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05/02/2008

Affaire Weisz-Milliere, les Salauds

Excellent article de Guy MILLIERE en reponse a la derniere plainte de Johan WEISZ, paru sur le site de l'UPJF.

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Je n’entends pas commenter ici le procès qui m’a été intenté suite à une première plainte déposée contre moi par Johan Weisz. Je laisse la justice suivre son cours, et je n’ai rien à dire sur ce point précis. Un verdict sera rendu au début du mois de mars. Johan Weisz ayant déposé une seconde plainte pour un second article, il y aura un second procès, début mars encore, que je ne commenterai pas davantage, ni avant, ni, bien sûr, pendant qu’il aura lieu. Tout juste pourrais-je dire que m’intenter deux procès en deux mois dénote pour le moins un acharnement forcené et une volonté de détruire : or, je n’attribue pas, bien sûr, cet acharnement à la justice, mais au plaignant seulement, et à ceux qui l’instrumentalisent. Des journalistes qui, eux, en ont le droit et dont c’est le métier, ont apporté leurs commentaires sur le premier procès, qui vient d’avoir lieu. Des positions se sont trouvées affirmées, et se sont révélées contradictoires. Des différences sont apparues  que je ne veux aucunement laisser au passé, car elles peuvent avoir un impact sur le futur.
Je veux ici dire un certain nombre de choses précises qui me semblent devoir être dites.

1.
Je n’ai aucun intérêt personnel concret de quelque sorte que ce soit à défendre le droit d’Israël à exister, à tenter, autant que faire se peut, de rétablir la vérité historique et présente concernant la situation au Proche-Orient, et à m’insurger contre le racisme et l’antisémitisme. Je n’ai, dans ces combats, hélas, que des coups à recevoir, et parfois de très mauvais coups. J’ai été diffamé, sali. J’ai reçu des menaces. J’ai perdu des contrats de travail. Ce qui me motive est de l’ordre de l’éthique, de la droiture, du respect de la liberté et de l’essentielle dignité de l’être humain. J’essaie de faire le travail difficile de la connaissance, et pour le faire aussi bien que possible, je lis chaque mois des milliers de pages en plusieurs langues. Je passe mes lectures au crible de mes valeurs. Je ne puis admettre le mensonge et la falsification. Je pense qu’il existe du bien et du mal, et je situe du côté du mal le totalitarisme sous toutes ses formes, le fanatisme sous tous ses visages, le terrorisme, le meurtre et a fortiori le meurtre de masse : la liste n’est pas exhaustive. Je considère que tout ce qui va dans le sens de la liberté de parler, de s’informer, d’aller et venir, de décider de sa vie, de choisir, de créer, d’entreprendre va dans le sens du bien. J’ai eu des activités artistiques et rien ne dit que je ne retournerai pas vers elles. Je me suis gardé de tout engagement politique, sauf à de très rares moments, et je m’en suis gardé, car j’ai compris depuis longtemps que la politique pouvait impliquer des compromis et la quête non pas du bien, mais du moindre mal ; or, il m’est difficile de me limiter à la tactique et au moindre mal. Ce sont les circonstances -  je m’en suis expliqué ailleurs - qui m’ont conduit à m’impliquer dans certains débats : la confrontation brutale avec la tragédie des boat people, ou avec les survivants de l’archipel du goulag, la rencontre de rescapés d’Auschwitz. La seule question que je me sois posée avant de m’impliquer a été de savoir ce qui me semblait juste, et ensuite de me tenir à ce qui me semblait juste. J’ai pu y perdre, je l’ai dit. Ce que je n’aurais jamais accepté de laisser derrière moi pourrait tenir en quelques mots simples : la droiture, l’honneur, le respect de la parole donnée, le refus absolu de la fourberie et de la duplicité. J’ai écrit une vingtaine de livres et j’en ai d’autres en chantier. J’ai écrit et publié aussi des milliers d’articles et j’en écrirai des milliers d’autres. Si je devais me compromettre ou compromettre mon intégrité, je changerais d’activité. J’ai parlé et je parle encore, quand l’occasion m’en est donnée, sur de multiples radios et télévisions sans transiger sur mes idées et en tenant les mêmes mots, qu’il s’agisse de France 24 ou de RFI, de France 24 ou de France 3, de TF1 ou de Radio J, de RCJ ou de Radio Courtoisie. Je laisse aux néo-staliniens collectivistes l’art obtus de l’amalgame, et je dis que ma parole est une et indivisible. J’ai perdu le droit de parler sur RMC pour avoir refusé qu’un interlocuteur relativise la shoah

2.
J’ai, dans ce contexte, des amis : tous ceux qui se battent pour les causes et les idées qui me sont chères, qu’ils soient juifs, musulmans, chrétiens, bouddhistes, athées ou autres, et qu’ils soient d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique, ou d’Océanie. J’ai des ennemis : les dictateurs, les terroristes, les adeptes du totalitarisme et du fanatisme. Et je n’attends rien de mes ennemis, sinon le pire. Je conçois que, parmi mes pires ennemis, il y ait racistes, antisémites et ennemis d’Israël et des Etats-Unis. J’ai des adversaires, que je ne confonds pas avec mes ennemis : parmi mes adversaires, il y a ceux qui disent poursuivre les mêmes fins que moi, et qui me semblent se tromper, mais avec une certaine droiture. Je suis prêt à débattre avec eux, et je les respecte.


3.
Je ne classe pas Johan Weisz dans la catégorie des ennemis, mais je ne puis absolument pas le classer dans la catégorie des adversaires que je respecte : bien au-delà des plaintes à répétition qu’il a déposées contre moi, je pense, en effet, qu’il est imprégné d’un dogmatisme et d’une absence de scrupules absolument effroyables. J’aimerais qu’il me démontre le contraire, je respecte, en général, la présomption d’innocence, mais l’expérience m’empêche de le présumer innocent. Il est jeune, je sais, et j’ai été jeune aussi : la fougue de la jeunesse peut rendre arrogant, inciter à penser qu’on sait tout, alors qu’on ne sait rien, pousser à considérer que la fin justifie les moyens. Je ne veux pas tout excuser par la jeunesse. Et j’entends, lorsqu’il retrouvera, si cela doit lui arriver un jour, le sens des réalités, qu’il comprenne qu’il y a des choses qui ne se font pas, que certaines pratiques sont absolument inadmissibles, et que certains propos ourlés de haine ou de mépris peuvent faire très mal, être vécus comme des provocations, et inciter à la réplique.
Je persiste : Johan Weisz a procédé d’une manière inadmissible pour recueillir des témoignages et a tronqué ceux-ci d’une manière que nul ne peut équitablement considérer comme honnête. Je persiste aussi : écrire un livre où l’on accuse des juifs de vouloir en acheter d’autres, et ces autres d’être, pour partie, à vendre, surtout dans un contexte d’antisémitisme, ne peut que contribuer à l’antisémitisme.

Je persiste encore : des débats de ce genre devraient se régler en dehors des tribunaux, et vouloir les faire régler par les tribunaux, surtout vouloir saigner financièrement son adversaire, ne relève pas du tout de l’idée que je me fais de la liberté de parole.

J’ai écrit des articles polémiques qui ont pu blesser Johan Weisz, mais il semble n’avoir toujours pas perçu que sa façon de traiter les autres peut les blesser, eux aussi, et porter atteinte à leur honorabilité de manière très grave.

Il semble ne pas comprendre que traîner des gens dans la boue peut avoir des conséquences. Johan Weisz, s’il avait été confronté à des gens aussi procéduriers que lui, aurait fait face à une bonne douzaine de procès en diffamation. Il a détruit des réputations, voire des vies humaines, en provoquant des pertes de contrats.

Il s’étonne d’avoir des difficultés de travail et veut les attribuer aux répliques qu’il s’est attirées par ses provocations. J’aurais tendance à lui dire que s’il veut travailler, il doit comprendre que se comporter en journaliste honnête est important pour garder un minimum de crédibilité, même dans une époque de journalisme trash.

Il doit comprendre aussi qu’accuser Israël d’avoir procédé à une "offre publique d’achat sur les juifs de France" signifie, en bon français, qu’il y a des juifs qui entendent en acheter d’autres et que, parmi ces autres, il y en a qui sont à vendre : si je rencontrais ce genre de propos dans un journal d’extrême droite, je n’en serais pas surpris. S’ils étaient qualifiés par d’autres que moi de nauséabonds, je n’en serais pas vraiment surpris non plus, mais je me garderai de reprendre à mon compte le mot nauséabond. Je sais qu’on me lit très attentivement et avec des intentions pas vraiment bienveillantes.

Appeler un chapitre « l’aubaine de la haine » pour parler de la haine antisémite me semble relever, au mieux - vraiment au mieux - du mauvais goût. Je ne suis pas du tout certain que les juifs qui se sont fait agresser par des antisémites aient considéré la haine qu’ils subissaient concrètement comme une aubaine. A la place de Johan Weisz, j’aurais pensé que j’ai fait, au mieux, une très grosse erreur, et j’aurais tenté de faire amende honorable, mais je ne suis pas Johan Weisz et j’aurais eu honte bien avant, vraiment bien avant… Monica Lewinski est passée à la postérité pour une pratique sexuelle qui s’appelait autrefois, en anglais, « the blow job » [fellation], je ne pense pas que Johan Weisz entend sérieusement et lucidement laisser derrière lui une réputation qui ferait de lui un symbole de quelque chose de… Je laisse délibérément la phrase en suspens.

14:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Cher monsieur Millière,
je crois en effet que ce mr Myara est un grand paranoïaque et que sa mauvaise santé mentale ne fait aucun doute.
Le public, grand et petit, n'accepte pas la vérité d'une pathologie avérée ou potentielle habitant une majorité de la population, de crainte de se voir concerné, mais les observations structurelles en psychiatrie et psychanalyse, confirment la nature psychotico-perverse d'un tiers de la population quand 50% de cette même population peut être classée dans les Border Line, véritables girouettes psychiques...
Ceci rend bien compte des délires collectifs itératifs dans presque toutes les sociétés et la fréquence, incurable en l'état des connaissances, de pathologies perverses et sub-délirantes dans bien des esprits nantis de bons QI; l'Intelligence Fonctionnelle n'ayant absolument rien à voir avec la santé psychique.
Je vous souhaite de tout coeur TOUT le courage et la persévérance nécessaire!
Cordialement vôtre

Écrit par : kritik | 06/02/2008

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