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29/09/2008

Conférence de Geert Wilders à NY sur l’Alliance des patriotes

"La guerre contre Israël n’est pas une guerre contre Israël. C’est une guerre contre l’Occident. C’est le djihad. Israël reçoit tout simplement les coups qui nous sont destinés à nous tous. Si il n’y avait pas eu d’Israël, l’impérialisme islamique aurait trouvé d’autres lieux où déployer son énergie et sa volonté de conquête. Grâce aux parents d’Israël qui envoient leurs enfants à l’armée et restent éveillés la nuit, les parents en Europe et en Amérique peuvent dormir en paix et rêver, inconscients de la menace qui se profile".

L'homme qui parle ainsi n'est pas un homme politique israélien, ni meme juif. Il s'appelle Geert Wilders, il est député du Parti de la liberté au Parlement néerlandais et c'est une des rares voix lucides et courageuses en Europe aujourd'hui.

[Reproduit du site Point de Bascule]

dimanche 28 septembre 2008, par Annie Lessard, Marc Lebuis

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Geert Wilders

« C’est difficile d’être optimiste face à l’islamisation de l’Europe. Nous sommes en train de perdre. Le pire, c’est la trahison des élites. Les milieux universitaires, les artistes, les médias, les syndicats, les églises, le monde des affaires, l’establishment politique au grand complet couchent avec l’islam et nous demandent de renoncer à nos libertés en chantant Kumbaya. Nos élites dilapident notre précieux héritage en transigeant avec les mollahs et les imams, ce que nos enfants ne nous pardonneront jamais. Mais il y a espoir. Des mouvements de base d’organisent. La nouvelle Alliance des patriotes en sera l’épine dorsale ».

Traduction de la conférence donnée le 25 septembre dernier par Geert Wilders, député du Parti de la liberté au Parlement néerlandais, pour le Hudson Institute à l’hôtel Four Seasons de New York. Le texte original du discours est affiché sur le site Jihadwatch. Geert Wilders a présenté la nouvelle Alliance des patriotes, et annoncé la conférence des parlementaires européens qui se réunira à Jérusalem en décembre 2008 sous le thème Facing Jihad, dont nous avons parlé dans notre brève du 5 septembre.

 

Chers amis,

Grand merci de m’avoir invité. C’est fantastique d’être au Four Seasons. Je viens d’un pays qui n’a qu’une saison, la saison des pluies qui commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre. Lorsque nous avons trois jours ensoleillés de suite, le gouvernement déclare une urgence nationale. Alors Four Seasons, c’est nouveau pour moi.

C’est génial d’être à New York. Quand je vois les gratte-ciel et les tours à bureaux, je pense à ce qu’a dit Ayn Rand : « Le ciel de New York et la volonté de l’homme rendue visible ». Bien sûr, sans les Hollandais vous ne seriez nulle part, vous chercheriez encore comment acheter cette île des Indiens. Mais nous sommes heureux de l’avoir fait pour vous. Et en toute honnêteté, vous avez fait un bien meilleur boulot que ce que nous aurions possiblement fait.

Je viens en Amérique porteur d’une mission. Ça ne va pas bien dans le vieux continent. Un énorme danger menace, et il est très difficile d’être optimiste. Nous pourrions être dans la phase finale de l’islamisation de l’Europe. Ce n’est pas seulement un danger clair et immédiat pour l’avenir de l’Europe elle-même, c’est aussi une menace pour l’Amérique et la survie même de l’Occident. Le danger que je perçois à l’horizon est celui d’une Amérique seule. Les États-Unis comme le dernier bastion de la civilisation occidentale, face à une Europe islamique. Dans une génération ou deux, les États-Unis se demanderont : qui a perdu l’Europe ? Des patriotes de toute l’Europe risquent leur vie chaque jour pour empêcher ce scénario de devenir réalité.

Mon court exposé se compose de 4 parties.

Je vais d’abord décrire la situation sur le terrain en Europe. Je vais ensuite parler brièvement de l’islam. Enfin, si vous êtes encore ici, je vais dire quelques mots du film que vous venez de voir. Pour terminer, je vais vous parler d’une conférence à Jérusalem.

Europe - Un état des lieux

L’Europe que vous connaissez est en train de changer. Vous avez probablement vu les grands points de repères. La Tour Eiffel, Trafalgar Square, les constructions antiques de Rome et peut-être les canaux d’Amsterdam. Ils sont toujours là, et ils ne semblent pas avoir changé depuis 100 ans.

Mais dans toutes ces villes, parfois à quelques pâtés de maison de votre destination touristique, il y a un autre monde, un monde que très peu de visiteurs voient - et qui n’apparaît pas dans votre guide touristique. C’est le monde de la société parallèle créée par la migration massive des musulmans. À travers toute l’Europe, une nouvelle réalité s’affirme : des quartiers complètement musulmans où très peu de citoyens de souche résident, ou sont même vus. S’ils sont vus, ils pourraient le regretter. Cela vaut aussi pour la police.

C’est le monde des foulards islamiques, des femmes déambulant sous des tentes informes avec des poussettes et une ribambelle d’enfants. Leurs maris, ou propriétaires d’esclaves si vous préférez, marchent trois pas en avant. Avec des mosquées un peu partout. Les magasins ont des enseignes que vous et moi ne pouvons lire. Il vous sera difficile de trouver une quelconque activité économique. Ces ghettos musulmans sont contrôlés par des fanatiques religieux. Ces quartiers sont musulmans, et ils poussent comme des champignons dans toutes les villes à travers l’Europe. Ce sont les fondations d’un contrôle territorial d’une part croissante de l’Europe, rue par rue, quartier par quartier, ville par ville.

Il y a maintenant des milliers de mosquées dans toute l’Europe, avec des congrégations plus nombreuses que dans les églises. Dans chaque ville européenne, il est prévu de construire des méga mosquées qui surplomberont n’importe quelle église dans la région. Le message est clair : nous dominons.

La population de nombreuses villes européennes est déjà à 25% musulmane : prenez seulement Amsterdam, Marseille et Malmö en Suède. Dans de nombreuses villes, la majorité des moins de 18 ans sont musulmans. Paris est maintenant encerclé par des quartiers musulmans. Mohammed est le nom le plus populaire chez les garçons dans de nombreuses villes. Dans certaines écoles primaires d’Amsterdam, la ferme ne peut plus être mentionnée parce que cela signifierait aussi de mentionner le porc, ce qui serait une insulte pour les musulmans. Beaucoup d’écoles en Belgique et au Danemark ne servent plus que de la nourriture halal à tous les élèves. À Amsterdam, une ville autrefois tolérante, les gays sont agressés presque exclusivement par des musulmans.

Les non musulmanes entendent régulièrement « pute, pute ». Les antennes paraboliques ne pointent pas vers des stations de TV locales, mais vers des stations du pays d’origine. En France, les enseignants sont invités à éviter les auteurs considérés comme offensants pour les musulmans, y compris Voltaire et Diderot. Il en va de même de plus en plus pour Darwin. Dans de nombreux cas, l’histoire de l’Holocauste ne peut plus être enseignée en raison des sensibilités musulmanes. En Angleterre, des tribunaux de la charia font maintenant officiellement partie du système juridique britannique.

De nombreux quartiers en France sont des zones interdites aux femmes non voilées. La semaine dernière, un homme est presque mort après avoir été roué de coups par des musulmans à Bruxelles parce qu’il buvait de l’alcool pendant le Ramadan. Les Juifs fuient la France en nombre record à cause de la pire vague d’antisémitisme depuis la Seconde Guerre mondiale. Le français est maintenant couramment parlé dans les rues de Tel-Aviv et de Netanya en Israël. Je pourrais continuer éternellement avec de telles histoires. Des histoires sur l’islamisation.

Un total de 54 millions de musulmans vit aujourd’hui en Europe. L’Université de San Diego a récemment calculé que pas moins de 25% de la population européenne sera musulmane dans à peine 12 ans. Bernard Lewis a prédit une majorité musulmane avant la fin du siècle. Ce ne sont que des chiffres. Et les chiffres ne seraient pas une menace si les immigrants musulmans avaient un fort désir de s’intégrer. Mais il y a peu de manifestation d’une telle volonté.

Le Pew Research Center a signalé que la moitié des Français musulmans considèrent que leur loyauté à l’islam passe avant leur loyauté à la France. Un tiers des Français musulmans ne s’opposent pas à des attentats-suicide. Le British Centre for Social Cohesion a indiqué que le tiers des étudiants musulmans britanniques sont en faveur d’un califat mondial. Une étude néerlandaise a signalé que la moitié des musulmans néerlandais disent « comprendre » les attaques du 11/9.

Les musulmans exigent ce qu’ils appellent le « respect ». Et voilà comment nous leur manifestons du respect. Nos élites sont prêtes à faire des concessions. À capituler. Dans mon propre pays, nous sommes passés d’une demande par un membre du cabinet à reconnaître les fêtes musulmanes comme des jours fériés officiels, à des déclarations d’un autre membre du cabinet que l’islam fait partie de la culture néerlandaise, à l’affirmation par le Procureur général démocrate-chrétien qu’il est prêt à accepter la charia aux Pays-Bas s’il y a une majorité musulmane. Nous avons des membres du cabinet avec des passeports marocains et turcs.

Les exigences des musulmans sont appuyées par des comportements illégaux, allant de la petite délinquance et de la violence aveugle, par exemple contre les ambulanciers et les conducteurs de bus, aux émeutes à petite échelle. Paris a connu des soulèvements dans les banlieues à faibles revenus. Certains préfèrent n’y voir que des incidents isolés, mais j’appelle cela une Intifada musulmane. J’appelle les auteurs de ces actes des « colons ». Parce que c’est ce qu’ils sont. Ils ne viennent pas pour s’intégrer dans nos sociétés, ils viennent pour intégrer notre société dans leur Dar-al-Islam. Par conséquent, ils sont des colons.

 

Une grande partie de la violence de rue dont j’ai parlé est dirigée exclusivement contre les non-musulmans, forçant un grand nombre de personnes à quitter leur quartier, leur ville, leurs pays.

Les politiciens hésitent à prendre position contre cette charia insidieuse. Ils croient en l’égalité de toutes les cultures. En outre, plus prosaïquement, les musulmans sont désormais un bloc de votes à ne pas ignorer.

Nos nombreux problèmes avec l’islam ne peuvent être expliqués par la pauvreté, la répression ou le passé colonial européen, comme l’affirme la gauche. Ça n’a pas non plus quelque chose à voir avec les Palestiniens ou les troupes américaines en Irak. Le problème, c’est l’islam lui-même.

Islam 101

Permettez-moi de vous donner un bref cours d’islam 101. La première chose que vous devez savoir au sujet de l’islam est l’importance du Coran. Le Coran est la parole même d’Allah, révélée par un ange à Mahomet, le prophète. C’est là que le problème commence. Chaque mot dans le Coran est la parole d’Allah, et n’est donc pas ouverte aux débats ou à l’interprétation. Il est valable pour tous les musulmans et pour tous les temps. Par conséquent, il n’y a pas une telle chose que l’islam modéré. Bien sûr, il y a beaucoup de musulmans modérés. Mais un islam modéré, ça n’existe pas.

Le Coran appelle à la haine, à la violence, à la soumission, au meurtre et au terrorisme. Le Coran demande aux musulmans de tuer les non-musulmans, de terroriser les non-musulmans et de s’acquitter de leur devoir de faire la guerre : le djihad violent. Le djihad est un devoir pour chaque musulman, l’islam est appelé à gouverner le monde - par l’épée. Le Coran est clairement anti-sémite, décrivant les Juifs comme des singes et des porcs.

La deuxième chose que vous devez savoir est l’importance de Mahomet le prophète. Son comportement sert d’exemple à tous les musulmans et ne peut pas être critiqué. Si Mahomet avait été un homme de paix, disons un mélange de Gandhi et de Mère Teresa, il n’y aurait pas de problème. Mais Mahomet était tout à la fois un chef de guerre, un tueur en série, un pédophile, et un polygame. La tradition islamique nous raconte comment il a combattu, comment il a tué ses ennemis et a même fait exécuter des prisonniers de guerre. Mahomet lui-même a exterminé la tribu juive de Banu Qurayza. Il a donné des conseils sur l’esclavage mais n’a jamais conseillé de libérer les esclaves. L’islam n’a pas d’autre morale que la propagation de l’islam. Si c’est bon pour l’islam, c’est bon. Si c’est mauvais pour l’islam, c’est mauvais. Il n’y a pas de zone grise ni une autre face.

 

Le Coran comme parole authentique d’Allah, et Mahomet comme le modèle de l’homme parfait, sont les deux plus importantes facettes de l’islam.

Ne laissez personne vous tromper au sujet de l’islam comme religion. Bien sûr, il y a un dieu, et un au-delà, et 72 vierges. Mais dans son essence l’islam est une idéologie politique. Il s’agit d’un système qui fixe des règles détaillées pour la société et la vie de chaque personne. L’islam veut dicter tous les aspects de la vie. Islam signifie « soumission ». L’islam n’est pas compatible avec la liberté et la démocratie, parce que ce qu’il cherche est la charia. Si vous voulez comparer l’islam à quelque chose, comparez-le au communisme ou au national-socialisme, ce sont toutes des idéologies totalitaires.

C’est ce que vous devez savoir au sujet de l’islam pour comprendre ce qui se passe en Europe. Pour des millions de musulmans, le Coran et la vie de Mahomet ne datent pas de 14 siècles, mais sont une réalité quotidienne, un idéal qui guide tous les aspects de leur vie. Maintenant vous savez pourquoi Winston Churchill appelle l’islam « la force la plus rétrograde qui existe dans le monde », et pourquoi il a comparé à Mein Kampf au Coran.

Ce qui m’amène à mon film, Fitna.

FITNA, le film

Je suis un député et non un réalisateur. Mais je sentais que j’avais le devoir moral d’éduquer au sujet de l’islam. Le devoir de préciser que le Coran est au coeur même de ce que certains appellent le terrorisme, mais qui en réalité, est le djihad. Je voulais montrer que les problèmes de l’islam sont au cœur de l’islam plutôt qu’à sa périphérie.

Dès qu’il a été rendu public, mon projet de film a provoqué tout un émoi aux Pays-Bas et dans toute l’Europe. Il y a d’abord eu une tempête politique, avec des leaders gouvernementaux sur l’ensemble du continent en état de pure panique. Le niveau d’alerte terroriste aux Pays-Bas a été relevé en raison de possibles attaques ou d’une révolte de notre population musulmane. La branche néerlandaise de l’organisation islamique Hizb ut-Tahrir a déclaré que les Pays-Bas étaient dus pour un attentat. Il y a eu une série d’incidents à l’échelle internationale. Les Talibans ont menacé d’organiser d’autres attaques contre les troupes néerlandaises en Afghanistan, et un site Web lié à Al-Qaida a publié le message que je devais être tué, tandis que différents muftis au Moyen-Orient ont déclaré que je serais responsable de toutes les effusions de sang qui suivraient la projection du film.

En Afghanistan et au Pakistan, le drapeau néerlandais a été brûlé à plusieurs reprises. J’ai été brûlé en effigie. Le président indonésien a annoncé que je ne serais plus jamais admis en Indonésie, tandis que le Secrétaire général des Nations Unies et l’Union européenne ont lâchement publié des déclarations dans le même sens que celles faites par le gouvernement néerlandais. Je pourrais continuer ainsi de suite. C’était une honte totale, une capitulation.

Une pléthore de problèmes juridiques a également suivi, et ce n’est pas encore la fin. Présentement, la Jordanie me poursuit. Juste la semaine dernière, il y a eu de nouveaux rapports d’agences de sécurité sur un niveau accru d’alerte terroriste aux Pays-Bas en raison de Fitna.

La conférence de Jérusalem

J’aimerais maintenant dire quelques mots au sujet d’Israël. Parce que, très bientôt, nous nous réunirons dans sa capitale. La meilleure façon pour un politicien en Europe de perdre des voix est de dire quelque chose de positif au sujet d’Israël. Le public a accepté de tout cœur la version palestinienne, et considère Israël comme l’agresseur. Je vais quand même continuer à parler en faveur d’Israël. Pour moi, prendre la défense d’Israël est une question de principe. J’ai vécu dans ce pays et je l’ai visité des dizaines de fois. Je soutiens Israël. Tout d’abord, parce que c’est la patrie des Juifs après deux mille ans d’exil jusqu’à et y compris Auschwitz, d’autre part parce que c’est une démocratie, et ensuite parce que Israël est notre première ligne de défense.

Samuel Huntington l’écrit de manière judicieuse : « L’islam a des frontières sanglantes ». Israël est situé précisément sur cette frontière. Ce petit pays est situé sur la ligne de faille du djihad, frustrant l’avancée territoriale de l’islam. Israël fait face à la ligne de front du djihad, tout comme le Cachemire, le Kosovo, les Philippines, la Thaïlande du Sud, le Darfour au Soudan, le Liban, et la province d’Aceh en Indonésie. Israël est tout simplement en travers du chemin, comme l’était Berlin Ouest pendant la guerre froide.

La guerre contre Israël n’est pas une guerre contre Israël. C’est une guerre contre l’Occident. C’est le djihad. Israël reçoit tout simplement les coups qui nous sont destinés à nous tous. Si il n’y avait pas eu d’Israël, l’impérialisme islamique aurait trouvé d’autres lieux où déployer son énergie et sa volonté de conquête. Grâce aux parents d’Israël qui envoient leurs enfants à l’armée et restent éveillés la nuit, les parents en Europe et en Amérique peuvent dormir en paix et rêver, inconscients de la menace qui se profile.

Nombreux sont ceux en Europe qui plaident en faveur de l’abandon d’Israël pour répondre aux griefs de nos minorités musulmanes. Mais si Israël, Dieu nous en garde, devait être perdu, cela n’apporterait aucun réconfort à l’Occident. Cela ne signifierait pas que nos minorités musulmanes changeraient soudainement leur comportement et accepteraient nos valeurs. Au contraire, la fin d’Israël serait un énorme encouragement pour les forces de l’islam.

Ils verraient, à juste titre, la disparition d’Israël comme la preuve que l’Occident est faible, et voué à l’échec. La fin d’Israël ne signifierait pas la fin de nos problèmes avec l’islam, mais seulement le début. Ce serait le signe du début de la bataille finale pour la domination du monde. S’ils peuvent avoir Israël, ils peuvent tout avoir. Par conséquent, ce n’est pas que l’Occident a des intérêts en Israël. Il est Israël.

Il est très difficile d’être optimiste face à l’islamisation croissante de l’Europe. Tous les courants sont contre nous. Sur tous les fronts, nous sommes en train de perdre. La dynamique démographique favorise l’islam. L’immigration musulmane est encore une source de fierté au sein des partis libéraux au pouvoir. Les milieux universitaires, les artistes, les médias, les syndicats, les églises, le monde des affaires, l’establishment politique au grand complet s’est converti à la théorie suicidaire du multiculturalisme.

Des soi-disant journalistes se portent volontaires pour étiqueter quiconque critique l’islamisation comme étant un « extrémiste de droite » ou un « raciste ». L’ensemble de l’establishment a pris partie pour notre ennemi. Tous les gauchistes, les libéraux et les démocrates-chrétiens couchent maintenant avec l’islam. C’est la chose la plus douloureuse à voir : la trahison de nos élites. À cette période dans l’histoire de l’Europe, nos élites sont censées faire preuve de leadership. Se porter à la défense de siècles de civilisation. Défendre notre patrimoine. Rendre hommage à nos valeurs judéo-chrétiennes éternelles qui ont fait de l’Europe ce qu’elle est aujourd’hui. Mais il y a très peu de signes d’espoir au niveau gouvernemental.

Sarkozy, Merkel, Brown et Berlusconi reconnaissent probablement la gravité de la situation en privé. Mais lorsque la petite lumière rouge s’allume, ils fixent la caméra et nous disent que l’islam est une religion de paix, et que nous devrions tous essayer de nous entendre gentiment et chanter Kumbaya. Ils participent volontiers à ce que le Président Reagan a si justement appelé « la trahison de notre passé, la dilapidation de notre liberté ».

Si il y a un espoir pour l’Europe, il vient du peuple et non des élites. Le changement ne peut venir que d’initiatives populaires. Il doit venir des citoyens eux-mêmes. Pourtant, ces patriotes devront confronter l’ensemble de l’establishment politique, juridique et médiatique.

Au cours des dernières années, il y a eu quelques signes, modestes mais encourageants, d’une renaissance de l’esprit européen des origines. Peut-être que les élites tournent le dos à la liberté, mais pas le public. Dans mon pays, les Pays-Bas, 60% de la population voit l’immigration de masse des musulmans comme l’erreur politique numéro un depuis la Seconde Guerre mondiale. Et un autre 60% voit l’islam comme la plus grande menace à notre identité nationale. Je ne pense pas que l’opinion publique aux Pays-Bas soit très différente de celle des autres pays européens.

Contre toute attente, il y a une augmentation du nombre de partis patriotiques qui s’opposent au djihad. Mon propre parti a fait ses débuts il y a deux ans, avec 5% des voix. Il est maintenant à 10% dans les sondages. Il en va de même de tous les partis aux vues similaires en Europe. Ils militent contre l’establishment libéral et gagnent du terrain sur la scène politique, un électeur à la fois.

Pour la première fois, ces partis patriotiques vont maintenant se réunir et échanger leurs expériences. Ce pourrait être le début de quelque chose de gros. Quelque chose qui pourrait changer la carte de l’Europe pour les décennies à venir. Ce pourrait aussi être la dernière chance de l’Europe.

En décembre 2008, une conférence aura lieu à Jérusalem. Grâce au professeur Aryeh Eldad, un membre de la Knesset, nous serons en mesure de regarder Fitna à la Knesset et de discuter du djihad. Nous organisons cet événement en Israël pour mettre l’accent sur le fait que nous sommes tous dans le même bateau en même temps, et qu’Israël fait partie de notre patrimoine commun. Les participants seront sélectionnés. Aucune organisation raciste ne sera admise. Et nous n’admettrons que les partis qui sont solidement démocratiques.

Cette conférence sera le début d’une Alliance des patriotes européens. Cette alliance sera l’épine dorsale de tous les organismes et partis politiques qui s’opposent au djihad et à l’islamisation. Je sollicite votre appui à cette Alliance.

Cette initiative pourrait est cruciale pour l’Amérique et l’Occident. L’Amérique peut s’accrocher au rêve que grâce à sa situation géographique, elle est à l’abri du djihad et de la charia. Mais il y a sept ans, jour pour jour, il y avait encore de la fumée sortant de Ground Zero à la suite d’attentats qui ont réduit ce rêve à néant. Pourtant, il existe un danger encore plus grand que des attaques terroristes, c’est le scénario de l’Amérique comme le seul rempart.

Les lumières pourraient s’éteindre sur l’Europe plus vite que vous pouvez imaginer. Une Europe islamique, c’est une Europe sans liberté ni démocratie, une économie en déroute, un cauchemar intellectuel, et une perte de puissance militaire pour l’Amérique alors que ses alliés se transformeront en ennemis, des ennemis avec des bombes atomiques. Avec une Europe islamique, il reviendrait à l’Amérique seule de préserver l’héritage de Rome, d’Athènes et de Jérusalem.

Chers amis, la liberté est le bien le plus précieux. Ma génération n’a jamais eu à se battre pour cette liberté, elle nous a été offerte sur un plateau d’argent par des personnes qui se sont battues pour elle au prix de leur vie. À travers toute l’Europe, des cimetières américains nous rappellent les jeunes garçons qui ne sont jamais rentrés à la maison, et dont nous chérissons la mémoire.

Cette liberté n’appartient pas à ma génération, nous en sommes seulement les dépositaires. Nous devons léguer cette liberté durement conquise aux enfants de l’Europe dans l’état dans lequel elle nous a été transmise. Nous ne pouvons pas la compromettre en transigeant avec des mollahs et des imams. Les générations futures ne nous le pardonneraient jamais. Nous ne pouvons dilapider nos libertés. Nous n’avons tout simplement pas le droit de le faire.

Ce n’est pas la première fois que notre civilisation est menacée. Nous avons connu des dangers avant. Nous avons été trahis par nos élites avant. Elles ont déjà pris partie pour nos ennemis. Et pourtant, la liberté a gagné.

Nous ne vivons pas une époque où on peut pratiquer l’apaisement, la capitulation, la renonciation ou l’abandon. Ce ne sont pas des temps où on peut prendre exemple sur M. Chamberlain. Nous vivons des temps où il faut se rappeler les leçons de M. Churchill et les paroles qu’il a prononcées en 1942 :

« N’abandonnez jamais. N’abandonnez jamais. Jamais, au grand jamais, n’abandonnez jamais en rien, si ce n’est pour l’honneur et le bon sens. Ne cédez jamais à la force. Ne cédez jamais à l’apparente puissance écrasante de l’ennemi. »

28/09/2008

Des photos inédites du pogrome de Hébron

Le site Internet de la ville juive de Hébron (www.hebron.org.il) met en ligne des photos inédites du pogrome de 1929, témoignage important et émouvant de cet événement qui a marqué l’histoire des Juifs dans la Cité des Patriarches et, au-delà, celle du Yishouv tout entier. La découverte de ces photos est en elle-même une histoire rocambolesque, relatée par Nadav Shragai dans les colonnes du journal Haaretz.

 

« Il y a 20 ans, l’historien Gershon Gera a reçu la visite inopinée d’un vieux Juif, qui lui a remis une liasse de photos en lui disant : ‘tu sauras quel usage en faire’, avant de repartir sans dire son nom. Ces 111 photos étaient celles des victimes juives du pogrome de Hébron, prises quelques instants après leur assassinat, et des nombreux blessés. Pendant 20 ans, elles sont restées dans un tiroir, dans la maison de l’historien, jusqu’à ce que sa veuve décide de les remettre à Noam Arnon, porte-parole de la communauté juive de Hébron ».

 

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Victimes juives du pogrom de Hebron, 1929

Le Yishouv juif de Hébron a décidé de mettre toutes ces photos en ligne, en prévision du 80e anniversaire des « événements de Tarpat » qui aura lieu l’an prochain. Décision salutaire, au moment où les ennemis d’Israël intensifient leur propagande contre la présence juive en Judée-Samarie, aidés par les organisations « pacifistes » comme Chalom Archav et autres. Lorsque, il y a à peine un mois, un enfant juif de 9 ans a failli être assassiné par des terroristes arabes à Yitshar, ce sont les habitants juifs qui ont été qualifiés de « pogromistes » par certains médias israéliens, et même par l’ancien Premier Ministre Ehoud Olmert ! Les photographies mises en ligne aujourd’hui ne sont pas seulement un document historique irremplaçable. Elles rappellent aussi aux Juifs et au monde entier qui sont les véritables pogromistes.

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La meilleure réponse a nos ennemis de l'intérieur comme de l'extérieur est de renforcer la présence juive a Hébron, en s'y rendant en visite et en soutenant financierement les Juifs valeureux qui y habitent! Dons en ligne sur le site de la communauté juive de Hébron.

 Pierre Lurçat

NB Sur l'histoire des Juifs de Hebron, voir le livre de mon ami E. Attlan, Le Livre de Hébron, TR éditions, 2003, 223 p. 150 NIS. Distribué en Israël par Liora, 054-685 06 24.

26/09/2008

Sternhell: Questions sur un attentat

Il est encore trop tot pour savoir exactement qui se cache derrière l'attentat contre le professeur Sternhell. Alors que les grands medias et certains dirigeants politiques dénoncent, de manière quasi-pavlovienne, "l'extreme-droite" juive, beaucoup de questions demeurent encore sans réponse. Aurait-on cherché a maquiller en crime politique un règlement de compte privé, comme le suggere mon ami E. Chemla? Ou bien s'agirait-il d'une provocation du Shin-Beth, et de sa fameuse "section juive", rappelant les plus sinistres jours d'Oslo et de l'assassinat de Rabin?

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Le livre de B. Chamish sur l'assassinat de Rabin

Dans les colonnes de Makor Rishon, l'ancien membre du Shin Beth Menahem Landau s'interroge, faisant remarquer que les groupes d'extreme-droite utilisent en général des explosifs authentiques, et pas des bombes improvisées comme celle qui visait Sternhell. D'autre part, les tracts laissés sur les lieux ressemblent, dans leur conception et leur style appuyé, au fameux "poster de Rabin en SS" fabriqué a l'époque par le groupe "Eyal", dirigé par l'agent du Shin-Beth Avishai Raviv...

Affaire a suivre...

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Zeev Sternhell, historien du fascisme

NB  Voici ce que j'écrivais ici meme la semaine derniere au sujet de Chalom Archav, dont le professeur Sternhell se flatte d'etre un des membres fondateurs...

"A cet égard, le phénomène Kadima procède de la même motivation psychologique que le phénomène Shalom Archav. Dans les deux cas, c'est le ressentiment qui est le moteur principal de leur combat politique, dirigé contre "l'ennemi intérieur", qui est désigné à la vindicte du peuple, y compris en s'alliant objectivement avec les ennemis extérieurs.

 Shmuel Trigano avait décrit il y a déjà plusieurs années ce phénomène politique et sociologique, à propos du fameux "camp de la paix" : "Le 'camp de la paix' n'a cessé d'en appeler au monde, de le solliciter, de l'interpeller, pour s'imposer du dehors à ceux qu'il excluait de ses rangs distingués, en les diabolisant au passage et en attirant sur eux une vindicte et un mépris de l'opinion publique internationale... A l'époque de l'élection de Begin, les sépharades, qu'on rendait responsables de sa venue au pouvoir, s'étaient vus fustigés de la sorte et accusés d'être tout simplement des 'fascistes'... Plus tard, ce fut une autre catégorie qui fut bannie en bloc, les Juifs religieux. Puis, aujourd'hui, les 'colons'. Le 'camp de la paix' a toujours ainsi un 'mauvais Israël' contre lequel s'affirmer, une exclusion d'autrui à travers laquelle il s'identifie lui-même. Son identité est fondamentalement une identité du ressentiment".

   

 
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