année juive, recommencement qui s’avère chaque fois plein de nouveauté et de fraîcheur… Lorsque nous lirons demain, à la synagogue, la parachat Berechit, nous serons une fois de plus émerveillés par la description de la Création du Ciel et de la Terre, des astres et des « deux grands luminaires », des animaux de toutes les espèces, et enfin, de l’homme, joyau de la Création, créé à l’image de Dieu…
Pourtant, l’objet de la première Paracha de la Torah n’est pas tant de nous conter l’histoire de la Création, que de situer le cadre dans lequel se déroulent l’aventure humaine et celle du Peuple d’Israël en particulier. La Genèse n’est pas un livre de cosmologie, comme on pourrait le croire à première lecture (et comme le pensent ceux qui s’efforcent, souvent à mauvais escient, de « concilier la Torah et la science »). L’objet premier de Berechit est d’expliquer les liens entre Israël et sa Terre, entre Israël et les nations du monde.
C’est ce que nous apprend le premier Rachi sur la Torah, que nous relisons chaque année avec le même étonnement. Commentant le premier verset de la Torah (« Au Commencement, Dieu créa le ciel et la terre »), Rachi explique : « Au commencement : Rabbi Isaac enseigne : la Torah aurait dû commencer par ‘ce mois sera pour vous’ qui est la première mitsva donnée à Israël, et pourquoi commence-t-elle par ‘Au commencement’ ? Parce qu’il est dit (Psaumes CXI, 5) : ‘La puissance de ses hauts faits, Il l'a révélée à son peuple, en lui donnant l’héritage des nations’. Si les nations accusent Israël en disant : vous êtes des voleurs car vous avez conquis la terre des 7 peuples (de Canaan), ils répondront : la terre appartient à Dieu, c’est Lui qui l’a créée, et Il l’a donnée à qui est droit à Ses yeux. Par sa volonté Il l’a donnée à eux, par Sa volonté Il l’a reprise et nous l’a donnée ».
Extraordinaire prescience de Rachi, qui décrit précisément, il y a presque mille ans ( !), du fond de l'exil de Tsarfat, les événements que nous vivons aujourd’hui ! Voici que les nations du monde viennent maintenant, après le Retour miraculeux du Peuple Juif sur sa Terre, l’accuser de l’avoir volée ! Et leurs médias nous accusent quotidiennement d’être des « colons » sur notre terre et dans notre capitale, en Judée et en Samarie, à Jérusalem et à Hébron ! Aux nations et à leurs dirigeants, il convient de répondre ce qu’écrivait Rachi il y a mille ans, qui est toujours vrai et qui constitue sans doute la meilleure réponse, meilleure que tous les arguments juridiques, historiques ou moraux : cette Terre, c’est Dieu qui nous l’a donnée.
Itshak Lurçat
13:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rachi, berechit, eretz israel
17.10.2008
Souccot en Samarie - P.Itshak Lurcat
Ce jeudi, profitant des vacances de Souccot, nous nous sommes rendus en Samarie, avec un groupe de touristes américains guidés par mon ami David Ha-Ivri ("David L'Hébreu"). Amona, Ofra, Beit-El, Yitzhar, Tapoua'h : ces localités juives du Shomron constituent le coeur d'Eretz Israel, lieux chargés d'histoire dans lesquels ont vécu nos Patriarches, Avraham, Itshak et Yaakov. Ces quelques photos, prises par moi et par ma fille Sarah, disent mieux que des longs commentaires tout le bonheur de se promener dans les yishouvim du Shomron et d'y contempler la beauté des paysages et des hommes et femmes qui y habitent.
09:51 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : samarie, souccot, yishouvim, pionniers juifs
12.10.2008
Le « Birkat Cohanim » de Soukkot au Kottel - P.I. LURCAT
Une fois n'est pas coutume, je republie ce texte de l'an dernier, en l'honneur de Soukkot, que nous celebrons demain soir.
Le « Birkat Cohanim » - la « bénédiction pontificale » prononcée par les Cohanim lors de la répétition de la Amida – n’est pas seulement une bénédiction dite tous les jours dans toutes les synagogues du monde (lorsque des Cohanim sont présents bien entendu). C’est aussi une cérémonie particulière, empreinte de majesté, qui a lieu deux fois par ans au Kottel, au « mur occidental » du Temple de Jérusalem, à Soukkot et à Pessah.
Nombreux sont les jours de foule et de liesse populaire au Kottel, mais aucun n’atteint le degré de celui du Birkat Cohanim de Soukkot. Ce jour-là, des milliers de Juifs – et aussi de non Juifs - affluent de tous les coins du pays, comme aux temps où le Temple était en place et où Soukkot était une des trois fêtes de pèlerinage. On y trouve une foule bigarrée et très diverse – Juifs orthodoxes en habit de fête, caftan de soie et « Streimel » peu adapté aux dernières chaleurs de l’année, Juifs ashkénazes et orientaux, familles éthiopiennes et marocaines, Juifs traditionalistes et Juifs peu observants attirés par le caractère particulier de cette cérémonie.
A quelques mètres du Kottel, côté hommes et côté femmes, on distribue des verres d’eau minérale pour éviter tout incident, tant la foule est nombreuse et la chaleur intense. Un jeune Juif haredi fait réciter la bénédiction sur des herbes odoriférantes, comme à la sortie du shabbat dans certaines synagogues, et un peu plus loin, un autre fait réciter la bénédiction du Loulav, avec un Etrog de taille imposante qui doit peser facilement trois ou quatre kilos… Des Juifs orthodoxes sont en pleine conversation avec des policiers du « Yassam », l’unité anti-émeutes. Il règne une atmosphère spéciale, de fête religieuse mais aussi de rassemblement populaire, sans doute un peu comme l’atmosphère qui devait régner à l’époque du Temple.
Le « Birkat Cohanim », la bénédiction des prêtres, a lieu deux fois de suite, dans la répétition de la Amida de l’office du matin, puis dans celle du « Moussaf », la prière supplémentaire des jours de fête et de demi fête. La prière est dite dans un haut-parleur, puisque l’utilisation de l’électricité est permise à Hol Hamoed, et la voix qui retentit avec une prononciation ashkénaze est entendue sur toute l’esplanade et encore au-delà. Lorsqu’on arrive au moment attendu du Birkat Cohanim, la foule se tait et écoute dans un silence religieux la bénédiction dite par les prêtres… « Soit loué, Eternel, notre Dieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés par la sainteté d’Aaron et nous a ordonné de bénir Ton Peuple Israël avec amour.
Que l’Eternel te bénisse et te préserve !
Que l’Eternel t’éclaire de Sa face et te soit favorable !
Que l’Eternel tourne Sa Face vers toi et te donne la paix » !
J’écoute moi aussi, la tête inclinée, et je sens que cette bénédiction est différente de toutes les autres, prononcées à la synagogue. Nous ne sommes pas ici dans un lieu de culte, même si le Kottel peut être comparé à une immense synagogue en plein air, où les fidèles viennent prier chaque jour et sont certains de trouver « minyan » à toute heure de la journée. Les Juifs réunis aujourd’hui à Jérusalem ne constituent pas une simple assemblée de fidèles, car ils représentent le peuple Juif dans toutes ses composantes diverses et souvent opposées, réunies dans cette occasion rare et solennelle.
Chaque religion – se plaisait à dire le rabbin Léon Ashkénazi « Manitou » - parle de ce qui lui fait défaut : les chrétiens d’amour car ils en ont souvent été dépourvus, surtout à l’égard de leurs frères aînés ; les Musulmans de paix, car ils ont répandu leur foi à la pointe de l’épée ; et nous autres Juifs, parlons souvent d’unité, « ahdout », car notre peuple qui est un des plus modestes par sa dimension est aussi un des plus divisés. Mais cette division apparente et bien réelle (qu’on en juge par le nombre de partis à la Knesset, qui sont loin de représenter l’ensemble des opinions au sein du peuple d’Israël), ne saurait masquer l’unité profonde qui existe malgré tout, et que l’on ressent en certains occasions particulières. La bénédiction des Cohanim de Soukkot en est une.
Dans ces rares moments où le « Klal Israël » - la collectivité d’Israël - est réuni par la prière ou par la liesse populaire, on ressent intensément le fait que le destin d’Israël est différent de celui des autres peuples, et qu’il échappe aux lois habituelles de l’histoire. En ce jour de Soukkot 5768, alors que les menaces existentielles se font toujours plus pressantes, les mots de la bénédiction des prêtres ne s’adressent pas seulement aux Juifs présents ici, à Jérusalem, ou à ceux auxquels les présents s’unissent par leurs pensées et leurs prières, mais à tout Israël, comme un seul homme, venu demander aux Cohanim de le bénir pour échapper aux dangers qui le guettent. Que l’Eternel te bénisse et te préserve ! Que l’Eternel t’éclaire de Sa face et te soit favorable ! Que l’Eternel tourne Sa Face vers toi et te donne la paix !
(Texte paru initialement sur le site www.upjf.org) PHOTOS ORIGINALES PIERRE ITSHAK LURCAT (C)
23:03 Publié dans Fetes juives | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : soukkot, jerusalem
05.10.2008
Tsahal remercie un heros juif de neuf ans
Cette information n'a pas fait la Une des medias israeliens, pourtant elle en dit long sur la situation actuelle et les forces vives du pays. Ce n'est pas un hasard si nos ennemis, qu'ils soient Arabes, Europeens ou Israeliens (Shalom Archav et autres groupuscules traitres) s'acharnent tous contre les valeureux habitants juifs de Judee-Samarie... Ils savent pertinemment que c'est la que se trouve le secret de la survie d'Israel! Car si notre survie dependait de gens comme Olmert, Livni ou Barak, il y a longtemps que nous n'existerions plus! Le jeune Touvia Sthetman, qui a mis en deroute un terroriste arabe apres avoir ete poignarde plusieurs fois, est un heros juif moderne, a l'image du Roi David ou des Makkabim. En cette veille de Kippour, prions pour que d'autres jeunes heros de cette trempe se multiplient et deviennent les futurs dirigeants de l'Etat juif en Eretz Israel!
Nine-Year-Old Yitzhar Hero Formally Thanked by IDF
(IsraelNN.com) The Commander of the Samaria Brigade, Col. Itzik Bar, awarded a certificate of gratitude this weekend to nine-year-old Tovia Shtetman of Yitzhar, who successfully fought off a terrorist three weeks ago.
The ceremony took place in Col. Bar's office. Bar said that he was "astounded by the courage and bravery of a child from Yitzhar who resolutely fought off a terrorist despite his thin frame."
The terrorist infiltrated the community at 6:30 a.m. on Saturday, Sept. 13, and set fire to a home. The next door neighbor, Revital Ofan, woke up and saw the Arab terrorist trying to pry his way through her bedroom window. In the meantime, her neighbor Tovia came running to her house to warn her family of the approaching fire.
He then encountered the terrorist, who stabbed him seven times in the back. Tovia fought back and the terrorist's knife broke. The assailant then threw Tovia off the porch into a deep ravine. Tovia sustained light to moderate injuries but none of his internal organs was damaged.
Residents of Yitzhar pursued the terrorist into the nearby Arab village of Asira al-Kabaliya following the attack, although he escaped. Prime Minister Ehud Olmert accused them of carrying out a “pogrom”, after denouncing the attack on the child as “grave and serious,” The terrorist was killed the following Shabat when he returned to Yitzhar and attempted another attack.
22:53 Publié dans Heroisme juif | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : heros juif, samarie, itzhar, terrorisme arabe
03.10.2008
LE CBSP PERD SON PROCES EN APPEL : defaite judiciaire pour les amis du Hamas en France
Diffamation envers le CBSP : le Centre Simon Wiesenthal relaxé en appel
France-procès-Israël-Palestiniens
PARIS, 1 oct 2008 (AFP)
Condamné en première instance pour avoir diffamé le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), le Centre Simon Wiesenthal Europe, organisation internationale dédiée à la lutte contre l'antisémitisme, a été relaxé mercredi par la cour d'appel de Paris.
Le CBSP reprochait au Centre Simon Wiesenthal Europe de l'avoir qualifié en novembre 2004 d'"association française qui finance le terrorisme et qui est proscrite aux Etats-Unis".
Le Centre avait en outre accusé le CBSP d'avoir collecté "des fonds pour les familles des terroristes-suicide du Hamas" par le biais de l'UOIF (Union des organisations islamiques de France) dans une campagne "camouflée sous le nom : +pour la modique somme de 50 euros, parrainez un orphelin de Palestine".
Le 8 mars 2007, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé ces propos "gravement diffamatoires", estimant que les documents apportés par le Centre pour justifier ses propos n'étaient pas suffisants.
Donnant raison au CBSP, il avait condamné l'un des responsables du Centre Simon Wiesenthal Europe, Stanley Trevor Samuels, directeur des relations internationales, à une amende de 1.000 euros avec sursis et à verser un euro de dommages-intérêts au CBSP.
Arguant d'une enquête "très approfondie" de "plus de deux ans", M. Samuels avait fait appel, assurant vouloir aller "au bout de (s)on devoir, qui est de mettre en garde les personnes généreuses, prêtes à aider les populations palestiniennes qui en ont besoin, contre le détournement de leurs dons".
Mercredi, les magistrats de la 11e chambre ont considéré que son enquête était effectivement "sérieuse" et qu'il n'avait "pas dépassé les limites admissibles en matière de liberté d'expression".
A ce titre, ils ont infirmé la décision de première instance et relaxé M. Samuels.
AFP 011836 OCT 08
16:03 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note | Tags : hamas, cbsp, justice












