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11/10/2007

REHAVAM ZEEVI - SIX ANS DEJA!

Rehavam (Amikam) Zeevi (Gandhi) est né le 20 juin 1926 à Jérusalem, dans le quartier de Yémin Moshé, au sein d’une famille respectueuse de la tradition. Son père, Schlomo, avait grandi dans un petit village près de Lodj, en Pologne, dans une famille de hassidim de Gour. Il était très érudit en Tora et tomba amoureux du sionisme. Sa mère, Mina, était née dans une famille religieuse du quartier Juif de la vieille ville de Jérusalem.

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Rehavam fit ses études dans l’école du kibbouts Guivat Hachlocha. C’est là que lui fut donné le surnom de Gandhi, le jour où il fit son entrée dans le réfectoire la tête rasée, maigrichon, pieds nus et enveloppé d’un drap blanc. Il garda ce surnom toute sa vie.

La carrière militaire et politique de Rehavam Zeevi fut très riche : tout jeune, il entra dans la Hagana, mais s’opposa toujours aux actions menées contre le Léhi et contre le Etsel.

Il avait usage de raconter en blaguant qu’il avait été rattaché au Palmah dès son plus jeune âge, alors qu’il n’avait que trois ans :  lors des émeutes de 1929, le père de Rehavam fut envoyé à Tsfat par la Hagana. Qui allait défendre le quartier de Yémin Moshé ? Un jour, un Juif, habillé en bédouin apparut et annonça : «Je suis Pessah Bar Adon et c’est ici que je vais établir ma base» Et il s’installa dans la maison de Rehavam.
Le jour où les Arabes attaquèrent le quartier, il grimpa sur la barricade et leur lança des pierres, seul contre tous, tel David contre Goliath. La mère de Rehavam et deux de ses voisines lui apportaient des munitions de pierres. Quand la situation s’aggrava, elles firent bouillir de l’eau et de l’huile, qu’il déversa sur les assaillants. Et quand cela ne suffit plus, il sortit son arme et tira en l’air et l’attaque prit fin.
Mais c’est alors qu’un autre danger menaça le valeureux combattant : les soldats britanniques se mirent à la recherche de celui qui avait tiré sur les Arabes et il risquait la peine de mort. La maman de Rehavam cacha son arme sous l’oreiller de son fils. Lorsque les soldats britanniques arrivèrent pour fouiller la maison, la mère de Gandhi lui pinça la joue et le petit se mit à pleurer. Le soldat britannique se garda bien de rechercher sous l’oreiller du petit qui hurlait et c’est ainsi que le petit Rehavam sauva le vaillant défenseur du quartier.

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Il servit dans Tsahal de 1948 à 1974. Tout d’abord officier des renseignements de l’unité d’Iftah durant la guerre d’Indépendance, puis commandant de la Brigade 13 des Golani, commandant de la région du Sud. En 1968, il fut promu général du commandement du Centre par Itshak Rabin, alors chef de l’état-major et à ce titre, il commanda des dizaines de filatures de terroristes dans le secteur de la Plaine du Jourdain.

Il se retira de l’armée une semaine avant la guerre de Kippour et dès qu’elle éclata, il endossa l’uniforme. 

A la fin des années 70, il fut membre du conseil municipal de la Mairie de Jérusalem. Entre 1974 et 1977, il fut conseiller du Premier ministre Itshak Rabin pour la guerre contre le terrorisme. Après s’être retiré de l’armée, il s’investit dans le domaine culturel, et s’intéressa particulièrement aux sujets qui lui étaient chers, comme l’histoire d’Erets Israël. Entre 1981 et 1991, il présida la direction du Musée d’Erets Israël de Tel-Aviv. Il était également connu pour son souci pour les soldats disparus et pour ceux retenus en otages et il portait constamment une plaque autour du cou, sur laquelle étaient gravés les noms des soldats.

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Rehavam Zeevi publia plusieurs livres qui furent édités par le ministère de la Défense, par le Musée d’Erets Israël et autres. Il écrivait constamment des articles pour Maariv et pour Yediot Aharonot.

En 1988, il fonda le parti Molédet et fut alors élu pour la première fois à la Knesset en tant que Président d’un parti qui prônait entre autres l’idée du «transfert volontaire des Arabes de Judée-Samarie» et du «Grand Israël» Il était convaincu que c’était le seul moyen d’obtenir la paix avec les Arabes. Il pensait qu’il serait possible de convaincre les Arabes de s’en aller de leur plein gré, en leur interdisant de travailler en Israël et en leur proposant de l’argent pour les encourager. 

En 1991, dans la douzième Knesset, il fut nommé ministre sans portefeuille dans le gouvernement d’Itshak Shamir. Dans la treizième Knesset, il fut membre de la commission parlementaire du contrôle de l’Etat.

Dans la quatorzième Knesset, il présida la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Sécurité. A la veille de l’élection de la quinzième Knesset, Molédet s’unit aux partis Hérout et Tekouma et c’est ainsi que naquit le parti d’union de la droite : le Ihoud Leoumi. En février 2000, le Ihoud Leoumi s’allia au parti Israël Béteynou.

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En mars 2001, lors de la formation d’un gouvernement d’union nationale par Ariel Sharon, Gandhi fut nommé ministre du Tourisme. Ce fut son ultime fonction. Deux jours avant sa mort, il avait présenté sa démission au Premier ministre Ariel Sharon et c’est le jour de sa mort, que sa démission allait devenir effective.

Il est mort le 17 octobre 2001, à l’hôpital d’Ein Kérem à Jérusalem, après avoir été assassiné par des terroristes palestiniens, alors qu’il se trouvait dans l’hôtel Hayat. Gandhi était marié à Yaël. Ils eurent cinq enfants : Iftah- Palmah, Sayar-Biniamin, Métsada, Tsééla et Arava (Tous portent le nom d’un lieu d’Erets Israël) 

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Guéoula Cohen, qui fut sa camarade tout au long de son parcours politique raconte :

«Pour moi, Gandhi, c’est une réserve naturelle. De nos jours, il n’y a plus de gens comme lui, animés de la même fougue et décidés à se battre au nom d’un amour aussi sincère pour Erets Israël. Quand Gandhi se battait pour le Grand Israël, il faisait allusion à chacune de ses  pierres, à chacune de ses fleurs, à chacune de ses collines qu’il connaissait personnellement. Il n’était pas un coin de cette Terre qu’il ne connaissait et qu’il n’avait examiné. Il était aussi une réserve naturelle de la langue hébraïque. J’étais toujours impressionnée quand dans le cadre des débats et des discussions les plus houleuses, il conservait un hébreu parfait, correct et sublime. Jabotinsky aurait dit qu’il parait «un hébreu d’une beauté suprême»

«C’était un homme juste et loyal. Je me souviens que lorsque nous étions allés manifester sur le Mont du Temple, contre les constructions illégales et contre la destruction de richesses archéologiques par les Arabes, nous nous étions retrouvés face à l’armée et il avait dit : «Je ne peux me battre ou m’opposer à l’armée» Je m’étais fâchée et j’avais pour ma part tout fait pour me dérober à l’armée. Mais Gandhi s’en était tenu à sa position inébranlable. Pour ce qui est des Arabes, j’avais toujours été impressionnée par les bonnes relations qu’il entretenait avec les députés arabes. Pour ma part, je ne cessais de m’opposer à eux, de me disputer avec eux, en tout lieu et à toute heure et Gandhi était toujours là pour nous séparer. Il se battait contre eux à l’intérieur de l’assemblée, mais à l’extérieur, il les respectait et s’adressait à eux comme à des amis. A ce niveau aussi, il a toujours fait preuve de grandeur d’âme»

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«Gandhi avait un penchant pour la poésie et il aimait  particulièrement les poèmes d’Ouri Tsvi Grinberg. Un soir où nous étions réunis, il avait choisi de lire celui qui dit «Israël sans sa Montagne, n’est pas Israël» Il faisait allusion au Mont du Temple, mais pour Gandhi, sans la Judée Samarie, sans Hévron et sans Bet El, Israël n’était pas Israël. Dans un autre poème, Grinberg écrivait «Toutes les pentes en descente des montagnes, sont aussi des montées» et j’espère qu’il en sera ainsi après le terrible assassinat de Gandhi» 

(Aline Sultan, Aroutz 7)

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