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12/02/2008

Les bassesses de Benbassa

Esther BENBASSA s'en prend a Ayaan Hirsi Ali et a ceux qui la soutiennent dans son combat contre l'islamisme... PRIMO la remet en place avec brio.

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Esther Benbassa, ci-devant grande intellectuelle devant l’Eternel, avait déjà tenté de discréditer la grande Bat Y’éor.

Ce fut pour nous l’occasion de dire tout le bien que nous pensions de cette courtisane (lire).

Nous avions remarqué et souligné combien son attaque était décidément bien basse, indigne d’une chercheuse, comme elle aime à se présenter.

Chercheuse ou écrivain, c’est selon le public auquel elle s’adresse. En présence de Jean-Pierre Elkabbach, elle ne préfère rien.

Elle laisse le journaliste – écrivain lui aussi – lui distribuer tous les qualificatifs élogieux possibles, transie de reconnaissance pour l’immense honneur qu’il lui fait de l’inviter dans son émission.

Car Esther Benbassa aime briller. Sa raison de vivre, ce sont les sunlights, sans lesquels elle s’étiole, se fane et feint de geindre misérablement.

Certaines ont la fâcheuse habitude d’attirer les caméras par leurs propos saignants, leur intelligence, leurs prises de positions ou leurs plastiques irréprochables. Rien de tout cela pour Esther Benbassa qui prétend tout de même être « La spécialiste de l'histoire des Juifs et du judaïsme en Europe et en terre d'Islam à l'époque moderne ». Respirez !

C’est à ce titre qu’elle revendique d’être invitée un peu partout sur les plateaux télé.

Mais, dans le milieu relativement fermé des animateurs et journalistes, il se murmure qu’elle est si infatuée de sa personne qu’à la moindre idée de l’interviewer, chacun se signe, touche du bois et avale immédiatement deux barrettes d’anxiolytiques, celles qui sont « dans la petite boîte ronde en plastique vert ® ».

C’est donc sur France Culture qu’elle sévit toute les semaines. C’est incroyable. Même à la radio, on la voit se rengorgeant à la moindre phrase qu’elle voudrait définitive.

Quelques journaux sur le Net et dans la presse écrite accueillent ses piges ou ses coups de gueule.

Le dernier en date concerne Ayaan Hirsi Ali. Et si l’on veut se faire une idée de ce que peut être la bassesse intellectuelle, il faut lire cet article. (lire également les remarques et réponses sur Rue 89)

Elle y dénonce le show médiatique autour de l’ex-députée hollandaise, celle qui risque sa vie tous les jours pour avoir osé défier l’islamisme.

Le titre est en soi un chef d’œuvre « Ayaan Hirsi Ali, sainte et martyre moderne de l’Occident ».

Esther Benbassa n’aime pas les honneurs quand on les rend à une autre qu’elle. Une soirée pour Hirsi Ali lui semble l’idée la plus incongrue qui soit. Charlie Hebdo, BHL, tous sont épinglés !

Elle a raison, Esther ! Une femme qui se bat pour rester en vie, voilà qui mérite le bûcher, à tout le moins.

SUITE SUR http://www.primo-europe.org/index.php

Pierre Lefebvre © Primo, 11 février 2008.

21:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

10/02/2008

Salon du Livre : Tariq Ramadan appelle au boycott d'Israël

Excellent article du journaliste suisse Ian Hamel, qui montre comment l'intellectuel islamiste et petit-fils du Fondateur des Freres musulmans manipule l'opinion publique en Europe.

L'intellectuel genevois invite à déserter le Salon du livre de Turin en mai prochain, selon une déclaration reprise par la presse italienne. Motif: Israël, qui fête ses 60 ans, en est l'invité d'honneur. Mais l'intéressé se dit victime d'une «propagande mensongère» et dénonce une manipulation

 

Ian Hamel - 09 Février 2008
Le Matin Dimanche
Keystone
Tariq Ramadan refait parler de lui. Simple maladresse ou nouvelle provocation?

Pas une semaine sans Ramadan. Les frères Ramadan, Hani et Tariq, n'ont pas attendu l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée pour utiliser eux aussi les médias à leur profit. Après Hani, rétribué sans travailler depuis 2002, c'est au tour de Tariq de se distinguer en appelant au boycott du Salon du livre de Turin (du 8 au 12 mai prochain), qui a choisi pour invité l'Etat d'Israël, fêtant cette année son 60e anniversaire. Une phrase a particulièrement choqué l'écrivain français Pierre Assouline: l'enseignant genevois affirme «qu'on ne peut rien approuver de ce qui vient d'Israël». Pourquoi s'en prendre à tout un pays? De nombreux écrivains israéliens ne cachent pas leur hostilité vis-à-vis de la politique menée par Jérusalem. Sans oublier les Arabes israéliens, également très critiques envers le gouvernement.

Une technique éprouvée
Après avoir fait monter la sauce toute la semaine dernière, l'intellectuel genevois a utilisé sa technique favorite: le 5 février, sur son site Internet*, il affirmait que ses déclarations ont été manipulées, victimes d'une «propagande mensongère». Il en veut pour preuve que le quotidien italien La Repubblica, qui a cité ses propos, ne l'a jamais appelé. Et hier, il déclarait dans la presse que la phrase qu'il avait prononcée était en réalité: «Nous ne pouvons pas tout accepter d'Israël». Massimo Novelli, journaliste à Turin, auteur de l'article sur la campagne de boycott d'Israël au Salon du livre de Turin, reconnaît très volontiers qu'il n'a pas eu d'entretien avec Tariq Ramadan. Comme très souvent, il a puisé ses sources dans une agence de presse. En l'occurrence l'agence italienne Aki-Adnkronos, qui, elle, a bien interviewé Tariq Ramadan.

Un boycottage insensé
La technique utilisée par les Ramadan est fort simple. Elle consiste d'abord à balancer un propos qui fera forcément réagir les médias. Puis, si l'effet est trop négatif, il suffira de prétendre que l'on a déformé vos paroles. La presse peine à se défendre face à cette mauvaise foi. Les enregistrements ne sont pas une preuve, et les journalistes ne réalisent pas leurs interviews en présence d'un huissier de justice. Dans le passé, Tariq Ramadan a pu ainsi jurer qu'il n'avait jamais été contacté par «Le Matin Dimanche», malgré de nombreux appels téléphoniques et l'envoi de multiples messages électroniques. Cette fois, Tariq Ramadan nous a répondu pour dire qu'il contestait les écrits de l'agence Aki-Adnkronos. Toutefois, il n'a pas publié de communiqué pour contrer cette agence de presse.

La question du boycott n'en demeure pas moins un vrai sujet. L'écrivain franco-marocain Tahar Ben Jelloun, tout en dénonçant l'occupation israélienne de la bande de Gaza, considère qu'il est insensé de lancer cette campagne de boycottage. Hafid Ouardiri, l'ancien porte-parole de la grande mosquée de Genève, va dans le même sens. «Il faut que la communauté internationale fasse pression sur l'Etat d'Israël pour qu'il cesse de saboter le processus de paix, déclare-t-il, mais il faut éviter de prendre en otage la culture en boycottant tel ou tel Salon du livre. Ce serait contre-productif, car c'est un espace précieux où les peuples peuvent développer un dialogue porteur d'espoir pour un monde meilleur.»

Pour sa part, Johanne Gurfinkiel, secrétaire général de la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation, s'indigne : «Nous ne sommes plus dans le cadre d'une discussion politique, mais dans la pure propagande. Le boycott d'un pays tout entier est prodigieusement scandaleux. De quel droit veut-on dénoncer et punir une population tout entière?»

21:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

05/02/2008

Affaire Weisz-Milliere, les Salauds

Excellent article de Guy MILLIERE en reponse a la derniere plainte de Johan WEISZ, paru sur le site de l'UPJF.

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Je n’entends pas commenter ici le procès qui m’a été intenté suite à une première plainte déposée contre moi par Johan Weisz. Je laisse la justice suivre son cours, et je n’ai rien à dire sur ce point précis. Un verdict sera rendu au début du mois de mars. Johan Weisz ayant déposé une seconde plainte pour un second article, il y aura un second procès, début mars encore, que je ne commenterai pas davantage, ni avant, ni, bien sûr, pendant qu’il aura lieu. Tout juste pourrais-je dire que m’intenter deux procès en deux mois dénote pour le moins un acharnement forcené et une volonté de détruire : or, je n’attribue pas, bien sûr, cet acharnement à la justice, mais au plaignant seulement, et à ceux qui l’instrumentalisent. Des journalistes qui, eux, en ont le droit et dont c’est le métier, ont apporté leurs commentaires sur le premier procès, qui vient d’avoir lieu. Des positions se sont trouvées affirmées, et se sont révélées contradictoires. Des différences sont apparues  que je ne veux aucunement laisser au passé, car elles peuvent avoir un impact sur le futur.
Je veux ici dire un certain nombre de choses précises qui me semblent devoir être dites.

1.
Je n’ai aucun intérêt personnel concret de quelque sorte que ce soit à défendre le droit d’Israël à exister, à tenter, autant que faire se peut, de rétablir la vérité historique et présente concernant la situation au Proche-Orient, et à m’insurger contre le racisme et l’antisémitisme. Je n’ai, dans ces combats, hélas, que des coups à recevoir, et parfois de très mauvais coups. J’ai été diffamé, sali. J’ai reçu des menaces. J’ai perdu des contrats de travail. Ce qui me motive est de l’ordre de l’éthique, de la droiture, du respect de la liberté et de l’essentielle dignité de l’être humain. J’essaie de faire le travail difficile de la connaissance, et pour le faire aussi bien que possible, je lis chaque mois des milliers de pages en plusieurs langues. Je passe mes lectures au crible de mes valeurs. Je ne puis admettre le mensonge et la falsification. Je pense qu’il existe du bien et du mal, et je situe du côté du mal le totalitarisme sous toutes ses formes, le fanatisme sous tous ses visages, le terrorisme, le meurtre et a fortiori le meurtre de masse : la liste n’est pas exhaustive. Je considère que tout ce qui va dans le sens de la liberté de parler, de s’informer, d’aller et venir, de décider de sa vie, de choisir, de créer, d’entreprendre va dans le sens du bien. J’ai eu des activités artistiques et rien ne dit que je ne retournerai pas vers elles. Je me suis gardé de tout engagement politique, sauf à de très rares moments, et je m’en suis gardé, car j’ai compris depuis longtemps que la politique pouvait impliquer des compromis et la quête non pas du bien, mais du moindre mal ; or, il m’est difficile de me limiter à la tactique et au moindre mal. Ce sont les circonstances -  je m’en suis expliqué ailleurs - qui m’ont conduit à m’impliquer dans certains débats : la confrontation brutale avec la tragédie des boat people, ou avec les survivants de l’archipel du goulag, la rencontre de rescapés d’Auschwitz. La seule question que je me sois posée avant de m’impliquer a été de savoir ce qui me semblait juste, et ensuite de me tenir à ce qui me semblait juste. J’ai pu y perdre, je l’ai dit. Ce que je n’aurais jamais accepté de laisser derrière moi pourrait tenir en quelques mots simples : la droiture, l’honneur, le respect de la parole donnée, le refus absolu de la fourberie et de la duplicité. J’ai écrit une vingtaine de livres et j’en ai d’autres en chantier. J’ai écrit et publié aussi des milliers d’articles et j’en écrirai des milliers d’autres. Si je devais me compromettre ou compromettre mon intégrité, je changerais d’activité. J’ai parlé et je parle encore, quand l’occasion m’en est donnée, sur de multiples radios et télévisions sans transiger sur mes idées et en tenant les mêmes mots, qu’il s’agisse de France 24 ou de RFI, de France 24 ou de France 3, de TF1 ou de Radio J, de RCJ ou de Radio Courtoisie. Je laisse aux néo-staliniens collectivistes l’art obtus de l’amalgame, et je dis que ma parole est une et indivisible. J’ai perdu le droit de parler sur RMC pour avoir refusé qu’un interlocuteur relativise la shoah

2.
J’ai, dans ce contexte, des amis : tous ceux qui se battent pour les causes et les idées qui me sont chères, qu’ils soient juifs, musulmans, chrétiens, bouddhistes, athées ou autres, et qu’ils soient d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique, ou d’Océanie. J’ai des ennemis : les dictateurs, les terroristes, les adeptes du totalitarisme et du fanatisme. Et je n’attends rien de mes ennemis, sinon le pire. Je conçois que, parmi mes pires ennemis, il y ait racistes, antisémites et ennemis d’Israël et des Etats-Unis. J’ai des adversaires, que je ne confonds pas avec mes ennemis : parmi mes adversaires, il y a ceux qui disent poursuivre les mêmes fins que moi, et qui me semblent se tromper, mais avec une certaine droiture. Je suis prêt à débattre avec eux, et je les respecte.


3.
Je ne classe pas Johan Weisz dans la catégorie des ennemis, mais je ne puis absolument pas le classer dans la catégorie des adversaires que je respecte : bien au-delà des plaintes à répétition qu’il a déposées contre moi, je pense, en effet, qu’il est imprégné d’un dogmatisme et d’une absence de scrupules absolument effroyables. J’aimerais qu’il me démontre le contraire, je respecte, en général, la présomption d’innocence, mais l’expérience m’empêche de le présumer innocent. Il est jeune, je sais, et j’ai été jeune aussi : la fougue de la jeunesse peut rendre arrogant, inciter à penser qu’on sait tout, alors qu’on ne sait rien, pousser à considérer que la fin justifie les moyens. Je ne veux pas tout excuser par la jeunesse. Et j’entends, lorsqu’il retrouvera, si cela doit lui arriver un jour, le sens des réalités, qu’il comprenne qu’il y a des choses qui ne se font pas, que certaines pratiques sont absolument inadmissibles, et que certains propos ourlés de haine ou de mépris peuvent faire très mal, être vécus comme des provocations, et inciter à la réplique.
Je persiste : Johan Weisz a procédé d’une manière inadmissible pour recueillir des témoignages et a tronqué ceux-ci d’une manière que nul ne peut équitablement considérer comme honnête. Je persiste aussi : écrire un livre où l’on accuse des juifs de vouloir en acheter d’autres, et ces autres d’être, pour partie, à vendre, surtout dans un contexte d’antisémitisme, ne peut que contribuer à l’antisémitisme.

Je persiste encore : des débats de ce genre devraient se régler en dehors des tribunaux, et vouloir les faire régler par les tribunaux, surtout vouloir saigner financièrement son adversaire, ne relève pas du tout de l’idée que je me fais de la liberté de parole.

J’ai écrit des articles polémiques qui ont pu blesser Johan Weisz, mais il semble n’avoir toujours pas perçu que sa façon de traiter les autres peut les blesser, eux aussi, et porter atteinte à leur honorabilité de manière très grave.

Il semble ne pas comprendre que traîner des gens dans la boue peut avoir des conséquences. Johan Weisz, s’il avait été confronté à des gens aussi procéduriers que lui, aurait fait face à une bonne douzaine de procès en diffamation. Il a détruit des réputations, voire des vies humaines, en provoquant des pertes de contrats.

Il s’étonne d’avoir des difficultés de travail et veut les attribuer aux répliques qu’il s’est attirées par ses provocations. J’aurais tendance à lui dire que s’il veut travailler, il doit comprendre que se comporter en journaliste honnête est important pour garder un minimum de crédibilité, même dans une époque de journalisme trash.

Il doit comprendre aussi qu’accuser Israël d’avoir procédé à une "offre publique d’achat sur les juifs de France" signifie, en bon français, qu’il y a des juifs qui entendent en acheter d’autres et que, parmi ces autres, il y en a qui sont à vendre : si je rencontrais ce genre de propos dans un journal d’extrême droite, je n’en serais pas surpris. S’ils étaient qualifiés par d’autres que moi de nauséabonds, je n’en serais pas vraiment surpris non plus, mais je me garderai de reprendre à mon compte le mot nauséabond. Je sais qu’on me lit très attentivement et avec des intentions pas vraiment bienveillantes.

Appeler un chapitre « l’aubaine de la haine » pour parler de la haine antisémite me semble relever, au mieux - vraiment au mieux - du mauvais goût. Je ne suis pas du tout certain que les juifs qui se sont fait agresser par des antisémites aient considéré la haine qu’ils subissaient concrètement comme une aubaine. A la place de Johan Weisz, j’aurais pensé que j’ai fait, au mieux, une très grosse erreur, et j’aurais tenté de faire amende honorable, mais je ne suis pas Johan Weisz et j’aurais eu honte bien avant, vraiment bien avant… Monica Lewinski est passée à la postérité pour une pratique sexuelle qui s’appelait autrefois, en anglais, « the blow job » [fellation], je ne pense pas que Johan Weisz entend sérieusement et lucidement laisser derrière lui une réputation qui ferait de lui un symbole de quelque chose de… Je laisse délibérément la phrase en suspens.

14:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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