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11/09/2014

Le droit de la consommation en Israël : pourquoi cela vous concerne ? Pierre I. Lurçat, avocat

embleme_israel.gifQue vous soyez Israélien de naissance, « ancien immigrant » installé en Israël depuis plusieurs années, nouvel immigrant fraîchement arrivé, ou même simplement immigrant potentiel, vous êtes concerné par le sujet de cet article… Pourquoi ? Lors de mes études à l’ESSEC, mon professeur de droit disait qu’on « fait des contrats sans le savoir », par exemple lorsqu’on monte dans un autobus (ce qui équivaut à la conclusion tacite d’un contrat de transport [1]). Cela est d’autant plus vrai, s’agissant des contrats qui relèvent du droit de la consommation : on est consommateur à tout moment, parfois sans le savoir, et on devient consommateur israélien dès le jour où on pose le pied sur notre Terre, parfois même avant (si vous achetez un appartement neuf sur plan lors d’un salon de l’immobilier en France, sujet sur lequel nous reviendrons dans un article à part). C’est la raison pour laquelle tout nouvel immigrant français devrait acquérir des notions de droit de la consommation israélien, avant même de faire son alyah… C’est l’objet du présent article.

 

Qu’est-ce que le droit de la consommation ?

Le droit de la consommation est une branche du droit assez récente, qui s’est développée dans les pays occidentaux après la Deuxième Guerre mondiale, et surtout à partir des années 1970. En Israël, les principales lois en la matière ont été édictées dans les années 1980. Le droit de la consommation regroupe les dispositions légales et règlementaires visant à protéger le « consommateur » lorsqu’il contracte avec un « professionnel », pour acquérir un bien ou un service, ces expressions étant définies dans la loi.

De manière générale, le consommateur est considéré comme étant en situation de « faiblesse » face au professionnel (même lorsque ce dernier est honnête et de bonne foi), du fait de son ignorance des éléments techniques, plus ou moins complexes, relatifs à la transaction conclue. Ainsi, il est évident qu’un consommateur se trouve très souvent démuni face à un garagiste, lorsque sa voiture est en panne, ou face à un professionnel de la finance, lorsqu’il acquiert un produit d’épargne élaboré, pour ne prendre que deux exemples.

Pratiquement, le droit de la consommation recouvre toutes sortes de contrats conclus dans tous les domaines de la vie courante, tels que l’achat de biens de consommation et autres, meubles ou immeubles (allant des appareils électroménagers et produits alimentaires, à l’automobile et la maison d’habitation…) et le recours à des services de la part de prestataires dans les domaines les plus variés (banque, assurance, loisirs, abonnements divers, dépannages, etc.)

 



[1] Je prends souvent cet exemple pour expliquer à mes élèves qu’un contrat n’est pas toujours matérialisé par un document écrit, mais qu’il peut être conclu oralement, voire par un simple comportement (monter dans l’autobus).

 

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05/09/2014

La révolution juive de la musique israélienne, P.I.Lurçat

sHULI RAND2.jpgLa présence remarquée du chanteur Shouli Rand au festival de Césarée, le mois dernier, était sans doute un signe des temps : après avoir été longtemps considérés comme marginaux et tenus à l'écart de la scène musicale israélienne, les chanteurs religieux occupent aujourd'hui le devant de la scène. Enquête sur un phénomène de société, qui prend les allures d'une véritable révolution.

 

Il ne s'agit plus en effet d'une simple téchouva individuelle chez certains artistes, qui a toujours existé, mais bien plutôt d'un phénomène collectif, qui touche à la fois des chanteurs – de plus en plus nombreux – mais aussi le grand public, aujourd'hui avide de musique juive. La musique juive n'est plus considérée comme "tabou" ou "ringarde" en Israël, et les disques hassidiques ou orientaux, autrefois relégués au fond des bacs dans les magasins, sont aujourd'hui en devanture, et figurent souvent sur la liste des meilleures ventes. Cette révolution musicale concerne des artistes aussi divers et talentueux qu'Amir Benayoun, Meir Banai, Chlomo Gronich ou Beri Sarahoff, pour ne citer qu'eux [voir encadré].

Un retour aux racines juives

Dans un pays d'émigration et de "kibboutz galouyiot" [Rassemblement des exilés] comme Israël, la scène musicale a toujours été très variée et traversée par des courants multiples. Pendant longtemps, les chanteurs populaires ont subi – tout comme leurs homologues du monde occidental – l'influence de la musique anglo-américaine. Beaucoup de chanteurs israéliens sont ainsi partis, dans les années 1960 et 1970 notamment, chercher l'inspiration ou tenter leur chance aux Etats-Unis ou en Europe, et en particulier en France (l'exemple le plus fameux est Mike Brant, mais il est loin d'être le seul. Nous avions évoqué dans ces colonnes le cas d'Ariel Zilber *).

À une certaine époque, la recherche d'inspirations nouvelles s'est exprimée par le retour de certains chanteurs à leurs racines juives sépharades (David Broza), grecques (Yehouda Poliker) ou turques (Beri Saharof). Mais il s'agissait surtout de donner une "couleur locale" à leur musique, et de trouver des mélodies ou des rythmes exotiques. Le contenu de leurs chansons, lui, restait entièrement israélien et occidental, et les chansons à thème spécifiquement juif demeuraient confinées au secteur (et pour ainsi dire, au ghetto) hassidique et religieux. Tout commence à changer il y a environ une dizaine d'années. C'est l'époque où Shouli Rand travaille à son premier album, en collaboration avec Ehoud Banai (cet album ne sera finalement pas produit).

Ety  Ankri aujourd'hui2.jpgShouli Rand et Etti Ankri, deux parcours emblématiques

Le parcours spirituel et artistique de Shouli Rand est emblématique et représentatif de celui de sa génération. Ayant grandi dans un milieu sioniste religieux, il s'éloigne de la pratique religieuse à 18 ans et entame une carrière d'acteur de théâtre. En 1992, il joue dans le film d'Assi Dayan, La vie selon Agfa, qui lui vaut l'oscar israélien du meilleur premier rôle. En 1998, il fait téchouva et devient un adepte du mouvement hassidique Braslav. Après une interruption de 7 ans dans sa carrière, il revient au cinéma dans le film très remarqué, Ushpizin. En avril 2008, il sort son premier album, "Nékouda tova", dont les textes sont marqués par l'influence de Rabbi Nahman.

Rand a commencé sa carrière musicale à peu près en même temps que sa téchouva, contrairement à d'autres artistes, qui se trouvaient déjà au sommet de leur carrière lorsqu'ils sont (re)venus à la pratique de la Torah et des mitsvot. C'est notamment le cas d'Etti Ankri, chanteuse israélienne qui a connu un grand succès dans les années 1990. Sa carrière a suivi au début un parcours classique : elle fait son service militaire dans une formation musicale, étudie la musique et sort son premier album en 1990. Le succès est quasiment instantané, et elle est proclamée "chanteuse de l'année" par la radio Reshet Guimel.

 Son processus de téchouva débute en 1994, sous l'influence de Yémima Avital (célèbre éducatrice et mystique). En mars 2009, après 5 ans d'interruption, elle sort son dernier album, florilège de poèmes du célèbre rabbin Yehouda Halévi, mis en musique par Ankri. Dans une longue interview au supplément culturel de Ha'aretz, à l'occasion de la sortie de son album, Etti Ankri explique son cheminement. Elle se produit désormais sur scène la tête entièrement couverte et avec des manches longues. Elle a même envisagé de réserver ses concerts à un public exclusivement féminin, mais elle affirme ne pas avoir encore franchi ce cap...

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03/09/2014

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