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27/03/2015

Irène Némirovsky : commémorer une Juive antisémite ? - Pierre Itshak Lurçat

A l'occasion de la sortie du film Suite française, adapté du roman d'Irène Némirovky, je remets en ligne cet article paru en 2010. P.I.L

shoah,nemirovsky,juifs,antisemitisme"Il était petit, maigrichon, grelé, roux, clignait à tout moment ses yeux minuscules et roux eux aussi, avait le nez long et courbe et n'arrêtait pas de tousser". Cette description du Juif par Tourgueniev, dans son récit du même nom, m'est revenue en mémoire en lisant sous la plume de Myriam Anissimov comment Irène Némirovsky avait appris la technique romanesque chez l'écrivain russe. Elle a repris de son illustre aîné la manière de camper ses personnages, qu'elle créait et faisait vivre avec des précisions innombrables, avant même d'entamer l'écriture de son roman. Hélas, cet amour du détail et ce perfectionnisme psychologique n'ont pas leur pendant lorsqu'il est question des Juifs qui, sous sa plume, comme sous celle de son maître, demeurent des personnages falots, superficiels et caricaturaux, toujours détestables et moralement abjects, mais dénués de toute consistante ou de profondeur.

 

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La polémique sur l'antisémitisme d'Irène Némirovsky vient de rebondir avec l'ouverture d'une exposition consacrée par le Mémorial de la Shoah à l'écrivain, dont la Suite française a connu un succès posthume inattendu, après son sauvetage miraculeux et sa parution en 2004. La vraie question n'est sans doute pas de savoir si Irène Némirovsky était antisémite (elle ne s'en cache pas du tout), que de comprendre quels étaient les ressorts de son attitude négative envers les Juifs. "Décrivant l'ascension sociale des Juifs", écrit M. Anissimov, "elle fait siens toutes sortes de préjugés antisémites… Sous sa plume surgissent des portraits de Juifs, dépeints dans les termes les plus cruels et péjoratifs, qu'elle contemple avec une sorte d'horreur fascinée…" Il s'agit donc d'un antisémitisme de plume, que Némirovsky a hérité de ses maîtres russes et qui va lui permettre de se faire une place dans le paysage littéraire de la France de la fin des années 1920 et du début des années 1930.

 

Les gros sabots russes de Tourgueniev

 

Olivier Philipponnat, biographe de Némirovsky (qui est aussi le commissaire scientifique de l'exposition du Mémorial) a certes raison d'observer qu'on ne peut juger Némirovsky à l'aune de ce que l'on sait aujourd'hui. Il faut, pour comprendre son personnage et son attitude envers ses origines, tenter de se replacer dans la France de l'entre-deux guerres, où l'antisémitisme faisait partie de la culture, à un point tel que les écrivains juifs eux-mêmes n'en étaient pas exempts, comme le fait remarquer Anissimov, citant Proust et Romain Gary. Toute la différence entre Proust et Némirovsky, c'est que même lorsque l'auteur de la Recherche du temps perdu attribue à Swann des stéréotypes, il le fait avec subtilité. Chez Némirovsky, point de finesse proustienne, mais la brutalité et les gros sabots russes d'Ivan Tourgueniev…

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24/03/2015

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09:37 Publié dans alyah | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : immobilier, israel

15/03/2015

Tuerie de la rue des Rosiers : retour sur l’accord secret entre Abou Nidal et la France, par Pierre I. Lurçat

abou nidal.jpgLe scoop véritable, dans l’enquête sur l'attentat de la rue des Rosiers, n’est pas tant celui de la traque réussie menée par un juge exemplaire, que celui des accords passés entre le gouvernement de François Mitterrand, sauveur de l’OLP, et le groupe terroriste Fatah-CR d’Abou Nidal, ennemi juré d’Arafat, ou celui de la raison d’Etat justifiant toutes les compromissions avec le terrorisme antijuif. Retour sur les années sanglantes de l’ère Mitterrand. P.I.L

L’information a fait la « Une » de l’actualité française : quelques semaines à peine après les attentats meurtriers contre Charlie Hebdo et contre l’Hypercasher de la porte de Vincennes, le juge antiterroriste Marc Trévidic a retrouvé la trace des tueurs d’un autre attentant sanglant, celui de la rue des Rosiers, perpétré le 8 août 1982, qui avait coûté la vie à 6 personnes et fait 22 blessés, dont plusieurs gravement atteints. Derrière ce scoop, plusieurs mystères semblent être enfin élucidés, grâce à l’obstination et à la perspicacité du juge Trévidic, même si d’autres questions demeurent.

Une enquête exclusive de l’hebdomadaire Paris Match, intitulée « L’heure de la justice a sonné » et signée par Frédéric Helbert, explique les dessous de la traque menée par le juge antiterroriste, devenu « une des pierres angulaires de la lutte antiterroriste française ». Le juge Trévidic est indéniablement – tout comme son prédécesseur, le juge Jean-Louis Bruguière – un homme remarquable, qui mérite les adjectifs laudatifs de Paris Match. Pour autant, l’enquête de Frédéric Helbert ne lève pas tous les mystères et le lecteur reste sur sa faim.

 

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(Photo AFP)

Le sous-titre : « La République n’abandonne jamais », est pour le moins trompeur, et il est contredit par l’auteur lui-même, qui écrit que « pour raison d’Etat, la France va négocier avec Abou Nidal. Le juge Trévidic, lui, ne négocie pas. Et il n’oublie rien ». Car si le juge n’oublie rien, la République, elle, a longtemps fait mine d’oublier… L’identité des tueurs de la rue des Rosiers était sans doute inconnue, mais leur origine ne faisait pas de doute, et les fausses pistes, comme dans l’attentat de la rue Copernic, étaient autant de leurres destinés à tromper, voire à manipuler l’opinion publique.

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