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19/09/2008

Kadima ou la politique du ressentiment

Cet article, publié il y a plus de deux ans dans la revue Forum-Israël (disparue depuis), n'a malheusement rien perdu de son actualité. Alors que la probable future Premier Ministre de l'Etat d'Israël vient d'être élue par quelques milliers d'électeurs du parti Kadima, il convient de s'interroger sur ce parti : s'agit-il d'un feu de paille politique, destiné à disparaitre à plus ou moins brève échéance, ou bien d'un phénomène plus profond, traduisant des évolutions significatives de la société israélienne : individualisme, postsionisme et crise des idéologies ?

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Tzipi Livni, elue par quelques milliers de membres de Kadima

 Le phénomène Kadima constitue à bien des égards une énigme politique. Apparu subitement sur la scène politique israélienne, le parti Kadima a conquis en un temps record le pouvoir, sans appareil politique et sans véritable programme. Si tout le monde s'accorde pour dire qu'il s'agit d'un tour de force politique, les interprétations divergent quant à l'identité réelle de ce parti. Pour certains observateurs, c'est un parti centriste, "pragmatique et non idéologique 1". D'autres y voient au contraire l'incarnation de l'idéologie postsioniste.

 Pour tenter d'élucider cette énigme, nous proposons d'interpréter le phénomène Kadima comme la victoire de l'idéologie pacifiste, représentée par le mouvement Shalom Archav ("La Paix Maintenant"), né au lendemain de la guerre de Kippour. Pour comprendre ce phénomène, il faut remonter plus de trente ans en arrière, jusqu'au traumatisme qui a suivi la guerre de Kippour. Kadima est en effet, comme Shalom Archav, un phénomène sociologique tout autant qu'un mouvement politique.

 Amnon Lord, un des observateurs les plus lucides de la gauche et de l'extrême-gauche israélienne, dont il est issu, apporte dans son livre Milhama Ba-Bayit (2) quelques observations capitales pour comprendre le lien qui unit Kadima à Shalom Archav. Nous tenterons d'expliquer comment la victoire du parti créé par Ariel Sharon en 2005 s'inscrit en réalité dans la droite lignée du mouvement pacifiste né au lendemain de la guerre de Kippour, tant par son programme politique, que par sa stratégie de conquête du pouvoir et par ses motivations psychologiques profondes.

 1. Le programme politique

 L'analyse du programme politique de Kadima montre qu'il est en fait quasiment identique à celui du mouvement pacifiste Shalom Archav, résumé par le slogan : "deux Etats pour deux peuples". Ce slogan trompeur correspond bien au programme de Kadima, premier parti de gouvernement qui affirme ouvertement sa volonté de créer un Etat palestinien judenrein à l'ouest du Jourdain, en expulsant manu militari les populations juives de Judée et de Samarie (même si son programme prétend que cet Etat sera "démilitarisé" et ne verra le jour qu'au terme du processus prévu par la "feuille de route").

 Reprenons point par point le programme de Shalom Archav 3. "Partage de la terre entre les deux Etats selon le tracé de la Ligne verte" : à cet égard, Kadima a adopté la plateforme de Shalom Archav, puisque la fameuse "barrière de sécurité" qui épouse grosso modo le tracé de la Ligne verte est destinée de toute évidence, et malgré les dénégations de ses promoteurs, à devenir la frontière permanente de l'Etat d'Israël.

 "Partage de souveraineté sur Jérusalem" : sur ce point, Kadima reste encore dans le flou, mais plusieurs éléments indiquent que le partage de Jérusalem ne constitue aucunement un tabou pour le gouvernement Olmert-Peretz, et que l'ancien maire de la Ville sainte a depuis longtemps accepté l'idée d'un partage de la capitale. Lors de sa récente tournée des capitales européennes, Olmert a ainsi déclaré que "tous les quartiers arabes ne feront pas partie de la ville dans l'avenir 4"...

"Démantèlement des colonies juives de Cisjordanie et de Gaza". Sur ce point capital, Kadima a non seulement adopté la plateforme de Shalom Archav, mais il en a même fait le cœur de son programme et de sa campagne électorale. C'est sans doute la seule promesse électorale que Kadima risque de tenir : la paix n'est pas à l'ordre du jour, les tirs de missiles Qassam sur les villes israéliennes se poursuivent, les inégalités économiques risquent de se perpétuer... Mais une chose est (presque) certaine, c'est que le gouvernement d'Ehoud Olmert chassera de leurs maisons les habitants juifs de Judée-Samarie. Nous verrons plus loin quelles motivations psychologiques expliquent cet ordre de priorités du parti Kadima.

"Retour des réfugiés palestiniens sur le territoire de l'Etat palestinien". A cet égard, Kadima semble être en retrait par rapport aux idéologues de Shalom Archav, qui ont depuis longtemps accepté l'idée que des millions de "réfugiés" palestiniens affluent dans le futur Etat palestinien, au nom du sacro-saint "droit au retour", cœur du plan par étapes élaboré par l'OLP et repris à son compte par la frange la plus radicale de la gauche israélienne. Mais on imagine mal comment l'Etat d'Israël, une fois retourné aux frontières de 1967 (celles que Abba Eban qualifiait avec lucidité de "frontières d'Auschwitz"), pourra empêcher la matérialisation du "droit au retour", une fois que les postes frontières sur le Jourdain seront, tout comme ceux avec l'Egypte, remis entre les mains des "policiers" de l'AP et du Hamas.

 

2. La stratégie de conquête du pouvoir.

Un des aspects par lequel Kadima ressemble le plus à Shalom Archav, par-delà même son programme politique, est la stratégie de conquête du pouvoir qu'il a utilisée et, à un niveau plus fondamental, la conception même de la politique que ce parti véhicule. Beaucoup a été dit sur le rôle des conseillers en marketing politique (les "spin doctors") dans la victoire de Kadima aux dernières élections. Mais peu d'observateurs ont fait le rapprochement avec les méthodes de Shalom Archav. Comme le rappelle Amnon Lord, Shalom Archav a d'abord été un petit noyau d'une dizaine d'activistes. Leur réussite politique a été largement due à leur utilisation de techniques empruntées au monde de la publicité et du marketing : slogans accrocheurs, affiches et autocollants aux "visuels" forts, organisation de manifestations largement médiatisées.

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Reuven Adler, "l'inventeur" de Kadima

 

La victoire de Kadima est, plus encore que celle d'un parti (qui n'existait pour ainsi dire presque pas avant les élections), celle d'un slogan, voire d'un nom (Kadima) et d'un appareil de communication, c.-à.-d. de propagande politique. Pour la première fois dans l'histoire politique d'Israël, les électeurs ont porté au pouvoir un parti qu'ils avaient choisi non pas en raison de son programme et de son contenu, mais de son "emballage" (5).

 Il faudra un jour analyser en détail comment le système démocratique israélien, longtemps vanté pour son pluralisme et sa vitalité exemplaire, en est arrivé au point où il se trouve aujourd'hui. A cet égard également, l'exemple de Shalom Archav est instructif, car il montre comment un groupuscule sans véritable assise sociopolitique peut bouleverser, à terme, la carte politique d'un pays, en utilisant des méthodes fondamentalement antidémocratiques.

 Dans un ouvrage publié en 1984, Peace Now: Blueprint For National Suicide (6), Dan Nimrod décrivait de manière presque prémonitoire la manière dont Shalom Archav a imposé ses vues, d'abord au parti travailliste, puis au gouvernement israélien. Quelque temps auparavant, en décembre 1983, lors d'une tournée de propagande de Shalom Archav aux Etats-Unis, Tseli Reshef avait déclaré au journal Jewish Week : "Il existe certes des différences de conception au sein du parti travailliste concernant la Cisjordanie, mais la direction du parti parle ouvertement de compromis territorial. Nous allons remplir un rôle déterminant afin de pousser le parti travailliste dans la direction que nous souhaitons".

 Commentant ces déclarations, Dan Nimrod écrivait il y a plus de 20 ans : "Cela constitue une véritable divulgation des objectifs de Shalom Archav, consistant à 'pousser chaque gouvernement israélien dans 'la direction qui nous convient'... Il y a là un avertissement auquel le public israélien, toutes tendances confondues, devrait prêter attention. Le choix démocratique ne constitue plus une option, du point de vue de Shalom Archav. Les foules dans les rues et les intrigues en coulisses parviendront à entraîner les gouvernements israéliens dans la direction décidée par un petit groupe élitiste, représentant une minorité en Israël et dans la diaspora. On ne saurait être plus clair."

 Cette description extrêmement lucide du phénomène Shalom Archav met précisément l'accent sur les caractéristiques fondamentales de la stratégie politique du mouvement pacifiste, et permet de comprendre, rétrospectivement, comment ce "petit groupe élitiste" a imposé ses vues aux gouvernements démocratiquement élus en Israël.

 La manipulation des foules et les négociations en coulisse : ce sont bien ces deux moyens qui ont permis à Shalom Archav de conquérir, idéologiquement, le pouvoir en Israël. Amnon Lord, dans son ouvrage cité plus haut, décrit comment le groupuscule pacifiste a imposé dans la culture politique israélienne les "manifestations pour la paix", héritage des pays du bloc communiste, et comment les dirigeants de Shalom Archav ont utilisé les techniques de communication politique et de manipulation des foules, pour asseoir leur influence sur le public israélien. Parti des franges de l'échiquier politique, Shalom Archav a peu à peu phagocyté le parti travailliste, en perte de vitesse depuis sa défaite aux élections de 1977.

 Un des moments-clés de la conquête (idéologique) du pouvoir par Shalom Archav se situe au lendemain des massacres de Sabra et Chatila, lors de la fameuse "manifestation des 400 000" [chiffre exagéré par la propagande du mouvement et les médias qui lui étaient favorables] du 25 septembre 1982 à Tel Aviv. Ce soir-là, rappelle Amnon Lord, le principal orateur du grand "happening" politique, place des Rois d'Israël, n'était pas un membre du mouvement pacifiste, mais Shimon Pérès, le dirigeant travailliste. C'est d'ailleurs ce même Shimon Pérès qui allait jouer un rôle déterminant par la suite, lors des négociations en coulisses qui devaient mener aux accords d'Oslo, guidé par les universitaires et idéologues Ron Pundak et Yair Hirshfeld.

 La victoire du parti Kadima et la politique actuelle du gouvernement sont l'aboutissement de ce processus antidémocratique de conquête du pouvoir par "les foules dans les rues et les intrigues en coulisse", dont Shalom Archav a été le principal maître d'œuvre. Les historiens devront un jour décrire comment cette stratégie de conquête a été menée victorieusement, avec l'appui et le financement de puissances étrangères (Union européenne notamment). Mais il reste à comprendre quelles ont été et quelles sont encore les motivations profondes de ceux qui, de Shalom Archav à Kadima, ont réussi à imposer au peuple d'Israël des concessions territoriales que les armées arabes n'ont jamais pu obtenir, ni sur les champs de bataille, ni dans le cadre des négociations diplomatiques.

 

 

Le logo du parti Kadima.png

3. Les motivations profondes

 On ne comprendra rien à la politique israélienne tant que l'on négligera le rôle essentiel des motivations profondes de certains partis politiques et organisations, qui peuvent se résumer en un mot : celui de "ressentiment". Shalom Archav n'est en effet pas tant née du traumatisme de la guerre de Kippour, que de la volonté de renverser le résultat des élections et d'en découdre avec le Likoud qui venait d'arriver au pouvoir, mettant fin à l'hégémonie politique travailliste de trente ans.

 Kadima, de la même façon, exprime le ressentiment des élites laïques occidentalisées face à la montée des religieux. Car, comme le fait remarquer Yitshak Adda, "le seuil des 50% d'enfants inscrits dans des écoles primaires religieuses devrait être franchi d'ici la fin de la décennie... C'est la perspective de ce basculement démographique interne qui explique le culte soudain de la classe politique pour Ariel Sharon et l'émergence de Kadima au centre de la scène politique (7)". 

Cette "menace démographique" interne qui devrait à terme assurer une majorité au public juif religieux en Israël explique la précipitation avec laquelle les dirigeants du parti Kadima au pouvoir veulent fixer définitivement les frontières, et surtout le caractère de l'Etat d'Israël, pour éviter "la transformation de l'Etat des Juifs en Etat juif" (Y. Adda)

 

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Le ressentiment erige en politique : Amona

A cet égard, le phénomène Kadima procède de la même motivation psychologique que le phénomène Shalom Archav. Dans les deux cas, c'est le ressentiment qui est le moteur principal de leur combat politique, dirigé contre "l'ennemi intérieur", qui est désigné à la vindicte du peuple, y compris en s'alliant objectivement avec les ennemis extérieurs.

 Shmuel Trigano avait décrit il y a déjà plusieurs années ce phénomène politique et sociologique, à propos du fameux "camp de la paix" : "Le 'camp de la paix' n'a cessé d'en appeler au monde, de le solliciter, de l'interpeller, pour s'imposer du dehors à ceux qu'il excluait de ses rangs distingués, en les diabolisant au passage et en attirant sur eux une vindicte et un mépris de l'opinion publique internationale... A l'époque de l'élection de Begin, les sépharades, qu'on rendait responsables de sa venue au pouvoir, s'étaient vus fustigés de la sorte et accusés d'être tout simplement des 'fascistes'... Plus tard, ce fut une autre catégorie qui fut bannie en bloc, les Juifs religieux. Puis, aujourd'hui, les 'colons'. Le 'camp de la paix' a toujours ainsi un 'mauvais Israël' contre lequel s'affirmer, une exclusion d'autrui à travers laquelle il s'identifie lui-même. Son identité est fondamentalement une identité du ressentiment (8)".

 Ainsi, loin d'exprimer un quelconque pragmatisme, le programme politique de Kadima traduit au contraire un profond ressentiment transformé en motivation politique. Les récentes déclarations de responsables de Tsahal expriment tout haut ce que les opposants au retrait de Gaza avaient prédit depuis longtemps : en quittant Gaza, le gouvernement israélien a donné au Hamas la victoire électorale sur un plateau, tout en mettant les villes israéliennes du Néguev à portée des missiles Qassam. Ces conséquences prévisibles montrent bien que le gouvernement dirigé par Kadima a sacrifié la sécurité d'Israël sur l'autel de son idéologie pacifiste, héritée de Shalom Archav.

Notes

 

1. Michel Gurfinkiel, Valeurs actuelles, 13 janvier 2006. Voir aussi Barry Rubin, "Le nouveau réalisme israélien", article publié simultanément par plusieurs quotidiens internationaux, www.project-syndicate.org.

2. Amnon Lord, Milhama ba-Bayit, Tammuz, Tel Aviv 2003.

3. Ce programme est exposé sur le site Internet de sa branche française, www.lapaixmaintenant.org.

4. Caroline Glick, "Olmert's plan for Jerusalem", Jerusalem Post, 16 juin 2006.

5. Sur les liens entre publicite et propagande politique, voir l'ouvrage important de Liliane Lurcat, La manipulation des enfants par la télévision et l'ordinateur, nouvelle édition, F.X De Guibert, Paris 2008.

6. Dan Nimrod, Peace Now: Blueprint For National Suicide, Dawn Publishers 1984.

7. Yitshak Adda, "Amona et la démographie politique d'Israël", Forum-Israël no.1, mars 2006.

8. Shmuel Trigano, L'ébranlement d'Israël, Seuil 2002, p. 124. C'est moi qui souligne.

Commentaires

Question :

Quel est le veritable role du journal Haaretz dans la strategie de Shalom Ahshav, et par de la, au parti Kadimah ?

Écrit par : Georges Brandstatter | 27/09/2008

D’abord, le judaïsme est une religion. Comme toute religion, elle s’est étendue par conversions.Par exemple, lisez le travail de l’historien Israëlien Shlomo Sand de l’université de Tel-Aviv:Il évoque la conversion au VIIIème siècle du royaume Khasar, un royaume étendu de la géorgie à l’Ukraine, lequel exista jusqu’au XIIIème siècle, avant d’être vaincu par les mongols. Les descendants de ce royaume, de "type" caucasien (et donc nullement descendant d’Abraham et du Royaume de Judas), ont donné la branche Askhénase du judaïsme dont la langue devint le Yiddish et dont les communautés se sont concentrées en Europe orientale et centrale. Les Askhénases sont donc caucasiens.Ensuite, il évoque la conversion de tribus bèrbères au VIème siècle en Afrique du Nord et également la conversion d’un Royaume Yéménite, en Arabie, ce qui donna la branche Séfarade (de langue arabe, les misrahims).Enfin, il déclare que selon toute vraissemblance, les descendants du Royaume de Juda sont ... les palestiniens, qui se sont convertis (ou non) au christianisme ou à l’islamisme.Où est donc "le peuple juif ? Selon Shlomo Sand, c’est un mythe (religieux).La charte de l’Onu déclare le droit des peuples à disposer d’eux-même.Mais qu’est qu’un peuple ? C’est un groupe ethnique, partageant une langue commune, un territoire localisé, subissant l’hégémonie culturelle d’un voisin impérial.Pour le peuple juif, la définition choisie pour en carctériser le contour est différente. Tout pratiquant du judaïsme est de fait membre du peuple juif, où qu’il soit, même fraichement converti. il n’y a pas de langue commune (l’Hébreux a été réssucité pour la cause), le territoire, lui, était décrit dans des écrits religieux de quelques milliers d’années et le groupe éthnique est hétéroclite (caucasien, sémites, minoritairement Ethiopiens, Chinois, Indiens ...).Le projet de la création de l’état d’Israel au nom "du droit des peuples à disposer d’eux mêmes" par l’Onu est donc bien curieux , car la définition adoptée pour ce peuple est basée uniquement sur des écrits religieux, et non pas sur des réalités historiques, ni culturelles, ni territoriales.Aujourd’hui, quelqu’un qui n’a pas lu la bible pourrait écrire: "Les Khasars envahissent la Palestine", ce qui ne serait pas faux, bien qu’un peu excessif. De même, on peut dire que beaucoup d’Askhénases (Caucasiens) sont antisémites, étant donné le racisme contre les misrahims (sémites) en Israël.Il est pour le moins troublant que des conceptions religieuses ait été la base des décisions de l’ONU à l’époque. Mais comment cela fut-il possible ? Si on regarde l’histoire du sionisme, on voit qu’il fut d’abord un mouvement chrétien (se renseigner su le sionisme chrétien), anglo-saxon et Oliver Cromwell, un dictateur anglais du XVIIème, fut le premier chef d’état à militer pour la création d’un état juif au proche-orient.. La création de l’état d’Israël peut donc bien évidemment être mis en rapport avec l’idée de trouver une porte de sortie à la Grande-Bretagne car son mandat sur la Palestine et le Moyen-orient devait être remis en cause. Israël, dans ce cas, peut être vue comme une marche impériale pour les anglos-saxons pour garder un pied (armé) dans une zone très riches en ressources naturelles.Le sionisme chrétien est très lié aux courants théo-cons(ervateur) américain, dont Bush fait partie. Le paradoxe étant que nombre de l’élite associée à ce mouvement sont issues de familles qui ont activement collaboré avec Hitler (voir la biographie de Tarpley sur la famille Bush ou encore quelques remarques de Lacroix-Riz dans la vidéo "Etat de Guerre").On voit donc tout le paradoxe de la chose: Des anciens soutiens d’Hitler militant pour la création de l’état d’Israël dirigés par des Khasars caucasiens et traitant tous ceux qui en critiquent la politique de répression envers les palestiniens (descendants du royaume de judas) d’antisémite !Cela montre un cynisme sans borne.La nouvelle "inquisition" a plutôt à voir avec une stratégie fasciste (historiquement les élites du capitalisme) visant à désarmer les opposants politiques à leurs visées impériales, majoritairement de gauche, tout en brouillant les cartes politques à destination des électeurs, en les faisant passer pour des gens d’extrême-droite. Ce qui évidemment totalement faux (Siné, Mermet, Morin, Meyssan, Boniface, ... d’extrême-doite ? Ca ne tient pas une seconde à l’analyse objective). L’extrême-droite moderne, se sachant haïe, traite ses opposants en les affublants de l’étiquette qui devrait la caractériser et le pire c’est que ça fonctionne. Mais pour combien de temps ? Donc en fait, plutôt que d’inquisition, on devrait parler ni plus ni moins que de discrimination politique, d’un néo-MacCartisme, effectué de manière hypocrite.Le peuple Israëlien a été abusé par une idéologie fallacieuse et il est condamné dès l’origine à vivre dans un pays qui est destiné à la guerre (pour l’appropriation des ressources du moyen-orient ?). Les peuples israléien et palestiniens, s’ils veulent la paix, doivent donc s’unir, les uns abusés, les autres dépossédés, proclamer un état laïc au Levant, dont Jérusalem sera la capitale, en se soustrayant à l’ingérence Anglo-Américaine dont le but est la guerre pour les ressources naturelles de la région.

Écrit par : Kim Jong Ilien | 01/04/2009

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